01.07.2009
RETRAITE ET ÉPARGNE RETRAITE
Médiapart - Article Laurent MAUDUIT
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08.05.2009
La France compte plus de travailleurs pauvres que de retraités pauvres
Dans la seconde édition (2009) de son ouvrage sur "Les revenus et le patrimoine des ménages", l'Insee publie notamment les résultats d'une étude consacrée aux "Inégalités de niveau de vie et mesures de la pauvreté en 2006". Certes, l'année considérée se situe au début de la brève période d'embellie de l'emploi et avant la crise mondiale de l'automne 2008. Mais elle apporte néanmoins plusieurs éléments intéressants, notamment à quelques jours de la mise en place du revenu de solidarité active (RSA).
Elle montre ainsi que la pauvreté monétaire relative (proportion des individus ayant un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté) était en 2006 de 13,2% de la population, soit 7,86 millions des personnes. Cette année-là, le revenu médian - qui partage la population en deux parties égales - était de 17.600 euros, soit 1.470 euros mensuels. Le seuil de pauvreté, égal à 60% du revenu médian selon la norme européenne, était donc d'environ 880 euros par mois pour une personne seule et de 1.320 euros pour un couple sans enfant. Le taux de pauvreté de 2006 paraît nettement supérieur à celui des années 2002-2005, qui se situait autour de 12%, mais il s'agit là essentiellement d'un effet statistique. L'année 2005 a vu en effet la mise en place d'une nouvelle méthode de calcul, prenant en compte les transferts sociaux réels et assurant une meilleure couverture des revenus du patrimoine. Le taux de pauvreté de 2005 recalculé sur cette base est ainsi de 13,1% (au lieu de 12,1%), très proche de celui de 2006 (13,2%).
L'étude de l'Insee montre également l'évolution du niveau de vie moyen en fonction de l'âge. Faible chez les moins de 40 ans, celui-ci culmine dans les tranches de 50 à 64 ans, avant de diminuer chez les plus de 65 ans, mais à un niveau qui reste supérieur à celui des tranches d'âge avant 49 ans. Cette courbe explique un autre phénomène mis en valeur par l'étude : le fait que la France compte proportionnellement davantage de travailleurs pauvres que de retraités pauvres. Les premiers représentent en effet 9,8% de la population des travailleurs, alors que les seconds ne constituent que 9,6% de celle des retraités. Un résultat qui n'est pas sans intérêt à l'approche de la mise en place du RSA "chapeau", qui vise directement les "travailleurs modestes". L'emploi reste néanmoins une protection efficace contre la pauvreté monétaire relative : 15% des inactifs ont un niveau de vie inférieur au seuil de pauvreté et le risque d'être pauvre est 4,8 fois moins élevé pour les actifs en emploi que pour les chômeurs. Autre confirmation : les familles monoparentales sont tout particulièrement exposées à la pauvreté. Près du tiers (30,3%) des personnes vivant au sein d'une famille monoparentale sont ainsi confrontées à la pauvreté, soit une proportion 2,3 fois supérieure à celle constatée dans l'ensemble de la population.
Malgré la persistance de la pauvreté, la France reste néanmoins une société moins inégalitaire que d'autres pays développés, en particulier grâce aux effets de la redistribution. Le niveau de vie des 10% de personnes les plus aisées est ainsi 3,4 fois supérieur à celui des 10% de personnes les plus modestes, incluant celles en situation de pauvreté. Et le niveau de vie médian en euros constants n'a pas cessé d'augmenter - avec des intensités variables - entre 1970 et 2006.
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20.06.2008
Déficit retraites : Woerth veut faire appel à la branche famille ou à l'Unedic
Le ministre du Budget souhaite structurer autrement les prélèvement en diminuant les "cotisations qui vont au chômage" et en augmentant "celles qui vont vers la retraite".
Le ministre du Budget Eric Woerth veut réduire le déficit de la branche retraites de la Sécurité sociale en faisant appel à des "excédents" d'autres organismes, dont la branche famille ou l'assurance chômage, malgré la "grosse dette" de l'Unedic. "Il faut bien affronter les difficultés que nous avons dans le domaine des retraites et, c'est bien naturel, à partir du moment où il y a des excédents quelque part, de transférer une partie de ces excédents vers la retraite", a déclaré M. Woerth sur Radio Classique. "Je sais que ça pose un certain nombre de difficultés chez certains partenaires sociaux et, en même temps, c'est bien la logique", a-t-il précisé.
"Le chômage aujourd'hui est à l'excédent parce que l'emploi va mieux (...) Il y a une grosse dette, mais enfin l'excédent est très important", a rappelé le ministre. "Il faut diminuer les cotisations qui vont au chômage et, par ailleurs, augmenter celles qui vont vers la retraite. Il ne faut pas toucher au pouvoir d'achat, on est bien à cotisation égale, on est à prélèvements égaux, mais on structure autrement les prélèvements", a-t-il souligné. "C'est vrai aussi par exemple sur le Fonds de solidarité vieillesse (FSV), c'est ce qui permet de payer par exemple le minimum vieillesse (...) C'est durablement maintenant en excédent parce qu'il y a plus de gens qui sont dans le système de l'emploi", a-t-il déclaré, en ajoutant que "la Cnaf est aussi durablement maintenant en excédent depuis cette année".
Mercredi, devant la Commission des comptes de la Sécurité sociale (CCSS), M. Woerth avait estimé que "la situation de la branche famille doit lui permettre de prendre en charge une part plus importante des avantages familiaux accordés par les régimes de retraite, notamment la majoration de 10% pour les parents de trois enfants, qui est déjà financée à 60% par la Cnaf". Selon les prévisions de la CCSS rendues publiques mercredi, la branche famille a connu des déficits de 1,3 milliard en 2005, puis de 900 millions en 2006, avant un excédent de 200 millions en 2007. Elle devrait être excédentaire de 400 millions cette année.
Par ailleurs, "le résultat annuel du FSV est redevenu positif en 2007, et l'excédent de l'exercice 2008 devrait s'élever à 1 milliard d'euros. Le déficit cumulé du fonds, qui avait atteint 5 milliards d'euros fin 2006, a commencé de se réduire, mais il serait encore de 3,8 milliards d'euros fin 2008", estime aussi la CCSS.
Quant à l'Unedic, son président Geoffroy Roux de Bézieux a estimé le 23 mai que "les comptes de l'année 2008 seront probablement excédentaires" de quelque "4 milliards", mais que l'assurance chômage "n'a pas résorbé le (...) déficit cumulé au 1er janvier d'à peu près 9 milliards et demi". (source AFP)
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| Tags : retraite, chômage, unedic, assedic, fsv, ccss |
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23.04.2008
NORD La crise, dans la région, on la vit au jour le jour
À Crespin, chez Guy et Marie-Christine Pichon, éplucher les factures est devenu une nécessité.
Dans une économie mondialisée, la surchauffe des marchés au niveau global se fait sentir jusqu'à l'échelon local. Dans les familles, chez les entrepreneurs, la tempête économique souffle dans la région.
C'est une famille comme il en existe probablement des milliers dans la région. Petits propriétaires ni riches à millions, ni dans le besoin. Mais le genre de famille qui a gardé l'habitude de tout compter, parce que tout compte. En francs plutôt qu'en euros. Et pas seulement pour les grosses sommes. Les Pichon, la petite cinquantaine, quatre enfants, vivent loin, très loin des salles de marchés où se fixe le prix de leur quotidien. Ils habitent et travaillent à Crespin, près de Valenciennes, à l'ombre de l'usine Bombardier. Cela dit, la marche de l'économie, ils connaissent et ont appris à vivre avec. « Une partie des activités de l'usine a été délocalisée en Tchéquie, ca leur coûte moins cher, raconte Guy, le père, 34 ans de boîte comme ouvrier qualifié et dont le salaire plafonne à 1 500 E par mois. Avant, on fabriquait le train de A à Z. Maintenant, on ne fait plus que l'assembler ».
Depuis quelques mois, les conséquences d'une économie mondiale un peu folle se font un peu plus sentir. Au purgatoire des classes moyennes, les Pichon tirent la langue et le diable par la queue. « Ca devient dément, s'emporte Marie-Christine, qui tient les cordons de la bourse familiale.
Le plaisir de Guy, c'est sa boîte de Vache qui rit®. Elle est à près de 3 E quand on la payait 6 francs avant ».
Et tout est à l'avenant. Le pain, la salade, la viande et les pommes de terre... « Heureusement que pour le gasoil, il y a la Belgique à côté. Mais même là-bas, ça augmente, et vu comme le prix du baril monte, ça va pas aller en s'améliorant »
« Un euro par-ci, un euro par-là »
À la bourse, la cotation des matières premières grimpe en flèche. Dans le chariot, c'est pareil. « Avant, avec cent francs, on faisait des courses et on avait de quoi vivre. Maintenant, qu'est-ce qu'on fait avec 20 E ? », s'interroge le couple.
Résultat, on épluche les prospectus en famille pour débusquer les promotions, on se reporte sur le hard-discount du coin. Les temps changent, les comportements suivent. La ceinture se serre chaque jour un peu plus. « C'est l'accumulation qui est difficile à vivre, explique Guy.
Un euro par-ci, un euro par-là. Au final, le budget se réduit. Mon salaire lui, n'a augmenté que de 18 E en deux ans ».
Factures à l'appui, Marie-Christine met un peu de concret sur le mot inflation : « pour une consommation de 24 Kw/h de plus, on a pris 10 E d'augmentation en un an. L'abonnement téléphonique est passé de 15 à 16 E par mois l'an dernier ». L'échéancier de Gaz de France, lui, ne reflète pas encore la hausse de 10 % depuis le début de l'année. « Mais quand on va avoir le rattrapage en novembre sur notre consommation réelle, ça va faire mal », prédit le couple. Du coup, Guy songe à investir dans une cheminée à bois. Il n'y a pas de petites économies. La rigueur, ici, ne cache pas son nom.
Ressentiment
Du coup, le ressentiment guette. « Chaque jour on nous pond quelque chose. Au début de l'année, c'était la franchise médicale. Il y a quinze jours, c'était le billet famille nombreuse, la semaine dernière, les allocs et le chômage. On se demande ce qui va encore nous tomber dessus la semaine prochaine ». Travailler plus pour gagner plus alors ? « Vous plaisantez !, s'empourpre Guy. J'ai 34 ans de métier. Dont 26 posté. C'est pas 34 ans derrière un bureau. Les douleurs, on les sent ». « Quand vous prenez les nécrologies ici, tous les jours on en a qui partent à 55, 60 ans. Et on vient nous parler de reculer l'âge de la retraite », renchérit Marie-Christine.
Il y a quelques semaines, Guy est allé au cinéma. C'était pour aller voir les « Ch'tis ». Il a payé sa place, 8 E. Ça faisait des années qu'il ne s'était pas autorisé ce luxe. Alors la projection privée du film à l'Élysée, forcément, lui a un peu ôté l'envie de rire.
« Nous, ce qu'on aimerait, c'est juste un peu plus de justice sociale », lâche Guy, dans un demi-sourire. Un sourire, crispé, qui dissimule mal la colère. Cette colère de plus en plus caractéristique de ces classes moyennes que le manque de moyens déclasse. •
06:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : JUSTICE SOCIALE, RETRAITE, FRANCHISE MÉDICALE, INFLATION, FRANCE, SARKOSY |
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13.12.2007
Suppression de l'IFA : NICOLAS vous explique
La France n'est pas en faillite, Fillon a exagéré pour passer à la télé. Mais les caisses sont vides malgré tout donc, c'est la faute aux autres.
Vous voulez plus de pouvoir d'achat ?
Vous voulez votre retraite entière ?
Vous voulez du boulot plus ?
Et quoi encore ? Arrêter de demander, vous savez bien que le père noêl est une ordure, je le sais, c'est un copain.
L'ardoise de 15 milliards d'euros dépensés cet été, c'était pour vous, pour soutenir le pouvoir d'achat du Medef.
Les heures supplémentaires supprimées, l'abrogation des 35 h et les allègements de charges, c'est aussi pour vous.
50.000 euros pour mon courrier à chaque professeur, c'est pour l'avenir de vos enfants.
500.000 euros pour Christine à Lyon encore pour vous.
La vente de tous ces HLM merdiques, pour vous aussi.
Alors en supprimant l'IFA, L'Imposition Forfaitaire Annuelle aux PME c'est encore à vos emplois que je pense.
L'Etat se trouve avec un nouveau manque à gagner dépassant le milliard d'euros (1,6 milliard selon l'Obs), qui vient se greffer aux divers cadeaux déjà évoqués et à la suppression de la taxe d'apprentissage qui arrive bientôt. N'oubliez pas la gaffe de votre nicolas sur les actions edf, 1,7 milliard d'économisé par les spéculateurs, c'est pour vous que je l'ai fait.
C'est à cause de Bruxelle que j'ai été obligé d'instaurer la redevance pour tous, les franchises médicales, et autres surprises à venir après les élections municipales.
Mais je veux vous dire la vérité, alors voilà ce que vous n'aurez pas :
• relèvement de l'AAH
• augmentation des petites retraites
• relèvement du SMIC
• augmentation des aides sociales
• etc
Mais ne vous inquiétez pas. Il y à plein de fric a récupérer avec le Livreet A; on en fera bien quelque chose...
04:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : sarkosy, pouvoir d'achat, retraite, smic |
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