04.11.2008

La vie ric-rac

Au Secours populaire, une nouvelle «clientèle»

la vie ric-rac. Les répercussions de la baisse du pouvoir d’achat.

DIDIER ARNAUD - LIBÉRATION

C’est juste une petite phrase, qui agit comme une piqûre de rappel. «La crise ne frappe pas, comme l’orage, dans un ciel serein.» Julien Lauprêtre, président du Secours populaire français - 1 400 permanences dans toute la France - souhaiterait qu’on ne fasse pas comme si on découvrait la lune. Avant le krach, les difficultés étaient déjà là. Il rappelle que le Secours populaire touche depuis un an, une nouvelle «clientèle». 15 à 20 % de plus de demandes d’aides. Jeunes, âgés, «familles de tous les milieux qui jusque-là s’étaient crus à l’abri et ne pensaient pas être menacés par la précarité», poursuit Lauprêtre. A la permanence de Melun, en Seine-et- Marne, Daniel Bijardel vit cette nouveauté-là au quotidien. Il raconte : «On a le sentiment que les gens qui viennent nous voir font un effort. Pour certains, c’est délicat, il y a une dose d’humiliation, la crainte de tomber sur quelqu’un de son quartier, sa voisine de palier. Ce qui nous inquiète, c’est qu’il y en a qui n’osent pas venir.» Et ce sont les nouveaux demandeurs qui ont le plus de difficultés. Julien Lauprêtre en dessine la brève esquisse. Des gens issus des classes moyennes, des petits commerçants qui se considéraient à l’abri. Et il enfonce le clou. «La personne qui a tiré le diable par la queue toute sa vie, elle a l’habitude. Mais là, c’est différent, plus difficile.» Les bénévoles sont désarmés par cette nouvelle donne. Ces «demandeurs» d’aide doivent reconnaître qu’ils sont dans le besoin. Affronter le regard de l’autre. Daniel Bijardel parle de familles surendettées, aux abois alors qu’elles roulent «en voiture récente» et disposent de «l’écran plat chez elles». Ceux-là n’ont pas envie que leur voisin sache qu’ils se rendent au Secours populaire pour chercher l’aide alimentaire. Julien Lauprêtre explique qu’il encourage ses bénévoles à aller vers cette «misère cachée». Et il raconte comment il ruse, par exemple, à la campagne, avec ces bibliothèques itinérantes, où tandis qu’on distribue un livre, on en profite pour demander si on a besoin d’autre chose. «Nous encourageons nos amis à faire du porte à porte, tisser des liens, à la campagne, aller voir la boulangère et le curé. Eux, ils savent qui a du mal. Ils le voient bien.»

16.07.2008

Les dossiers noirs du gouvernement : Dix angles d’attaque

Par Martine Bulard

• Pouvoir d’achat en berne, • Les supermarchés à la rescousse
• Chômeurs sous pression, • Droits sociaux contre salaire
• Les riches empochent, • Les pauvres paient
• Code du travail « dépoussiéré », • Immigrés, tests ADN, quotas
• Une justice plus loin du peuple, • Toujours moins d’Etat
• Et ce n’est pas fini...

À LIRE : http://www.monde-diplomatique.fr/2008/06/BULARD/15964

09.07.2008

2 CHIFFRES : 146 et 57

146
Entre 1997 et 2007, la hausse des prix de l'immobilier s'est élevée à 146 %, avec de fortes disparités territoriales : selon l'étude Caisse d'Épargne, dans 16 départements (dont le Nord), un ménage disposant du revenu moyen de la zone devra s'endetter sur plus de 25 ans pour accéder à la propriété, contre moins de 15 ans dans 27 départements (dont le Pas-de-Calais).

57
Entre 1954 et 2006, le taux de propriétaires en France est passé de 35 à 57 % (59,3 % en province), c'est-à-dire que le Nombre de ménages propriétaires a triplé (15 millions aujourd'hui).

08.07.2008

Immobilier France : croissance reportée, crise confirmée

Ecrit par Anne Chartier pour prix-immo.com

Il y a quelques jours, la ministre de l’économie – Mme Lagarde – se voulait rassurante quant à l’état de santé du marché immobilier, prônant que « si les prix baissent c’est plutôt sain ; c'est un retour à la réalité qui interrompt des phénomènes spéculatifs, même si en France nous n'avions pas de bulle immobilière». Mais cette annonce n’a pas eu l’effet escompté car la banque centrale européenne vient d’annoncer l’augmentation des taux d’intérêt, ce qui laisse craindre un ralentissement supplémentaire du marché immobilier.

En effet, une hausse des taux d’intérêt a pour conséquence d’alourdir inévitablement les charges de remboursement des emprunteurs, les banques répercutant cette hausse dans leur activité. M. Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Paris X estime que cette décision ne fera que repousser le retour à la croissance du marché. Les experts du secteur s’inquiètent d’ailleurs de cette nouvelle action de la BCE car la hausse des taux est synonyme de baisse du volume de transactions immobilières. Les taux des prêts immobiliers dont la durée excède 25 ans avoisineront très vite les 5,30% voire les 5,35%, ce qui représenterait une augmentation des mensualités d’emprunt de l’ordre de 2%. Un coup de frein dans le pouvoir d’achat donc, pour les ménages détenteurs d’un crédit immobilier à long terme.

Selon M. Mouillart, le premier semestre de l’année 2008 s’est soldé par une chute de 12% de la conclusion de prêts immobiliers, ce qui est absolument catastrophique pour le secteur dont l’évolution s’apparente de plus en plus à la crise des années 90.

Mme Boutin, ministre du Logement a quant à elle avoué être inquiète de la tournure que prend le marché immobilier et reconnait que la hausse des taux a abouti à une diminution du pouvoir d’achat des acheteurs d’environ 12% depuis 2005 et de 2% entre avril et mai 2008. Elle refuse tout de même de parler de crise immobilière en France et envisage une reprise du secteur d’ici fin 2008 début 2009 dans la mesure où le manque de logements en France est estimé à 500.000 unités et que de façon logique, la demande va se rééquilibrer par rapport à l’offre.

Le nombre de mises en chantier a continué de chuter entre mars et mai (-21,6%) de même que le nombre de permis de construire (-20%). Une réunion va donc être organisée dans les prochaines semaines entre les acteurs de l’immobilier et les banques, pour essayer de trouver des solutions à la chute des ventes immobilières que ce soit dans le secteur résidentiel ou dans l’immobilier d’entreprise.

Le crédit d’impôt sur les intérêts d’emprunt accordé par le bouclier fiscal n’aura pas suffi à relancer la croissance du secteur immobilier français. Seuls les courtiers s’enrichissent de la situation, puisque les emprunteurs recourent de plus en plus à leurs services pour répondre à leurs difficultés de remboursement.

Le groupe immobilier Orpi, suivi de nombreux autres, réclament un « Grenelle de l’Immobilier » pour pallier la pénurie de logements à l’origine des tensions sur le marché français et redynamiser le marché de la construction.

Anne Chartier

17.06.2008

Pouvoir d’achat : pour une échelle mobile des salaires et des allocations !

par Jérôme Méttelus

L’augmentation du coût de la vie frappe la masse de la population. Les plus pauvres sont aussi les plus durement touchés. Pour tous ceux qui survivent, qui n’ont aucune marge dans leur budget, l’augmentation en flèche des prix du logement, de l’énergie et des produits alimentaires a des conséquences désastreuses. Travailleurs pauvres, chômeurs, retraités, mères célibataires : ils sont toujours plus nombreux à fréquenter les soupes populaires et autres associations caritatives. D’autres – ou les mêmes – arpentent les marchés, en début d’après-midi, à la recherche de quelques fruits ou légumes abandonnés par les commerçants. Les dirigeants des hypermarchés demandent à leurs salariés d’asperger d’eau de javel les produits périmés qu’ils jettent, chaque jour, de façon à dissuader la masse croissante de pauvres qui tentent de les récupérer. Dans sa course aux profits, le capitaliste ne distingue pas l’homme du cafard.

En France, sixième puissance économique mondiale, la grande misère est de moins en moins confinée aux marges de la société : elle la ronge de toute part. Elle cesse d’être une exception. Plus de 7 millions de personnes vivent sous le seuil de pauvreté (817 euros par mois). Parmi les travailleurs qui échappent à cet enfer, beaucoup se demandent avec angoisse : « pour combien de temps ? » Selon une enquête du Centre d’étude de la vie politique française (Cevipof), un Français sur deux éprouve des difficultés à vivre avec les revenus de son foyer. 15 % d’entre eux ont des problèmes pour rembourser leurs dettes. Les budgets familiaux sont amputés de tout le « superflu », aussi modeste soit-il. Il n’y a que le gouvernement et son armée de « spécialistes » pour nous expliquer que le pouvoir d’achat augmente et que les Français ont tout simplement l’impression d’avoir plus de mal à joindre les deux bouts.

Des chiffres publiés récemment par la CGT [1] donnent un bon aperçu de l’évolution du coût de la vie au cours des dernières années. D’après ces chiffres, le poids des dépenses « pré-engagées » – loyer, crédits, impôts, assurances, etc. – représentait 45 % du budget des ménages en 2006, contre 41% en 2001. Chez les travailleurs les plus modestes, l’évolution est brutale : pour les 20 % des ménages les plus pauvres, ces dépenses incompressibles absorbaient 75% de leur budget en 2006, contre 50% en 2001 ! Pour ces ménages, sur la même période, le logement est passé de 31 à 44% de leur budget, et les assurances de 9 à 15%. Il est clair que, depuis 2006, le phénomène s’est encore aggravé, surtout du fait de l’augmentation rapide des prix de la nourriture. Dans le même temps, les quelques centaines de parasites qui contrôlent l’économie du pays ont vu leurs fortunes colossales franchir de nouveaux pics d’obscénité.

Une crise profonde du système capitaliste

De nombreux facteurs contribuent à l’appauvrissement rapide de la masse de la population : le renchérissement de nombreux biens, la stagnation des salaires (et dans certains cas, leur recul absolu), le développement du travail précaire, le chômage, etc. Les politiciens de droite et leurs économistes s’efforcent d’isoler certains facteurs et de leur trouver une explication conjoncturelle. Il y a, bien sûr, des éléments conjoncturels. Mais ce que les apologues de l’ordre établi refusent d’admettre, c’est que ce phénomène économique, pris dans son ensemble, est l’expression d’une profonde crise du système capitaliste, quelles qu’en soient les variations conjoncturelles. Autrement dit, les travailleurs font face à une tendance de fond qui ne s’inversera pas de sitôt, d’autant que les attaques du gouvernement – contre les retraites, les indemnités chômage, la sécurité sociale, etc. – ne peuvent qu’alourdir le fardeau.

Cette situation place les organisations des travailleurs – à commencer par les syndicats – devant leurs responsabilités. Nous ne devons pas nous bercer d’illusions, espérer que la crise sera « passagère » ou qu’une simple « concertation » avec l’adversaire de classe règlera le problème. Il sera impossible, non seulement d’améliorer, mais même de défendre le porte-monnaie des travailleurs sans un grand mouvement de masse. Nous ne prétendons pas que ce sera facile.

Mais premièrement, la multiplication des grèves sur la question des salaires, y compris dans le secteur privé, montre le potentiel de mobilisation qui existe.

Deuxièmement, il faut rompre au plus vite avec la politique des innombrables « tables rondes » par laquelle Sarkozy cherche – avec succès – à impliquer les directions syndicales dans la mise en œuvre des contre-réformes.

Troisièmement, il faut engager une agitation systématique sur une plate-forme revendicative susceptible de mobiliser de larges couches du salariat.

Parmi les revendications indispensables figure un mot d’ordre traditionnel du mouvement syndical, qui n’aurait jamais dû être abandonné : l’échelle mobile des salaires. L’évolution de tous les salaires et des allocations doit être indexée sur l’évolution du coût de la vie, qui doit être calculé par les organisations syndicales. Dans le même temps, le SMIC doit être porté à 1500 euros net, de façon à rattraper le retard accumulé depuis des années.

Le partage du travail existant

L’autre question centrale est celle du chômage, qui voue des millions de travailleurs aux pires difficultés, tout en exerçant une pression constante sur les salaires de ceux qui ont un travail. Face à ce fléau que la crise économique ne manquera pas d’aggraver, il faut exiger la réduction du temps de travail, sans perte de salaire. Sous prétexte d’augmenter le pouvoir d’achat, le gouvernement Fillon augmente le temps de travail – au détriment des chômeurs. Dans les entreprises où les patrons veulent licencier, exigeons que le travail disponible soit partagé entre tous, sans perte de salaire. Cette répartition déterminera le temps de travail hebdomadaire.

Le poids écrasant des dépenses liées au logement, à la nourriture et à l’essence exige des mesures décisives : les grandes entreprises de ces secteurs – dont les actionnaires réalisent d’énormes profits – doivent être nationalisées sous le contrôle démocratique des salariés, et les prix soumis à la surveillance des organisations syndicales. Cela suppose également l’expropriation des capitalistes de la grande distribution. Par ailleurs, EDF et GDF, dont la privatisation a ouvert une interminable série d’augmentations tarifaires, doivent être réunifiés et intégralement re-nationalisés, sans indemnités pour les grands actionnaires. Enfin, ce programme de nationalisation – avec gestion démocratique – doit s’étendre à tous les organismes financiers qui vampirisent le budget des travailleurs : banques, assurances privées et entreprises de crédit à la consommation.

En ces temps de décomposition du système capitaliste, ces quelques mesures constituent le minimum nécessaire à la simple défense du niveau de vie des masses. Cependant, elles se heurteront à l’hostilité implacable de la classe dirigeante, qui leur opposera toute sa puissance économique et tout son pouvoir. Pour cette raison, ces revendications partielles ne peuvent avoir qu’un caractère transitoire. La mobilisation des travailleurs sur ces mots d’ordre doit être le prélude à une vaste offensive pour la nationalisation et le contrôle démocratique de tous les grands leviers de l’économie – c’est-à-dire de la lutte pour la transformation socialiste de la société.

Jérôme Métellus (PCF Paris 18e)

lariposte

[1] Note économique n°114, décembre 2007 (cgt.fr)

06:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pouvoir d'achat, smic, travail, emploi, logement, inflation | | |  Facebook

10.06.2008

EMPLOI EN EUROPE 2007

Dans le rapport de la Commission Européenne sur l'emploi en Europe, dont les médias se foutent éperdument et donc les politiques aussi, on peut lire sur la France que :
« la part des revenus du travail dans la richesse nationale est passée de 69,9% en 1975 à 57,8% en 2008. (...) la part allouée aux salariés est désormais inférieure à ce qu’elle était en 1960. »

Alors, pourquoi la France n'a pas de pouvoir d’achat ?
Parce que les salaires distribués ont baissé. Merci la commission européenne pour l'info...
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EMPLOI EN EUROPE 2007

Il s'agit de la 19e édition du rapport "L'Emploi en Europe 2007", qui constitue l’un des outils les plus importants grâce auxquels la Commission aide les États membres à analyser, élaborer et appliquer leur politique de l'emploi.

Ce rapport brosse habituellement le tableau de la situation de l’emploi dans l’UE, puis se concentre sur un nombre limité de sujets prioritaires pour la politique de l’emploi à l’échelon communautaire. Les thèmes généraux de l’édition de cette année sont une approche de l'emploi fondée sur le cycle de vie, la flexicurité et l’évolution de la part des revenus du travail (soit la part du travail dans la valeur ajoutée). Le rapport poursuit donc l’action entreprise pour étayer le débat général sur la flexicurité, qui a abouti à l’adoption, le 27 juin 2007, de la Communication de la Commission sur des principes communs de flexicurité (COM(2007) 359 du 27/06/2007), tout en fournissant des analyses à l’appui de la Communication de la Commission du 4 septembre 2007 sur la jeunesse (COM(2007) 498 du 04/09/2007).

http://ec.europa.eu/employment_social/employment_analysis...

18.04.2008

L’indice de référence des loyers du 1er trimestre 2008 est publié

Suite à la publication au Journal Officiel de la loi n° 2008-111 du 8 février 2008 pour le pouvoir d’achat, l’Insee a diffusé le 14 février 2008, le nouvel «Indice de référence des loyers» qui remplace l’indice de référence publié depuis janvier 2006.
Le nouvel indice correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l’indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers. La publication du 14 février 2008 correspond à l’indice du 4ème trimestre 2007.
Cet indice sera publié chaque trimestre par l’Insee vers le 15 du mois suivant la fin du trimestre. Les dates précises seront annoncées dans le cadre du programme quadrimestriel concerné, diffusé par l’Insee le 25 de chaque mois. L’indice de référence des loyers du 1er trimestre 2008 sera publié le 16 avril.
L’INSEE précise que l’article 9 de la loi 2008-111 pour le pouvoir d’achat modifie l’article 35 de la loi 2005-841 du 26 juillet 2005 relative au développement des services à la personne et portant diverses mesures en faveur de la cohésion sociale. Il donne une nouvelle définition de l’indice de référence des loyers qui remplace l’ancienne définition issue de l’article 35 de la loi précitée en ce qui concerne les logements à usage d’habitation.
Désormais, «l'augmentation du loyer qui en résulte ne peut excéder la variation d'un indice de référence des loyers publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques chaque trimestre et qui correspond à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l'évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.»
La loi 2008-111 pour le pouvoir d’achat modifie aussi la loi 84-595 du 12 juillet 1984 définissant la location-accession à la propriété immobilière (article 7) quant à la révision des redevances.
Le nouvel indice de référence des loyers se substitue ainsi à l’indice du coût de la construction pour la révision des redevances des contrats de location-accession portant sur des immeubles à usage d'habitation ou à usage professionnel et d'habitation, achevés ou en construction à la date de la signature de la convention. Il ne s'applique pas aux contrats prévus par le titre II et l'article 22 de la loi n° 71-579 du 16 juillet 1971 relative à diverses opérations de construction.
L'article 7 de la loi n° 84-595 du 12 juillet 1984 définissant la location-accession à la propriété immobilière est désormais rédigé ainsi: «Art. 7.– La révision prévue aux 2° et 5° de l'article 5 ne peut excéder la variation d'un indice de référence des loyers publié par l'Institut national de la statistique et des études économiques chaque trimestre et qui correspond à la moyenne sur les douze derniers mois de l'évolution des prix à la consommation hors tabac et hors loyers.»

Pour accéder à l'indice de référence des loyers, voir lien ci-dessous.
Liens complémentaires :http://www.insee.fr/fr/indicateur/indice_loyer/indice_loy...

17.04.2008

Loyers

LE MONITEUR
Indice de référence des loyers : + 1,81% au 1er trimestre

L'indice de référence des loyers, calculé sur la base de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers, a augmenté de 1,81% au premier trimestre 2008, sur un an, a annoncé l'Insee mercredi dans un communiqué.
Cet indice avait augmenté de 1,36% au dernier trimestre de 2007 (et 2,76% au 2e trimestre 2007).
Rappelons qu'il s'agit du nouvel indice annoncé fin 2007 par le président Nicolas Sarkozy, qui correspond "à la moyenne, sur les douze derniers mois, de l'indice des prix à la consommation hors tabac et hors loyers".
Auparavant, l'IRL était composé à 60% de l'indice des prix à la consommation, à 20% de l'indice du coût de la construction (ICC), qui augmente très fortement en raison de l'envolée du prix des matières premières, et à 20% de l'indice des prix d'entretien et d'amélioration (IPEA).
(16/04/2008)

17:08 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : HAUSSE DES LOYERS, pouvoir d'achat | | |  Facebook

19.03.2008

Plus de la moitié des ménages français étaient endettés en 2007

AFP - 52% des ménages étaient endettés en 2007

PARIS (AFP) - Un peu plus de la moitié (52%) des ménages français étaient endettés à la fin de l'année 2007, l'un des taux les plus élevés depuis vingt ans, selon le rapport annuel de l'Observatoire des crédits aux ménages, publié mardi.

Près de 14 millions de ménages français détenaient un crédit en 2007, pour un montant total représentant 63,7% de leur revenu disponible. C'est le niveau le plus élevé recensé par l'Observatoire des Crédits aux ménages depuis 1989 (l'encours représentait alors 44,2% du revenu des ménages).

L'année dernière, plus de 10 millions de crédits ont été accordés aux ménages, soit une progression de 5,2% en un an.

Les seniors (plus de 65 ans) ont notamment de plus en plus recours au crédit "pour pallier les insuffisances de leur budget habituel", puisqu'ils étaient 25,7% à détenir un crédit en 2007 contre 15,9% en 1989, remarque le rapport.

"Peu de secteurs de l'activité économique peuvent se prévaloir d'une telle évolution en un an", a souligné Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris X Nanterre.

Cette évolution est d'autant plus remarquable qu'elle a eu lieu essentiellement en fin d'année, soit après le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à risque américains (subprime), selon M. Mouillart. Cela tendrait donc à indiquer que la crise financière n'a pas pour le moment provoqué d'assèchement du crédit aux particuliers.

Concernant la progression de l'endettement chez les ménages de plus de 65 ans, M. Mouillart explique le phénomène par le fait que les seniors "ont conservé des habitudes de consommation" alors que leur situation financière s'est détériorée plus vite que celle des autres ménages.

La proportion de "ménages fragiles" ayant plus de 65 ans est ainsi deux fois plus élevé qu'en 1997 (13,1% contre 6,6%).

Chez les moins de 30 ans, la situation est inverse: leur part dans les "ménages fragiles" a plutôt tendance à régresser. Ces derniers ont de plus en plus tendance à privilégier les crédits immobiliers au détriment des crédits à la consommation.

Or "l'endettement immobilier n'est pas un producteur de risque", a souligné M. Mouillart.

L'Observatoire note cependant que de plus en plus de ménages considèrent le poids de leurs charges de remboursement "élevé ou beaucoup trop élevé" (51,2%). Mais, selon les auteurs de l'étude, cette appréciation illustre en fait une surréaction des ménages à la détérioration de leur environnement économique, les charges de remboursement ayant plutôt tendance à se stabiliser voire à régresser
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Par La Tribune : Plus de la moitié des ménages français étaient endettés en 2007
L'année dernière, plus de 10 millions de crédits ont été accordés aux ménages, soit une progression de 5,2% en un an.

La crise financière n'aurait pas encore eu d'effet notable sur les émissions de crédit, du moins en 2007. Un peu plus de la moitié (52%) des ménages français étaient endettés à la fin de l'année 2007, l'un des taux les plus élevés depuis vingt ans. Près de 14 millions de ménages détenaient un crédit en 2007, pour un encours total représentant 63,7% de leur revenu disponible. C'est le niveau le plus élevé recensé par l'Observatoire des Crédits aux ménages depuis 1989 (l'encours représentait alors 44,2% du revenu des ménages).

L'année dernière, plus de 10 millions de crédits ont été accordés aux ménages, soit une progression de 5,2% en un an. L'encours des crédits détenus par les ménages a même progressé de 10,9% pour atteindre 780,7 milliards d'euros.

"Peu de secteurs de l'activité économique peuvent se prévaloir d'une telle évolution en un an", a remarqué Michel Mouillart, professeur d'économie à l'Université de Paris X Nanterre.

Cette évolution est d'autant plus remarquable qu'elle a eu lieu essentiellement en fin d'année, soit après le déclenchement de la crise des crédits hypothécaires à risque américains ("subprime"), poursuit le spécialiste des crédits et de l'immobilier.

L'Observatoire note cependant que de plus en plus de ménages considèrent le poids de leurs charges de remboursement "élevé ou beaucoup trop élevé" (51,2%). Mais, selon les auteurs de l'étude, cette appréciation illustre en fait une surréaction des ménages à la détérioration de leur environnement économique, les charges de remboursement ayant plutôt tendance à se stabiliser voire à régresser.

01.03.2008

La hausse des prix fragilise les Restos du Coeur

Plus 20%, plus 30%... Les hausses des prix du blé et du lait mettent en péril les finances des associations caritatives.
Dans les associations caritatives françaises, on fait les comptes… et on s'inquiète. « On table sur une augmentation du coût des repas de 6%, mais on est peut-être un peu justes », confie Sébastien Brot, directeur de La Mie de pain, une association basée dans le XIIIème arrondissement de Paris, qui nourrit les plus démunis. Avec 130 000 repas distribués en 2007, la petite structure peine à accuser la hausse du prix des denrées alimentaires. « Nous ne payons que 1,5 euro par repas pour le moment, l'essentiel des vivres étant fourni par la Banque alimentaire. Si la hausse perdure un ou deux ans, on a des réserves, on a mis de côté les années précédentes, on tiendra. Mais si ça dure plus longtemps… » Le directeur d'une association qui survit depuis 120 ans se fait philosophe : « …eh bien, si ça dure, on trouvera un moyen. » Oui, mais lequel ?

Equation insoluble
Car du côté de la Banque alimentaire, fournisseur de plus de 4 000 associations partout en France, on voit à plus long terme. Si les dons de partenaires privés de la grande distribution ou de l'industrie agroalimentaire n'ont pas diminué, ceux de la « collecte grand public », qui se fait à la sortie des supermarchés, ont chuté de 3%. « La crise du pouvoir d'achat nous frappe de plein fouet : d'un côté, on a une hausse du nombre de personnes précaires, de l'autre, on a moins de dons, se désole Catherine Lasry-Belin, responsable de la communication. Et surtout, plus de 40% de de l'aide alimentaire que nous redistribuons nous vient de l'Union européenne. L'augmentation du prix des matières premières va forcément avoir un coût et se répercuter sur nous. » Quelles que soient leurs sources d'approvisionnement, les grandes structures en arrivent au même constat. « Tant que la direction des affaires sociales nous donne des subventions équivalentes, ça va », explique Xavier Vandromme, responsable pour Emmaüs des centres d'hébergement d'urgence en région parisienne. Mais si la Ddass ne suit pas… A la Croix-Rouge, on jongle avec les chiffres : 6 millions de repas distribués par an, 7 millions d'euros de subventions françaises, 50 millions venus de l'Union européenne et « une hausse des prix que tout le monde semble découvrir aujourd'hui, mais que nous constatons depuis plusieurs mois ! » Didier Piard, directeur de l'action sociale, ne mâche pas ses mots : « Dès l'automne, l'enveloppe consacrée aux produits céréaliers a augmenté de 30% ! Pareil pour les produits laitiers ! Alors, d'un côté, on nous recommande de mieux équilibrer les repas, mais de l'autre, on se retrouve avec de plus en plus de gens à nourrir ! » L'équation semble insoluble. « J'étais récemment à Strasbourg derrière le camion du Samu social, poursuit Didier Piard : les gens qu'on voit bourrer leurs poches d'œufs durs et de morceaux de fromage ne sont pas des SDF. Ce sont des retraités, des gens qui ont un logement, ou même qui travaillent, mais dont les revenus les obligent à choisir entre se nourrir ou se loger. Le problème du pouvoir d'achat se pose à nous dans les deux sens ! »

« On ne pourra pas nourrir tout le monde »
Au chapitre des solutions, certains tentent, comme la Croix-Rouge, de jouer le bras de fer avec les fournisseurs ou d'élargir les partenariats avec les grandes surfaces. « A Strasbourg, par exemple, on diversifie nos modes de récupération des denrées alimentaires grâce à un partenariat avec Cora. Ca nous fait économiser 4 à 5000 euros de produits frais pour les maraudes et les centres d'hébergement d'urgence », poursuit Didier Piard. L'idée : faire vite, récupérer des produits proches de la date de péremption et les distribuer rapidement. « Et pour éviter que les fournisseurs augmentent trop leurs prix, on fait régulièrement des appels d'offres. » Mais ça ne marche pas toujours. Chez Emmaüs, où les repas sont achetés à deux grandes sociétés de restauration, RGC et Cogerest,, on vient d'apprendre de RGC une augmentation de 7% des prix unitaires des repas (achetés un peu plus de 3 euros) en invoquant la hausse des prix. Toutes les grandes associations, de la banque alimentaire aux restos du cœur, se tournent surtout vers les pouvoirs publics depuis plusieurs semaines. A force de tirer la sonnette d'alarme, elles ont obtenus la tenue d'une réunion avec les ministères du Logement et de l'agriculture et de la Pêche sous quinzaine. Objectif : que la Présidence française de l'Union européenne leur apporte de nouvelles subventions. Sans quoi, « on ne pourra pas nourrir tout le monde », constate amèrement Didier Piard.
Anna Borrel - MARIANNE 2

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