07.11.2009

Les bénévoles de la Table du soir remettent le couvert

Source sud-ouest - Depuis jeudi soit et la réunion du conseil d'administration de la Table du soir, Jean-Michel Prietto est le nouveau président de l'association. Il succède à Christiane Saint-Paul. Lundi 16 novembre, l'organisation caritative distribuera ses premiers repas de la saison aux démunis.

« Sud Ouest ».

Vous êtes président pour une année renouvelable. Que faut-il attendre de votre mandat ?

Jean-Michel Prietto. Il faut rester sur ce que l'on sait faire. L'association marche bien, je veux simplement m'inscrire dans la continuité du travail effectué. Je suis président aujourd'hui, mais la Table du soir est un projet collectif. Après, on va essayer d'améliorer l'accueil de nos invités. Nous avons demandé à la mairie d'agrandir le local de distribution (il se situe tout au bout de la rue Sainte-Ursule, face à l'Adour) des repas et elle a accepté.

On veut aussi améliorer le contenu de nos repas. Repas complets, je le rappelle. La banque alimentaire est notre fournisseur essentiel, elle nous permet de mener notre action. On sait qu'elle rencontre des problèmes en ce qui concerne la viande, car les normes sanitaires sont de plus en plus strictes.

Quelle solution pour les produits carnés ?

Nous avons un partenariat depuis trois ans avec le magasin Géant, d'Anglet. Les gens qui font leurs courses font valider leur ticket par la caissière, ils nous les font passer et Géant nous applique un pourcentage. L'an dernier, ce système nous a permis d'acheter pour plus de 1 000 euros de poisson et de viande.

Entendez-vous développer ce fonctionnement ?

Non, car on ne va pas concurrencer la Banque alimentaire qui vit des dons de la grande surface et effectue un travail colossal. Sans elle, on ne pourrait pas servir tous ces repas.

Justement, combien en servez-vous chaque soir ?

Environ 70. Mais l'année dernière, pour la première fois, nous avons connu des pics à plus de 100 repas. En dix ans de bénévolat pour la Table du soir, j'ai vu ce nombre doubler. Au départ, c'était 25 à 30 repas quotidiens. Cette saison, on va repartir au minimum sur ces bases.

Vous êtes à un poste d'observation des difficultés sociales : notez-vous une évolution dans le profil de vos « invités » ?

Il a changé ces dernières années. Il y a dix ans, la majorité des accueillis était des SDF (sans domicile fixe, NDLR). Ils étaient fixés sur Bayonne, vivaient ici, dans les rues. Depuis quelques années, on a vu arriver des retraités. Avec de maigres retraites, ils se retrouvent en difficulté sur le « b-a-ba » : se nourrir. Nous en accueillons une quinzaine par soir.

On a vu aussi arriver des gens avec des emplois précaires, ou dont les minimas sociaux ne suffisent plus pour vivre. Ceux-là ne viennent plus à partir du 4 ou 5 du mois, et réapparaissent autour du 15. Ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois. On a vu aussi des gens en transit l'an dernier. Des saisonnniers qui n'avaient pas trouvé de travail en Espagne. Ce sont ceux-là qui nous ont conduit à servir jusqu'à 100 repas.

Cet afflux de nouveaux invités vous inquiète-t-il pour l'avenir ?

Si ça devait devenir l'ordinaire, il faudrait trouver une nouvelle organisation. Former en conséquence les bénévoles.

Auteur : propos recueillis par pierre penin
p.penin@sudouest.com

03.11.2009

Si tu trouves plus écolo qu'un sans-abri, on te rembourse l'indifférence

Le sans-abri il survit dans du carton issu de la récupération ;

le sans-abri il se planque sous un pont, derrière un pilier d'autoroute, sur un terrain vague, il ne démollie pas ;

le sans-abri se passe d'eau et d'électricité ;

le sans-abri recycle les restes de vos poubelles ;

le sans-abri porte les vêtements dont vous souhaitez vous débarasser ;

bref plus écolo que lui, on voit pas !

Et comme l'exécutif strasbourgeois aime tant l'écologie, et ne lésine pas à subventionner les gentils propriétaires écolos, on va nous aussi réclamer notre part, car plus écolo que le sans-abri, on trouve pas !

06:38 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sdf, sans-abri, sans | | |  Facebook

29.10.2009

Strasbourg : Capacités d'accueil encore insuffisantes

Le décalage entre les effets d'annonce et la réalité est fréquent. Cela se vérifie aussi pour les femmes battues.

Le plan triennal gouvernemental, qui court jusqu'à 2010, prône que les intéressées « continuent à figurer parmi les publics prioritaires en matière d'hébergement » et qu'il est « nécessaire d'améliorer l'orientation des femmes victimes de violences dans des structures d'hébergement de femmes ».

Dans le même temps, les crédits dédiés au tissu associatif sont rognés. Les subventions allouées en 2009 à "SOS Femmes solidarité" ont diminué par rapport à 2008.
« Et pour 2010, une baisse supplémentaire de 4 à 5% est annoncée, alors que la liste d'attente concerne en permanence 8 à 9 femmes avec enfants, parfois 15 ou 16, déplore Dominique Guillien, directrice du foyer Flora Tristan et de son centre d'hébergement d'urgence. En 2006, nous avions fait une demande pour dix places supplémentaires, et n'en avons obtenu que six l'année suivante ».
L'habilitation pour l'accueil, fixée à 39 résidants, est sous-estimée compte-tenu de la présence d'enfants en assez grand nombre. Dans la réalité, ce sont souvent 42 à 43 personnes qui doivent être logées par le mouvement militant.

La suite de l'article dans les DNA

• AUCUN RAPPORT : La ville de strasbourg et la cus pourraient donner 300.000 euros pour le rallye automobile ...

Un foyer pour SDF bientôt à la rue

20MN - Quatre ans après son ouverture à Lyon, le foyer Cléberg peine toujours à trouver sa place en centre-ville. Ce lieu d'hébergement d'urgence pour sans-abri, qui l'an passé déjà avait dû quitter rapidement ses locaux du 5e appartenant au conseil général, risque de ne pas pouvoir passer l'hiver dans ses bâtiments actuels. Le Grand Lyon, propriétaire des lieux, envisage de démolir ses vétustes édifices situés à deux pas de l'ancien marché-gare (2e), dans le cadre de la seconde phase du projet Confluence.

« Notre convention d'occupation s'achève le 15 décembre. Mais la communauté urbaine s'est engagée verbalement à repousser cette date butoir au 31 mars », affirme Jérôme Colrat, directeur de l'association Régis, gestionnaire du centre Cléberg. Passé cette date, la soixantaine de sans-abri accueillis ici jour et nuit - des familles et des hommes seuls pour la plupart - risque de se retrouver à la rue. « Le fonctionnement de la structure est assuré par l'Etat pour quinze ans. Mais sans lieu pérenne et adapté à l'accueil d'urgence, nous ne pourrons plus accomplir notre mission », poursuit le directeur, en quête d'un lieu fixe pour s'implanter. Un défi pour l'association, « sans décision et volonté politique » des collectivités et des services de l'Etat. Le Grand Lyon a indiqué hier avoir alerté la préfecture du Rhône, en charge de l'hébergement d'urgence, sur ce dossier. « Nous n'avons aucune responsabilité en la matière, mais nous n'allons pas les abandonner à la rue », a précisé la communauté urbaine, qui n'a encore trouvé aucun site suffisamment grand pour accueillir le centre Cléberg. W

Elisa Frisullo

27.10.2009

Strasbourg : l'hiver des SDF sera surveillé / OFFRE D'EMPLOI PARUE A L'ANPE

Voilà ça continu !! pour le projet "innovant" à inclure dans le plan froid de cet hiver, situé au Neuhof, on surveille ...

Nous avons dénoncé la même aberration il y à 2 ans, et l'an dernier ... Et c'est accepté, géré, encaissé,  par des associations "humanitaires", "sociales", de "réinsertion" ; y'en a toujours une pour accepter !!

Ces opérations sparadrap, le temps d'un hiver, ont depuis longtemps montré leur limite. Mais Strasbourg donne au plan froid, sans complexe, son vrai visage ; rien à foutre de ces personnes, rien à foutre des personnes privées de logement.

C'EST JUSTE DE LA MISE À L'ABRI, FAUT PAS CREVER SOUS LES MILLIONS D'ILLUMINATIONS, NI SOUS LE BEAU SAPIN DE NOEL ...

ANPE
Numéro d'offre 791773Y
Offre actualisée le 26/10/09
Pertinence

VEILLEUR / SURVEILLANT H/F
(Code Métier ROME 11222)
VOUS ETES AMENE A TRAVAILLER PAR EQUIPE DE 3 PERSONNES, REPARTIS EN EQUIPE DE JOUR, DE NUIT ET DE WEEK END DANS UN SITE D'HEBERGEMENT D'URGENCE DE SANS ABRIS. VOUS ETES CAPABLE D'APPLIQUER LES CONSIGNES DE SECURITE AUPRES D'UN PUBLIC PARFOIS VIOLENT.
Lieu de travail : 67 - STRASBOURG NEUHOF
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 6 MOIS

Nature d'offre : CONTRAT DE TRAVAIL

Expérience : EXIGEE DE 2 ANS COMME AGENT DE SURVEILLANCE

Formation et connaissances

Autres connaissances

Qualification : Employé qualifié

Salaire indicatif : HORAIRE 8,82 Euros (57,86 F)

Durée hebdomadaire de travail : 35H00 HEBDO
Déplacements
Taille de l'entreprise : 10 A 19 SALARIES
Secteur d'activité : AUTRES HEBERGEMENTS SOCIAUX

Si cette offre vous intéresse,
veuillez adresser votre CV et une lettre de motivation, en précisant le numéro de l'offre à :
ASSOCIATION ANTE.....

26.10.2009

Strasbourg recrute : tu es voleur, violent, alcoolique, toxicomane, sans compétences particulières, tu ne respectes rien, ni personne ? Ce job est pour toi

Nous ne pouvions le croire, mais le projet de chalets qui sera "géré" par ADOMA, a fait l'objet d'une réunion avec les associations partenaires et en présence de travailleurs sociaux... 2 POSTES de travailleurs sociaux pour la trentaine de personnes aux problématiques lourdes et 5 POSTES SALARIÉS POUR LES DON QUICHOTTE !!

Dans cette réunion UNE SEULE ASSISTANTE SOCIALE A DIT QU'ELLE N'ENVERRAIT PERSONNE, CAR ELLE TRAVAILLAIT À LA RECONSTRUCTION DE PERSONNES AYANT UNE ADDICTION, IL N'EST DONC PAS QUESTION DE LES ENVOYER AU CASSE PIPE !!!

Personne au service d'action sociale de la Ville pour relever cette aberration !

Une fois les Don Quichotte bien servi, on nous dira que y'a plus de fric pour le plan froid ... Circulez, c'est la casse des sdf qui continue ...

 

17:08 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sdf, sans abri, sans domicile fixe, bas-rhin | | |  Facebook

Un bungalow à soi, après des années de galère

20 Minutes Marseille - Dix bungalows pour les « grands marginaux ». L'initiative de Samuel ­Coppens, directeur de l'Armée du Salut de Marseille, ouvre la voie à de nouvelles perspectives d'action. Douze anciens SDF, qui ont vécu entre dix et vingt ans dans la rue, ont accepté de s'installer dans des bungalows situés à deux pas de l'association humanitaire (Mar-seille, 3e). « Nous avons mis six mois à les convaincre de quitter la rue », explique Samuel Coppens, avant de souligner qu'il « reste encore 8 places ». Des maraudes, ainsi que des visites de psychiatres, addictologues et infirmières sont organisées.

A l'occasion du plan hivernal 2009, le parquet de Marseille a de son côté réaffirmé mardi soir l'importance de la lutte contre les violences à l'encontre des sans-abri. W C. V.

05:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans abri, maraudes, plan hivernal 2009 | | |  Facebook

22.10.2009

Strasbourg expérimente un accueil permanent pour les SDF vieillissants

JOURNAL L'ALSACE - Une chambre qui ferme à clef, trois repas par jour assurés et une durée de séjour illimitée: une résidence pour SDF vieillissants, une structure rare en France financée en majorité par la Ddass, est expérimentée à Strasbourg.

«Ce n'est pas un hébergement d'urgence, ils ont leur propre chambre et peuvent s'approprier les lieux», explique le responsable de l'Accueil des Deux rives Özkan Beceren.

Pour sortir les SDF de la vie au jour le jour et tenter de les resocialiser, la Ddass (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) et un collectif d'associations ont monté ce projet qui permet depuis mai d'accueillir quinze personnes.

Installé près du Port du Rhin, dans une gare de triage réhabilitée, l'Accueil des Deux Rives s'adresse à ceux qui ont passé de nombreuses années dans la rue et ne peuvent plus se réinsérer par le travail.

La moyenne d'âge est de 58 ans et l'état de santé des résidents ne leur permettrait pas pour la plupart d'occuper un emploi.

«C'est un peu comme une maison de retraite, certains finiront leurs jours ici», ajoute Özkan Beceren, également membre d'Horizon Amitié, l'association qui gère l'Accueil.

Neuf personnes les aident à réapprendre à vivre avec d'autres, soigner leur apparence, entretenir leur chambre.

«Il faut les pousser à s'occuper d'eux-mêmes», raconte Sarah Sader, auxiliaire de vie, qui incite notamment les résidents à se doucher ou à laver leur linge.

Pour ne pas brusquer ces hommes très attachés à leur indépendance, le centre impose très peu de choses. Seules règles sur lesquelles on ne transige pas : pas d'alcool ni de tabac à l'intérieur du bâtiment.

L'Accueil des Deux rives organise aussi les démarches administratives et les soins médicaux. Pour cette prise en charge complète, les résidents versent 30% de leurs revenus (RSA, allocation d'adulte handicapé...). (1)

C'est plus que prévu lors de l'élaboration du projet, «mais au final ça n'est pas plus mal, ça les responsabilise», selon Özkan Beceren.

Les résidents ont un seul vrai moment de vie commune: le dîner, à 19h00. Le petit-déjeuner est échelonné entre 7h00 et 10h00, et dans la journée, la quasi totalité d'entre eux retourne en ville.

Amener des SDF à rentrer chaque soir est déjà une victoire pour l'équipe de l'Accueil des Deux Rives.

«Notre objectif maintenant, c'est qu'ils ne retournent plus dans la rue, même de jour», explique Özkan Beceren.

Des activités sont proposées, mais la participation est encore maigre.

Après cinq ans passés dans la rue, Vasil Rashkov, 60 ans, apprécie toutefois d'être encadré: «S'il y a un problème, le personnel est là».

Les résidents se sentent plus en sécurité, mais gardent les réflexes de la rue.

Jean-Claude Thomas est à 47 ans le plus jeune résident. S'il est satisfait d'avoir quitté les foyers, leurs dortoirs et les vols qui y sont fréquents, il n'a pas pour autant confiance dans ses compagnons: «la nuit, ma chambre est fermée à clé».

Cet espace qui leur est propre est ce qui les satisfait le plus à l'Accueil des Deux rives: «dans ma chambre, je suis tranquille, j'ai la paix», répète Guy Kost qui, à 63 ans, a passé près d'un tiers de sa vie dans la rue.

L'expérience, plutôt concluante pour le moment avec deux retours à la rue seulement en cinq mois, devrait obtenir le budget pour se poursuivre en 2010.

A moyen terme, l'accueil pourrait s'installer dans un bâtiment situé en centre-ville, plus vaste, pour multiplier le nombre de places.

Ce genre d'initiative reste rare en France. A Marseille, des sans-abris sont accueillis depuis quelques années par une maison de retraite privée, qui leur consacre un bâtiment

(1) 20% des revenus étaient prévus au départ du projet, mais la structure commençait avec un déficit de 100.000 euros. Pour le collectif, une participation de 30% est un vrai chemin vers l'autonomie et la dignité, sans le poids trop lourd de l'assistanat.

04:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sdf, sans-abri vieillissants | | |  Facebook

21.10.2009

LES SANCHO PANZA TENTENT UNE ACTION... ET PERDENT

Ce matin, la police se rend rue des Foulons après un appel d'Alexandre Glardon, qui menaçait de se pendre, encore une fois. En avril dernier, lors de l'évacuation du campement quai sturm, il avait déjà menacé de se suicider.

Dans un premier temps, il ne s'agissait que d'une intervention de police secours, dit-on du côté de la police. Après plus de trois heures de négociations, les policiers auraient finalement rattrapé Alexandre Glardon d'extrême justesse, par les jambes, alors qu'il s'était de lui même jeté dans le vide. Il a été conduit au centre hospitalier de Hautepierre, mais son état n'étant pas inquiétant, il a quitté l'hôpital, libre, dans l'après-midi. Les policiers auraient demandé aux personnes de quitter les lieux pour des raisons de sécurité.

Lundi, lors d'une réunion à la Ddass, l'Etat s'est engagé, à reprendre les discutions, et à mettre en place des commissions de relogement. La prochaine réunion est prévue mardi, et pourtant comme toujours, les EDQ-Sancho Panza tentent un coup de force. Le résultat est lamentable, car les 10 personnes en situation irrégulière se retrouvent à la rue. Vu leur situation seule la Ddass peut régler ce problème.

C'est d'ailleurs ce dernier point qui a gelé les relations entre les Sancho Panza et la Ville. Cette dernière a remplie son engagement en relogeant les 50 personnes qui sont passées par la Rue des Foulons.

La tentative d'Alexandre Glardon s'est faite en présence de Georges Yoram Federmann, psychiatre et président des Enfants de Sancho Panza. D'après lui, l'expulsion était programmée.

Dommage d'en arriver encore à ces situations extrêmes, qui rejetent des gens à la rue au final !

18:18 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, strasbourg, sans abri, don quichotte | | |  Facebook

18.10.2009

22, vl'à les logés !

Hier matin à 8 h 30, 20 adultes et 2 enfants signaient le bail de co-location de "leur" maison, et recevaient chacun un trousseau de clefs.

Le propriétaire est Allemand, un haut fonctionnaire ... La maison est située aux abords de Khel, une ligne de bus passe pas très loin, qui dessert la gare. Le coût mensuel est de 80 euros par personne, et peut monter jusqu'à 120 euros en période d'hiver.

Chaque couple, chaque personne à sa chambre, les enfants ont les plus belles, les plus ensoleillées. Quelques transformations ont été nécessaires pour loger tout le monde.

Ils vivaient ensemble dans un squat depuis 7 mois, ils ont l'habitude de partager un espace de vie, de tout partager.

Quelques engagements incontournables : tous devaient justifier de revenus suffisants pour le logement, les charges et les assurances, mais également pour la vie (alimentation par ex.). Les personnes addictes à l'alcool et à la drogue devaient justifier de leurs efforts pour en sortir, ceux qui ne parlent pas, ou très mal l'allemand devaient s'inscrire dans des cours (2 personnes), les alsaciens n'étaient pas concernés, et tous se sont engagés à prévenir en cas de soucis majeur.

Un compte en banque bloqué, avec 4000 euros déposés, à été plus difficile à justifier. Mais l'accés au logement à vaincue toutes les réticences.

Quatre bénévoles se sont engagés à se rendre sur place, au moins deux fois par semaine : 1 salariée relais-emploi à la tâche d'écrivain public (contrats, dossiers,etc), deux professeurs pour le soutien scolaire aux enfants et aux 4 personnes en formation, et un retraité de la gendarmerie, sorte de papi à tout faire.

La leçon que nous retenons au Collectif est qu'il ne faut pas vouloir précipiter les choses, et qu'il faut être déterminés.

 

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