24.11.2009
Jean-François Mignard, formateur-chercheur en travail social, a présenté un exposé concis en traitant des dérives qui atteignent la limite d'alerte, tant sur les libertés que sur les principes des fondements républicains.
Souillac. « On s'intéresse trop à notre vie privée !»
Société. La Ligue des droits de l'homme tire le signal d'alerte.
«Urgence pour les libertés : les dérives sécuritaires» était le thème de la soirée-débat, organisée par la Ligue des droits de l'homme, riche et instructive qu'accueillait le cinéma Le Paris, le 19 novembre.
Jean-François Mignard, formateur-chercheur en travail social, a présenté un exposé concis en traitant des dérives qui atteignent la limite d'alerte, tant sur les libertés que sur les principes des fondements républicains.
«Le constat de l'asphyxie de la démocratie, la montée de l'exclusion sociale et des inégalités, les non-droits des étrangers victimes d'un sort indigne, l'instrumentalisation de la police et de la justice, la montée en puissance systématique d'une société de surveillance sont autant d'atteintes aux libertés de chacun dans un pays qui prône les droits de l'homme et du citoyen.»
»On est fiché partout»
Les discours gouvernementaux sont des répressions au titre de prévention, l'administratif prime sur le judiciaire, les lois tombent en avalanche, on ne sévit plus le délit mais pour le délit qui va être commis, le fichage informatique laisse la part belle à l'erreur, la vidéosurveillance est partout, la surveillance réciproque au nom de l'Etat s'acoquine avec la délation, les systèmes tendent vers l'abaissement de la protection sociale. Bref, on fait peur d'une main (jeunes, cités, immigrés, grippe, violeur du matin et voleur du soir, ouvriers en grève...) pour mieux assurer protection et donc obtenir soumission.
Pour François Lautier, enseignant-chercheur en sociologie, «il faut éteindre la télé qui stigmatise et ne plus se dévoiler sur internet !»Intervenant en entreprises depuis 30 ans, il résume l'évolution du monde du travail en trois étapes depuis les années 60 : savoir faire, savoir agir et savoir paraître. Aujourd'hui, il faut être dévoué corps et âme à son entreprise.
La distinction s'affaiblit entre espace public et espace privé et l'individualisation prédomine, ces deux points tendent vers la destructuration volontaire d'une société. Sans société, il n'y a plus ni solidarité ni fraternité et l'isolation sociale met en position de consommateur de tout (justice, protection...).
«L'Etat s'intéresse à notre vie privée et on est fiché partout, conclut Francois Lautier en soulignant qu'individualisation et fragmentation annihilent toute possibilité de résistance sociale». Source LA DEPECHE
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15.09.2009
Le TGI de Strasbourg rendra sa décision dans 8 jours, quel sera le sort des 8 ressortissants étrangers ?
Les raisons de l'assignation des sancho-panza et des 8 ressortissants polonais et tchèques, est l'occupation au delà des délais du site rue des foulons. Les revendications sont de pouvoir rester sur le site en attendant que le village de chalets voit enfin le jour ...
dommage mais les sancho panza qui se lancent dans un bras de fer avec la ville, n'ont pas l'air de s'intéresser à un aspect du problème, qui nous semble incontournable : le droit d'asile. Nous n'avons aucune garantie que ces 8 personnes ont une place assurée dans les chalets qui sera géré par Adoma, et non par les sancho-panza. Qui peut garantir un hébergement pérenne et stable à des sans papier en dehors de la préfecture ?
pour l'heure, c'est bien la préfecture du bas-rhin, qui refuse d'héberger ces 8 personnes.
alors quelles sont les véritables raisons de cette nouvelle action ?
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RUE DES FOULONS, LES 8 RESSORTISSANTS (tchèques et polonais) AU TRIBUNAL
Le blog a un aspect intéressant, celui d'archiver toutes les infos, tous les commentaires.
Il y à plus d'un an, en avril 2008, lors d'une réunion organisée par la préfecture, en présence du "super préfet" Mr Régnier, devant plus de 30 associations, la fnars, des bailleurs sociaux, des élus de la ville et de la cus, le conseil général, le régional, et tout le barda, Alexandre Glardon s'exprimait au sujet du projet de chalets en ces termes :
"mr Régnier, filez-nous le pognon (1 million d'euros), ne le donnez pas à ceux là (toutes les assos) qui se le mettent dans les fouilles, et se payent des bagnoles de fonction, et qui ne font rien pour les SDF ..."
Après des mois de "négociations" houleuses, la DDASS venait de décider qu'Adoma gèrerait la construction, et les loyers des chalets, histoire de débloquer la situation, et de confier les futurs locataires à des personnes plus compétentes.
Nous n'avons pas le droit d'oublier que cette bande à fait prendre un retard terrible au projet de chalets, en bloquant les négociations avec, toujours une nouvelle exigence, en refusant aussi de se rendre à certains rendez-vous ...
La Ville leur propose le terrain des Foulons, en attendant que les chalets voient enfin le jour ... Le contrat signé courrait jusqu'au 31 juillet. Mais c'était sans compter sans leur ambition, et leur attitude déplorable qui se répète sans cesse depuis 3 ans. Le blocage du projet chalets qui leur échappe de plus en plus, dans lequel ils sont incapables de trouver leur place, continu. Et, en juin dernier, venant confirmer notre analyse de la situation, la bande propose un "nouveau" projet "sur les rails" ! C'est simple à comprendre : ils veulent "leur" projet, sans Adoma, sans partenariat ... L'enjeu pour eux est celui là, comme d'habitude.
Aujourd'hui 8 personnes très fragilisées étaient assignées au Tribunal à 10 heures, la Ville doit récupérer le terrain, et aucune solution de relais n'a été conclue. De plus la bande ne veut surtout pas que soit mis en avant le fait que pour les étrangers les conditions d'hébergement sont à négocier avec la préfecture, que la ville SEULE ne peut rien faire.
(extrait 20mn) "Ce matin, les dirigeants de l'association et les huit sans-abri tchèques et polonais sont assignés par la ville devant le tribunal de grande instance. Ils sont sous le coup d'une expulsion assortie d'une « astreinte de 48 euros » par jour une fois la décision de justice ordonnée."
Encore une fois, et encore une fois seul, le Collectif SDF dénonce la dangerosité, la malhonneteté de quelques énergumènes ambitieux.
À chaque fois ce sont des sans-abri qui se retrouvent dans des situations toujours plus mauvaises. Mais là, c'est le tribunal et c'est grave.
Ce qui est dramatique est que la régularisation de ces 8 personnes ne dépend pas de la Ville seule. Personne, à Strasbourg, ne semble vouloir mettre en évidence ce point, pourtant crucial. Nous aimerions savoir quelles actions, en ce sens sont engagées ...
Où en sont les demandes de régularisation ?
Qui assure l'accompagnement de ces personnes qui sont addictes à l'alcool, et demandent des soins particuliers ?
Pendant les mois de juillet et de août, certaine maraude, des TS, des associations ont fait le même constat que nous : les huit personnes de la rue des foulons étaient livrées à elle même, les conditions de vie étaient pleine d'alcool, de bagarres, de cris ...
Si cette bande était plus honnète, elle pourrait, dans d'autres termes vous expliquez que, malgrè tout, • la rue des Foulon à remplie son rôle de "lieu de passage", puisque, en dehors des ressortissants étrangers, • toutes les personnes ont un suivi social, et un hébergement ;
Cette réussite provient • du travail inter-associatif, car ce sont les autres associations professionnelles qui l'accomplissent : espace indépendance, entraide le relais, la banque alimentaire, présence, médecins du monde, etc
Enfin, il y aurait beaucoup à dire, mais là, depuis vendredi, ou la mauvaise nouvelle est tombée, le collectif sdf est profondément attristé.
En conclusion, encore une fois, ces associations mettent nos vies en danger, du jamais vu ailleurs. Et pour des raisons qui nous échappent, Marie-Dominique Dreyssé (Verts) en charge du social, responsable de l'hébergement d'urgence, est absente, et silencieuse. À l'approche de l'hiver, sa non gestion des conditions de survie des sans-abri nous fait craindre le pire.
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14.09.2009
les quichiottes de sancho panza sont expulsés de la rue des foulons
et voilà, ça recommence
la bande des quichiottes de sancho panza, en vacances, en tout cas invisible pendant les mois de juillet et aout sur le campement, croyait sans aucun doute, qu'il lui suffisait de mettre sous le nez de la responsable de l'action sociale, les 8 personnes sans papier qui vont se retrouver à la rue, pour rester, tranquille, pépère, à l'aise et sans complexe sur le lieu mis à sa disposition par un autre qu'elle. Mais voilà, en bonne écolo, elle pédale pour sauver la planète, et surtout y'a les élections léon ...
Et puis, la préfecture ne voit pas les choses comme ça ! et oui les mecs faut bosser pour que les choses avancent. La ville qui veut récupérer le lieu, les expulse ! hou la vilaine. Mais qui va poser les questions sur la politique d'accueil des demandeurs d'asile ? Car, est-ce à nous de le dire, la Ville, seule, ne peut rien ...
à part ça, la marie-dominique dreyssé en charge de l'hébergement est toujours invisible, la maline se tient à l'écart des emmerdes, et de tous les sdf.
Donc les 8 mecs se retrouvent à la rue. Mais bon, ça se comprend, cette élue des VERTS de strasbourg doit travailler .... pour gagner des points aux élections, pas de temps à perdre avec les sdf.
L'an dernier elle leur à offert une CHAISE pour passer les nuits d'hiver, et y'a fort à parier pour qu'elle nous offre le paillasson pour l'hiver qui est pas loin.
alors le programme pour demain : des papiers vasouillards dans la presse, et un bombardement de communiqués ... ras le bol de vos manipulations
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28.08.2009
Arrêté municipal anti-expulsions : le maire PC de Septèmes-les-Vallons assigné en justice
L'arrêté de septèmes passe en justice
Pour la première fois dans les Bouches-du-Rhône, la justice va devoir se prononcer sur un arrêté municipal anti-expulsions. André Molino, maire (PC) de Septèmes-les-Vallons, et la préfecture des Bouches-du-Rhône doivent croiser le fer ce matin devant le tribunal administratif. En mars dernier, la municipalité avait voté un arrêté interdisant l'expulsion de familles habitant dans les HLM, si les impayés de loyers sont liés à des raisons économiques et sociales et si toutes les solutions de relogement ou de réaménagement des dettes n'ont pas été mises en oeuvre.
La mairie invoque le droit au logement inscrit dans la Constitution, les conventions internationales sur le droit de l'enfant, la loi Dalo, et les déclarations de l'ex-ministre du Logement, Christine Boutin. La ministre avait proposé qu'une expulsion ne puisse plus être exécutée « sans proposer un relogement ou un hébergement pour les locataires dans l'impossibilité de payer leur loyer ». Des arrêtés similaires à celui de Septèmes avaient déjà été votés dans des communes de la périphérie de Paris et de Lyon. A chaque fois, le préfet avait obtenu leur annulation en justice. En août, la préfecture des Bouches-du-Rhône a saisi à son tour le tribunal administratif. Les services de l'Etat estiment notamment que l'exécution d'une expulsion ne relève pas des pouvoirs du maire. Mais celui-ci dispose d'un pouvoir de police. « Jeter des familles à la rue constitue, en soi, un trouble grave à l'ordre public », répondait hier la mairie de Septèmes, soulignant que le Conseil d'Etat avait validé en 2005 des arrêtés interdisant les coupures d'électricité, d'eau et de gaz pour impayés en raison de difficultés économiques.
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15.08.2009
Strasbourg / Sans-abri : de plus en plus d'enfants à nourrir
Sans-abri De plus en plus d’enfants à nourrir
19 h, rue des Clarisses à Strasbourg. Une cinquantaine de personnes se sont rassemblées, dont beaucoup de femmes avec des enfants. Ils attendent, plus ou moins patiemment, que la douzaine de bénévoles de l’Abribus de Vac’assocs distribuent les repas chauds qu’ils ont confectionnés durant l’après-midi.
« On distribue actuellement 150 à 180 repas par jour », explique Jacques Anstett, 50 ans. Cet ancien cheminot en est à sa première année de bénévolat auprès de l’association Vac’Assocs. « J’avais un peu de temps à donner au mois d’août et si on peut rendre service, pourquoi ne pas le faire ? » Il a été suivi dans cette démarche par deux autres collègues. « Du coup, on a pu faire intervenir la Fondation solidarité SNCF. »Des jumelles de deux semaines
Jacques examine l’attroupement de personnes qui attend la distribution et soupire : « Ce soir, il y a trois fois plus d’enfants que d’habitude ! » De fait, ils sont une trentaine, âgés de quelques mois à 14-15 ans. Les plus grands jettent un œil sur les petits, qui courent autour du bus en jouant, comme tous les enfants. Il ne faut pas traîner pour la distribution : le bus est attendu une heure plus tard place de la Bourse et doit aussi faire un crochet par le Musée d’art moderne et contemporain, où Vac’Assocs a prévu une halte plus calme pour les familles. « Il y a de plus en plus de familles avec des enfants », relève Sophie Fauroux, présidente de l’association.
Aujourd’hui, elle a pris en charge une mère de famille roumaine, qui a sept enfants et qui se retrouve à la rue alors que ses petites dernières, des jumelles, n’ont que deux semaines. « C’est terrible de voir une femme obligée de se débrouiller avec des bébés aussi petits », glisse-t-elle. Et elle poursuit : « Notre bus n’est pas adapté aux enfants qui ont besoin de rations différentes que celles des adultes. Avec la Ville, on a trouvé une aire un peu à l’écart, où les enfants et leurs parents pourront manger tranquillement ». Par ce clivage, la présidente espère aussi préserver les adolescents du contact avec les gens de la rue, pas toujours respectueux à leur égard, notamment en ce qui concerne les filles. « Mais l’information n’est pas très bien passée, il faudra encore un peu de temps pour que l’habitude soit prise. »
En attendant, la distribution des repas a commencé. Ce soir, c’est choucroute, pommes de terre et œufs durs, accompagnés de fromage et d’une banane pour le dessert. Les parcours des hommes et des femmes qui ont abouti à ce bus sont faits de déracinements, d’exils, de handicaps et d’accidents de la vie. Ici, c’est une famille tchétchène avec dix enfants, arrivée en France il y a quatre mois pour échapper aux massacres. Là, ce sont des Géorgiens, qui eux aussi ont fui la guerre il y a un an. Leur fils David, 11 ans, traduit en russe ce que les bénévoles disent en français, et vice versa.
La honte de la rue
Les visages des adultes sont marqués et vieillis prématurément. Malgré des tensions qui émergent inévitablement entre les différentes populations, une certaine convivialité s’installe autour du bus. Mais on sent aussi un embarras, une honte de devoir manger ainsi dans la rue.
Hervé a 46 ans. Originaire de Montbéliard et handicapé, il travaille avec l’Abribus depuis quatre ans. Ancien Enfant de Don Quichotte du quai Sturm, il a connu la galère de la rue. Il a ensuite retrouvé du travail et un logement, mais n’oublie pas ses anciens compagnons de misère et se démène pour eux. « Quand la rue vous a touché, vous ne pouvez plus passer en faisant semblant de ne plus voir les sans-abri. »
Un grand type barbu sirote un café, le regard un peu perdu. Il a 43 ans et souhaite conserver l’anonymat. De sa poche de poitrine dépasse la tête d’un petit tigre en peluche. « Il me défend ! », s’amuse-t-il en le brandissant. La maladie l’a fait dégringoler d’un poste à responsabilités dans un supermarché jusqu’à la rue. Son handicap a été reconnu mais l’allocation ne suffit pas pour subvenir à ses besoins. Il n’a pas non plus de logement. « Je squatte un canapé chez une amie. C’est du provisoire, mais c’est plus sympa. On se reconstruit une sorte de vie de famille. »
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25.07.2009
petites nouvelles du sénat
Projet de loi portant réforme de l'hôpital et relatif aux patients, à la santé et aux territoires
• Loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009 parue au JO n° 167 du 22 juillet 2009
Aménagement du territoire / Questions sociales et santé
Lire le dossier ( http://www.senat.fr/
Proposition de loi visant à inclure la détention d'un capital mobilier dans les critères d'accès à l'aide sociale
• Texte de M. Michel CHARASSE et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 22 juillet 2009
Questions sociales et santé / Sécurité sociale
La « suppression » de la taxe professionnelle : nécessité de compétitivité pour les entreprises et espoir de réforme pour les finances locales
• Rapport d'information No 579 (2008-2009) - par M. Jean ARTHUIS de la commission des Finances
Economie et finances, fiscalité / Société / Travail
Lire le rapport ( http://www.senat.fr/noticerap/
Le Sénat crée une commission spéciale pour examiner la loi sur l’orientation et la formation professionnelle tout au long de la vie
Travail / Communiqués de presse
Lire le communiqué ( http://www.senat.fr/presse/
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31.05.2009
Strasbourg : la municipalité et les quichottes
Les Don Quichotte et la Municipalité voient la vie en rose. Pour les sans-abri, ce n'est pas gagné.
Le conseil municipal filmé du 25 mai dernier, et que vous pouvez consulter en ligne, a débattu, entre autre, du projet de chalets.
Point n° 17
• Philippe Bies
... il s'agit de céder un terrain qui appartient à la ville, à la cus ...
1 hectare pour accueillir un projet d'hébergement d'urgence et temporaire sous la forme de 10 chalets qui accueilleront 30 personnes (économie d'énergie ?).
L'État a désigné Adoma pour gérer la structure, ... un bail pour 50 ans à 15 euros par an.
Le sujet a fait couler beaucoup d'encre mais nous en voyons le bout. (mais à notre avis, t'as pas vu le bout des quichiottes )
• Mme Zuber
... Mme Zuber demande au maire d'être vigilant sur la façon dont ce projet verra le jour.
Rebondissant sur l'allusion de Bies, elle propose un retour sur la genèse de cette histoire, sur le vent violent que les donquichotte-Pança ont fait souffler sur Strasbourg.
Nous savons qu'ils ont du mal à avaler que l'état ne leur ait pas fait confiance et nous sommes soulagés que ce soit Adoma qui gère.
... Faut-il, ou à qui faut-il rappeler que l'accompagnement social est un métier ?
Que ce n'est pas en faisant du bruit et du vent qu'on devient meilleur que d'autre ?
... Nous voulons appuyer l'engagement des structures de notre ville qui emploient des travailleurs sociaux et des éducateurs. Je souhaite que dans l'esprit de nos concitoyens il n'y ait pas confusion de genre.
Je le dis, et je l'affirme l'accompagnement à l'emploi, au logement et à l'autonomie est un vrai métier, un métier de professionnels.
... et que soit salué le travail des professionnels et des bénévoles qui partagent une vraie volonté d'aider les mal-logés et les sans-abri.
... et que vive sereinement ce projet que vous nous présentez aujourd'hui.
• Elkouby (morceaux choisis)
... ce projet est spécifique et s'adresse à un public en difficulté qui a du mal à s'insérer dans les structures existantes ...
En effet souvent la situation médicale et délicate de ces personnes très régulièrement dépendantes d'addictions graves, sorte d'appel au secours de personnes qui rêvent de paradis extérieurs pour affronter la dureté de notre monde ou leur volonté de rester avec leur chien, souvent seul compagnon, et qui les oblige à connaître des structures adaptées. (il fume la moquette ou quoi ?)
... grâce à votre impulsion auprès de l'état, mr le maire, et après avoir discuté avec la population et les associations concernées nous avons décidé la création de ces chalets ... (il s'est bien gardé de discuter avec nous)
Cette initiative est inédite ...
Le but du village de chalets qui sera d'ailleurs encadré par 1 travailleur social (1 seul TS pour 30 personnes; c'est vraiment innovant, et 6 surveillants, c'est totalement innovant) ... bla bla bla ... innovant ... inédit ... valeurs républicaines ... (tiens, il met républicain au bout de plein de trucs ... comme sarkosy !) ... bla bla bla (ranger les mouchoirs).
• Bies
... il ne s'agit pas ici de faire plaisir à l'une ou l'autre association qui serait plus médiatique ...
... il s'agit de pouvoir s'adresser à un public qui ne trouve pas de place ... (et si on creusait de ce côté là ?)
bla bla ... projet innovant ..; bla bla ... projet totalement innovant bla bla bla
• Dieu
J'ai toujours été sceptique sur la loi dalo, non que j'en récuse la philosophie ou l'esprit, bien sur le droit au logement opposable est une bonne chose, sauf que, cette loi, elle tourne à vide à partir du moment ou on a pas l'offre de logements et de logements adaptés aux situations des uns et des autres ...
Avec ce projet on essaye de répondre à une demande spécifique ... C'est cette idée là que nous tentons de concrétiser avec ce projet ...
... même si pour le moment ce n'est qu'une mise à disposition d'un terrain ... on essaye de la faire avec des professionnels, Adoma, pour avoir des garanties de bonne réalisation de ces chalets ... bla bla bla ...
• Mme Zuber
J'étais positive sur le projet et sur les réponses et les arguments que tous vous redonnez, ainsi que sur son orientation...
Je met en avant le fait qu'une association est en train de leurrer les strasbourgeois sur le bien fondé de sa démarche ...
• Paul Meyer (un petit étudiant appelé par dieu, on précise vu sa notoriété)
je suis surpris de l'intervention de Mme Zuber qui nous a habitué à plus de mesure ... (que nous trouvons trop mesurée)
On ne peut pas opposer les citoyens aux citoyens, on ne peut pas opposer les associations aux associations
surtout sur un sujet aussi sensible et difficile ... (c'est pourtant ce que fait l'étudiant en refusant la simple idée que des citoyens posent des questions sur le professionnalisme de ses copains).
bla bla ... pommade à elkouby ... bla bla
... moi même et d'autres collègues nous passons régulièrement rue des foulons, ... nous les connaissons bien ... bla bla bla
Les Enfants de Don Quichotte ont gagné le pactole !
C'est toute la municipalité PS et Verts (qui ne dit mot ...) qui plébiscite la bande dont l'histoire est un paquet d'articles de presse, tirés de la rubrique "faits divers".
Tout est dit, les jeux sont faits.
Mais les interrogations qui ont accompagné ces deux années de violence, restent lettre morte. Et ceux qui osent poser les questions sont exclus ...
Philippe Bies ne ment pas lorsqu'il dit ne pas avoir cherché "à faire plaisir aux quichiottepança", car il s'agissait de les faire taire. Mais ça, ce n'est pas gagné.
• Nos questions
En premier lieu, celle-ci : pourquoi refuser de répondre à la question de Madame Zuber, que nous appuyons, sur les "méthodes" des quichotte de pança ? sur la déontologie ? Et surtout pourquoi refuser d'aborder la question de leurs (in)compétences en matière de social ?
Pourquoi ne pas dire que vous n'en avez pas fini avec eux, puisqu'ils ont proposé un nouveau projet "sur les rails" ?
Leur intention est claire. Ils n'ont plus qu'un petit rôle dans le projet chalets, alors ils rebondissent avec un autre ... Ils veulent, eux aussi, leur place, leur part du marché !
À quoi doit-on s'attendre ?
Comme Mme Zuber, que cela vous plaise ou non, nous sommes légitimes à parler de ce sujet.
Et nous soulignons, l'inexpérience de ces personnes dans le traitement des problèmes des sans-abri, et nous sommes inquiets du sort qui leur sera réservé.
Sur ce, on va se balader un peu, se poser sur un des bancs anti-clochards posés par mr elkouby ...
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02.04.2009
SDF / OTAN acte III
Extrait du communiqué des verts de strasbourg, diffusé le 1er avril
Nous ne voulons pas non plus passer sous silence la situation extrêmement difficile que vivent ces sans abris, ces sans papiers, ces demandeurs d'asiles que lon éloigne de leur ville? Comment ignorer que le sommet de lOTAN pourrait bien être une zone d'ombre permettant à l'Etat d'expulser sans vergogne ? Ou que la dignité des plus précaires leur soit à ce point déniée que lon doive les cacher aux yeux du monde. ?
"nous ne voulons plus", ça veut dire qu'ils voulaient mais qu'ils pouvaient pas ? Comment ignorer ... etc ... Ils étaient au courant des techniques indignes mais n'ont pas dénoncés ? Relisez LA FEUILLE DE CHOU DU 26 FÉVRIER, Henri Cron de RESF 68 et le Collectif s'inquiétaient déjà ...
Pour le Collectif SDF Alsace, tout ce qui arrive aux sans-abri (avec ou sans papier) était prévisible ! La raison est simple, nous sommes toujours les premières victimes. C'est pourquoi nous avons tenté d'attirer l'attention sur ce problème très en amont.
Quand va t-on se décider à regarder la réalité en face ?
Bien sur que la Ville a organisé des réunions avec les associations, le ccas, etc. Bien sur que M. Hermann (le seul à nous avoir répondu) et les autres vivent un autre calendrier que nous, que l'urgence dans laquelle nous sommes fausse nos rapports à ces décisions politiques... FALLAIT NOUS INVITER ! La démocratie participative si on nous la propose, on la prendra ! Car au vu des résultats ce n'était pas suffisant, loin de là. Après l'OTAN un petit bilan ?
Les sans-abri qui ne sont pas "étiquettés" dans une assos, qui ne se rendent pas dans les lieux d'accueil sont les grands oubliés. Mais qui peut encore dire "on ne connaît pas leur existence", "on ne savait pas", ou je ne sais quoi encore.
Les dna ont attendu la dernière semaine pour faire un "papier" sur les sans-abri. Nous ne voulons pas minimiser l'impact que cet article a eut, car depuis le "pauvre sdf" attire enfin l'attention : le dal propose une manif qui en dehors de lui faire de la pub sur le dos des sans ne changera rien, des communiqués pleuvent, les anti-otan nous invite à une réunion démocratique, et volà que même la presse allemande s'intéresse à nous ...
Branquignole est le mot qui nous vient à l'esprit, TROP TARD est plus compréhensible.
Attendre que le problème soit là pour le régler, et soudain en parler, et revendiquer, ne pas être dans l'action qui agira concrètement sur la vie de personnes ... est une technique méprisable.
C'est pourquoi nous avons fait nos stocks, nous avons fait notre com ... nous nous sommes démerdés seuls comme des grands, n'espérant rien de mieux. LA SOLIDARITÉ ENTRE SANS FONCTIONNE.
Nous remercions JANINE, BRUNO-PASCAL CHEVALIER, MANISOL et BERTRAND, CHRISTIAN, IPEK, ANDRÉE, LA FEUILLE DE CHOU, LES CITOYENS qui nous ont soutenus, et le PG.
Mais merci à ceux qui ont travaillé : élus et bien sûr toutes les associations qui se retrouvent dans un sacré merdier.
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Non, les SDF ne coûtent pas cher !
Echange entre le sociologue Julien Damon et Nicole Maestracci, présidente de la Fnars sur le coût des SDF pour la société.
Dans une tribune publiée le 10 février dernier dans le quotidien Les Echos, le socilogue Julien Damon, rapporteur général du Grenelle de l'insertion, évaluait le coût des SDF pour la société. à 1875 € par mois. Nicole Maestracci, présidente de la Fnars, et Jean-Marie Delarue, président du jury de la conférence de consensus "Sortir de la rue", lui ont répondu, démontrant que son raisonnement était erroné, et s'interogeant sur le sens d'une telle analyse.
05:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Tribune les Echos-J Damon