24.03.2009

Mobilisons-nous contre le délit de solidarité !

Communiqué : Fédération Entraide Protestante Grand-Est

Si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Objectif chiffré de reconduites à la frontière pour 2010 :  28 000
Objectif chiffré d’interpellations d’aidants pour 2010  : 5 500
(source : Loi de finances 2009)

Aujourd’hui, en France, il est devenu criminel d’accueillir, d’accompagner, ou seulement d’aider une personne en situation irrégulière…..
Le 18 février 2009, à 7 h 45 du matin, la police frappe à la porte une bénévole aux Restos du cœur et à l’association Terre d’errance. Depuis deux ans et demi, cette femme organise les dons de nourriture et d’habits pour les migrants qui errent autour de Calais dans l’espoir de passer en Angleterre. Elle recharge aussi leurs portables. Les policiers lui on dit : "on vient vous chercher pour vous mettre en garde à vue, pour flagrant délit d’aide aux personnes en situation irrégulière".

L'interpellation le 16 février 2009 d'Hamid, un sans-papier accueilli par la communauté Emmaüs de Marseille Pointe-Rouge, s'est transformée  le 17 février 2009, en opération policière dans cette communauté. Ainsi,  sur décision du parquet de Marseille une perquisition a eu lieu dans la dite communauté Emmaüs  aux fins de recenser la présence d'éventuels compagnons sans papiers. Dans le même cadre, Kamel un responsable de la communauté a été mis en garde à vue pendant 6 heures le 17 février.

Ces faits s’ajoutent à une liste déjà longue de militants associatifs ou de citoyens ordinaires poursuivis pour avoir manifesté leur solidarité ou agi avec humanité à l’égard de migrants privés du droit au séjour. Alors demain, quels gestes du quotidien seront punis pour remplir les objectifs du Ministère de l’immigration ? Votre médecin sera-t-il interpelé pour avoir soigné un sans-papier malade, ou votre facteur pour lui avoir distribué son courrier ? L’instituteur de vos enfants sera-t-il inquiété pour avoir appris à lire à un enfant dont les parents sont en situation irrégulière ?

Nous sommes tous concernés : parce qu’ avant d’être « sans-papiers », ces hommes, ces femmes et ces enfants sont des personnes en difficulté, isolées et démunies et  il est de notre devoir de citoyen de les aider dans la dignité et le respect dû à chaque être humain.

Alors si la solidarité devient un délit, nous demandons à être poursuivis pour ce délit !

Mercredi 8 avril 2009, à 10h00,  devant les palais de Justice de Paris, Lille, Marseille, Strasbourg, Lyon, Bordeaux, Toulouse, Rennes et ailleurs en France, nous serons 5 500 à nous présenter comme prisonniers volontaires, affirmant avoir, un jour, aidé un homme ou une femme sans-papiers en difficulté. Nous serons 5 500 citoyens décidés à rester des « aidants » !

Si vous souhaitez participer à ces rassemblements, vous pourrez dès vendredi 27 mars vous inscrire sur le site d’Emmaüs France (www.emmaus-france.org).

D’ici là, pour tout renseignement ou pour faire part de votre participation, n’hésitez pas à prendre contact avec Teddy Roudaut : troudaut@emmaus-france.org

SOYEZ NOMBREUX A NOUS REJOINDRE !!!!

Premières Associations Partenaires :
Emmaüs France / RESF / Fédération Entraide Protestante / Cimade / Comede / Gisti / FASTI / UNIOPSS / Secours Catholique

Fédération de l'Entraide Protestante CONTACT@FEP.ASSO.FR

Si vous souhaitez participer à ces rassemblements, vous pourrez dès vendredi 27 mars vous inscrire sur le site d’Emmaüs France (www.emmaus-france.org).

21.03.2009

Du 22 au 28 mars, semaine d'actions et de mobilisation pour la régularisation de tous les sans papiers coordonnée par RESF 42

Du 22 au 28 mars plusieurs associations, réseaux, collectifs, syndicats, participent à une semaine d’actions et de mobilisation pour la régularisation de tous les sans papiers coordonnée par RESF 42. Elle se termine par une manifestation de rue qui partira à 10H de la place Jean Moulin à St Etienne, le samedi 28 mars.

Vous trouverez le programme dans le document en pièce jointe.

Le réseau de solidarité avec les familles rroms contribue à cette semaine en proposant une soirée sur la situation des rroms roumains, le mardi 24 mars à partir de 19H à la Maison de Quartier du Crêt de Roc (65 rue de l’Eternité).

La soirée débutera par la projection :

- Du court métrage de Yannick Lainé « Bons souvenirs de la Souillarderie » qui relate l’installation de familles rroms sur un terrain aménagé par la municipalité de Nantes (voir ci-dessous le texte de présentation).

- De deux vidéos de Marie Pierre Vincent : « Tous les chemins mènent aux roms » sur la situation des rroms à St Etienne, et un diaporama sur les rroms en Roumanie.

Elle se poursuivra par un débat avec les rroms roumains vivant sur l’agglomération stéphanoise, des membres du réseau de solidarité et de Florin Iamandita médiateur rroms qui intervient sur l’agglomération de Nantes.

Georges Günther

« Bons souvenirs de la Souillarderie », court métrage de 26 mn de Yannick Lainé.

Co-production Télénantes/Une famille, un toit 44.

Nantes, 18 familles roms, après deux ans de survie sur le terrain vague de la Souillarderie dans des caravanes en fin de course, sont installées sur un nouveau terrain dans de véritables caravanes ou mobil-homes grâce à l’action conjointe d’associations et de la municipalité de Nantes.

Ce documentaire retrace cette nouvelle installation sans méconnaître que ces conditions moins précaires d’existence ne règlent pas le droit au travail et au séjour. « Chère Roumanie, nous avons le mal de toi mais nous ne reviendrons pas. Nous voulons croire en notre avenir en France. »

06:14 Publié dans COMMUNIQUÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papiers, familles rroms, resf 42 | | |  Facebook

29.09.2008

STRASBOURG : CERCLE DE SILENCE LE 30 ...

Chers amis,

Le prochain cercle de silence aura lieu comme tous les mois et quel que soit le temps le 30 septembre de 18 à 19 heures, Place Kléber.
Comme le mois dernier, si le temps le permet, il sera suivi d'une invitation à casser la croûte entre les participants qui le souhaitent.

Notre rassemblement de protestation garde toute son actualité. Il y a encore quelques jours, une jeune femme sri-lankaise s'est retrouvée enfermée au centre de rétention de Geisposheim.

L'histoire de son père est la reproduction tragique de celle de Rajendram Elvanchelvan qui avait résidé à Strasbourg durant cinq ans et qui, après avoir épuisé tous les recours, a été contraint de rentrer dans son pays où il fut assassiné quelques mois après son retour.

La saisine de la Cour Européenne des Droits de l'Homme a décidé de la suspension de la reconduction de cette jeune femme. Libérée, mais totalement anéantie par l'angoisse d'être renvoyée entre les mains des tortionnaires qu'elle cherche à fuir, elle a fait une tentative de suicide.

Assignée à résidence, elle va devoir se rendre chaque jour au poste de police pour  signaler sa présence, toujours sans papiers ni aucune ressource, en attendant la décision au fond de la Cour Européenne des Droits de l'Homme qui peut survenir dans... plusieurs années.

Pour elle, et pour tous ceux qui vivent des tragédies similaires, nous continuerons à nous réunir en silence en signe de protestation.

Merci de relayer dans vos réseaux et de venir avec les amis et les amis de vos amis.

cercledesilence.strasbourg@gmail.com

09.09.2008

SITE RÉPERTORIANT LES CERCLES DE SILENCE EN FRANCE

Un site a été créé par des militants RESF de Lyon , répertoriant les différents cercles de silence existant en France :

 
Info communiquée par LE COLLECTIF JUSTICE ET LIBERTES
justiceetlibertes@gmail.com
http://justiceetlibertes.site.voila.fr/

28.08.2008

Le prochain cercle de silence se tiendra le 30 août, de 18 à 19 heures, Place Kléber

 Chers amis,

Le prochain cercle de silence se tiendra le 30 août, de 18 à 19 heures, Place Kléber

Si le temps est clément, nous invitons les participants qui le souhaitent à amener un petit panier repas à partager à la fin du cercle de silence pour marquer nos retrouvailles après l'été.

Depuis avril, nous nous rendons compte que le cercle de silence est aussi un lieu de rencontre entre des participants qui ne peuvent guère se parler étant donné la forme spécifique de la manifestation.

N'ayant prévu ni tables ni bancs, ce moment de convivialité se fera sans trop de confort mais sera sans aucun doute chaleureux.

Dans tous les cas, comme tous les mois et tant qu'il le faudra, nous continuerons à protester par notre présence silencieuse contre la criminalisation de personnes dont le seul défaut est d'être étrangères et démunies de papiers.

Merci de relayer l'information dans votre réseau et aussi d'être présents, si possible avec vos amis et les amis de vos amis...

cercledesilence.strasbourg@gmail.com

12.07.2008

Belgique : Turtelboom fâchée du soutien de l'Eglise aux sans-papiers

La ministre de la Politique de la migration et de l'asile, Annemie Turtelboom, n'est pas contente du soutien apporté par l'Eglise aux sans-papiers en grève de la faim. Elle estime que les églises et des bâtiments publics ne peuvent accueillir ces grévistes. Elle appelle chacun à prendre ses responsabilités. Le porte-parole du cardinal Danneels est irrité. "L'Eglise a le devoir d'offrir un toit à ces gens", dit-il vendredi dans la presse.

"Je comprends que des personnes désespérées en arrivent à des formes extrêmes d'action. Mais ceux qui les permettent - que ce soit dans une église, un parc, un bâtiment public ou une habitation privée - ont une responsabilité morale et de fait", dit Mme Turtelboom. La ministre va envoyer une note aux bourgmestres des communes où des grèves de la faim sont menées. Elle les appelle à bien réfléchir au soutien qu'ils apporteraient à de telles actions. (VAD) source levif.be
• l'europe de la répression est déjà en marche RÉSISTANCE

07:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papiers, sans-papiers, immigration, europe | | |  Facebook

28.06.2008

GUIDE JURIDIQUE SANS-PAPIERS

Sans papiers : S’organiser contre l’expulsion Que faire en cas d’arrestation ?

Un guide pratique et juridique, écrit à partir d’expériences de luttes de ces dernières années, pour s’organiser contre les expulsions :
• De l’arrestation à l’aéroport, connaître et utiliser les procédures juridiques pour tenter d’obtenir la libération des personnes interpellées.
• S’organiser collectivement pour mettre la pression sur la préfecture, les tribunaux, les consuls...

Guide téléchargeable et consultable sur le site : http://sanspapiers.winterhost.org

06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans papiers, sans-papiers, immigration | | |  Facebook

13.05.2008

Le casse tête des taudis à Saint-Denis

Par Marie-Anne KLEIBER - Le Journal du Dimanche
Depuis qu'un incendie a ravagé une partie du 59-61, rue Charles-Michels, près de la gare de Saint-Denis, 104 personnes, dont une soixantaine d'enfants, dorment sous des tentes. Les rescapés, en majorité des sans-papiers d'origine africaine, exigent d'être relogés dans des appartements décents. A Saint-Denis, le problème des immeubles insalubres est un véritable casse-tête.

Une forêt de petites tentes colorées a poussé dans la cour. Il y en a une vingtaine posées sous une bâche. Une protection dérisoire contre la pluie, puis la chaleur de ces derniers jours. La nuit, des dizaines d'autres "igloos" de toile se rajoutent aux rangs serrés des tentes de la cour. Ils sont dépliés d'un clic dans l'entrée et dans la ruelle. En tout, 104 personnes (dont une soixantaine d'enfants) dorment ainsi, agglutinées les unes contre les autres, depuis deux semaines. Depuis qu'un incendie - sans doute accidentel - a ravagé une aile de leur immeuble insalubre, au 59-61, rue Charles-Michels, tout près de la gare de Saint-Denis (93). Un jeune homme de 24 ans est décédé cette nuit-là, deux autres personnes, grièvement intoxiquées par les fumées, sont toujours hospitalisées. Le bilan aurait pu être encore plus élevé, vu le nombre d'enfants dormant sur place. Cependant, l'escalier n'était pas en bois mais en béton, ce qui a limité la propagation des flammes.

Tous les rescapés ont choisi de rester sur place, quitte à y camper. "On est plus forts ensemble", explique Fofana Nozé, une jeune mère de deux enfants. Les deux tiers des habitants, d'origine ivoirienne et malienne, sont sans papiers et demandent une régularisation, ainsi qu'un relogement dans un appartement décent. Tous ont en tête le précédent du Paris-Opéra: les familles africaines logées dans cet hôtel insalubre dans le 9e (qui ont souvent perdu des proches dans l'incendie dramatique de 2005) ont reçu un titre de séjour à titre dérogatoire.

"Nous croulons déjà sous les demandes"
A Saint-Denis, il y a urgence. Car, dans les deux ailes encore intactes du bâtiment sinistré logent près de 250 personnes. Sans compter les familles installées dans leur village de tentes dans la cour! Les risques d'incendie sont les mêmes dans ces deux cages d'escalier. La mairie de Saint-Denis vient de demander à l'Etat une solution régionale pour reloger tout ce monde. "C'est hors de proportion pour notre commune! Si on devait attribuer autant de HLM sur Saint-Denis, cela nous prendrait deux ans, alors que nous croulons déjà sous les demandes", estime Stéphane Peu, l'adjoint en charge de l'urbanisme.

La ville se sent dépassée. Elle est lancée dans une "course contre la montre face aux logements qui se dégradent", comme le définit l'élu. Rénovant appartement par appartement, rachetant les copropriétés privées, lot après lot, elle lutte contre l'insalubrité au centre-ville, dans un quartier situé tout autour de la magnifique basilique dionysienne, là où reposent les rois de France. Mais, à deux rues des gisants, les murs lépreux, les cages d'escalier miteuses et les logements indignes gagnent du terrain. Selon une étude menée pour la ville par le cabinet d'urbanisme Guy Taïeb Conseil, 38 % des immeubles de ce périmètre sont "potentiellement" insalubres ; 224 immeubles ont été repérés sur cette zone qui compte 15 000 habitants (un dixième des Dionysiens). Au coeur de Saint-Denis, 400 appartements sont concernés par des procédures de péril et d'insalubrité. "La crise du logement s'est aiguisée depuis 2000, et des propriétaires qui ne font pas de travaux trouvent quand même des locataires, les plus défavorisés socialement. Et le nombre d'immeubles mal gérés augmente dans le centre ancien", déplore Stéphane Peu.

Un immeuble classé monument historique
Or, pour la ville qui consacre 10 millions d'euros par an au problème, "il en faudrait au moins le double pour enrayer le phénomène", estime l'élu. La commune du maire (PC), réélu, Didier Paillard, se tourne vers le ministère du Logement, demandant à Christine Boutin que Saint-Denis soit "pilote" en matière de lutte contre l'insalubrité.

L'immeuble du 59-61, rue Charles-Michels, est un exemple de cette course contre la montre. L'immeuble en U se repère de loin, il émerge au milieu des entrepôts alentour. Ce paquebot date de la fin du XIXe siècle et est répertorié au patrimoine des Bâtiments de France. L'édifice construit en béton armé, très dégradé, a été déclaré insalubre en... 1985. Dans les années 1990, la mairie rachète lot par lot les appartements, elle exproprie également. En 2000, plus personne n'habite les lieux... Mais en 2001, avant le début des travaux de rénovation, des squatteurs s'y installent. La mairie lance alors une "opération tiroirs": un immeuble neuf sort de terre en face du vieux bâtiment. Il sera livré en septembre prochain. S'il n'y avait pas eu l'incendie, le paquebot en béton historique aurait été rénové par tranches: à chaque fois, les habitants d'une cage d'escalier auraient été relogés dans le nouvel immeuble, avant de regagner la partie rénovée. Cela aurait pris cinq ans. Une nuit d'incendie a tout remis en cause. "Maintenant, regrette Stéphane Peu, il faut évacuer."

08:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : village de tentes, sans papiers, HLM, Saint-Denis, insalubrité | | |  Facebook

30.03.2008

TOURS : APPEL À LA MOBILISATION - APRES SILENCE ON RAFLE, CHUTHE ON EXPULSE !

Lundi 31 mars à partir de 7 h du matin l'Entr'Aide Ouvrière devrait commencer à expulser les hommes hébergés au CHUTHE (foyer d'urgence de l'EAO) situé au 143 rue Saint François à Tours. Une vingtaine de personnes, dont des demandeurs d'asile, devraient se retrouver à la rue.
Le Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers et le DAL 37 seront présents devant le foyer dès 6 h 30 pour inviter les gens à ne pas sortir et à les soutenir. Ils appellent toutes les personnes refusant cette éventualité inique à venir les rejoindre. Par ailleurs, 3 familles hébergées à l'hôtel Le Conté (rue Auguste Conte à Tours) et une à l'hôtel Rabelais (place Rabelais à Tours) pourraient se voir également mises à la rue. Ces familles sont aussi hébergées par l'EAO.

L'association Chrétiens Migrants sera présente devant ces hôtels ainsi que le collectif et le DAL 37 dès 8 h 30.
Si ces expulsions ont effectivement lieu, le DAL 37, avec la soutien du Collectif, portera plainte contre l'EAO au regard de la circulaire Vautrin et de l'article 4 de la loi DALO obligeant à tout gérant de foyer à proposer des solutions d'hébergement ou de logement aux personnes avant la fin de l'hébergement.

Un collectif de salariés de l'EAO débraillera ce jour là et appelle à un rassemblement devant la DDASS à Tours à 10 h. Le Collectif et le DAL 37 y appellent aussi pour soutenir ces travailleurs. Ces salariés de l'EAO refusent, entre autres, la fermeture du CHUTHE. Cette mobilisation est soutenue par les sections syndicales SUD, CGT, CFDT et CGC de l'EAO.

Collectif de Soutien aux Demandeurs d'Asile et aux Sans Papiers
0634196498
csdasp37@no-log.org

15:26 Publié dans Actions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DAL 37, TOURS, SANS PAPIERS, DEMANDEURS D'ASILE | | |  Facebook

31.12.2007

Sans Rien et Mille petits Riens

Sans papiers, sans domicile fixe, sans logements, sans ressources, sans droits, sans voix…
Le grand tort du "sans" est de ne rien posséder ; même notre vie ne nous appartient plus. Des sans foi et sans loi disposent de nos vies sans que nous puissions nous exprimer, sans que nous puissions nous élever contre ces infamies. Un article, un reportage sur France 3 Alsace m'a tellement attristée, tellement indignée. Il sagit d'une attaque qui vise l'association dont je suis "bénéficiaire".

Quel est l'objectif recherché, qu'est-ce que ça cache? Toutes ces questions vaines, peuvent-elles occultées que nous les "sans" nous sommes, encore une fois oubliés, utilisés, manipulés pour servir des intérêts que je soupçonne plus mercantiles, plus personnels que solidaires...

Et puis un appel de Manu de Dax, un mail d'Iza de Toulouse, Philippe mon TS remplaçant, la pensée des Marie-Laure, je relie le long mail de Marc, David qui arrive pour me consoler, Luc et sa boîte de chocolats, les mômes de la cité qui quémandent des pièces jaunes, mon chat qui réclame des calins, le soleil qui pointe son nez...
Toutes ces petites choses, ces petits riens, me ramènent à autant de petites joies, à une magnifique légèreté.

À vous tous pour 2008 je vous souhaite mille petits RIENS...

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