25.01.2009

Jeudi Noir ouvre un Crous !

Vous connaissez forcément le Crous. C’est cet organisme qui offre des chambres de cité U et des repas moyens aux étudiants. Récemment, pendant quatre années, dans le Ve arrondissement de Paris, rue de la Harpe, ils ont logé gratuitement des pigeons sans ressources ! Quatre années de vacance, c’est beaucoup, surtout à 250 mètres de la Sorbonne. Alors le collectif Jeudi Noir, qui milite contre la présence des pigeons dans les bâtiments publics, s’est approprié ces 400 m² pour y loger cinq étudiants et quatre jeunes précaires. Et comme ni le Crous ni les pigeons n’ont porté plainte, eh ben on y est toujours !

Pigeons ou étudiants ?

On vous fait visiter ? C’est ici. Dans le temps, c’était un centre médico-social pour étudiants. Une certaine Lydie Hostater en avait fait don à l’Etat pour y soigner les jeunes. Lydie est morte en 1969. Ça fera même quarante ans pile le 16 février 2009, et on ne pouvait pas décemment trahir sa mémoire en laissant un tel immeuble vacant. Enfin quand je dis vacant… Pour le directeur du Crous, ce bâtiment n’est pas du tout abandonné. On aura mal compris ? Ben oui, parce que dès qu’on y est entré, hop, il a eu l’idée soudaine d’en faire quelque chose : un centre pour étudiants handicapés. Pas mal ! Nous on est pour. D’ailleurs, c’est un bon plan, cette histoire. A réutiliser. On vous prend votre place assise dans le métro ? «Ah, excuse-moi, mais je comptais justement la dédier à un étudiant handicapé…» Vous recevez votre avis d’imposition ? «Ah ben mince, juste au moment où j’allais faire une donation pour des étudiants handicapés !», et ainsi de suite. Succès assuré.

Le directeur du Crous a même dit que notre présence «ralentira» la mise en œuvre de ce noble chantier, prévu pour «juin 2009». Joli ! Il faut croire que la présence des pigeons aussi l’a ralenti pendant quatre ans ? En fait, on a l’air de rigolos, comme ça, mais on se renseigne avant de passer à l’action. Ce bâtiment est sans projet. Les représentants de l’Unef et de la Fage, qui siègent au Conseil d’administration du Crous, nous ont confirmé que ce «projet» n’est jamais passé en Conseil d'administration. Donc d’ici à prévoir l’arrivée des bulldozers pour dans cinq mois, ça fait un peu coup de bluff. Le Crous manque d’argent apparemment, car cette réhabilitation coûterait trop cher à son (trop faible) budget.

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20.01.2009

SANS-ABRI : STRASBOURG CHERCHE UNE STRATÉGIE !

La fin de la trêve hivernale approche et l'on peut se demander ce qui a été prévu par nos élus pour y faire face.

Le plan froid suivra et cette année encore, toutes les personnes "mises à l'abri" le temps de l'hiver, vont se retrouver à la rue sans qu'aucune proposition ne leur soit faite.

Y'a t-il un pilote pour anticiper une situation qui se répète chaque année et qui s'amplifie ?

La machine à exclure marche à plein rendement mais si cette évidence est énnoncée sans cesse, dans toutes les rencontres, réunions, débats, et autres, pas de solutions avancées, pas de propositions.

En réalité si tous les constats sont énoncés, si la situation est bien connue et si rien ne change véritablement c'est parce qu'il n'y à pas de stratégie, aucune mesure n'est prévue en dehors de cette période de froid. Nos élus ont choisi de "faire face" au problème qui se posera à un moment connu, en attendant le suivant...

Le Parsa a enfin donné les moyens à quelques associations de réhabiliter les locaux minables qui accueillaient les personnes;

Certains centres sont passés de l'urgence à la stabilisation;

D'autres seront mis à neuf, d'autres verront le jour, un jour le projet chalets se fera... En attendant le 15 mars se rapproche, les licenciements enflent, ...

ça c'est ce qu'on vous rabâche, pour que vous soyez assuré que "les choses avances"...

Ce dont on ne parle pas est que le Parsa avec la "stabilisation" a rejetté à la rue définitivement des personnes qui "n'ont plus leur place" dans ces structures "neuves";

Le Parsa a creusé le retard prit en matière d'hébergement;

Et la misère gagne...

Des solutions existent, partout en france des projets innovants font leurs preuves, à strasbourg le projet "action neuhof" initié par le collectif sdf donne de bons "résultats"... mais chut, ça emmerde, ça dérange... Mais payer 150 chambres d'hôtel pendant des mois, laisser 10500 logements sans locataires, ça ne dérange pas ...

16.01.2009

Le DAL occupe le siège d'un promoteur immobilier

Après un rendez-vous décevant au ministère du logement, jeudi matin, les membres de l'association Droit au logement (DAL) occupent depuis le début de l'après-midi le siège social de Saggel, filiale de Nexity, premier promoteur immobilier français. Le président du DAL, Jean-Baptiste Eyrault, a expliqué, en exclusivité au JDD.fr, "pour que Nexity mette des logements à disposition des sans domiciles et des prioritaires du 'plan Dalo'".

12.01.2009

Les «nouveaux contestataires» sont parmi nous

Contestation. Enseignants, parents, usagers des trains,ils se battent pacifiquement pour refuser des réformes ou garder leur gares...

A Gourdon, ils manifestent depuis des mois, avec le soutien d'élus.
A Gourdon, ils manifestent depuis des mois, avec le soutien d'élus.

A leur façon, ils « résistent ». Ils disent «non» Emules de José Bové, les anti-OGM fauchent, à Toulouse, les militants du Droit au Logement réquisitionnent. Ici et là, des enseignants refusent d'appliquer les directives ministérielles. Dans le Lot, à Livernon, des parents d'élèves ont occupé vendredi l'école primaire parce qu'ils refusent de voir leurs enfants enregistrés sur le Fichier Base-élèves. Une « entreprise de fichage de la population afin de contrôler les récalcitrants ou les esprits divergents », jugent ces parents, soutenus par le maire. Ils se réuniront lundi et se rassembleront à nouveau le 14 janvier. Toujours dans le Lot, à Gourdon, à Souillac, des usagers des trains, avec l'appui des élus, disent fermement « non » à la suppression de certains arrêts (lire ci-dessous). Ailleurs, ce sont des électriciens d'EDF qui rétablissent en douce le courant coupé… Ces gens-là, citoyens ordinairement paisibles, ne sont pas des révolutionnaires prônant l'insurrection. Il n'empêche : il y a dans l'air de France comme un vent de révolte, de rébellion, de désobéissance, d'insoumission

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08.01.2009

COLÈRE

Et revoilà que la presse municipale nous pond un article où les élus disent "le dispositif de la veille sociale" fonctionne bien.

Tout va bien, avec des gens sous tentes par - 10 degrés, d'autres qu'on entassent dans 1 algéco, ceux qui vivent dans des bunkers, des cabanes, sous les ponts, sous les autoroutes, en caravanes, en box de parking, dans les caves, halls d'immeubles, parkings du centre, sans oublier la chaise...

C'est tellement pire qu'avant que les mots nous manquent.

Où êtes-vous pour dire aveec nous que ça ne va pas du tout ?

que se passe t-il à strasbourg ?

avec ce temps de merde, certains vont sortir de leurs trous, que direz-vous ?

faut-il attendre un drame pour que vous réagissiez ?

07.01.2009

UN HOMME MORT DE FROID CETTE NUIT DANS LE VAL D'OISE

ET VOILÀ ! IL FAUT DONC MOURIR POUR ÊTRE ENTENDU ?

LE SILENCE DES MORTS...

LE BAS-RHIN LAISSE DES GENS, DES PERSONNES CREVER DE FROID

NE LISEZ PLUS CETTE PRESSE ASSASSINE

RAPPEL

EN OCTOBRE 2008 ELLE ÉCRIT "LE PLAN GRAND FROID REVU À LA BAISSE"... ET DEPUIS ? QUE S'EST-IL PASSÉ ? ELLE VOUS DONNE DES EXEMPLES DE LIEUX QUE BOUTIN POURRAIT VISITER, ELLE VOUS PARLE D'ACCUEIL DE JOUR OUVERT LA NUIT SANS DONNER DE DÉTAILS SUR LES CONDITIONS INHUMAINES, INDIGNES

ET NE DIT MOT SUR LE VOTE À L'UNANIMITÉ DE LA DÉMOLITION DE L'HÔTEL MERCURE : 50 CHAMBRES

PAS DE COMMENTAIRE SUR LES QUICHIOTTES À QUI 1 SEUL ALGÉCO A ÉTÉ CONFIÉ POUR 19 PERSONNES ET LEURS CHIENS - 2 ANS DE CRIS, 2 ANS DE VIOLENCE POUR çA ! 1 ALGÉC

FAUT-IL UN MORT POUR QUE LE BAS-RHIN S'INDIGNE ?

06.01.2009

VIGILANCE ORANGE, LES SANS-ABRIS SONT PLUS QUE JAMAIS EN DANGER

05.01.2009

Dal Toulouse : à St-Sernin. Les squatters font déjà partie du quartier

Logement. Depuis samedi une vingtaine de sans abris squattent un immeuble ouvert par le DAL au centre de Toulouse.

Les militants du DAL filtrent les entrées pour éviter toute mauvaise surprise. Photo DDM, T.B.
Les militants du DAL filtrent les entrées pour éviter toute mauvaise surprise. Photo DDM, T.B.

15 h 30, dimanche devant la porte cochère de l'immeuble toulousain, réquisitionné depuis samedi par le DAL 31 : trois bonnes sœurs en tenue réglementaire interpellent le militant pour le droit au logement qui filtre les entrées.

- « C'est très bien ce que vous faites. Nous cherchons à entrer en contact avec des familles dans le besoin. »

- « Mais je vous en prie, passez ce soir, nous partagerons la soupe. »

Toute la journée les témoignages de sympathie se sont multipliés à l'égard de la vingtaine de sans-logis, dont quatre enfants, désormais installés pour l'hiver dans un vieil immeuble inhabité depuis 2002, situé en face de l'institut des sciences politiques de Toulouse. « Certains nous laissent leur téléphone pour que nous puissions les prévenir rapidement au cas où la police tenterait de nous évacuer. D'autres vont venir ce soir avec leur casserole de soupe. Un voisin nous a apporté un canapé clic-clac. Nous sommes vraiment bien soutenus par le voisinage. » Florian est un militant satisfait. Le nouveau squat est en passe de gagner la bataille de la sympathie de la population du quartier. À partir de ce matin, c'est en direction de la mairie de Toulouse et de la communauté urbaine du grand Toulouse que le DAL va concentrer ses efforts. « Nous allons leur demander officiellement de faire jouer leur droit de préemption sur l'immeuble et de le transformer en logement très social destiné aux travailleurs pauvres, aux RMistes et aux personnes privées d'emploi. » Pour le moment, hormis la visite impromptue et présentée comme rigoureusement informelle d'une élue Vert venue discrètement aux nouvelles, le Capitole dont l'adjointe responsable du logement n'était pas joignable hier, ne s'est pas encore positionné sur les suites qu'il compte donner à cette réquisition. En attendant, la vie collective s'organise pour durer dans l'immeuble réquisitionné. Hier après midi, s'est tenue la première réunion dans la grande salle commune, avec à l'ordre du jour la gestion du quotidien, la propreté des parties communes, l'eau, l'électricité : une vraie réunion de colocataires… mais sans loyer. »

Strasbourg : pas de précipitation

C'est le titre d'un article paru hier dans la presse municipale locale... le conseil de notre maire à ceux qui s'intéressent aux projets euromachin et eurotruc...

Heu, par -5 degrés pour les sans-abri notre conseil est :

• PRÉCIPITEZ-VOUS DANS L'IMMENSE HALL DE LA CUS SUPER CHAUFFÉ ;

• PRÉCIPITEZ-VOUS DANS LES 88 TERRASSES DE CAFÉ QUI ONT REçU L'ACCORD DE LES CHAUFFER ;

• PRÉCIPITEZ-VOUS DANS LES RARES ACCUEILS ASSOCIATIFS ;

ET POUR LA NUIT PRÉCIPITEZ-VOUS DOUBLEMENT POUR TENTER D'AVOIR UNE CHAISE OU UN MATELAS JETTÉ DANS UN COIN (ce service est assuré par de gentils travailleurs anti sociaux)

04.01.2009

Un immeuble réquisitionné au centre de Toulouse

La réquisition d’un immeuble vacant au centre de Toulouse, occupé discrètement depuis le 20 décembre dernier, par plusieurs dizaines de familles sans logis et de sans abri, avec le concours du DAL Toulouse , a été rendue publique cet après midi à l’issue d’une marche dans le centre ville.

Ce grand immeuble situé 42 place Anatole France qui comporte 40 logements était vide depuis 2004, et appartient a une propriétaire privée détenant de nombreux logements à Toulouse.

Les occupants sont des sans abris, des jeunes en galère qui ont constitué l’association “la hutte ô Piafs”, des familles sans logis vivant une précarité permanente. La communauté Emmaüs d’Escalquens a livré des meubles dans l’après midi.

Depuis deux semaines, les occupants ont défriché et nettoyé les lieux. Les bâtiments sont anciens mais en bon état. Ils ne présentent aucun danger.

Deux banderoles ont été accrochées sur la façade :

Ministère de la Crise du logement – Annexe de Toulouse

“la hutte ô piafs”

Les occupants souhaiteraient en faire notamment un lieu d’accueil pour des familles en précarité, et des sans logis avec ou sans chiens. Ce grand immeuble pourrait accueillir des logements sociaux.

Tandis que la vague de froid s’abat sur le pays, nous exigeons l’application de la Loi de réquisition des logements vacants nombreux dans les centres villes des grandes agglomérations et l’arrêt de toute expulsion en particulier des habitants du 42 rue Anatole France.

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