30.11.2008

FÉDÉRATION DAL : APPEL À LA SOLIDARITÉ

Appel à la Solidarité

jeudi 27 novembre 2008, par Fédération



DAL Fédération


Droit au Logement a été condamné à une amende de 12 000 euros et à la confiscation (comme les enfants de Don Quichotte) des 319 tentes arrachées aux familles sans logis par la police à cinq reprises lors de leur campement, devant le 24 rue de la Banque, fin 2007.

Cette décision de justice diligentée par l’Etat vise à museler le DAL qui depuis 18 ans combat pour ce droit fondamental, interpelle les différents gouvernements et a obtenu le relogement de dizaine de milliers de foyers sans toit, ou mal logés.

Elle a été rendue pour décourager les associations les associations de défense des sans toit, et les sans logis qui relévent la tête. L’infraction reprochée au DAL est destiné à sanctionner les personnes qui "embarrassent la voie publique en y déposant ou y laissant sans nécessité des matériaux ou objets quelconques" (art R644 du code pénal)

Non seulement cette condamnation est insultante pour ceux qui souffrent de la crise au logement, en les assimilant à des "objets quelconques", mais elle pourrait si elle reste en l’état être utilisée contre n’importe quel sans abri ou mal logés dormant dans la rue.

Cette décision vise a museler le DAL qui depuis 18 ans harcèle les différents gouvernements pour qu’ils apportent des réponses concrètes aux victimes de la crise du logement, familles migrants, personnes vulnérable ... et aobtenu le relogement de dizaines de milliers de personnes, quelques soient leur revenus ou leur nationalité.

Le DAL fera appel à cette décision, et a besoin de votre soutien aussi bien financier que militant ou bénévole.

Envoyer un don à l’ordre du DAL, 24 rue de la Banque, 75002 Paris
Apporter votre aide, contact : 01 42 78 22 00 ou 01 40 27 92 98 , dal@globenet.org
Participer aux initiatives prévues dans les prochaines jours :
- Lundi 1er Décembre, à 9h au métro Saint Paul, Tribunal Administratif, 7 rue de Jouy, pour soutenir les familles qui vont déposer un recours contre le Préfet qui n’a pas fait de proposition de relogement dans le délai de 6 mois prévu par la loi DALO.

- Dimanche 14 décembre, à midi 24 rue de la Banque Paris 2e : un an après le campement des 374 familles sans logis, L’Etat doit encore reloger 240 familles

- Les initiatives contre la loi Boutin, à partir du 13 décembre

Merci de votre soutien...

23.11.2008

Marseille : la police met fin à la "réquisition" d'un immeuble

Alors que se tient à Marseille à partir de lundi une réunion informelle des ministres européens du Logement et du Développement urbain, le GIPN est intervenu dimanche matin rue de la République pour déloger les occupants d'un immeuble qui avait fait l'objet d'une "réquisition citoyenne". (Voir la vidéo)

Samedi, dans l'après-midi, à l'occasion de la manifestation européenne pour l'accès à "un logement pour tous", le cortège avait emprunté cette artère du centre-ville de Marseille "promise aux appétits des financiers de l'immobilier". La caravane du DAL (Droit au logement), qui terminait dans la cité phocéenne son tour de France, accompagnait les manifestants.

Au niveau du n°69 de la rue, l'un des immeubles de "l'ilot 14", totalement vidé depuis plusieurs mois de ses habitants et de ses commerçants, une banderole avait été tendue depuis les fenêtres d'un appartement situé au premier étage: "Ils investissent, nous aussi."

L'ilot en question appartient à la société Atemi, également propriétaire de quelque 700 logements dans la partie haute de la rue de la République.

Après la tenue d'un forum organisé dans le petit théâtre Mazenod, rue d'Aubagne à Noailles, l'un des quartiers populaires de l'hyper-centre, une "discussion/bouffe" sur les questions d'aménagement urbain et des expulsions avait été programmée devant le bar du Globe, un établissement fermé depuis plusieurs mois et situé lui aussi rue de la République, sur l'ilot 14.

Des occupants gagnent le toit de l'immeuble pour échapper aux CRS

Après avoir évacué les participants à cette "discussion-bouffe", plusieurs dizaines de CRS ont pris position autour de l'immeuble. A l'intérieur, restait une dizaine d'occupants.

Pour échapper aux forces de l'ordre, ces derniers se sont alors réfugiés sur le toit-terrasse de l'immeuble, avant d'en condamner la trappe d'accès. Dans le même temps, une centaine de militants se rassemblaient rue de la République en reprenant les slogans de l'après-midi: "Non, non, non aux expulsions!" Les participants de la caravane du logement du DAL les ont ensuite rejoints.

Selon la préfecture de police, l'occupation de l'immeuble aurait donc débuté samedi vers 19h30. Mais selon les militants présents sur place, dont certains étaient en contact avec les occupants, le squat était ouvert depuis une dizaine de jours.

Dans la nuit, la situation a provoqué quelques tensions entre les CRS et les manifestants, mais aucune intervention de police n'a eu lieu pour déloger les occupants de l'immeuble.

Ce n'est que dimanche vers 9 heures, que le GIPN est intervenu et a interpellé les onze "gaillards et gaillardes", selon l'expression de Jean-Luc Marx, préfet délégué pour la sécurité et la défense des Bouches-du-Rhône, qui avaient passé la nuit sur le toit-terrasse.

"J'ai eu affaire à des militants politiques qui évoquaient la société de classes"

C'est à la demande du propriétaire de l'immeuble occupé que le préfet a finalement donné l'ordre de faire évacuer l'immeuble:

"J'ai essayé de les convaincre de quitter le toit tranquillement, en vain. J'ai eu affaire à des militants politiques qui évoquaient la société de classes et, malgré mon patronyme, nous ne sommes pas parvenus à nous entendre."

Dix hommes du Groupement d'intervention de la police nationale (GIPN) de Marseille sont alors intervenus en début de matinée pour faire redescendre les onze militants, qui ont ensuite été placés en garde à vue à l'Evêché, l'hôtel de police de Marseille, où ils étaient toujours détenus en milieu de journée.

La proximité dans le temps avec la réunion des ministres européens du logement aura-t-elle accéléré l'évacuation de cet immeuble de la rue de la République? Jean-Luc Marx assure que non.

A lire aussi: Abus et dérives de la rénovation urbaine à Marseille

01.11.2008

Gueux Pride Marseille

un article du Comité Droit Au Logement de Dax : www.daldax.org.

Gueux Pride Marseille
1 2 3 Vidéo Rue89 : La Gueux Pride à Marseille Gueux Pride : « Rendre visibles les invisibles », par Rémi Leroux, Rue89 Marseille. La première « Gueux Pride » a eu lieu à Marseille ce vendredi. Une manifestation citoyenne, politique, pour dénoncer toutes les formes d’exclusion et de précarité. Parmi les participants, Nadia Desjardins, une ex-SDF qui aide désormais les « gens de la rue » à s’en sortir. Mais qui sont ces gueux dont on nous parle ? Des sans-abris, intérimaires, étudiants, stagiaires, squatteurs, chômeurs, des travailleurs, des fous, drogués, enseignants, artistes et même des médecins ! Toutes celles et ceux qui « se reconnaissent en tant que gueux de ce système ». Ceux-là même que Coluche voulait représenter il y a vingt-cinq ans déjà. Le collectif à l’origine de la Gueux Pride explique vouloir rendre « visibles les invisibles » et pointer un système générateur de précarité et d’exclusion. Sylvain Perrot, pharmacien à Médecins du Monde à Marseille, détaille : « La précarité, ce n’est pas seulement ceux qui vivent dans la rue. C’est aussi l’étudiant obligé de se (...)

27.10.2008

Interview de Jean-Baptiste Legrand

Publié le 25 octobre 2008 sur http://www.friture.net/

NR : Jean-Baptiste, 22 mois depuis les EDQ, que de promesses non tenues et un de loi sur le logement régressif, comment interprètes tu l’attitude schizophrénique du gouvernement ?

JBL : ces gens sont malins, Ils ne font pas bouger les dossiers et jouent la montre, si il n’y a pas suffisamment de pression de l’opinion publique, si ils ne sont pas pris à la gorge ils ne bougeront pas. Le projet de loi de Boutin par exemple, fait suite au rapport du député UMP Pinte sur le mal logement dont la conclusion est qu ‘il existe une grave crise du logement et qu’il faut agir dès maintenant afin d’éviter une future catastrophe.

Suite à ce rapport, le député Pinte et les associations s’occupant du logement ont été convoqués par le gouvernement. A la sortie de la réunion de travail, le député lui même était déçu de constater que les moyens nécessaires à la résorption de la crise du logement ne seraient pas développés, ce qui annonce un échec prévisible.

Le projet de loi de Christine Boutin est un retour en arrière, elle utilise cette loi pour faire de la communication et éviter de prendre de vraie mesures. Toutes les associations sont réunies sur l’avis qu’elles ont de ce projet de loi, cet avis commun est que cette loi est régressive (loi SRU sur le quota de logements sociaux remise en cause, expulsions facilitées …)

NR : les EDQ ont ils été un effet de mode ? JBL : Notre discours était « Ouvrez les yeux, ces gens ne sont pas tous des pochetrons », le but était de casser les préjugés, ça a fonctionné durablement avec la période EDQ mais il faut le répéter , que ces être humains soient cassés ou pas, il faut recommencer à expliquer, à parler d’eux, sinon la population se rendort et on les oublie. Les plus visibles d’entre les sans abris sont souvent les plus abîmés et les plus bruyants, je comprends qu’ils fassent peur à des gens.

NR : Mis à part raconter l’aventure des EDQ, quels sont vos objectifs en présentant ce film ?

JBL : Elargir la sensibilité de l’opinion publique sur la cause des Sans Abris , toucher le public le plus large et leur donner des éléments pour changer de vision. Montrer comment cette action de revendication a fonctionné et qu’il faut demander, exiger, pour obtenir. Ce film n’est pas seulement un film sur les sans abris, il vise à leur donner la parole.

A notre niveau à nous, les initiateurs du mouvement, ce film nous a aidé à tenir le coup dans les moments difficiles, il était comme un film conducteur car il allait nous permettre de donner un témoignage, des preuves, et de montrer des gens et des choses qui nous tenaient à cœur que ça réussisse ou pas.

Après la fin des EDQ nous ne pensions pas faire le film, mais en voyant que 4 à 5 mois après le canal Saint-Martin rien ne bougeait nous avons décidés de le sortir. De plus il y a eu un changement de gouvernement en mai 2007, les personnes du gouvernement avec qui nous travaillions ont changé, les nouveau ne connaissaient pas notre action, ne la comprenaient pas, ils nous prenaient juste pour des excités.

NR : Avez vous toujours des contacts avec le gouvernement ?

JBL : Suite au rapport PINTE, un collectif inter associatif a été reçu, mais la loi de finance prévoit une baisse des crédits alloués aux ministère de la ville et du logement, en complète contradiction avec les moyens qu’il faudrait pour sortir de cette crise du logement. A titre individuel, Augustin et moi n’avons plus du tout de suivi de ce qui se passe ou pas depuis l’action de Notre dame. Ni informations, ni chiffres, l’opacité est totale alors que nous étions pendant les EDQ associés au travail en cours sur le sujet au gouvernement. Mais pour moi, l’opinion publique s’est rendu compte que le gouvernement mentait pendant la répression du campement de Notre Dame. Christine Boutin confond hébergement et logement, elle montre beaucoup de sensibilité devant les caméras, comme quand elle est venue en pleurs sur le canal saint Martin, mais ce n’est qu’une sensiblerie de surface, il n’y a rien de sincère derrière.

NR : La population SDF est souvent stigmatisée et mal vue par l’opinion publique, selon toi, qu’est ce qui pourrait faire évoluer les mentalités ?

JBL : L’opinion évolue toute seule, je suis optimiste de nature sur l’évolution de la société. beaucoup de gens se dirigent vers l’alter mondialisme par exemple, les génération qui viennent sont plus humanistes et ouverte sur le monde, mais peut être que je me trompe…

NR : Est ce que les sans abris ne seraient pas un garde fou pratique pour que les gens restent dans le « droit chemin » ?

JBL : c’est une question que je me suis souvent posée, mais je n’arrive pas à croire des êtres humains puissent être assez cyniques pour se servir des sans abris comme épouvantails.

NR : Avez vous gardé des liens avec certains des sans abris ayant participé à la lutte des EDQ ?

JBL : Pas tous, nous n’avons plus de nouvelles d’une grande partie, mais ils savent tous où nous trouver si besoin. Nous avons quand même gardé des contacts proches avec certains. Un mélange de personnes sans abris et bien logés qui se sont rencontrés sur le campement du canal Saint Martin ont fondé un CHRS de 20 places, les anciens de la rue participent à l’accompagnement des personnes hébergées, le but de cette structure étant d’accompagner les personnes vers un logement pérenne. Je fais partie du conseil d’administration mais je ne m’implique pas plus pour ne pas perdre ma liberté d’action et de pensée.

NR : l’arsenal juridique en matière de logement n’est apparemment pas suffisant pour faire bouger les choses, quelles sont selon toi les stratégies à mettre en œuvre pour obtenir un droit au logement réel et effectif ? crois tu qu’il y a une chance de gagner ce combat ?

JBL : je suis persuadé que nous allons gagner le combat, il est aussi très important d’avoir accès au droit et de surveiller l’application du DALO, certaines préfectures découragent les demandeurs de dossiers DALO en leur disant que ça n’aboutira pas, c’est un déni de droit et c’est inadmissible. Je suis optimiste sur le DALO car par exemple, pour que l’école soit obligatoire pour les enfants il a fallut beaucoup de temps mais c’est un droit acquis maintenant. Il faut continuer à mettre la pression dans la rue et ne pas laisser les choses se déliter.

NR : le générique de fin du film affiche « A suivre… », êtes vous déterminés à continuer la lutte en faveur des sans abris ? de quelle manière ?

JBL : nous sommes en train de construire l’acte II, la constitution d’un maillage, un réseau car nous devons être plus nombreux pour construire une action, pour l’instant rien n’est défini. Actuellement, les association qui s’occupent de la problématique du logement (DAL, macaque, jeudi noir, EDQ…) ne représentent qu’une poignée de gens, mais il y a potentiellement beaucoup de gens nombreux pour soutenir cette cause car ils y sont sensibles. Il est très important de militer.

Pendant l’action de Notre dame par exemple, beaucoup de gens des banlieues sont venus en soutien, ils étaient mélangés à des mamies du secours catholique, des touristes, et tout ce petit monde faisait corps ensemble face aux CRS Il faut un mélange des genres, des populations, un panel représentatif, non composé seulement des militants habituels.

Pendant ce temps là, les ex - campeurs du canal du midi relogés rue du raisin à Toulouse doivent « faire leurs preuves » avant que la mairie ne les aide à mettre en place un projet d’habitat collectif. Les revendications des EDQ sont toujours d’actualité…

Propos recueillis par Nathalie Rivière

Film projeté à UTOPIA Toulouse Du 22/10/08 au 11/11/08

La caravane des mal-logés à Paris

un article du Comité Droit Au Logement de Dax : www.daldax.org.

Arrivée à Paris
Vidéos : La « caravane des mal-logés, des sans-logis et des locataires », partie le 14 octobre de Pau à l’initiative de Droit au logement (Dal), Emmaüs et le collectif contre la loi Boutin, a fait sa dernière étape à Paris, non loin des Champs-Elysées, a constaté une journaliste de l’AFP. Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal (Droit au Logement), a indiqué vouloir « établir des convergences avec d’autres mouvements et confédérations syndicales et mener des initiatives communes sur la loi Boutin ». « Nous demandons au président de la République d’arrêter les explusions locatives, de revoir la politique du logement fondamentalement, d’appliquer la loi de réquisition, de produire massivement du logement social, de baisser et plafonner les loyers », a-t-il clamé à l’arrivée entouré des manifestants. « La loi Boutin va faire augmenter les loyers et les gens vont travailler pour vivre dans la précarité », a ajouté Denis Pinardon, du Dal de Tours. « La caravane des sans-logis, mal-logés et locataires contre la crise du logement, la spéculation et la loi Boutin », partie de Pau, a fait étape à Biarritz, Bordeaux, La Rochelle, Nantes, Tours, Orléans, les Mureaux. « C’était bien qu’il y ait des étapes dans des villes (...)

24.07.2008

Victimes de la crise, les sans-abri américains entendent voter

Reuters - Mary White, une mère célibataire américaine de 42 ans, travaillait comme vendeuse jusqu'à ce que sa banque saisisse la maison qu'elle louait.

Après la perte de son bien hypothéqué et son emploi, elle s'est retrouvée à la rue avec ses six garçons.

Elle est aujourd'hui plus que jamais résolue à voter à l'élection présidentielle du 4 novembre.

"Ma situation va m'y inciter encore plus. Je veux dire que ça ne devrait arriver à personne en Amérique. Je suis très en colère", déclare-t-elle.

Comme elle, de nombreux Américains sans abri sont déterminés à exprimer par les urnes leur inquiétude face aux difficultés de l'économie et à la crise de l'immobilier.

Le gouvernement fédéral évalue à plus de 400.000 le nombre d'habitants du pays qui dorment chaque nuit dans des abris de fortune, sous des ponts ou dans des voitures en stationnement.

Les associations militantes prédisent que cette année, quelque 3,5 millions d'Américains se retrouveront un jour ou l'autre dans cette situation.

Alors que le nombre des saisies immobilières a franchi l'an dernier le cap des deux millions, les organisations d'aide aux sans-logis disent recevoir de plus en plus d'appels de familles privées de toit par leurs difficultés à payer emprunts, loyers ou factures.

Aucun chiffre précis n'est disponible, mais les électeurs à faible revenus ou sans logement sont plus motivés que jamais. "La volonté de voter est forte en raison de la situation", déclare Michael Stoops, de la Coalition nationale des sans-abri.
ESPOIR DE CHANGEMENT

Les deux candidats à la Maison blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, se sont engagés à aider, s'ils sont élus, les foyers les plus touchés par la crise.

Obama a promis un train de mesures pour les quelque 37 millions d'Américains vivant sous le seuil de pauvreté, dont l'indexation du salaire minimum sur l'inflation, des exemptions fiscales et un accès renforcé aux logements à loyer modéré.

McCain a fait campagne en avril dans les "endroits oubliés" du Sud des Etats-Unis en promettant des politiques d'aide à l'emploi ou d'allocations logement pour les sans-abri.

Les Américains sans domicile, plus d'un tiers étant constitués de familles avec enfants, dépendent du gouvernement et des organisations d'aide. Le résultat de l'élection du 4 novembre revêt d'autant plus d'importance pour eux.

"Quand vous êtes sans-abri, c'est probablement encore un peu plus important: toute aide que vous touchez provient du secteur public", explique Louisa Stark, présidente du Consortium Phoenix pour les sans-logis.

Parmi ceux qui suivent la campagne, Shera Greenwich, une mère de deux enfants hébergée dans un foyer à New York, espère "beaucoup de changement si Obama est élu président". "Je pense qu'il peut remettre l'Amérique sur les rails", dit-elle.

En attente d'un appartement subventionné, elle souligne que les questions de sécurité économique ou de santé constituent ses principales préoccupations.

Les associations de défense rappellent toutefois que les sans-abri doivent surmonter de nombreux obstacles avant de déposer leur bulletin dans l'urne.

Beaucoup n'ont pas d'adresse fixe pour s'inscrire sur les listes électorales, d'autres ont perdu les documents nécessaires - certificats de naissance, cartes de sécurité sociale - pour obtenir leur carte d'électeur.

Leur poids démographique ne fera pas à lui seul basculer le résultat de l'élection mais les sans-logis américains placent leurs plus grands espoirs dans le scrutin de novembre.

"Je voudrais la sécurité pour ma famille, pour la retraite, la santé, toutes ces choses, et essayer d'avoir un peu l'esprit tranquille", déclare Mendy Harris, une mère de cinq enfants âgée de 40 ans.

Employée d'une entreprise de transports, elle n'a plus la maison qu'elle louait à Phoenix depuis que son mari a perdu son emploi. "Mon mari n'a pas voté depuis l'âge de 18 ans, mais cette fois, il est très motivé", ajoute cette électrice, qui déposera dans l'urne un bulletin démocrate.

Avec Tim Gaynor à Phoenix, Nancy Leinfuss à New York, version française Jean-Stéphane Brosse

15.06.2008

HANDICAP - CONFERENCE NATIONALE du 10 juin … EN TOUTES FRANCHISES … : JE DENONCE !

Bonjour...
Mon cri ... N'est pas seulement le mien ... Mais celui de milliers de personnes en situation d'exclusion, d’invisibilité ... D' INEXISTANCE! … Tant humainement que légalement.

Une personne handicapée vivant seulement avec l'AAH ... Un travailleur SDF ... Un SDF sans travail ... Un travailleur précaire ...
Tous nous sommes à bout!
S'il vous plait ... Diffusez, faites diffuser ce message !

Utilisez le s’il vous semble juste et faite lui vivre sa vie !
Aidez nous à être entendu(e) s!
MERCI de votre action ... Continuez de vous battre.

Pour que les mots … Solidarité … Egalité … Humanité … Ne disparaissent pas du dictionnaire !

Merci!
Janine Thombrau

Moi, Janine Thombrau, rongée par une Sclérose En Plaques , n’ayant pas choisi d’être handicapée ni de ne pouvoir travailler, en mon nom et celui de milliers d’autres exclus, malades, travailleurs précaires, citoyens sans toit….

JE DENONCE…

* Je dénonce le pouvoir de notre pays incapable d’assurer la protection de ses citoyens les plus fragiles.

* Je dénonce le pouvoir législatif, Députés et Sénateurs, qui, malgré leurs belles paroles tricotées de condescendance et de compassion de théâtre, ignorent totalement le vécu d’une grande part de leurs concitoyens.

* Je dénonce le pouvoir exécutif qui, avec la complicité des deux assemblées, prend aux plus pauvres pour donner aux plus riches…. Et ce même pouvoir de n’être rien de plus qu’un pantin au service des plus riches.

* Je dénonce les dirigeants d’un pays qui dans quelques jours sera à la présidence de l’Union Européenne et j’ai honte pour nous quand ces mêmes osent dire que le handicap sera une de leurs priorités. ( En vue de sa Présidence de l'Union Européenne à partir du 1er juillet, le Ministre du Travail et de la Solidarité a affirmé que "la politique du handicap était au cœur des priorités d'action" du Gouvernement…).

* Je dénonce encore ces dirigeants qui ont signé une convention de l’ONU et qui ne l’appliquent même pas sur leur territoire. (Cette convention de 32 pages avec son Protocole facultatif adoptés le 13 décembre 2006, - ouverts à la signature au siège des Nations unies, à New York, le 30 mars 2007, sont entrés en vigueur le 3 mai 2008 – interdit toute forme de discrimination au travail liée au handicap, notamment en matière de recrutements, de promotion et de conditions de travail. Elle stipule qu'à travail égal on doit toucher un même salaire…).

Elle exhorte par ailleurs les Etats signataires à promouvoir l'emploi des personnes handicapées, notamment au moyen d'une "discrimination positive" à leur égard.

La convention stipule encore que les handicapés ne peuvent être exclus des systèmes éducatifs et exige des Etats signataires qu'ils facilitent leur accès aux bâtiments, aux moyens de transports, aux écoles et aux lieux de travail…)

* Je dénonce l’opulence et les bénéfices des industries pharmaceutiques qui se nourrissent de la maladie et de la détresse des malades et des handicapés (Rien que 7,11 milliards d'euros, pour Sanofi Aventis en 2007)

* Je dénonce les bénéfices « pharaoniques » des entreprises qui utilisent chômage et misère comme une arme de soumission

* Je dénonce ces patrons et ces actionnaires du CAC 40 qui n’imaginent même pas reverser 10% de leurs bénéfices pour sauver la sécurité sociale, la santé et la solidarité.

(DOUZE milliards pour Total, sept milliards pour BNP et Sanofi, cinq milliards pour EDF et Société générale. Les profits dégagés en 2006 par les entreprises du CAC 40 totalisent 97 milliards d'euros. Soit une progression de 10 % par rapport à l'année précédente… Et plus de cent milliards d’euros en 2007)

* Je dénonce ces entreprises qui affichent leurs bénéfices pantagruéliques et délocalisent ou licencient pour en faire encore plus…. Allongeant sans vergogne la liste des chômeurs et par là même des malades.

* Je dénonce l’incompétence … Le mépris … L’inhumanité … D’un pays qui est incapable d’assurer une retraite normale, avec les mêmes plaisirs, la même qualité de vie, à ses « vieux » qui l’ont construite.

* Je dénonce la misère de 850 000 handicapés, qui n’ont pas choisi d’être dans cet état et de ne pas travailler … Qui, de fait, vivent largement au dessous du seuil de pauvreté…

(Il me reste 408,97 € sur mon AAH, après avoir payé frais médicaux non remboursés et franchises ... Pour: m'héberger, manger, payer ma part de charges, téléphoner, écrire, et peut-être m'habiller ... ???? Car vu ma dépendance, il m'est impossible d'habiter seule...)

* Je dénonce le volontaire oubli de cette population qui se situe en dessus de 7,5 à 8 sur l’échelle EDSS … Et qui se trouve dans l’impossibilité totale de vivre seule et de travailler…. Ainsi que le manque de structures pour les accueillir.

* Je dénonce les mensonges du pouvoir, vos mensonges, sur le soi-disant déficit de la Sécurité Sociale … Afin de culpabiliser les français et en particulier les malades. Bien sûr que si des recettes ne rentrent pas … Il y a déficit ! Mais de quelles recettes s’agit-il ?

(Qu’en est- il de la part des recettes fiscales qui doivent être imputées au fonctionnement de la « Sécu. » ? Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards, sur l'alcool : 3,5 milliards, La partie des primes d'assurances automobiles : 1,6 milliards, La partie de la taxe sur les industries polluantes : 1,2 milliards, La part de TVA : 2 milliards, retard de paiement pour les contrats aidés : 2,1 milliards, retard de paiement par les entreprises : 1,9 milliards. En faisant une bête addition, on arrive au chiffre faramineux de 20,1 milliards d’Euros).

* Je dénonce cette outrecuidance que vous avez de nous culpabiliser en nous mettant sur le dos vos incompétences de gestion… Où plutôt de dissimuler sous ces apparentes incompétences vos choix de faire les riches plus riches et les pauvres à la fois plus pauvres et responsables des malheurs de notre société…

* Je dénonce cette société qui stigmatise les pauvres, les malades, les chômeurs, bref tous les « fragiles » ou les « pas dans le moule », cherchant à en faire des boucs émissaires et à faire régner un régime de la PEUR... »

* Je dénonce cette société et ce système qui fait son chemin vers un individualisme forcené et un incivisme qui fait oublier que : « Ca n’arrive pas qu’aux autres » …

* Je dénonce par là même cette même société qui fait que nombre d’employeurs préfèrent payer des amendes plutôt que d’employer des handicapés.

* Je dénonce ces centaines de communes qui ne se fendent pas des aménagements indispensables pour nous permettre une vie respectant notre liberté de circulation et l’égalité dans les transports…. Fauteuils roulants … Poussettes … Même combat !

* Je dénonce l’état de la majorité de leurs rues et trottoirs, de du peu de places accessibles en stationnement handicapé… Car même si elles en avaient pour certaines la volonté politique … La compensation du transfert des charges ne se fait pas ou si mal.

* Je dénonce une république qui ne nous donne pas, malgré ses fondements, les moyens d’autonomie et d’indépendance financière nous permettant la qualité de vie à laquelle peut prétendre tout citoyen.

* Je dénonce aussi une société qui n’accorde l’AAH qu’à partir de 20 ans, déniant ainsi la majorité à 18 ans.

* Je dénonce, messieurs qui nous dirigez, votre arrogante inhumanité, vos certitudes goguenardes lorsque vous parlez des handicapés et des exclus, et votre incommensurable mépris de la connaissance et du respect de ceux dont vous avez la charge.

* Je dénonce … J’accuse … L’Etat Français d’abuser « le peuple électeur », d’en abuser et d’utiliser la démocratie contre toute une partie du peuple…. Au bénéfice outrageant d’une infime partie… De pratiquer un népotisme d’état !

Alors … Si personne ne réagit … A qui le tour ?

Quelles seront les prochaines victimes de cette course sociale à reculons… Quels seront les nouveaux coupables de la descente aux enfers de notre société ?

http://motspourmaux.perso.cegetel.net/
http://www.nipauvrenisoumis.org/
http://www.appelcontrelafranchise.org/franchise.php
http://www.ensemblepourunesantesolidaire.fr/



20.12.2007

Fillon et les sans-domiciles. T'as pas 10 euros ?

un amendement, voté lundi soir au Sénat, devrait permettre aux associations de louer des appartements dans le parc privé, pour les sous-louer ensuite à un prix très social aux ménages modestes, l’État prenant en charge le différentiel entre le loyer de marché et le loyer très social. Mais, il faudra budgéter ! Et pour l’instant cela n’a pas été fait.

08:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : HLM, LOGEMENT SOCIAL, SDF, SANS-LOGIS, MAL-LOGÉS | | |  Facebook

18.12.2007

SDF: le gouvernement veut mettre fin à la polémique sur les places d'hébergement

François Fillon tentera aujourd'hui de mettre un terme à la polémique entamée le week-end dernier entre Christine Boutin et les Enfants de Don Quichotte sur les places d'hébergement disponibles pour les SDF, en réunissant l'ensemble des acteurs pour dresser un état des lieux et envisager des solutions.
Tandis qu'Augustin Legrand, porte-parole des Enfants de Don Quichotte, fort, cette année, du soutien des autres associations, a dénoncé les "promesses non tenues" par le gouvernement, Christine Boutin a répété à l'envi qu'"il restait des places d'hébergement libres".
Le coeur de la polémique porte sur les 27.100 places d'hébergement promises en janvier dernier par Jean-Louis Borloo, alors ministre de la Cohésion sociale, dans le cadre du plan d'action pour l'hébergement des SDF (Parsa).
Augustin Legrand et les associations soutiennent que seulement 14.000 places ont été dégagées. Pire même, selon lui, la mise en place incomplète de places d'hébergement stables où les SDF sont accueillis plusieurs jours et non plus pour une simple mise à l'abri, a bloqué tout le système.

Et dans le Bas-Rhin ? Et à Strasbourg ?

A Strasbourg "le 115 est saturé" est un pléonasme
A Strasbourg depuis des mois nous tentons d'attirer l'attention sur le fait que nous ne pourrons pas répondre à la demande et que 300 places au moins sont à prévoir.
A Strasbourg nous lisions dans la presse que la DDASS ne rencontrerait aucun problème : 100 places plus 100 et 70 de plus... MENSONGE. Rien n'a été fait, aucune place de dégagée en tout cas. Seule une nouvelle maraude a été confiée à nos quichotte strasbourgeois ! Une expérience nous dit-on qui se retrouve devant cette évidence : pas de place !
Bien qu'ayant la "chance" de se voir attribué des priorités dans des centres d'hébergement cette association aussi voudrait bien s'installer au Neuhof. Mais nous avons appris que le petit comité dal du coin avait lui trop d'appartements... Marrions les, je crois qu'ils se ressemblent ; comme dit la chanson.

08:50 Publié dans Actions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sdf, sans-logis | | |  Facebook

22.11.2007

Tours : Le CSDASP et le ministère des sans logis et de tous les sans

Le CSDASP et le ministère des sans logis et de tous les sans seront présents samedi 24 novembre à 14 h devant le cinéma le Rex (rue nationale) à Tours. L'annexe du ministère sera de nouveau posée sur ce trottoir. A bientôt et si le coeur vous en dit, à samedi.
Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
csdasp37@no-log.org

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