11.07.2008

Zéro SDF en 2007 ! Tu parles...

« Je veux, si je suis élu, que d'ici deux ans, plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid », lançait Nicolas Sarkozy lors d'un meeting en décembre 2006.

Pour le Bas-Rhin (principalement Strasbourg) les différents projets programmés pour 2008 représentent entre 80 et 100 places... Il en manque toujours 400. Rien ne change vraiment.

Tous les projets ne verront pas le jour en 2008, la précarité des revenus, de l'emploi, de la vie, entraîne toujours plus de personnes à la rue.
Les expulsions ne sont pas bloquées;
La loi SRU n'est pas respectée... Et pourtant le gouvernement qui nous tient le discours de la fermeté essaye de détourner le pactole du Livret A et aujourd'hui vide de sa substance la loi SRU.
N'ayons plus aucune illusion... RÉSISTANCE

07.07.2008

Saint-Raphaël - SDF : pas de trêve pour la misère !

Voilà plus de trois mois que la période hivernale a baissé son rideau. C'était le 31 mars dernier. Là alors, le sujet sensible des SDF semblait basculer aux oubliettes. Depuis, silence radio. Pourtant, les sans-abri continuent d'exister... Forcément, la misère elle, ne connaît pas de trêve.

Alors les associations passent à l'action. Même (et surtout) après l'hiver. Les opérations sont moindres (ou moins relayées tout simplement) mais les bénévoles s'investissent.

Fin mars donc, adieu l'hébergement hivernal de Fréjus. Les SDF de la communauté d'agglomération retrouvent plages, abris et autres planques.

« C'est impensable qu'il n'y ait pas d'hébergement annuel dans le coin ! Il nous faut quelque chose de pérenne où les SDF puissent se poser le soir, prendre une douche et dormir sans être contraints de partir à toute allure le matin. »

Des moyens mais pas de local

Et M. Puddu, de Solidarité Est-Var, sait que ce n'est pas gagné. « Depuis 2007, la DDASS du Var nous a débloqué les fonds pour un hébergement ouvert à l'année mais on ne trouve pas le lieu. » Obtenir un local sur Fréjus ou Saint-Raphaël n'est pas une mince affaire, surtout pour des SDF : « Nous cherchons un terrain pour y implanter des préfabriqués ou un local mais c'est toujours pareil : on sait bien que la plupart des citoyens sont favorables à la domiciliation des sans-abri mais pas sous leurs fenêtres. »

Mais cette galère ne démoralise pas les troupes pour autant. Les assoc' du coin redoublent d'efforts. Et cela passe par les maraudes. Réduites au nombre de deux (au lieu de trois l'hiver) celles du SAMU social et des Amis de Paola tournent le mardi et le jeudi (voir ci-dessous) à partir de 19 h 30. Quant à celles d'Alice, elles se poursuivent tous les mercredis. L'association continue d'ailleurs ses actions pour le maintien du terrain familial « Compassis » situé entre Fréjus et Puget. « Ça leur fait un abri, c'est mieux que de squatter dans une maison. C'est un espace collectif où chacun doit participer aux tâches. Pour le reste, ils ont une caravane chacun, ce qui leur permet d'avoir un espace personnel », explique Sylvain Scant de l'association.

Des bénévoles omniprésents

Autre cadre : la boutique solidarité des Amis de Paola, seul accueil de jour du coin. Là-bas, on se douche, on prend un petit-déj', on se pose, le temps d'une matinée. L'accueil est ouvert cinq jours par semaine de 8 h 30 à 12 h et l'après-midi sur rendez-vous (tous les jours en hiver). Ainsi, chacun est libre de s'inscrire pour une partie de foot, une séance de manucure ou d'informatique entre autres, de 14 h à 17 h. A l'image de Josiane Ivaldi, la directrice des Amis de Paola, les bénévoles tissent des liens avec ces SDF pour mieux les aider. Ils travaillent aussi en étroite relation avec le Secours populaire qui apporte une aide matérielle : des habits notamment.

Entre Fréjus et Saint-Raphaël, ils sont donc des dizaines à faire en sorte que la vie de ces sans-abri soit un peu moins dure été comme hiver. Ils les écoutent, les conseillent, les aident. Pour des domicialisations, pour des démarches administratives... et c'est une mission à plein-temps qui n'accorde aucun répit. Peut-être qu'un jour on leur donnera les moyens de combler les lacunes d'une région qui, chaque année, recueille toujours plus de démunis. De personnes croyant trouver ici une place sous le soleil.
Marion Aniel - Var-Matin

21.06.2008

FAUTE D'UNE VOLONTÉ POLITIQUE EN LA MATIÈRE

LA PHRASE QUE NOUS LISONS À LA FIN DE TOUTES LES DÉCLARATIONS... LA PHRASE QUI DEVRAIT NOUS METTRE EN COLÈRE ET TOUS NOUS RÉUNIR...
• LES PERSONNES MALADES, ET HANDICAPÉES
• LES RETRAITÉS
• LES ÉTUDIANTS
• LES INTERMITTENTS DU SPECTACLE
• LES TRAVAILLEURS PAUVRES
• LES PERSONNES PRIVÉES D'EMPLOI
• LES SANS DOMICILE FIXE ET LES MAL LOGÉS
• LES FAMILLES
• LES SORTANTS DE PRISON
• LES PAYSANS
• LES PÊCHEURS
• LES OUVRIERS, TOUS LES TRAVAILLEURS
• LES MILITANTS
• ...

Mais chacun y va de sa petite ritournelle, de son mécontentement... Et ça fait des décennies que ça dure. La casse sociale qu'ils disent, ceux qui se veulent plus social que le voisin.
Tu parles; aucun ne place l'humain au coeur de sa pensée, aucun ne devrait s'exprimer... à la place du peuple.
Qui leur à donné la légitimité de parler à notre place ?
ha oui, c'est le peuple... Une fois à la tête de leur association, syndicat, parti; le peuple ils s'en foutent. Traitres !

Est-il trop tard pour exiger nos droits ? Nous sommes conscients de nos devoirs...
Est-ce nous qui magouillons pour le pouvoir ? Est-ce nous qui délocalisons pour plus d'argent ? Est-ce nous qui refusons la solidarité avec les plus pauvres d'entre nous ? Est-ce nous qui profitons des failles du système pour ne pas payer d'impôt ? Est-ce nous qui trafiquons les comptes pour nous enrichir ? Est-ce nous qui détournons les lois à notre profit ? Est-ce nous qui sommes propriétaires de maison, d'immeubles ?

03.06.2008

La rencontre avec le super Préfet

Petite intro rapide de notre Préfet...
Le grand chantier en une phrase : aller de l'hébergement vers le logement !
Nous devons réfléchir tous ensemble à la sortie vers le logement. Le contingent préfectoral sera davantage mobilisé.
En ce qui concerne les Maison-relais dont nous manquons, 80 places supplémentaires seront financées.

Et la parole est donnée à Mme Wantz assez longuement car elle nous a offert un tour d'horizon complet des projets réalisés, initiés, en cours et expérimentaux.

Quelques chiffres pour commencer
• la demande d'asile a augmenté de 37 %;
• le 115 à reçu en 2007, 33000 appels qui concernent 7000 personnes environ;
• le dispositif d'accueil représentent 4700 places;

Le Parsa
• 80 % des places dîtes d'urgence sont transformées en places de stabilisation. Ce travail d'amélioration de l'accueil, de rénovation continu.

Les principales difficultés
1/ les personnes qui sont depuis très longtemps en "errance"
2/ l'accès au logement
3/ répondre à l'urgence

Plan grand froid
Vu l'ampleur des retards, des difficultés... il a encore du temps (mauvais) à vivre. L'urgence va durer car "on a encore du mal à répondre". Le plan hivernal est donc toujours basé sur 400 places.

Fin du plan grand froid
Cette année, la crainte des associations s'est trouvée fortement atténuée par un engagement de notre préfet : on ira doucement. La fermeture de ces places s'étale entre le 31 mars et le 30 août.

De nouveaux outils
• CCAS qui pilote un comité de veille sociale;
• Une cellule de travail qui se montre plus attentive aux personnes les plus "difficiles". Nous y retrouvons Abdel B. le TS professionnel qui a tenté l'expérience de maraude avec les EDQ;
• Une cellule santé on sont associés les acteurs du social et de la santé. 62 structures sont ainsi mises en "relation", 1500 personnes sont concernées.
Deux exemples : équipe mobile de psychiatrie et d'accès aux droits. Dans cette dernière "cellule" les personnes seront aidées pour l'ensemble des dossiers à faire (RMI, CMU, LOGEMENT, ETC).

Les projets dont les dossiers sont déposés (quelques uns)
• studios du Neuhof gérés par Antenne a perenniser, 10 studios;
• Regain 7 places;
• Paranthèse 8 places pour des sortants de prison;
• Accord, 5 places pour des hommes qui ont été violents avec les femmes;
• AAHJ 15 places pour des personnes en grande précarité;
• CEFR 20 places pour des personnes en grande précarité;
• etc

Préparer la sortie de l'hébergement
• ASF : sortie de 65 personnes avec dans un premier temps un bail glissant en vue de l'accès au logement

Projets expérimentaux
• Projet expérimental pour personnes vieillissantes (entre 50 et 65 ans).
Ce projet est porté par un partenariat Ville + Associations pour une prise en charge très large : 15 places;

• Village de chalets
Village qui accueillerait des personnes en grande difficulté. ADOMA a été sollicité pour faire une proposition globale sur ce projet

À venir
Un projet "type" maison-relais pour personnes addictes à la drogue. Une structure urbaine et une structure rurale.

La question des gens "Roms" qui en fait sont alsaciens, puisque nés ici pour la plupart à été évoquée.
• Kaltenouse : enfin du terrain, donc enfin un règlement de cette situation indigne

ATD Quart Monde :
un collectif qui existe depuis 10 ans, s'occupe de ces personnes : soutien, accompagnement et suivi social.
Donc elles sont suivies, les financements sont là, il faut insister auprès des collectivités pour que du foncier soit débloqué. À Strasbourg aussi nous avons des personnes qui vivent dans des conditions d'insalubrité inacceptables.
Pour différentes raisons on les met là, puis ailleurs, on les déplace, sans cesse. Au final on les déplace d'une situation de précarité à une autre situation de précarité. Les enfants qui sont scolarisés ne peuvent pas, dans ces conditions suivre une scolarité normale.

Médecins du Monde :
nous suivons ces personnes depuis de nombreuses années. Les conditions d'insalubrité, de précarité engendrent des souffrances. Il y à un enfant sous dyalise qui vit ainsi... Suit un long témoignage assez bouleversant; impossible de prendre des notes.

Intervention de notre préfet
Nous devons tous travailler ensemble. Même si la volonté est là, même si l'argent est là, nous ne ferons rien sans les terrains.

Intervention de Philippe Bies
La Ville de Strasbourg rappelle que deux lieux ont, eux aussi, largement besoin de transformation, rénovation :
Les Remparts et Fritz Kiener
M. Bies espère (nous aussi) que le déménagement de "Femmes de parole" ne soit pas retardé
Et insiste sur le fait que pour la Ville, EDQ est porteuse du projet chalets et, qu'à ce titre cette association est un partenaire comme les autres.

Intervention du Président de EDQ
C'est notre projet et nous n'accepterons pas qu'il soit transformé ou dénaturé... Nous voulons proposer nos plans de construction, etc. En effet, EDQ doit encore formaliser son projet.
Si leurs propositions sont retenues c'est l'association Sancho Pansa qui le gérera.
EDQ souhaite faire une proposition qui comprend : la réalisation des plans, la construction des chalets par les personnes, etc.
À suivre. La balle est dans le camp des EDQ.

Intervention de Monique Maitte Porte-Parole du Collectif SDF (en réponse)
Insistance sur la qualité du travail d'accompagnement social, sur la revendication de projet "pérenne et stable", etc.

Intervention de R. Engel trésorier EDQ
État des lieux de la situation des sans-abri à Strasbourg. Présentation du projet EDQ...

En attendant EDQ a accepté de déménager sur le terrain donné par la Ville et emménagé pour offrir aux personnes de meilleures conditions.

Intervention des participants
Oui, il y à des avancées sur le département mais parfois avec un manque de concertation... Même si les résultats sont là !

Sortie de structures vers le logement : on a beaucoup de mal... Le manque de logements est criant.
Pourquoi ne pas envisager une plate-forme qui regrouperait un large panel de professionnels, dont les bailleurs sociaux, et les bailleurs privés ?

16 places pour les femmes ! Pas d'augmentation depuis l'année 2000. Remerciements à la DDASS qui se penche sur cette question avec le regroupement de 4 associations "spécialistes".

Intervention de notre préfet
"CHICHE ON Y VA"
pour les projets expérimentaux, celui des personnes âgées et des chalets.
Mais nous souhaitons que tous les dossiers soient examinés avec la même attention et l'assurance que l'action sociale soit bien faite.
L'état n'a pas de travailleurs sociaux, pourtant il est le garant de la réussite. D'où notre souhait de travailler avec les structures qui ont les travailleurs sociaux...

PRISE DE RISQUE : OUI
Mais pas sur les personnes.
Exemple / Pour la réinsertion par l'emploi; oui, mais avec des tuteurs qualifiés.

Avant fin juin, que tous les projets expérimentaux nous parviennent. Des fonds sont débloqués en plus... 5 millions.

Le super préfet
A indiqué toutes les décisions prisent au plus haut niveau, par Madame Boutin, etc.
Il semble avoir une certaine liberté d'action. C'est un provincial, pas de risque de parisianisme !
Il connaît son sujet; alors si sa nomination a tardé, vous êtes tous pardonné, le "bonhomme" est sympathique !
Et comme dit notre philosophe préféré "on verra".

POCHETTE SURPRISE
Prochaine rencontre en septembre !
La venue de Christine Boutin...

30.04.2008

Un délégué général pour coordonner l'accès au logement des sans-abri et des mal logés

Au lendemain du succès de la "nuit du logement solidaire", organisée par une trentaine d'associations le 21 février dernier, le Premier ministre avait choisi de donner un coup d'accélérateur au plan d'action en faveur des sans-abri présenté par le gouvernement le 29 janvier et qui semblait quelque peu marquer le pas. François Fillon avait alors annoncé la nomination d'un "superpréfet" délégué général à la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées. Le choix s'était porté sur Alain Régnier, jusqu'alors préfet délégué à l'égalité des chances auprès du préfet de la région Rhône-Alpes. Deux mois après sa nomination à ce nouveau poste, celui-ci dispose désormais d'un cadre juridique pour son action. Un décret du 28 avril 2008 définit en effet le contenu de ce poste. Compte tenu de la dimension interministérielle du logement, le délégué général est placé auprès du Premier ministre. Il est chargé "d'assurer la coordination et le suivi de la mise en oeuvre des priorités définies par le gouvernement en matière d'hébergement et d'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées". En pratique, sa première mission consistera à veiller à la mise en oeuvre du plan d'action en faveur de ces dernières. Le décret précise les domaines sur lesquels le délégué général devra plus particulièrement se pencher : prévention des expulsions locatives, lutte contre l'habitat indigne, prévention de l'errance, humanisation et rénovation des centres d'hébergement, mobilisation du parc locatif social et du parc privé, construction de logements très sociaux et de maisons-relais. Dans ces différents domaines, il devra veiller, en liaison avec les préfets de département, "à la coordination des interventions des différents services et organismes de l'Etat et à leur articulation avec celles des collectivités territoriales, des associations et des bailleurs sociaux, avec lesquels il favorise le développement de partenariats".
Pour assurer sa mission, le délégué général pourra faire appel aux services et organismes placés sous l'autorité des ministres chargés du logement, de la lutte contre l'exclusion et de la lutte contre la pauvreté. En tant que de besoin, il pourra également recourir aux services des autres ministères, aux établissements compétents de l'Etat - on songe par exemple à l'Anah - et aux préfets de département. Le délégué général rendra compte "régulièrement" de son action au Premier ministre et aux ministres concernés.
Jean-Noël Escudié / PCA - LOCALTIS INFO

Référence: décret 2008-406 du 28 avril 2008 instituant un délégué général pour la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées (Journal officiel du 29 avril 2008).

20.04.2008

Vivre dans le bois de Vincennes...

Par Nicolas Voisin Agoravox
Cet article a été rédigé par un reporter d'AgoraVox, le journal média citoyen qui vous donne la parole.

Il y a des hommes. Ils sont “à peu près 250” selon ceux qui y vivent. “On parle en centaines” selon Médecins du monde. Ce soir nous étions dans les bois avec Francis. Maçon. Dans la rue depuis 81. Viré à 46 ans. Trop vieux. En janvier 2007, Dédé - avec qui il se fait une religion d'être fâché, pour des raisons obscures - lui lègue sa maison quand “il part”. Si j'ai bien compris, Dédé est parti à 200 mètres. Dans les bois. Là. A côté. Mardi, on va faire un barbecue. Avec des chipos. Parce que, l'autre, celui qui ressemble à un barbu anti-Bush primé, le fan de foot, il “a plus de dent. Enfin, si, deux”.

Ils ont des papiers. Du caractère aussi. Et la maison à 15 euros, Francis, ça ne l'inspire pas. Il sait compter Francis. Il a fait sa maison, solide - enfin, c'est celle de Dédé, mais qui n'était pas solide à l'époque - avec trois épaisseurs de bâche. Et puis il y a ce lieu magique, ce théâtre du soleil et celle qui ne veut pas que l'on dise son nom. Ce lieu vraiment magique. Et Médecin du monde. Eux “ont une carte” du village. Qu'il ne montrerait pour rien au monde. Et ils ont raison. Dans le camion de la maraude qui ressemble à s'y méprendre à ceux des Nations unies, il a aussi le bénévole qui - “en fait je vous dis tout, je suis réal, je suis là en sous-marin” - sait toujours ne pas se placer dans l'axe de la caméra. Et il y a Magali, 23 ans, journaliste. Et le petit frère de Sébastien Chabal qui tape compulsivement ces lignes.

Dans les bois de Vincennes, il n'y a pas un écosystème, il y a des écosystèmes. Et c'est comme ça “dans tous les bois”. Ils ne sont pas emmerdés par les flics “ni par la gendarmerie” qui les connaissent et s'en sont fait une raison. Et tant mieux. Eux veulent une vraie maison. Mais leur maison. Envie de problèmes de voisinage. Pas de soucis de communauté. Dans les bois, on dresse des palissades, par-dessus lesquelles chacun veille avec une très pudique attention sur le voisin. Et ne l'avouera jamais. C'est que, les voisins, dans les bois, parfois, ça meurt l'hiver. Et, l'été, on les oublie.

On espère vous livrer un reportage vidéo en plusieurs épisodes, pour prendre le temps. J'avais envie ou besoin de vous glisser cela, de vous dire que le réal n'aimait pas le docu des Don Quichotte (gratuit sur Daily, puis retiré, sponso Kassovitz), mais qu'il ne l'avait jamais vu. Que les hommes des bois ont un portable. C'est vital le portable. Bienvenue à Paris. Nos réfugiés sont Français. Les “réfugiés du pouvoir d'achat” ? La société, ils ne la refusent pas, mais ils n'en ont plus les moyens. Et elle non plus.

Leurs problèmes ne sont pas récents. La solution n'est ni simple ni pour demain. Nous n'apporterons guère mieux que quelques chipolatas à tout cela. Mais ce sera sur Daily et sur d'obscurs serveurs 2.0 et un jour, un gars à l'Ina va se dire “Et ça, je garde” ? Et Francis, ça lui plaît assez cette idée. A moi aussi.

Rencontre avec Francis, SDF depuis 1981. Il vit dans les bois de Vincennes depuis 1 an et demi. Premier épisode d'une série de rencontres avec ceux qui survivent - et ceux qui maraudent - dans le bois de Vincennes. Paris en avril 2008.

15.04.2008

DAX SDF : Accueil de Jour

Vidéo reportage du DAL de Dax : Interview de Flora et David, deux jeunes travailleurs saisonniers SDF. Tous deux déplorent la fermeture de l’Accueil de Jour géré par l’association dacquoise « La Source ». Le DAL dénonce la fermeture de la halte de jour, par Sud-Ouest Pour célébrer le 1er avril, Emmanuel Klein et ses amis de l’association « Droit au Logement » envisageaient de prendre un bain dans la fontaine d’eau chaude. Une démarche qui n’avait toutefois rien de drôle, ni de thermale puisqu’il s’agissait, non pas de vanter les mérites d’une friction vivifiante en plein air dans le plus simple appareil, mais de dénoncer la fermeture de la halte de jour, avenue Georges-Chaulet. Laquelle, gérée par l’association La Source, a, en effet, fermé ses portes lundi 31 mars comme prévu. Ce que regrette Emmanuel Klein : « Cette halte de jour a été ouverte pour la période hivernale. C’était une bonne chose, mais elle doit rester ouverte, car c’est le seul endroit où les SDF, les routards et les saisonniers pouvaient aller se laver, avoir un repas et rencontrer un travailleur social. » Vers un dispositif estival ? Finalement, plutôt que de risquer une mauvaise grippe, celui qui s’est fait connaître avec les Enfants de (...)
Lire la suite http://www.ldh-dax.org

14.04.2008

Lille : un sans-abri est mort dans la rue

Un Sans-abri âgé de 49 ans a été retrouvé mort dimanche vers 11h30 dans un jardin public de La Madeleine. Une enquête a été ouverte au groupe d'action judiciaire (GAJ) du commissariat de La Madeleine, et une autopsie devrait être pratiquée pour déterminer les causes de la mort.

12.04.2008

Les familles de la "rue de la Banque" menacent de se remobiliser

L'association Droit au logement (DAL) accuse le gouvernement de ne pas tenir ses promesses de relogement concernant les 374 familles qui avaient campé plusieurs semaines rue de la Banque à Paris fin 2007, et appelle à la remobilisation pour obtenir satisfaction.

"Quatre mois après le démontage du campement de la rue de la Banque, et l'engagement de l'Etat de reloger les 374 familles dans un délai d'un an, les relogements se font attendre", écrit l'association dans un communiqué diffusé vendredi. "A ce jour", selon elle, "19 familles ont signé leur bail, 25 ont reçu une proposition de relogement, et 214 dossiers ont été constitués".

"Depuis 4 mois, l'Etat aurait dû reloger un tiers des familles. Au rythme actuel, il faudra plus de 6 ans pour terminer les relogements. Pire, le rythme des propositions de relogement s'est ralenti au fil des mois: en mars, il n'y a eu que sept propositions", affirme le DAL.

L'association appelle à un rassemblement lundi prochain à 17h à Paris à proximité du métro Varennes, non loin du ministère du Logement.

Le 14 décembre dernier, un accord sur le relogement des familles avait été signé entre le gouvernement et les associations qui soutiennent ces mal-logés, au premier rang desquelles le DAL.

Dans un communiqué, le ministère assurait que "les solutions de relogement seront trouvées de façon progressive, dans le délai le plus court possible courant 2008, 143 dossiers actuellement réputés complets étant traités en priorité et les premières propositions pouvant être apportées dès les prochains jours".

Le 3 octobre 2007, les familles s'étaient installées sous une centaine de tentes sur un trottoir de la rue de la Banque dans le IIe arrondissement, juste devant un immeuble squatté depuis décembre 2006 par des associations dont le DAL.
Les associations exigeaient le relogement de ces familles qui vivent dans des hôtels, des foyers, ou chez des tiers dans l'attente d'un logement social. Le campement était régulièrement démonté par les forces de l'ordre et les familles dispersées avant de finalement revenir sur place et de se réinstaller. AP

10.04.2008

NON AUX FERMETURES DE FOYERS

Non aux fermetures d'hébergements d'urgence
A Strasbourg et CUS ce sont près de 450 personnes qui seront remises à la rue !

Nous lançons un appel de soutien et demandons à toutes les associations, partis et syndicats ainsi qu'à tous les citoyens de se prononcer :
• contre les fermetures d'hébergements
• pour le principe de continuité (pas de remise à la rue)
• pour l'application de la loi Dalo

en envoyant un mail à : sdf.alsace@gmail.com

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