29.06.2009
1 % à compter du 1er juillet pour les allocations chômage
Les allocations de près d'1,9 million de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage seront revalorisées de 1 % au 1er juillet.
Patronat et syndicats en ont décidé lors d'un conseil d'administration de l'Unedic qui s'est déroulé hier. Quelques centimes pour les chômeurs, c'est lamentable !
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19.03.2009
Beau temps pour jeudi 19
Appel à venir manifester avec nous, sous la banderolle A.B.C.D.E., ce Jeudi 19 Mars
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30.06.2008
Les prestations sociales victimes de la forte hausse de l'inflation
Source : www.annuaire-secu.com
Les prévisions ne sont guère encourageantes pour le niveau de l'inflation en 2008. Dans sa note de conjoncture publiée le 20 juin, l'Institut de la statistique compte sur une inflation moyenne en 2008 de 3,2 % (après 1,5 % en 2007), un niveau inobservé depuis plus de quinze ans. Du fait de la hausse de l'inflation et d'un revenu moins dynamique qu'en 2007, le pouvoir d'achat du revenu des ménages ne devrait que faiblement progresser. Cela ne fera pas l'affaire des bénéficiaires de prestations sociales. Les pensions ayant été relevées de 1,1 % au 1er janvier, vont bénéficier d'un coup de pouce de 0,8 % au 1er septembre. Mais on est loin du compte. Les retraités devront attendre 2009 pour obtenir un rattrapage, le gouvernement s'étant engagé à compenser strictement l'inflation constatée (1 % de hausse du montant des retraites représente 750 millions d'euros supplémentaires pour la seule branche retraite du régime général). "De nombreuses prestations sociales vont être concernées par ce décrochage peu courant avec l'inflation", prévient le quotidien Les Echos (23-06).
Le RMI, par exemple, n'a ainsi été revalorisés que de 1,6 % au début de l'année, soit la moitié du taux d'inflation attendu en 2008. L'écart est encore plus net pour les prestations familiales relevées de 1 % au 1er janvier. "Il reste à savoir si le gouvernement compensera strictement le manque à gagner l'an prochain pour toutes les prestations". Mais "le niveau durablement élevé de l'inflation pourrait en outre relativiser la portée des engagements de Nicolas Sarkozy sur la hausse de 25 % de l'AAH et du minimum vieillesse d'ici à 2012, la hausse intégrant l'inflation.
Les 1,7 million de demandeurs d'emploi indemnisés par l'Unedic vont également être pénalisés par la hausse des prix. Réunis en conseil d'administration le 24 juin, les partenaires sociaux chargés du régime ont en effet décidé de limiter la valorisation des allocations chômage à 2,5 % au 1er juillet, le patronat, dont la priorité est de réduire le coût du travail, refusant d'aller au-delà. Cette moindre valorisation semble, pour certains syndicats, d'autant plus choquante que les excédents dégagés par l'Unedic sont considérables (voir rubrique emploi).
Quant au SMIC, il augmentera de 0,9 %.au 1er juillet, selon un décret publié au JO du 28 juin. Le Salaire minimum avait bénéficié d'une revalorisation anticipée de 2,3 % au 1er mai en raison de l'inflation. Au total, l'augmentation du Smic, par rapport à juillet 2007, est de 3,2 %. Le SMIC mensuel brut s'élèvera au 1er juillet 2008 à 1 321,02 euros. Le ministre a également dévoilé un avant-projet de loi "en faveur des revenus du travail". Ce texte fixe au 1er janvier la date de revalorisation du SMIC, afin de permettre aux partenaires sociaux de disposer d'un délai plus important pour les négociations de branche, et encourage l'intéressement des salariés aux bénéfices des entreprises. Le projet e loi sera débattu avec les partenaires sociaux mardi 1er juillet (lors de la CNNC) et présenté en conseil des ministres à la mi-juillet. Parmi ce troisième train de mesures en faveur du pouvoir d'achat figure un nouveau crédit d'impôt pour les entreprises signant des accords d'intéressement aux bénéfices ou augmentant les primes distribuées. Cet avantage fiscal prendrait la forme d'un crédit d'impôt sur les sociétés égal à 20% du montant des primes d'intéressement nouvellement distribuées. Le gouvernement se propose également d'exonérer de cotisations patronales les entreprises versant une prime de 1500 euros maximum avant le 30 juin 2009, à charge pour l'Etat de compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale. Les sanctions à l'égard des entreprises qui n'ouvrent pas de négociation salariale seront un peu plus lourdes que prévu.
> http://www.lesechos.fr/journal20080623/lec1_france/474404...
> Note de conjoncture de juin :
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_the...
> Commission nationale de la négociation collective : l'augmentation du Smic à l'ordre du jour
communiqué du ministère du Travail du 23 juin
> Avant-projet de loi « en faveur des revenus du travail » transmis aux partenaires sociaux par Xavier Bertrand :
http://wk-rh.fr/actualites/detail/3805/avant-projet-sur-l...
> Allocations chômage : la valorisation de 2,5 % au 1er juillet ne compense pas la hausse des prix - Les Echos du 25/06 :
http://www.lesechos.fr/journal20080625/lec1_france/474541...
> Communiqué du 24 juin de l'Unedic - Revalorisation des allocations au 1er juillet 2008 :
http://info.assedic.fr/assurance_chomage/travail/presse/1...
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| Tags : inflation, prestations sociales, rmi, assedic, unedic, cnnc |
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20.06.2008
Déficit retraites : Woerth veut faire appel à la branche famille ou à l'Unedic
Le ministre du Budget souhaite structurer autrement les prélèvement en diminuant les "cotisations qui vont au chômage" et en augmentant "celles qui vont vers la retraite".
Le ministre du Budget Eric Woerth veut réduire le déficit de la branche retraites de la Sécurité sociale en faisant appel à des "excédents" d'autres organismes, dont la branche famille ou l'assurance chômage, malgré la "grosse dette" de l'Unedic. "Il faut bien affronter les difficultés que nous avons dans le domaine des retraites et, c'est bien naturel, à partir du moment où il y a des excédents quelque part, de transférer une partie de ces excédents vers la retraite", a déclaré M. Woerth sur Radio Classique. "Je sais que ça pose un certain nombre de difficultés chez certains partenaires sociaux et, en même temps, c'est bien la logique", a-t-il précisé.
"Le chômage aujourd'hui est à l'excédent parce que l'emploi va mieux (...) Il y a une grosse dette, mais enfin l'excédent est très important", a rappelé le ministre. "Il faut diminuer les cotisations qui vont au chômage et, par ailleurs, augmenter celles qui vont vers la retraite. Il ne faut pas toucher au pouvoir d'achat, on est bien à cotisation égale, on est à prélèvements égaux, mais on structure autrement les prélèvements", a-t-il souligné. "C'est vrai aussi par exemple sur le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), c'est ce qui permet de payer par exemple le minimum vieillesse (...) C'est durablement maintenant en excédent parce qu'il y a plus de gens qui sont dans le système de l'emploi", a-t-il déclaré, en ajoutant que "la Cnaf est aussi durablement maintenant en excédent depuis cette année".
Mercredi, devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), M. Woerth avait estimé que "la situation de la branche famille doit lui permettre de prendre en charge une part plus importante des avantages familiaux accordés par les régimes de retraite, notamment la majoration de 10% pour les parents de trois enfants, qui est déjà financée à 60% par la Cnaf". Selon les prévisions de la CCSS rendues publiques mercredi, la branche famille a connu des déficits de 1,3 milliard en 2005, puis de 900 millions en 2006, avant un excédent de 200 millions en 2007. Elle devrait être excédentaire de 400 millions cette année.
Par ailleurs, "le résultat annuel du FSV est redevenu positif en 2007, et l'excédent de l'exercice 2008 devrait s'élever à 1 milliard d'euros. Le déficit cumulé du fonds, qui avait atteint 5 milliards d'euros fin 2006, a commencé de se réduire, mais il serait encore de 3,8 milliards d'euros fin 2008", estime aussi la CCSS.
Quant à l'Unedic, son président Geoffroy Roux de Bézieux a estimé le 23 mai que "les comptes de l'année 2008 seront probablement excédentaires" de quelque "4 milliards", mais que l'assurance chômage "n'a pas résorbé le (...) déficit cumulé au 1er janvier d'à peu près 9 milliards et demi". (source AFP)
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25.05.2008
Placement des chômeurs : le recours au privé devient la panacée
Dans le cadre de la réforme du service public de l'emploi, il s'agit maintenant de définir les nouvelles prérogatives du futur organisme issu de la fusion ANPE-Assedic. Un rapport, commandé à cet effet et remis à Christine Lagarde, préconise de tripler le recours aux cabinets privés.
Jean-Marc Boulanger, inspecteur général des affaires sociales, s'est penché sur les moyens d'améliorer le suivi des demandeurs d'emploi. Il propose, dans un premier temps, d'avancer la mise en œuvre du suivi mensuel personnalisé (SMP) dès le premier mois au lieu du quatrième afin de «maintenir la stimulation nécessaire» à la recherche d'emploi. Les conseillers ANPE, déjà fort éprouvés par la mise en place du SMP depuis 2006, apprécieront, d'autant plus que le rapport de M. Boulanger élude - étrangement - le renforcement du nombre d'agents - plusieurs milliers -, pourtant incontournable à la réussite de cette idée. Ensuite, il suggère de tripler le recours aux opérateurs privés, portant le nombre annuel de chômeurs accompagnés par leur biais de 36.000 à 100.000 => lire en commentaire...
C'est à la mode : sous prétexte que nos petits copains européens (ou même australiens !) se sont engouffrés dans la brêche de la privatisation du service public, il faudrait faire comme eux. Tel est, d'ailleurs, le discours qu'on nous assène quand il s'agit de dire que la France est "en retard" ou "moins bonne que les autres" afin d'imposer une libéralisation économique à tous les niveaux, même en dépit du bon sens, même là où les fluctuations du marché s'avèrent particulièrement néfastes. Même si nos petits copains, qui l'ont expérimenté avant nous (le réseau ferré des Britanniques, l'électricité des Australiens…), en savent quelque chose. Une fois de plus, aucune vision personnelle dans une course à la mondialisation où l'on copie aveuglément sur les voisins plutôt que d'inventer ses propres solutions. Comme ironise Anne Roumanoff : «1968, c'était l'imagination au pouvoir. 2008, c'est le pouvoir sans imagination.» On en regretterait presque le grand Charles.
Le vrai visage de la réforme
La concurrence du privé permet au public de «créer de nouveaux services, de modifier ses pratiques», justifie Jean-Marc Boulanger. Pourtant, il reconnaît lui-même que l'efficacité du secteur privé n'est absolument pas prouvée...
Alors qu'il est question de faire des économies tous azimuts, M. Boulanger tait un détail majeur : le coût du suivi des chômeurs par les opérateurs privés est nettement supérieur à celui du public. Et qui paie - au prix fort - pour cela ? L'assurance-chômage, bien évidemment. A l'heure où la pression supplémentaire exercée sur les demandeurs d'emploi va permettre de soulager encore un peu plus les finances de l'Unedic en coupant les vivres à ceux qu'on va sanctionner, à l'heure où il est aussi question de transférer une partie de ses «excédents» vers les caisses de retraite au détriment des chômeurs, déjà spoliés d'indemnisations et de formations décentes, M. Boulanger fait exceptionnellement fi de la rigueur ambiante en choisissant d'ouvrir aux cabinets privés de nouvelles perspectives de profit… grâce aux deniers publics !
On sait qu'il n'y a pas assez d'emplois pour tout le monde, mais on s'en prend à ceux qui en sont privés. On sait que tous les "accompagnements" et les "suivis" du monde, faute de matière première, ne sont qu'une gestion de la pénurie. Mais, dans la logique libérale, existe toujours la possibilité de créer un nouveau marché - artificiel, parasite et juteux - sur le dos d’une situation scandaleuse que le gouvernement minimise puisqu'il n'a nullement l'intention de l'assainir. Ainsi, mesdames et messieurs, grâce à la réforme du service public de l'emploi initiée par Nicolas Sarkozy, le chômage est enfin un business légitimé !
Le malheur des uns fait le bonheur des autres. Qui, à part les chômeurs, a réellement intérêt à ce que ça change ?
SOURCE ACTU CHÔMAGE
http://www.actuchomage.org/modules.php?op=modload&nam...
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08.05.2008
Assurance-chômage : une manne d'au moins 8 milliards en 2011
LES ECHOS - A réglementation inchangée, l'Unedic dégagerait un excédent de 8 milliards d'euros en 2011, selon de nouvelles projections. La suppression de la dispense de recherche d'emploi pour les plus de 57,5 ans devrait encore améliorer ce solde.
L'argent n'est pas certain de faire le bonheur des partenaires sociaux, hostiles, hormis la CFDT et peut-être la CGC, au transfert des cotisations d'assurance-chômage vers les caisses de retraite. Selon les projections, encore jamais publiées, de la direction des études et statistiques de l'Unedic, l'assurance-chômage devrait en effet dégager un excédent de 4,9 milliards d'euros en 2009, 6,9 milliards en 2010 et 8 milliards en 2011 (après 4,6 milliards cette année et 3,5 milliards en 2007). Avec de telles évolutions, les dettes de l'Unedic seraient apurées dès la fin 2009 et, en cumulé, les excédents atteindraient 14,8 milliards fin 2011.
Dans ce contexte, le principe d'une baisse des cotisations Unedic concomitante à une hausse des cotisations retraite (François Chérèque propose 0,5 point dès 2009, soit un transfert de plus de 2 milliards d'euros) apparaît plus que jamais justifié aux yeux du gouvernement. Ces données sont d'autant plus intéressantes qu'elles se fondent sur des hypothèses économiques relativement prudentes. L'Unedic a tablé sur une croissance annuelle de 1,7 % en 2009, puis 2 % en 2010 comme en 2011. Le nombre de demandeurs d'emploi, quant à lui, se réduirait de 152.000 en 2010 et de 114.000 en 2011 (contre 200.000 chômeurs en moins constatés l'an dernier).
Une belle marge de manoeuvre
Les projections sont réalisées à réglementation inchangée (taux de cotisation, indemnisation). Surtout, elles n'intègrent pas la suppression progressive, d'ici à 2013, de la dispense de recherche d'emploi (DRE) pour les salariés de plus de 57 ans et demi (« Les Echos » d'hier), qui concerne quelque 400.000 personnes et représente 20 % des coûts d'indemnisation. Les seniors au chômage seront certes toujours indemnisés, mais ils auront l'obligation de rechercher activement un emploi et, en cas de refus de deux offres valables, seront sanctionnés comme les autres. Les économies pourraient s'avérer très importantes, car, outre les indemnités, le régime prend aussi en charge les cotisations retraite des bénéficiaires de la DRE.
Les marges de manoeuvre sont donc élevées, même si les partenaires sociaux, prudents, entendent constituer un fonds de réserve pour s'assurer 6 milliards d'euros de trésorerie, afin de faire face à un éventuel retournement de la conjoncture. Outre la baisse des cotisations chômage, la manne de l'Unedic risque aussi de faire grimper les revendications des syndicats sur l'amélioration de l'indemnisation des chômeurs, au coeur de la négociation dans les semaines à venir. Sentant venir le danger, le patronat réagit : « Nous aurions tous envie de mieux indemniser ! Mais avec quel argent ? », interrogeait hier Jean-François Roubaud (CGPME), dans « Le Figaro », en refusant toute baisse des cotisations Unedic tant que la dette ne serait pas apurée.
LUCIE ROBEQUAIN
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23.04.2008
Retraites : la mise à contribution de l'assurance-chômage envisagée
L'argent de l'assurance-chômage finira-t-il par financer les déficits des caisses de retraite ?
La "cagnotte" de l'Unedic, organisme qui gère l'assurance chômage suscite des convoitises et le gouvernement n'exclut pas de procéder à un mouvement de transfert financier, dont l'effet principal serait de ne pas aggraver les comptes sociaux. En préalable au coup d'envoi de la renégociation de l'assurance-chômage, prévu mardi 6 mai, cette question figure parmi les sujets prioritaires que doit aborder Christine Lagarde avec les dirigeants syndicaux et patronaux. La ministre de l'économie et de l'emploi débute sa série d'entretiens, mardi 22 avril, avec François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly (FO) et Laurence Parisot (Medef).
Après avoir accumulé jusqu'à 15 milliards d'euros de déficit, les caisses de l'Unedic sont redevenues excédentaires : de l'ordre de 3,5 milliards d'euros en 2007, avec une prévision de 5 milliards d'euros pour 2008. Ce redressement spectaculaire est la conséquence de la réduction du nombre de demandeurs d'emploi. "Un chômeur qui retrouve du travail, c'est non seulement une dépense d'indemnisation en moins, mais surtout une recette de cotisation supplémentaire", résume-t-on à l'Unedic. Moyennant quoi, la dégradation est aussi forte en période de crise que son redressement est remarquable lors du retour de la croissance.
Pour le gouvernement, la tentation est forte de prélever une partie de la manne retrouvée pour financer ses déficits sociaux, notamment ceux de la retraite. D'autant que, selon le bilan établi, lundi 21 avril, par la commission des comptes de la Sécurité sociale, ils ont atteint 4,6 milliards d'euros en 2007.
Le rééquilibrage des comptes pourrait se révéler plus complexe qu'il n'y paraît. En premier lieu, le dossier est géré par deux ministres différents dont il n'est pas sûr qu'ils poursuivent le même objectif. Mme Lagarde engage la discussion sur l'assurance-chômage une semaine avant que Xavier Bertrand, ministre du travail et des relations sociales ne lance le marathon de la réforme de 2003 sur les retraites. Et le gouvernement s'est fixé pour objectif de boucler ces deux dossiers sensibles avant la fin du premier semestre.
La situation financière de l'Unedic, dont la dette à l'égard des établissements financiers s'élève à 9,9 milliards d'euros, est loin d'être assainie. Avant sa fusion avec l'ANPE dans un service unique de l'emploi, l'organisme paritaire doit ainsi rembourser, en septembre, un emprunt de 4 milliards d'euros. Les partenaires sociaux ont, sans attendre, commencé à manifester leurs exigences : rediscuter le montant des cotisations sur les salaires au taux élevé de 6,4 % ; redéfinir le taux et la durée d'indemnisation des demandeurs d'emploi qui, de l'affaire des recalculés à celle des intermittents du spectacle, a suscité de vifs remous. Les syndicats et associations relèvent aussi que seule la moitié des chômeurs bénéficient d'une allocation.
Le gouvernement envisage, lui, de conditionner le maintien de ces indemnités à l'acceptation "d'offres valables d'emploi". Et parallèlement, il souhaite établir des règles plus contraignantes d'emplois des seniors. Dans cet esprit, les partenaires sociaux suggèrent qu'une part des excédents de l'Unedic puisse être affectée à ces efforts d'accompagnement et de réinsertion, notamment par le biais d'un fonds de régulation. Le Medef reste, lui, arc-bouté à l'objectif de réduction des charges sociales pour les entreprises.
L'éventualité d'un prélèvement sur les excédents de l'Unedic pour combler le déficit des retraites reste inscrite dans la réforme de 2003 dont le bilan sera rediscuté à partir du 28 avril. Dans cet esprit, une baisse des cotisations chômage avec, en contrepartie, une hausse des cotisations de retraite devrait, pour les syndicats, permettre d'éviter l'allongement de la durée du travail avec le passage de 40 ans à 41 annuités de la durée de cotisations que le gouvernement a déjà jugé inéluctable.
Michel Delberghe - LE MONDE
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22.04.2008
Un test majeur à venir : l'assurance-chômage
Le compte à rebours débute le 6 mai, date à laquelle Christine Lagarde, ministre de l'économie, et Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'emploi, ouvriront les négociations officielles avec les partenaires sociaux sur la convention de l'assurance-chômage - comprenez les nouvelles règles d'indemnisation des demandeurs d'emploi. Tout doit être réglé pour le 31 décembre.
De leur côté - et c'est une mini-révolution -, les syndicats (CFDT, CFTC notamment) et le Medef planchent sur l'idée d'une filière unique d'indemnisation. Aujourd'hui, quatre filières existent, qui conditionnent la durée du versement des allocations au nombre de mois travaillés. Ce système conduit à des aberrations liées aux effets de seuil. Ainsi, une personne qui a travaillé douze mois sur les vingt derniers, bénéficie de douze mois d'indemnisation. Mais une autre qui aura simplement travaillé onze mois et demi ne bénéficiera - à quinze jours près - que de sept mois d'indemnisation. "On souhaite réfléchir à une harmonisation par le haut avec une durée d'indemnisation la plus élevée possible (vingt-quatre mois), explique Séverin Prené, secrétaire confédéral CFDT. Tout en faisant attention au cas des plus de 50 ans, qui pourraient obtenir une prolongation si nécessaire." Du côté du gouvernement, l'objectif est de pousser à un retour au travail le plus rapide possible. "Il y a clairement deux logiques qui s'opposent, constate M. Prené. La nôtre vise à une mutualisation des risques, celle du gouvernement à une individualisation." Impossible de savoir aujourd'hui où la barre sera placée.
M.-B. B.
Article paru dans l'édition du 22.04.08. LE MONDE
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20.04.2008
Les «vieux» devront chercher le travail qu’on leur refuse
SOURCE ACTU CHOMAGE
Chez Fillon/Sarkozy, la machine à inverser les responsabilités tourne à plein régime. Dernier épisode : Christine Lagarde confirme que les chômeurs de plus de 57 ans et demi, actuellement dispensés «de recherche d’emploi» (DRE), devront prochainement s’y remettre… à chercher ce boulot qu’on leur refuse.
Tout le monde au turbin, même celles et ceux qui, chaque jour, sont foutus à la porte des entreprises à cause de leur âge ou se voient refuser un poste… pour la même raison. Dans l’esprit de la majorité au pouvoir, une fois de plus, ce sont les victimes du système qui endossent l’entière responsabilité de leur situation… ô combien enviable. Après les chômeurs de tous âges qui refusent en bloc et massivement les offres «valables» qu’on leur fait et qu’il est grand temps d’obliger à accepter le premier job venu, ce sont les «vieux» chômeurs, ces fainéants, qui devront se bouger les fesses pour retrouver du travail après 57 ans et demi.
La mal nommée «DRE»
Les seniors «doivent pouvoir chercher du travail» a affirmé la ministre de l'Emploi, «parce que tout simplement on est dans un monde qui vieillit mieux, qui vieillit bien et qui va travailler plus longtemps». Donc, dans l’esprit de nos gouvernants aussi privilégiés qu’ignares, si ces «vieux» chômeurs ne travaillent plus, ce n’est pas parce que les entreprises ne veulent plus d’eux, non... C’est parce qu’ils sont «dispensés de recherche d’emploi» et qu'ils se la coulent douce en attendant la retraite. Ben voyons ! Christine Lagarde ignore que la DRE est en réalité une dispense de pointage mensuel et de suivi ANPE, pas de recherche : ainsi, beaucoup de «dispensés» - qui n'ont jamais compté sur l'ANPE et refusent de se résigner - continuent à postuler. En vain. Mais ils le font !
Les «vieux» contrôlés… et sanctionnés
Et c’est ainsi qu'une ministre dilettante justifie son salaire (mais elle n'est pas la seule : Laurence Parisot semble ignorer tout autant ce qu'est la DRE). Et c’est ainsi qu’on inverse les responsabilités, en dédouanant les employeurs et en culpabilisant les chômeurs. Elle est pas belle la vie ? Ne nous faisons aucune illusion : la suppression de la DRE s’accompagnera immanquablement, pour les «vieux» chômeurs, du contrôle de leurs recherches forcément infructueuses, de harcèlement et de sanctions s’ils ne mettent pas assez de cœur à retrouver le chemin de l’usine, de l’atelier ou du bureau, voire de radiation (avec suppression des allocations) si ces odieux récalcitrants se découragent.
Les discriminations toujours impunies
Et pour les entreprises qui pratiquent ouvertement ou de façon déguisée la discrimination à l’embauche sur des critères d’âge, quelle sanction est prévue par madame Lagarde ? Aucune !!! Et nous sommes bien placés pour en parler, ici sur Actuchomage, nous qui avons porté plainte en 2005 contre 40 entreprises pour cette raison. Alors que nos plaintes, soutenues par la HALDE (Haute Autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité), étaient fondées sur des preuves IRRÉFUTABLES (des offres d'emplois laissant apparaître des critères d'âge prohibés par le Code pénal et le Code du travail), 90% d’entre elles ont été classées sans suite, notamment par le Procureur de la République de Paris. Seules quatre entreprises ont été poursuivies et condamnées en 2007 : lire en commentaire...
Une fin de vie professionnelle réjouissante !
Une précision quand même. Christine Lagarde assure que la mesure ne sera pas rétroactive : les chômeurs qui bénéficient actuellement de cette dispense ne seront pas concernés (les petits veinards !). S'il passe, son projet de loi n'entrera en vigueur qu'au 1er janvier 2009. Seuls les «nouveaux arrivants» âgés de plus de 55 ans ou 57 ans et demi seront soumis à la double peine : celle de se retrouver au chômage, et dans l’obligation de rendre des comptes sur la quête de cet emploi qu’on leur refuse en raison de leur âge. Voilà une fin de vie professionnelle qui promet d’être réjouissante ! Sans parler de l'espoir compromis de toucher une retraite à taux plein.
383.000 DRE non comptabilisés dans les chiffres officiels
Pas folle, la guêpe. L'Unedic recense 383.117 DRE au 31 décembre 2007 : ces privés d'emploi ne sont nullement inclus dans les statistiques servies chaque fin de mois aux médias. Lagarde va donc bien se garder de faire basculer du jour au lendemain tous ces chômeurs âgés en catégorie 1, le baromètre officiel du chômage en France. Ils resteront dans l'ombre, puisque la mesure n'est pas rétroactive et que seuls les nouveaux seront concernés !
Pas folle car, du jour au lendemain, le chômage augmenterait de près de 20% !!! Ce qui aurait un effet catastrophique sur l'opinion qui, évidemment, ignore que ces 383.000 personnes sont escamotées des chiffres officiels et pense que «le chômage baisse». Le tour est joué !
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18.04.2008
TOUS COUPABLES
LES MALADES - LES VIEUX - LES CHÔMEURS - LES ÉRÉMISTES - LES LYCÉENS - LES SANS LOGIS - LES FAMILLES - LES PROFS - LES SYNDICALISTES - LES MILITANTS - LES RETRAITÉS - LES PAUVRES - LES TRAVAILLEURS - TOUS COUPABLES D'AVOIR UN GOUVERNEMENT CANNIBALE
06:05 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
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