19.08.2009

SANS-ABRI « Ils ne meurent pas de la météo mais de la rue »

Vivre dans la rue, c'est aussi dur l'été que l'hiver. Peut-être même plus encore avec les beaux jours : les places d'hébergement se réduisent comme peau de chagrin et les travailleurs sociaux sont moins nombreux.


« Chaque hiver, Évelyne Dhéliat (présentatrice de la météo sur TF1, ndlr) appelle ses spectateurs à faire le 115. C'est bien, mais l'été personne ne le dit, alors que l'urgence est la même ! », lance Marie, infirmière au SAMU social. Quelle que soit la saison, les SDF doivent se nourrir, se doucher et dormir. Sauf que l'été, les centres d'hébergement proposent moins de places ou ferment. Quant aux centres d'urgence ouverts en période hivernale, ils ferment le 1er avril.
« L'hiver concentre les attentions : on ouvre des centres d'hébergement d'urgence - comme dans les locaux de la cité administrative de Lille. On a plus de couvertures, plus de dons. Les gens ont ce réflexe. Mais pas l'été », poursuit Marie.

L'été, les gelures laissent place aux coups de chaud ; les hypothermies à la déshydratation. « On ne meurt pas de la météo mais de la rue ! Été comme hiver, il y a autant de morts. À la différence que l'hiver, les médias guettent le premier mort de froid », s'exclame l'infirmière.

« Le plus souvent, les SDF souffrent des mêmes maladies que nous. Sauf qu'avec la rue, les symptômes s'aggravent plus vite et ils ne se soignent pas à temps ».

Moins d'hébergements, moins d'effectifs
Quant aux conditions de vie, elles restent également inchangées. « Chaque jour quand on vit, s'endort et se réveille dans la rue, on se demande où manger, où dormir, où se laver ? Où aller aux toilettes aussi ! Vivre à la rue c'est aussi dur l'été que l'hiver. L'arrivée du printemps n'y change strictement rien ! », s'emporte Olivier Vilt, de l'Abej, association lilloise venant en aide aux sans-abri.
Les mêmes problèmes donc, mais avec moins de moyens. « Le matin quand j'arrive j'ai dix places à proposer, pour plus d'une centaine d'appels dans la journée. En général, je n'ai plus rien dès 8h30. L'été, on manque de places », regrette Samia, « écoutante » pour le 115. La situation est encore plus difficile pour les couples ou les familles : encore moins de places disponibles. Ce jour-là, Samia a dix places familles (soit 10 lits ). Elle a reçu 31 appels de familles de trois, quatre, parfois sept enfants. « Les habitués le savent. On ne les voit que l'hiver. L'été, ils ont arrêté d'appeler le 115 », raconte Stéphane, éducateur spécialisé pour le SAMU social. « Et on arrête d'appeler le 115 pour eux, enchérit Linda, également éducatrice spécialisée. Quand il commence à geler, les gens vont nous appeler pour signaler quelqu'un qui dort dehors.
Mais l'été, la même personne, pour le même sans-abri, ne nous appelle pas ».
Or, les aléas météo ne disparaissent pas avec l'arrivée des beaux jours. Les SDF doivent affronter « les changements de températures. Rien qu'entre le jour et la nuit, l'écart est important », indique Marie. Ils doivent aussi subir la pluie, voire de grosses averses. Ils s'adaptent alors, en installant par exemple un grand parapluie de pêche au-dessus de la tente, pour la rendre moins perméable.
« On s'inquiète davantage pour les nouveaux arrivants : ils ignorent les lieux à ne pas fréquenter ; ils ne savent pas choisir un squat bien caché et à l'abri du vent et de la pluie. Ils ne savent pas non plus trouver de la nourriture », explique Linda. « On essaie de les prendre en charge très tôt. Car plus on reste dans la rue, plus il est difficile d'en sortir ».
Mais là encore, les effectifs sont en baisse, congés obligent. Au SAMU social, en juillet-août, il y a moitié moins d'écoutants. Alors même que « les appels durent plus longtemps. On ne peut pas décrocher, se contenter d'un "on n'a rien" et raccrocher ! On écoute davantage, on explique, on dit de rappeler demain, etc... », détaille Linda. « On devrait avoir des renforts l'été aussi ! »

L'été, les distributions de soupe se poursuivent
Moins d'écoutants... et moins d'équipes sur le terrain. Une seule patrouille de deux personnes part à la rencontre des sans-abri - au lieu de quatre au plus fort de l'hiver - pour vérifier que tout va bien, « surtout s'ils n'ont pas appelé depuis longtemps à force d'entendre des "on n'a pas de place" ».
Durant ces « maraudes », l'équipe estivale continue de distribuer eau, soupe, ou café selon les envies et besoins. Des couvertures pour les nuits.
« On en profite pour discuter avec eux aussi et les écouter. Tout comme l'hiver ».

SOPHIE GUESNÉ > region@nordeclair.fr - NORD ECLAIR

24.07.2009

Alincourt : Communique de la Fédération Droit Au Logement

Le tribunal d’Instance de Beauvais accorde un délai jusqu’au 31 décembre, et rétablit la libre circulation des locataires et de leurs proches dans le parc du château d’Alincourt

Communique de la Fédération Droit Au Logement

Le Tribunal d’instance a rendu deux décisions lundi 21 juillet et a délivré les ordonnances mardi 22 juillet :

D’une part, les locataires du camping d’Alincourt bénéficient d’un délai à l’expulsion jusqu’au 31 décembre, et il est rappelé à la société d’Alain Dumesnil que le gardiennage du camping ne doit pas entraver la liberté de circulation de ses occupants et celle de leur famille et de leurs proches.

Cette décision de justice ouvre des perspectives aux locataires du camping du château d’Alincourt :

- Ils obtiennent ainsi la reconnaissance de leur domicile. Ils ne sont plus des manants que l’on peut terroriser et chasser par ses sbires.
- Elle oblige les représentant d’Alain Dumesnil à respecter les procédure légales d’expulsion et l’état de droit
- Elle sanctionne la conception rétrograde du droit de propriété, qui a justifié l’inaction de la gendarmerie, du Préfet, du Parquet et du ministère du logement et qui a permis la poursuite de délits et d’exactions contre les locataires du camping.
- Les vigiles ne peuvent plus interdire le passage aux habitants du camping et à leurs proches .

Il en découle que les abus, délits, dégradations de biens, menaces, fouilles de véhicules, contrôles d’identité, emploi de chiens d’attaque sans muselière, mise en danger d’autrui, violations de domiciles … aggravées par le délit d’association de malfaiteurs, et qui ont été commises depuis 5 mois à l’encontre des locataires doivent être poursuivies par le parquet, sans tarder, sauf à accepter la violation de l’Etat de Droit.

De nombreux locataires ont fuit le camping, un des locataires chassés est mort de tristesse dans son camion. Un autre est toujours à l¹hôpital tandis que son mobile home a été déplacé et abandonné par les vigiles au milieu d’un chemin privé … Beaucoup sont dispersés et découragés.

Alain Dumesnil doit se rendre à l’évidence il doit lever le barrage à l’entrée du parc et libérer l’accès au camping, et il doit indemniser les locataires du préjudice subit. L’État doit faire respecter cette décision de justice, reloger décemment les locataires, si nécessaire sur des terrains familiaux viabilisés.

Droit Au Logement demande que les locataires de fait à l’année dans des camping qui sont au nombre minimum de 100 000 en France :

- soient protégés par la reconnaissance d’un droit au maintien dans les lieux
- soient reconnus dans leurs droits citoyens : droit de s’y domicilier, de recevoir leur courrier, droit aux prestations sociales notamment l’allocation logement, droit de vote
- soient indemnisés en cas d’éviction.

Paris, le 22 juillet 2009

Signez la pétition de soutien aux locataires du camping d’Alincourt

23.07.2009

Toujours plus de personnes dans les rues de Strasbourg. Bonne vacances !

À Strasbourg toujours plus de personnes, plus de familles sont à la rue. Certains sont contraints de vivre dans des garages, sous les ponts, dans des squats insalubres, sous tentes.
Tous sont en danger tout au long de l'année.

L'hiver dernier pour le plan hivernal, notre ville Strasbourg a proposé aux sans-abri de passer les nuits d'hiver sur une chaise.

Cet été des structures ont fermées, "casant" comme elles pouvaient les personnes qu'elles hébergeaient, d'autres tournent au ralenti.

Chaque année le scandale se reproduit et empire.

Il existe pourtant de nombreux bâtiments et logements vides et en bon état, qui pourraient être rapidement mobilisés pour accueillir toutes ces personnes.
C'est pourquoi nous attendons de notre municipalité "socialiste et verte" qu'elle ouvre le débat sur la réquisition citoyenne, et espérons que les associations viendront soutenir cette demande et nourrir le débat, avant que l'hiver n'arrive.

L’hébergement d’urgence est de la compétence de l’Etat, mais nous n’acceptons pas que des élues se réfugient derrière cet argument en laissant, sans scrupule, des personnes sans logement. Ca nous met "vert" de rage, et "rose" de colère lorsqu'un autre expulse sans état d'âme ...

Tous doivent répondre à l’urgence et mettre chaque personne sous un toit.

19:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, sans toit, mal logés, strasbourg, bas-rhin, alsace | | |  Facebook

08.07.2009

Boîte à cancans bien strasbourgeois

• Le comité de quartier du 1er adjoint est abandonné par de nombreux jeunes socialistes, qui se réfugient à l'esplanade principalement. Chuuuut

• Les services de la Ville ont pondu leur propre rapport sur la tenue de la Rue des Foulons ! On est jamais si bien servi ..... Ce rapport tient-il compte des constats catastrophiques "subis" par les associations professionnelles ? Elles sauront apprécier. Chuuut

• Du rififi chez Cus-Habitat ? Licenciements, déplacements de personnes "non compatibles", mises à la retraite .... Chuuuut

• Une statue de Gandhi de 2 mètres de haut. Le symbole pourra regarder crever les sans-abri .... Chuuut

• Des élus ont visité des logements insalubres, ils sont scan-da-li-sés. Certains nous les dénonçons depuis .... Chuuut

• Les assises de la culture ronronnent, et ne fabriquent rien de neuf, rien d'innovant, faut dire qu'on y rencontre toujours les mêmes ... Chuuut

07:11 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sans-abri, mal logés | | |  Facebook

21.05.2009

BAS-RHIN : DEDAAL est déjà sur la brêche

Une semaine après sa création, l'association DEDAAL répond déjà à des demandes d'aide et d'accompagnement.

Logement insalubre, problèmes de santé, surendettement suite à la perte de l'emploi ...

16:36 Publié dans COMMUNIQUÉ | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dedaal, strasbourg, mal logés, sans-abri, bas-rhin | | |  Facebook

16.05.2009

Carnet rose : DEDAAL

Habiter un lieu décent est une nécessité pour tous.
DEDAAL est préoccupée par le logement pour tous, par le relogement de tous dans le respect des lois en vigueur.

DEDAAL (Droits Et Devoirs pour l'Accès Au Logement) est une association d'aide et d'accompagnement de toutes les personnes qui rencontrent des difficultés de logement.

Un cadre solidaire et unitaire
DEDAAL s'adresse à tous les habitants de Strasbourg et de la Cus : sans-abri, mal logés, personnes endettées, personnes expulsées, etc.
DEDAAL favorise le travail local avec d’autres associations et collectifs, qui oeuvrent dans le logement ou l'hébergement, l'emploi, etc. Sans oublier les associations de propriétaires, co-propriétaires, etc.
DEDAAL s'investie dans la vie de la cité, en proposant des rencontres conviviales, des spectacles ou en se joignant aux actions des associations de quartier.

Un cadre institutionnel
DEDAAL intervient directement dans la vie institutionnelle, par son engagement au sein des Conseils de quartier, en participant aux commissions en lien direct avec le logement.

Intermédiaire entre les familles et les pouvoirs publics
Le principal intérêt de DEDAAL est d’être un intermédiaire puissant entre les personnes démunies et les pouvoirs publics. Car le système français et ses complications échappent généralement à ces familles.

Le marché locatif privé est quasiment inaccessible aux revenus très modestes tandis que l'accès au parc social est engorgé.
Face à des conditions de plus en plus difficiles DEDAAL adaptera ses pratiques en créant des partenariats publics et privés, et en proposant des solutions innovantes ou en soutenant celles de ses partenaires.

DEDAAL : dedaal67@gmail.com

05:50 Publié dans COMMUNIQUÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, strasbourg, sans-abri, mal logés, bas-rhin, alsace | | |  Facebook

08.03.2009

Rue de la banque : 13e semaine de campement, 90e nuit.

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • E-mail: fededal@wanadoo.fr


Rue de la banque : 13e semaine de campement, 90e nuit.
Les familles de la rue de la Banque ne fléchissent pas, après trois mois de campement.
Des discussions se poursuivent avec le ministère du logement, une rencontre a eu lieu vendredi matin. Un autre Rendez-vous a été foxé, vendredi 13 mars avec le directeur de cabinet.

Chaque nuit le campement se peuple, et accueil environ une centaine de personnes, en grande majorité des mères de familles, logées dans des hôtels, ou des hébergements précaires. Des sans abris participent également au mouvement.
A l’approche du15 mars qui marque le retour des expulsions locatives, en hausse constante dans notre pays, des familles qui ont reçu le dernier avis avant l’expulsion, le courrier du commissaire avisant que le concours de la force publique a été accordé, redoutent cette mise à la rue qui va les jeter dans l’exclusion et la précarité quotidienne.
Un rassemblement de solidarité est organisé dimanche  8 mars, à partir de15h - 24 rue de la banque – Métro Bourse.

Les habitants du 32 rue de la cour des noues Paris 20e, également sous la menace d’une expulsion sans relogement, organisent un repas de quartier, sur la placette face à leur immeuble, dimanche à partir de 14h30
.

INFOS : des nouvelles de la réquisition à Saint Denis

 


Lundi matin 9h : Droit Au Logement, et les occupants de l’immeuble réquisitionné  rue Jean Mermoz à St Denis, appartenant à la Poste, sont convoqués au tribunal d’Instance de Saint Denis. Rendez vous à 9h, devant le TI de saint Denis, face à la mairie, métro Basilique.
Rappel : cet immeuble vide depuis plusieurs années a été réquisitionné mi-février, inauguré le 22 février avec le maire, et réquisitionné légalement, suite à un arrêté de réquisition du maire en date du 24 février 2009.

Cette”réquisition populaire municipale” est exemplaire car elle est  nitaire et est l’adition de pultiples compétences, pouvoirs et solidarités :   élus, associations, réseaux, syndicats, partis et la population, à une action de solidarité.
Elle met un terme vraisemblable à ce qui aurait du être dans l’esprit du propriétaire une opération lucrative à caractère spéculatif.
Dans cette période où les vautours fondent sur toute richesse, cette réquisition concrétise une véritable résistance et un juste rétablissement des choses :
Se loger est un droit, spéculer est un abus, laisser vide des logements tandis que l’on meurt dans la rue ou d’être expulsé est un crime.

http://www.droitaulogement.org/+Inauguration-Immeuble-Requisition-SaintDenis+.html

http://requisition-logement-stdenis.over-blog.com/

AGENDA :

 


Dimanche 15 mars, 14h30 à République  :
Manif pour l’arrêt des expulsions et la baisse des loyers -
Jeudi 19 mars 14h sortie du métro Oberkampf : pour participer à la manifestation unitaire contre la vie chère et le Chômage.
Samedi 28 mars 14h à Opéra: Manif pour un monde juste et contre la spéculation financière jeudi 28 mai, 13h30 : délibéré de la cour d’appel de Paris


+ d’infos : <http://www.droitaulogement.org/>
Pétition de soutien au DAL :
http://www.droitaulogement.org/petitions/index.php

27.02.2009

Appel de la condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende

Droit Au logement

Droit Au logement Paris et environs– 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 • E-mail: dal@globenet.org
COMMUNIQUE
Paris le 27 février 2009

“On n’est pas des déchets, mais des humains”

Appel de la condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende,

Mercredi 4 mars, à 13h30 :
RASSEMBLEMENT à partir de 13h Place Saint Michel


Le 30 octobre dernier, l’association Droit Au Logement a été condamné à la confiscation de 319 tentes, et à une amende de 12 000 euros pour avoir installé des tentes, et des couvertures sur la chaussée et le trottoir, devant le 24 rue de la Banque, Paris 2e, pendant l’automne 2007 .

Des femmes, des hommes et même des enfants dormaient dans ces tentes et sous ces couvertures, lorsque les procès verbaux ont été établis et le matériel confisqué.

Il est reproché à l’association d’avoir commis une infraction qui concerne le dépôt et l’abandon de déchets sur la voie public.
L’Etat a engagé des poursuites pour punir le DAL d’avoir organisé ce campement marquant ainsi sa volonté de réprimer les luttes de sans logis.
Mais également il amalgame à des déchets les sans logis qui dormaient sous ces tentes et ces couvertures.

Face à cette condamnation qui a choqué l’opinion, de nombreuses associations, organisations et citoyenEs, nous avons fait Appel.

Quatre avocats défendrons l’association, Henri Leclerc, Ludivine Lubaki, Dominique Hilsum, Pascal Lévy. Des personnalités interviendront au cours de l’audience, Albert Jacquard, Josiane Balasko, ainsi qu’un représentant des familles et un responsable du DAL.

Fontaine Saint Michel à partir de 13h, jusqu’à la fin du procès, sera organisé un MEETING de RUE où de nombreuses interventions et témoignages sont organisés.

Les représentants des organisations et des mouvements qui apportent leur soutien sont les bienvenus.

AGENDA :


Procès en appel contre la condamnation du DAL à 12 000 euros d’amende :
mercredi 4 mars, à 13h30 – Palais de justice

Manif contre les expulsions et pour le droit au logement
Dimanche 15 mars, 14h30 à République


+ d’infos : <http://www.droitaulogement.org/>

Pétition de soutien au DAL :
http://www.droitaulogement.org/petitions/index.php

26.02.2009

EN IMAGE, les BRUTALITÉS policières rue de la Banque

Cliquez ici : http://www.droitaulogement.org/ Vidéo “rue de la banque/ intervention des CRS”
Ou bien
http://www.dailymotion.com/video/x8hrf4_sans-brutalites_news

Nous dénonçons ces actes de brutalité contre des mères et des pères de familles qui veulent vivre dignement, dans un logement décent.

25.02.2009

Volte face du Ministère et brutalités policières

Rue de la banque : volte face du Ministère et brutalités policières. Nombreux CRS toujours en position autour des familles. 2 personnes, dont une des principales déléguée, ont été hospitalisées et 4 mères de familles sont légèrement blessées suite à l’intervention de la police, venue en grand nombre pour dégager la chaussée occupées par les familles en lutte du camp de la rue de la Banque, une heure plus tôt. Lors de la réunion hier soir, où devait être signé l’engagement de relogement, les représentants de l’État ont opéré un volte face qui remet en cause l’accord de principe, établi le 13 février en présence du Directeur de Cabinet. Ce retournement est de nature à décrédibiliser les autres engagements. Les familles, le DAL et le CDSL ont décidé d’occuper la chaussée devant le 24 rue de la Banque, pour la signature d’un engagement au plus vite, conforme aux modalités définies ultérieurement. Depuis 10 semaines, 4 réunions ont été mises sur pied, soit un délai moyen de 3 semaines entre chaque réunion, pendant que ces mères de familles ont affronté le froid tout l’hiver. Une fois de plus la force et la brutalité priment. Depuis le début de cette lutte, la répression est utilisée pour réduire le mouvement et décourager ces familles.

Un Toit c’est un Droit ! Application de la Loi de Réquisition !

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