18.11.2009
Droit au logement opposable: le comité de suivi veut des réquisitions
AFP - Le comité de suivi de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) a demandé mercredi la mise en oeuvre de réquisitions de logements, et en a appelé à Nicolas Sarkozy en raison de l'"aggravation" de la situation des mal logés.
Le comité de suivi s'est réuni en séance exceptionnelle et a constaté "l'aggravation d'une situation de non-respect de la loi": fin juin, au moins 7.250 ménages désignés comme prioritaires, dont 6.500 Franciliens, n'avaient pas obtenu d'offre de logement dans le délai prévu par la loi.
A fin septembre, ce décalage s'est accru, atteignant 9.780 ménages, dont 8.878 en Ile-de-France.
Dans une déclaration consensuelle, le comité de suivi "appelle solennellement le gouvernement à conduire +la bataille de l'offre+".
Deux pistes sont préconisées, dont la mobilisation effective des logements existants en faveur des ménages prioritaires.
Dans ce cadre, le comité demande "que des instructions soient données du plus haut niveau de l'Etat pour que les préfets usent de tous les moyens en leur possession afin de résorber au plus vite leur retard".
Parmi les moyens recensés figurent notamment un programme de réquisitions et le droit de préemption.
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14.11.2009
Plan hivernal : l'adjointe à la solidarité de la mairie de Toulouse, Claude Touchefeu, a interpellé l'Etat !!
Comme quoi c'est possible ! C'est pourquoi nous continuons de nous demander ce que fabrique notre adjointe à la solidarité de la mairie de Strasbourg ! Qui la muselle ?
Hébergement d'urgence : la mairie veut des places en plus
Au cours de la table ronde sur l'hébergement qui s'est déroulée jeudi à la préfecture, l'adjointe à la solidarité de la mairie de Toulouse, Claude Touchefeu, a interpellé l'Etat : « On estime à une centaine le nombre de personnes qui chaque soir se retrouvent sans réponse positive à leur demande d'hébergement adressée via le 115. A ces personnes s'ajoutent celles qui n'appellent pas ou plus ce numéro. Nous voulons obtenir de l'Etat dès cet hiver la création de places supplémentaires d'hébergement d'urgence à Toulouse ». Claude Touchefeu précise que « tous les lieux d'accueil ont connu, dans le département, une baisse de la subvention de l'Etat. Ce manque financier a de graves conséquences sur la qualité de l'accueil ».
Selon la préfecture, « en Haute-Garonne en 2009, l'effort financier est porté à 20 millions d'euros, soit une augmentation de près de 11 % depuis 2007 ; le dispositif d'hébergement a aussi permis de créer 46 nouvelles places, au total ce sont 2 289 places qui sont ouvertes à l'année ; auquel il convient de rajouter la mobilisation de 48 places d'hébergement supplémentaires et de 30 places d'accueil sans hébergement ». Sont mis à l'étude : un système partagé de mise en commun de l'offre et de la demande d'hébergement ; et l'accompagnement des publics spécifiques de l'hébergement vers le logement.
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Bas-Rhin : dispositif hivernal et petites notes
Un dispositif hivernal « plus fluide »
« L’hébergement, c’est notre combat », a déclaré Pierre-Etienne Bisch, préfet de la Région Alsace et du Bas-Rhin, mardi à Strasbourg, à l’issue d’une rencontre avec les partenaires et associations mobilisés dans le cadre du plan hivernal.
Éviter le blocage
Le dispositif est prêt. Il comporte, comme les années précédentes, trois étapes de mobilisation, en fonction des températures. Avec, d’ores et déjà, le niveau 1 (nuit entre 0 et -5°C), une ouverture progressive de 316 places d’accueil d’urgence, en supplément de celles qui existent déjà (accessibles par le biais du 115).
« L’idée force », a précisé le représentant de l’État, est la « fluidité » et une « gestion plus dynamique » pour éviter le blocage du système sous la pression croissante des personnes issues de la demande d’asile. L’objectif est de libérer des places dans les centres d’hébergement et d’orienter les publics vers d’autres types de structures plus pérennes afin d’accueillir d’autres personnes démunies.
Un objectif difficile à atteindre en pratique, en raison des ressources insuffisantes des personnes concernées et du manque de logements (2) sociaux. « Nous restons très inquiets face à l’augmentation, depuis des années, des demandeurs d’asile, des personnes issues de la demande d’asile, des ressortissants européens et de tous les ‘’locaux’’. Après l’accueil d’urgence, il est très difficile d’obtenir une sortie par le haut », a constaté Thierry Houdart, de la Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (Fnars) - (3).
L’exigence affichée de « fluidité » devrait obliger les différents partenaires à réfléchir, dès à présent, à la « sortie » de l’hiver, un casse-tête pour tous les travailleurs sociaux. (4)
À Strasbourg, le plan hivernal bénéficie d’1,5 million d’euros de l’État, soit une augmentation d’environ 30 % par rapport à l’an dernier. Quant à la Ville de Strasbourg, au premier chef concernée par la question, elle est prête à ouvrir un gymnase en cas de très grand froid (niveau3), en plus des places d’hébergement mises en place par l’Armée (5).
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13.11.2009
Le Collectif des mal-logés en colère "s'invite" chez Benoist Apparu
AFP - PARIS — Une centaine de membres du Collectif des mal-logés en colère "s'est invitée" vendredi à la mi-journée au secrétariat d'Etat au Logement, boulevard St Germain, pour demander un rendez-vous à Benoist Apparu, a-t-on appris de sources concordantes.
Le Collectif, coutumier d'occupations surprises, entendait surtout réagir à l'annonce, en début de semaine,par le secrétaire d'Etat du suivi de chaque sans-abri par un "référent". Il entendait aussi, et de façon plus générale, attirer l'attention sur les "millions de mal-logés" y compris les personnes qui ont été reconnues prioritaires au titre de la loi Dalo et qui sont toujours en attente de logement.
Dans un communiqué, le Collectif affirme notamment : "en quoi un référent personnel changerait-il quoi que ce soit ? L'immense majorité des mal-logés sont suivis par des travailleurs sociaux et cela ne change absolument rien à leur problème de logement car ces travailleurs sociaux ne peuvent que constater la pénurie de HLM".
Le service de presse de M. Apparu a confirmé la présence du Collectif "dans l'enceinte" du secrétariat d'Etat. Une délégation a été reçue par le chef de cabinet et une conseillère sociale. Promesse leur a été faite qu'une réunion sera prochainement organisée en préfecture "pour examiner les demandes individuelles".
M. Apparu s'est également engagé à recevoir une délégation du Collectif courant décembre.
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Strasbourg : le laboratoire de Benoist Apparu
Apparu secrétaire du logement s'est plié à la tradition de la communication hivernale sur les personnes privées de logement.
Deux jours après le silence est retombé sur toutes ces personnes totalement abandonnées de tous les politiques sans exception.
Pas un mot, pas même une petite polémique, sur ces âneries assassinent.
De ci, de là, des associations s'expriment, le mécontentement aimable ne ferait pas même frémir une aile de libellule... Mais à Strasbourg RIEN.
Pourquoi ce silence ?
À Strasbourg les projets d'hébergement retenus pour le plan froid 2009-2010, sont ceux qui vont à l'économie. Certaines associations embauchent des surveillants/veilleurs depuis 2 ans déjà.
Apparu envoie des jeunes en qualité de référent social pour encadrer des sans-abri, ce qui colle parfaitement à ces expériences strasbourgeoises, comme celle de gardiens de chaises, qui est, finalement plutôt bien passée l'hiver dernier.
Quand au programme de réinsertion, c'est clairement fini, puisque les rares travailleurs sociaux vont servir au mieux de caution sociale et de gratte papier. À Strasbourg le "bon projet" est celui qui propose 1 seul travailleur social pour 60 personnes.
Apparu met en place, des superviseurs qui auront un oeil de gestionnaire sur deux ou trois structures en même temps...
Les petites structures sont de plus en plus, bouffées par les plus grosses, ce qui "explique" que certaines n'hésitent pas à aller dans le pire, le pas cher.
Les fondations, comme la fondation Auteuil, raflent de plus en plus de marchés. Et justement Strasbourg accueille cette fondation depuis 2 ans déjà, et sa présidente est immédiatement devenue "professeur" à l'ESTES, sans que quiconque bronche ...
Quand aux hébergements, obligation de passer par les "partenaires sociaux"
Le 115 qui est saturé, débordé, est devenu incontournable. Si une personne qui appelle en urgence parce qu'elle est a la rue, n'est pas connue d'eux elle crève dehors.
Elle devra se faire enregistrer pour espérer un hébergement d'urgence, qui comme on le sait ne dure qu'une ou maximum 3 nuits.
Le premier arrivé sera le premier hébergé.
À ce sujet rien de changé, sinon que ce que nous dénonçons en vain, s'affiche sans complexe, après avoir été expérimenté à Strasbourg.
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11.11.2009
Mise à l'abri : Dans le Bas-Rhin, les capacités d'accueil restent insuffisantes face à une demande croissante
Cet hiver, le plan de mise à l'abri, propose au total 429 places, alors qu'il en faudrait beaucoup plus. Bien que légèrement supérieur à l'hiver dernier qui avait été "revu" à la baisse, nous restons largement en dessous des besoins réels.
Ces places ne seront ouvertes qu'au fur et à mesure que les températures baisseront, et suivront ce que tous nomment les "niveaux" de froid. Une aberation pour ceux qui doivent subir le froid, la pluie, la neige.
Fin mars ce sera la remise à la rue pour tous ! Les nouveaux rapports, les discours et engagements de Benoist Apparu, ne sont que de circonstances.
Ce qui a changé cet hiver dans le Bas-Rhin
• Les maraudes de Médecins du monde, de la Croix-Rouge, des Restos du Coeur et de l'équipe mobile de rue du centre communal d'action sociale fonctionneront sept jours sur sept à partir de décembre. Outre les soins et des collations, ces maraudes aideront les personnes rencontrées à trouver une place d'hébergement si c'est leur souhait.
• La Ville de Strasbourg, sous l'impulsion de son adjoint au logement à débloqué 20 appartements au Neuhof, et ce malgrè toutes les réticences que le Collectif SDF a pu entendre, à ce sujet. Malheureusement l'association qui a "enlevé le marché" est loin, très loin d'une démarche de travail d'accompagnement. Ces 20 appartements accueilleront 60 personnes, un seul travailleur social pour dialoguer et entamer un accompagnement digne de ce nom, et trois veilleurs surveillants !
• Cet hiver, en cas de très grand froid, le préfet peut enclencher le niveau 3 du plan. Ce qui lui permet de faire ouvrir 40 places supplémentaires sur la base militaire de Drachenbronn, la Ville de Strasbourg pourrait, mettre un gymnase à disposition...
Les niveaux de l'insupportable
niveau 1 : 316 places seront ouvertes si les températures sont positives en journée et comprises entre zéro et -5° la nuit ;
niveau 2 : 113 places supplémentaires seront débloquées si les températures sont négatives le jour et inférieures à -5° la nuit
niveau 3 : c'est le grand froid, 40 places peuvent être débloquées, si les températures sont négatives le jour et inférieures à -10° la nuit
Chaque année, le constat reste amer
De plus en plus de personnes sont touchées par le chômage, les emplois précaires. Le nombre de personnes à la retraite qui sollicitent des aides ponctuelles, augmente. Les étudiants, les personnes malades, ... tous sont les nouveaux visages de la pauvreté ;
L'accès au logement social devient de plus en plus difficile ;
La situation géographique de Strasbourg attire de plus en plus de demandeurs d'asile ;
Chaque hiver, Strasbourg attire aussi de plus en plus de personnes de la CUS, privées de logement ...
Et chaque année la situation s'aggrave, mais chaque année, ne sont proposées que des opérations sparadrap, de la mise à l'abri suivie de remise à la rue !
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10.11.2009
Inauguration d'une nouvelle Maison Relais à Strasbourg
Philippe Bies adjoint au logement, est à Hautepierre ce soir, avec le Maire de Strasbourg himself, pour visiter le nouveau CHRS - Maison Relais réalisé par Habitation Moderne et géré par Horizon Amitié.
"35 places supplémentaires pour l'hébergement d'urgence à l'entrée de l'hiver c'est toujours ça de pris." Merci monsieur !
18:52 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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03.11.2009
Si tu trouves plus écolo qu'un sans-abri, on te rembourse l'indifférence
Le sans-abri il survit dans du carton issu de la récupération ;
le sans-abri il se planque sous un pont, derrière un pilier d'autoroute, sur un terrain vague, il ne démollie pas ;
le sans-abri se passe d'eau et d'électricité ;
le sans-abri recycle les restes de vos poubelles ;
le sans-abri porte les vêtements dont vous souhaitez vous débarasser ;
bref plus écolo que lui, on voit pas !
Et comme l'exécutif strasbourgeois aime tant l'écologie, et ne lésine pas à subventionner les gentils propriétaires écolos, on va nous aussi réclamer notre part, car plus écolo que le sans-abri, on trouve pas !
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Le droit au logement s'imposera ... par la lutte !
1,8 million de familles ont des difficultés à régler leur loyer, 500 000 sont en situation d’impayés et seront mises à la rue. Chaque année, ce sont plus de 50 000 familles qui doivent quitter leur logement.
Que font les Régions, les Départements et les municipalités ?
Des lois existent :
• celle de 1945, sur la réquisition les logements restés vacants (il y en a 2 millions en France !), jamais appliquée ;
• pas plus que celle de 2007 censée obliger l’Etat de trouver un logement ou un hébergement à toute personne considérée comme prioritaire ;
• et le droit local.
Le droit au logement ne s'imposera que par la lutte.
05:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Hébergement / Logement : Strasbourg ne respecte pas la loi
Il y à encore 2 ans toutes les structures disaient le 115 est saturé, aujourd'hui la réalité est que le 115 ne répond plus. Pas une région de France, pas un Département et pas une seule grande ville qui ait la volonté politique d'enrayer un désastre humain qui s'aggrave.
Strasbourg, ville très ambitieuse sur le plan européen, qui se voit projetter en 2014, 2020, est l'une des pires. Strasbourg à une longue tradition de rejet des plus démunis, tradition qui empire depuis 2 ans : caméras de vidéo surveillance qui permettent de contrôler plusieurs fois par jour les sans-abri, bancs anti clochard empêchant de s'allonger, fermetures d'hébergement, subventions réduites ...
De plus en plus de squats sont ouverts par des familles, des travailleurs précaires, des chômeurs pour qui Strasbourg ne propose rien. Les loyers restent hauts, les charges flambent, les bailleurs sociaux sélectionnent les locataires, préférant ceux qui ont encore un emploi.
Pour ceux qui ont tout perdu : expulsions et tribunaux. Strasbourg ne veut pas de pauvres.
La Préfecture parle d'environ 400 places ouvertes pour quelques mois. Mais d'ores et déjà nous affirmons que ce déploiement est largement insuffisant.
Nous savons que tous les soirs 160 appels au 115 [numéro de la veille sociale] ne débouchent sur aucune proposition faute de places et que plus de 40% des appels restent sans réponse pour cause d'encombrement du standard.
Beaucoup ont carrément renoncé à appeler. Des objectifs d'économies, visent à diminuer le nombre de chambres d'hôtel réduisant d'autant la portée de ce dispositif ...
La loi Boutin du 25 mars stipule que toute personne doit avoir accès à un hébergement d'urgence Les chiffres du 115 montrent bien qu'elle n'est pas appliquée dans le Bas-Rhin.
05:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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