29.10.2009
Un foyer pour SDF bientôt à la rue
20MN - Quatre ans après son ouverture à Lyon, le foyer Cléberg peine toujours à trouver sa place en centre-ville. Ce lieu d'hébergement d'urgence pour sans-abri, qui l'an passé déjà avait dû quitter rapidement ses locaux du 5e appartenant au conseil général, risque de ne pas pouvoir passer l'hiver dans ses bâtiments actuels. Le Grand Lyon, propriétaire des lieux, envisage de démolir ses vétustes édifices situés à deux pas de l'ancien marché-gare (2e), dans le cadre de la seconde phase du projet Confluence.
« Notre convention d'occupation s'achève le 15 décembre. Mais la communauté urbaine s'est engagée verbalement à repousser cette date butoir au 31 mars », affirme Jérôme Colrat, directeur de l'association Régis, gestionnaire du centre Cléberg. Passé cette date, la soixantaine de sans-abri accueillis ici jour et nuit - des familles et des hommes seuls pour la plupart - risque de se retrouver à la rue. « Le fonctionnement de la structure est assuré par l'Etat pour quinze ans. Mais sans lieu pérenne et adapté à l'accueil d'urgence, nous ne pourrons plus accomplir notre mission », poursuit le directeur, en quête d'un lieu fixe pour s'implanter. Un défi pour l'association, « sans décision et volonté politique » des collectivités et des services de l'Etat. Le Grand Lyon a indiqué hier avoir alerté la préfecture du Rhône, en charge de l'hébergement d'urgence, sur ce dossier. « Nous n'avons aucune responsabilité en la matière, mais nous n'allons pas les abandonner à la rue », a précisé la communauté urbaine, qui n'a encore trouvé aucun site suffisamment grand pour accueillir le centre Cléberg. W
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27.10.2009
Strasbourg : l'hiver des SDF sera surveillé / OFFRE D'EMPLOI PARUE A L'ANPE
Voilà ça continu !! pour le projet "innovant" à inclure dans le plan froid de cet hiver, situé au Neuhof, on surveille ...
Nous avons dénoncé la même aberration il y à 2 ans, et l'an dernier ... Et c'est accepté, géré, encaissé, par des associations "humanitaires", "sociales", de "réinsertion" ; y'en a toujours une pour accepter !!
Ces opérations sparadrap, le temps d'un hiver, ont depuis longtemps montré leur limite. Mais Strasbourg donne au plan froid, sans complexe, son vrai visage ; rien à foutre de ces personnes, rien à foutre des personnes privées de logement.
C'EST JUSTE DE LA MISE À L'ABRI, FAUT PAS CREVER SOUS LES MILLIONS D'ILLUMINATIONS, NI SOUS LE BEAU SAPIN DE NOEL ...
ANPE
Numéro d'offre 791773Y
Offre actualisée le 26/10/09
Pertinence
VEILLEUR / SURVEILLANT H/F
(Code Métier ROME 11222)
VOUS ETES AMENE A TRAVAILLER PAR EQUIPE DE 3 PERSONNES, REPARTIS EN EQUIPE DE JOUR, DE NUIT ET DE WEEK END DANS UN SITE D'HEBERGEMENT D'URGENCE DE SANS ABRIS. VOUS ETES CAPABLE D'APPLIQUER LES CONSIGNES DE SECURITE AUPRES D'UN PUBLIC PARFOIS VIOLENT.
Lieu de travail : 67 - STRASBOURG NEUHOF
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 6 MOIS
Nature d'offre : CONTRAT DE TRAVAIL
Expérience : EXIGEE DE 2 ANS COMME AGENT DE SURVEILLANCE
Formation et connaissances
Autres connaissances
Qualification : Employé qualifié
Salaire indicatif : HORAIRE 8,82 Euros (57,86 F)
Durée hebdomadaire de travail : 35H00 HEBDO
Déplacements
Taille de l'entreprise : 10 A 19 SALARIES
Secteur d'activité : AUTRES HEBERGEMENTS SOCIAUX
Si cette offre vous intéresse,
veuillez adresser votre CV et une lettre de motivation, en précisant le numéro de l'offre à :
ASSOCIATION ANTE.....
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26.10.2009
Strasbourg recrute : tu es voleur, violent, alcoolique, toxicomane, sans compétences particulières, tu ne respectes rien, ni personne ? Ce job est pour toi
Nous ne pouvions le croire, mais le projet de chalets qui sera "géré" par ADOMA, a fait l'objet d'une réunion avec les associations partenaires et en présence de travailleurs sociaux... 2 POSTES de travailleurs sociaux pour la trentaine de personnes aux problématiques lourdes et 5 POSTES SALARIÉS POUR LES DON QUICHOTTE !!
Dans cette réunion UNE SEULE ASSISTANTE SOCIALE A DIT QU'ELLE N'ENVERRAIT PERSONNE, CAR ELLE TRAVAILLAIT À LA RECONSTRUCTION DE PERSONNES AYANT UNE ADDICTION, IL N'EST DONC PAS QUESTION DE LES ENVOYER AU CASSE PIPE !!!
Personne au service d'action sociale de la Ville pour relever cette aberration !
Une fois les Don Quichotte bien servi, on nous dira que y'a plus de fric pour le plan froid ... Circulez, c'est la casse des sdf qui continue ...
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09.10.2009
En exclusivité : SITUATION DU PLAN FROID À STRASBOURG
Nous avons eu la confirmation ce soir, que de nombreuses EXPULSIONS sont programmées à Strasbourg.
380 personnes sont en attente d'un hébergement, sans qu'aucune solution ne leur soit proposée.
Le 115 ne répond plus ... Tous les hébergements sont pleins !
PLAN GRAND FROID : À ces 380 personnes vont donc s'ajouter les familles misent à la rue, toutes les personnes planquées par ci, par là, qui voudront un peu de chaleur, les personnes survivant dans nos petites villes de la CUS, ...
La municipalité, l'exécutif ne fera rien à l'évidence, puisqu'il expulse à la veille de l'hiver. Mais pour couronner le tout d'une touche de "c'est la faute à l'état", la préfecture à donnée consigne aux associations qui vont devoir affiner leur "sélection", dorénavant les personnes sans emploi doivent être refusées.
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15.09.2009
Le TGI de Strasbourg rendra sa décision dans 8 jours, quel sera le sort des 8 ressortissants étrangers ?
Les raisons de l'assignation des sancho-panza et des 8 ressortissants polonais et tchèques, est l'occupation au delà des délais du site rue des foulons. Les revendications sont de pouvoir rester sur le site en attendant que le village de chalets voit enfin le jour ...
dommage mais les sancho panza qui se lancent dans un bras de fer avec la ville, n'ont pas l'air de s'intéresser à un aspect du problème, qui nous semble incontournable : le droit d'asile. Nous n'avons aucune garantie que ces 8 personnes ont une place assurée dans les chalets qui sera géré par Adoma, et non par les sancho-panza. Qui peut garantir un hébergement pérenne et stable à des sans papier en dehors de la préfecture ?
pour l'heure, c'est bien la préfecture du bas-rhin, qui refuse d'héberger ces 8 personnes.
alors quelles sont les véritables raisons de cette nouvelle action ?
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RUE DES FOULONS, LES 8 RESSORTISSANTS (tchèques et polonais) AU TRIBUNAL
Le blog a un aspect intéressant, celui d'archiver toutes les infos, tous les commentaires.
Il y à plus d'un an, en avril 2008, lors d'une réunion organisée par la préfecture, en présence du "super préfet" Mr Régnier, devant plus de 30 associations, la fnars, des bailleurs sociaux, des élus de la ville et de la cus, le conseil général, le régional, et tout le barda, Alexandre Glardon s'exprimait au sujet du projet de chalets en ces termes :
"mr Régnier, filez-nous le pognon (1 million d'euros), ne le donnez pas à ceux là (toutes les assos) qui se le mettent dans les fouilles, et se payent des bagnoles de fonction, et qui ne font rien pour les SDF ..."
Après des mois de "négociations" houleuses, la DDASS venait de décider qu'Adoma gèrerait la construction, et les loyers des chalets, histoire de débloquer la situation, et de confier les futurs locataires à des personnes plus compétentes.
Nous n'avons pas le droit d'oublier que cette bande à fait prendre un retard terrible au projet de chalets, en bloquant les négociations avec, toujours une nouvelle exigence, en refusant aussi de se rendre à certains rendez-vous ...
La Ville leur propose le terrain des Foulons, en attendant que les chalets voient enfin le jour ... Le contrat signé courrait jusqu'au 31 juillet. Mais c'était sans compter sans leur ambition, et leur attitude déplorable qui se répète sans cesse depuis 3 ans. Le blocage du projet chalets qui leur échappe de plus en plus, dans lequel ils sont incapables de trouver leur place, continu. Et, en juin dernier, venant confirmer notre analyse de la situation, la bande propose un "nouveau" projet "sur les rails" ! C'est simple à comprendre : ils veulent "leur" projet, sans Adoma, sans partenariat ... L'enjeu pour eux est celui là, comme d'habitude.
Aujourd'hui 8 personnes très fragilisées étaient assignées au Tribunal à 10 heures, la Ville doit récupérer le terrain, et aucune solution de relais n'a été conclue. De plus la bande ne veut surtout pas que soit mis en avant le fait que pour les étrangers les conditions d'hébergement sont à négocier avec la préfecture, que la ville SEULE ne peut rien faire.
(extrait 20mn) "Ce matin, les dirigeants de l'association et les huit sans-abri tchèques et polonais sont assignés par la ville devant le tribunal de grande instance. Ils sont sous le coup d'une expulsion assortie d'une « astreinte de 48 euros » par jour une fois la décision de justice ordonnée."
Encore une fois, et encore une fois seul, le Collectif SDF dénonce la dangerosité, la malhonneteté de quelques énergumènes ambitieux.
À chaque fois ce sont des sans-abri qui se retrouvent dans des situations toujours plus mauvaises. Mais là, c'est le tribunal et c'est grave.
Ce qui est dramatique est que la régularisation de ces 8 personnes ne dépend pas de la Ville seule. Personne, à Strasbourg, ne semble vouloir mettre en évidence ce point, pourtant crucial. Nous aimerions savoir quelles actions, en ce sens sont engagées ...
Où en sont les demandes de régularisation ?
Qui assure l'accompagnement de ces personnes qui sont addictes à l'alcool, et demandent des soins particuliers ?
Pendant les mois de juillet et de août, certaine maraude, des TS, des associations ont fait le même constat que nous : les huit personnes de la rue des foulons étaient livrées à elle même, les conditions de vie étaient pleine d'alcool, de bagarres, de cris ...
Si cette bande était plus honnète, elle pourrait, dans d'autres termes vous expliquez que, malgrè tout, • la rue des Foulon à remplie son rôle de "lieu de passage", puisque, en dehors des ressortissants étrangers, • toutes les personnes ont un suivi social, et un hébergement ;
Cette réussite provient • du travail inter-associatif, car ce sont les autres associations professionnelles qui l'accomplissent : espace indépendance, entraide le relais, la banque alimentaire, présence, médecins du monde, etc
Enfin, il y aurait beaucoup à dire, mais là, depuis vendredi, ou la mauvaise nouvelle est tombée, le collectif sdf est profondément attristé.
En conclusion, encore une fois, ces associations mettent nos vies en danger, du jamais vu ailleurs. Et pour des raisons qui nous échappent, Marie-Dominique Dreyssé (Verts) en charge du social, responsable de l'hébergement d'urgence, est absente, et silencieuse. À l'approche de l'hiver, sa non gestion des conditions de survie des sans-abri nous fait craindre le pire.
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14.09.2009
les quichiottes de sancho panza sont expulsés de la rue des foulons
et voilà, ça recommence
la bande des quichiottes de sancho panza, en vacances, en tout cas invisible pendant les mois de juillet et aout sur le campement, croyait sans aucun doute, qu'il lui suffisait de mettre sous le nez de la responsable de l'action sociale, les 8 personnes sans papier qui vont se retrouver à la rue, pour rester, tranquille, pépère, à l'aise et sans complexe sur le lieu mis à sa disposition par un autre qu'elle. Mais voilà, en bonne écolo, elle pédale pour sauver la planète, et surtout y'a les élections léon ...
Et puis, la préfecture ne voit pas les choses comme ça ! et oui les mecs faut bosser pour que les choses avancent. La ville qui veut récupérer le lieu, les expulse ! hou la vilaine. Mais qui va poser les questions sur la politique d'accueil des demandeurs d'asile ? Car, est-ce à nous de le dire, la Ville, seule, ne peut rien ...
à part ça, la marie-dominique dreyssé en charge de l'hébergement est toujours invisible, la maline se tient à l'écart des emmerdes, et de tous les sdf.
Donc les 8 mecs se retrouvent à la rue. Mais bon, ça se comprend, cette élue des VERTS de strasbourg doit travailler .... pour gagner des points aux élections, pas de temps à perdre avec les sdf.
L'an dernier elle leur à offert une CHAISE pour passer les nuits d'hiver, et y'a fort à parier pour qu'elle nous offre le paillasson pour l'hiver qui est pas loin.
alors le programme pour demain : des papiers vasouillards dans la presse, et un bombardement de communiqués ... ras le bol de vos manipulations
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07.09.2009
Interdite ! La Marche des SDF vers l’université d’été des jeunes UMP a été interdite
06:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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05.09.2009
Tous à Seignosse le Penon avec les sans abris à l'université dété des jeunes de l'UMP pour l'application de la loi Dalo!
SANS-ABRI DAX : Nous vous informons de notre intention de nous rendre à Seignosse le Penon à l'occasion de l'université d'été des jeunes de l'UMP. Nous savons que de nombreux membres du gouvernement seront présents et nous ne désespérons pas de pouvoir y faire entendre les revendications qui nous mobilisent depuis un mois.
En particulier auprès d' un(e) membre du Secrétariat d'état au Logement, du Haut commissariat aux Pauvreté active ou Haut Commissariat à la Jeunesse vers lequel nous a dirigé le chef de Cabinet de Mr le Président de la République, dans son courrier du 8 juillet dernier.
Notre démarche citoyenne et non violente s'exprime par une marche qui partira vers 13h du campement pour rallier la Mairie de Seignosse le Penon via St Vincent de Tyrosse et Tosse. L'arrivée est prévue en soirée. Nous bivouaquerons. Dimanche, distributions des tracts et délégation. 15 heures rassemblement devant la Mairie de Seignosse.
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18.08.2009
Un foyer où les sans-abri renouent avec la vie en communauté
La Croix - Depuis quatre ans, une centaine de sans-abri passent chaque année entre les murs du « centre de stabilisation » de Neuilly-sur-Marne, en Seine-Saint-Denis
Un souffle de vie dans un désert de silence. Quand on vient du centre de Paris, comme la plupart des sans-abri réunis sous le toit de ce foyer, le dépaysement peut faire un choc. Des dizaines de pavillons qui se succèdent le long d’artères désertes, une poignée d’autos vides stationnées sous des arbres centenaires : hormis quelques cris qui s’échappent des rares unités de soin encore en activité, l’ancien asile psychiatrique de Neuilly-sur-Marne (Seine-Saint-Denis) s’est transformé en vaste no man’s land. C’est ici, dans l’enceinte de l’hôpital Blanche, que l’association Cœur des haltes a implanté deux centres voués à la « stabilisation » des SDF.
« Notre vocation est de donner aux pensionnaires à la fois l’envie de rester et celle de repartir », résume Béatrice Tessier, chef de service des deux foyers qui abritent une petite centaine de « précaires » en provenance immédiate de la rue. Un défi auquel le lieu se prête donc plutôt bien, loin de la violence et de l’errance, souvent alcoolisée, entre les squats et les centres d’hébergement de la capitale, mais dans un retranchement austère, derrière la muraille beigeâtre qui ceinture le complexe hospitalier.
« En restant ouverts le jour et en n’imposant aucune durée limite de séjour, les lieux comme le nôtre offrent un cadre où se reconstruire », explique la responsable, qui compare sa structure à « un sas » dans le parcours vers un logement durable et autonome. Un sas ou bien « un escalier » qui doit mener vers « ces autres escaliers » que sont les centres d’hébergement et de réinsertion sociale (les CHRS, qui sous-entendent un certain degré d’insertion, avec une participation financière à hauteur de 10 % des revenus des pensionnaires) et les résidences-services (semi-autonomes, avec des cuisines individuelles mais aussi un réfectoire collectif).![]()
« Le Cœur des haltes, c’est le paradis ! »
« Pour moi, le Cœur des haltes, c’est le paradis ! » lance Mastan, énergique quadragénaire arrivée ici il y a quatre mois, après des années d’errance de foyer en foyer. Un « paradis » qu’elle craint cependant de devoir quitter, si ses relations avec la pensionnaire qui partage sa chambre continuent à s’envenimer. Depuis quelques semaines, de violents différends éclatent en effet à tout propos entre les deux femmes, compromettant le calme de la résidence.
C’est pourtant en compagnie de cette Malienne de 62 ans que Mastan s’est présentée à l’équipe d’animateurs, en avril. Depuis leur rencontre dans un foyer de banlieue, elles étaient devenues inséparables. Mais à présent, Mastan se sent menacée dans son éphémère « chez soi » par la présence de celle qu’elle appelle toujours « Maman », entre deux éclats de voix. « Je ne supporte plus la promiscuité, s’époumone-t-elle. Maintenant mon sol lui appartient. » Contrairement à certains, comme Maurice, qui insiste sur le fait d’avoir trouvé ici un « toit » sous lequel s’abriter, Mastan raisonne encore en termes de territoire, cette portion de sol que l’on « occupe » et qu’il s’agit de défendre à tout moment, quand on vit encore dans la rue.![]()
La cohabitation, un nouveau défi
Pour ceux qui ont longtemps vécu en errance, la cohabitation n’est pas le moindre des défis. Le respect des règles de vie commune, la bienséance, la politesse ne vont pas de soi quand on a connu la survie dans la crasse et la faim. « Dehors, rester seul est trop dangereux, avance Béatrice Tessier. Alors les personnes se regroupent, mais les communautés se font et se défont toujours autour de l’alcool, qui recrée une chaleur perdue. »
La consommation individuelle d’alcool étant proscrite au Cœur des haltes, les pensionnaires sont confrontés à des rapports lucides et suivis, jour après jour, avec les mêmes résidents. « Ceux qui ne parviennent pas à rompre avec la boisson partent d’eux-mêmes, poursuit la chef de service. Et la mise en place de repères qui s’opère progressivement ici aide ceux qui restent à se sevrer. » La dépendance à l’alcool est en effet à l’origine de la plupart des « départs volontaires » recensés chaque année.
Avec les exclusions pour violences, les départs volontaires représentent en moyenne 40 % des sorties annuelles hors des murs des deux pavillons. Les autres personnes parviennent soit à renouer avec leur famille, soit à s’orienter vers des structures de logement plus autonomes.![]()
Un « relatif bien-être »
Au fil des années, les débordements entraînant des exclusions semblent de plus en plus rares. « Avant, quand ça partait en castagne, les tables et les chaises valsaient », se souvient Maurice, attablé devant une barquette de moussaka, alors que le ton monte entre deux hommes dans le fond du réfectoire. Pour Béatrice Tessier, l’ensemble des abandons pour échec d’insertion devrait progressivement diminuer grâce au « relatif bien-être » des pensionnaires réacclimatés à la vie en communauté : « La stabilité est communicative. Elle donne aux nouveaux venus l’envie de retisser à leur tour des liens sociaux. »
Pour les moins de 50 ans, les résultats en matière de retour vers l’emploi sont encourageants. L’an dernier, 14 des 23 jeunes qui ont bénéficié d’un suivi ont retrouvé une activité, qu’il s’agisse d’intérim ou de contrats à durée déterminée. À entendre les résidents, c’est une évidence, le centre de Cœur des haltes représente un maillon qui faisait défaut dans le combat contre l’exclusion. « C’est déjà quelque chose de ne pas avoir cette boule au ventre à la tombée de la nuit, dans l’angoisse de ne pas avoir de place dans un CHRS » (centre d’hébergement et de réinsertion sociale), soupire Mastan.
Caroline HEURTAULT - La Croix
06:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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