23.07.2008
1% logement : Les partenaires sociaux s’opposent à C. Boutin
(Lavieimmo.com) - Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, a consulté mardi matin les syndicats et le patronat au sujet de la réforme du 1% logement. Le journal La Tribune daté de mercredi revient sur ces "négociations musclées".
Le gouvernement souhaiterait prélever 1 milliard d’euros des revenus du 1% logement (soit un quart), pour financer sa politique. Le 1% logement contribue déjà au programme de rénovation urbaine, à hauteur de 450 millions d'euros par an. Avec cette réforme, ce sont 350 millions d'euros supplémentaires que la ministre souhaite prélever pour le compte de ce programme, 400 millions pour le financement de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), et 250 millions d'euros à titre de contribution au programme de requalification des quartiers anciens. « Les partenaires sociaux s’y sont opposés », rapporte le quotidien, précisant qu’une deuxième réunion était programmée le soir même.
Le remaniement du 1% logement s'inscrit dans le projet de loi « plan d’action pour l’accès au logement », par l’intermédiaire duquel Mme Boutin entend faire face à la « crise du logement », « en concentrant les interventions de tous les acteurs - Etat, collectivités territoriales, associations, professionnels publics et privés ».
Le « Plan d’action pour l’accès au logement » devrait être présenté ce lundi en Conseil des ministres.
A.R.
17:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 1% logement, ANAH, medef, uimm, mal logés, logements
22.07.2008
Asnières : Les mal-logés quittent la mairie
Source leparisien.fr - Les familles de mal-logés qui manifestaient lundi devant la mairie d'Asnières pour protester contre la «galère» qu'elles vivent depuis un an ont quitté les lieux lundi dans la soirée, ont annoncé à l'AFP leur porte-parole et la mairie.
Une trentaine d'adultes, accompagnés d'une quinzaine d'enfants, s'étaient installés dans la matinée sur le parvis de la mairie pour protester contre la fin de leur prise en charge au 31 juillet dans des hôtels par la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales des Hauts-de-Seine (Ddass 92).
Les familles y avaient été relogées en septembre 2007 après avoir été expulsées d'un autre hôtel, déclaré insalubre, un mois plus tôt.
Selon le délégué des mal-logés, Ladji Meité, «un accord a été trouvé avec la préfecture pour que la prise en charge se poursuive, mais seulement pour les personnes en situation régulière».
La préfecture des Hauts-de-Seine a confirmé que la prise en charge prendrait fin le 31 juillet, tout en ajoutant que «des solutions ont été trouvées ou vont être trouvées».
D'après cette source, une «vingtaine de personnes ont des situations, notamment en termes de revenus, qui vont leur permettre de rentrer dans des solutions de logement durable, soit dans l'immédiat, soit dans les mois qui viennent».
Une autre vingtaine de personnes «va être dirigée vers des centres d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), des résidences sociales ou des centres maternels», a ajouté la préfecture.
Selon la préfecture, le groupe compte aussi 44 personnes en situation irrégulière, «qui ont droit aux dispositifs d'urgence classiques» comme le 115 (samu social).
08:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mal logés, asnières, hôtel meublé, hébergement d'urgence
21.07.2008
Asnières : des mal-logés devant la mairie
Source : AFP
Des familles expulsées en août 2007 d'un hôtel d'Asnières (Hauts-de-Seine) se sont installées aujourd'hui devant la mairie pour dénoncer la fin prochaine de leur prise en charge et "la galère" qu'elles vivent depuis un an.
La mobilisation concerne une trentaine d'adultes et une quinzaine d'enfants qui se sont installés dans le calme. "Nous sommes prêts à dormir ici si notre situation n'évolue pas", a déclaré leur porte-parole, Ladji Meité.
Les familles avaient été expulsées le 9 août 2007 d'un hôtel insalubre, puis relogées à partir de septembre dans d'autres hôtels de la région parisienne, à la charge dans un premier temps de la mairie UMP d'Asnières, puis de la Direction départementale des affaires sanitaires et sociales des Hauts-de-Seine (Ddass 92).
08:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mal logés, asnières, hébergement d'urgence, hôtel insalubre, Ddass 92
02.07.2008
Jeudi Noir enquete sur le 1% logement
Depuis sa naissance, Jeudi Noir essaie d’alerter sur les dérives du 1% logement. Ces derniers mois, les frasques de ses dirigeants mettent ce mécanisme douteux sur le gril, à tel point que Christine Boutin promet d’aborder le sujet qui fâche dans sa future loi.
Mais à l’heure où la bulle de l’immobilier éclate enfin, les dirigeants du 1% vivent toujours dans la leur.
Jeudi Noir appuie là où ça fait mal et mène l’enquête sur quelques questions qui nous turlupinent :
Pourquoi est-ce le Medef qui (s’)occupe (de) nos logements ?
Les chevaliers blancs de l’UIMM sont-ils vraiment les mieux placés pour gérer un budget d’investissement de 4 milliards d’euros par an ?
Plus de 20 % de frais fonctionnement pour les collecteurs du 1%, ça commence à faire beaucoup, non ?
8 000 euros par mois pour une réunion hebdomadaire, on peut postuler quelque part ?
Un siège social dans le 16è, et à 100.000 euros mensuel de surcroît, est-ce bien raisonnable ?
Pourquoi est-ce qu’on subventionne plus les travaux des accédants à la propriété que les logements des mal-logés ?
Comment ça se fait que la Foncière logement finance des logements sans plafonds de ressources ni de loyers ?
Ca va durer encore longtemps cette histoire ?
Le 1 % est le symbole de notre ras-le-bol à l’égard d’une politique du logement qui mobilise des milliards qui ne profitent pas réellement aux mal-logés (APL détournées, crédit d’impôt Sarko pour les plus riches des propriétaires, logements sociaux qui ne vont pas en priorité à ceux qui en ont besoin, rénovation urbaine accélératrice de gentrification, financement public des marchands de sommeil…).
Passons à l’action : rdv jeudi 3 juillet à 15h au métro Grands boulevards (devant le Virgin, sortie rue Montmartre). Venez avec vos fiches de paie (pour ceux qui en ont…)
Amenez du mousseux !
L’équipe de Jeudi-Noir http://www.jeudi-noir.org/
12:50 Publié dans Actions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 1% logement, jeudi noir, medef, uimm, mal logés, logements
01.07.2008
12 familles avec 26 enfants, menacées d’expulsion sans relogement, en juillet dans quelques jours
Droit Au logement paris et environs 24 rue de la Banque 75002 Paris
tél : 01 42 78 22 00 • fax 01 42 78 22 11 • E-mail: dal@globenet.org
COMMUNIQUE
32 rue de la cour des noues, 20e
12 familles avec 26 enfants, menacées d’expulsion sans relogement, en juillet dans quelques jours:
RASSEMBLEMENT de solidarité MARDI 1er JUILLET
À partir de 17H30 – 32 rue de la Cour des Noues
Métro GAMBETTA ligne 3 (Galliéni)
AVEC l’été les expulsions sans relogement vont se multiplier, pour la plupart dans l’anonymat, car les écoles sont fermées et la solidarité de quartier sera moins efficace .
Un exemple : les habitants d’un immeuble parisien, 32 rue de la cour des noues, Paris 20e, doivent être expulsées courrant juillet, et peut être dans les prochains jours, selon les rumeurs dans les administrations.
Ci dessous une déclaration des familles en concernées, adhérentes de l’association Droit Au Logement, qui ont saisi les autorités depuis plusieurs mois pour les alerter du risque d’expulsion :
Elles ont rencontré les responsables de la Mairie du 20e, de la Ville de Paris, de la préfecture de Paris, sans aucun résultat.
Elles ont toutes déposé des demande DALO, et celles qui ont reçu une réponse doivent être relogées par le Préfet ....
Alors pourquoi cette précipitation ???
Nous exigeons une table ronde avec la Ville de paris, la Mairie du 20e, la préfecture de paris et la préfecture de police, pour organiser le relogement des 12 familles et surseoir à l’expulsion en attendant, comme cela se fait dans d’autres immeubles parisiens..
Déclaration des familles :
Nous sommes 12 familles avec 26 enfants, occupantes depuis le 1er trimestre 2007, d’un immeuble vacant depuis plusieurs années, appartenant à une succession, qui détient plusieurs autres immeubles à Paris.
Nous sommes prêts à signer un bail et payer un loyer accessible, mais le propriétaire a préféré nous jeter à la rue.
Selon la Mairie du 20e, notre expulsion aura lieu avant la fin juillet, et selon d’autres sources, elle peut intervenir début juillet. Nous pouvons donc être expulsés à tout moment , par les forces de police, qui sont déjà venues sur place pour préparer l’expulsion.
Nous travaillons dans des secteurs sous payés et souvent précaires (batiment, surveillance, transport, ménage, auxiliaire de vie, aide à domicile, caisse des écoles …), nous avons tous et toutes déposé une demande HLM, et une demande DALO.
Nous avons fait des démarches à la Mairie du 20e, à la Préfecture de Paris, à la Ville de paris. Nous avons fait des demandes selon la loi DALO (Droit au logement opposable), afin d’être relogés avant l’expulsion. Il ne s’est rien passé …
Comme pour beaucoup de parisiens, les loyers dans le privé sont trop chers, et il faut faire plus de logements sociaux, appliquer la loi de réquisition sur les logements vacants, et arrêter d’expulser sans relogement.
Avec Droit Au Logement (DAL) et ceux et celles qui nous soutiennent, nous demandons :
- Au Préfet de police de suspendre l’expulsion jusqu’au relogement,
- À la Ville, à la mairie du 20e et la Préfecture de Paris de mettre en œuvre des solutions de relogement,
- si possible d’acheter cet immeuble pour en faire des logements sociaux, pour les demandeurs et les mal-logés.
Pas d’expulsion, des relogements !!
DAL – 24 rue de la Banque 75003 Paris –0142782200 – dal@globenet.org
Contact habitants : steeve75019@hotmail.fr
Suivre l’actu DAL:
La campagne pas touche au livret A
11:10 Publié dans Actions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mal logés, mal logement, expulsions locatives, droit au logement, dal, novox
28.06.2008
Lutter contre l’habitat indigne!
Association loi 1901 - Un Toit Pour Tous – Personne à la Rue
Fédération DAL - Paris
Lutter contre l’habitat indigne!
Depuis plusieurs années des dizaines de familles occupent ce qu'il faut bien appeler des caves, dans plusieurs résidences du Parc à Maisons-Laffitte. Cette situation existe aussi dans d’autres communes riches des Yvelines.
Ces locaux, transformés en «chambres» de 9 à 12 m2, plus ou moins équipés suivant les cas, plus ou moins aux normes... sont pourtant loués entre 300 et 500 euros par mois. Précisons qu'il n'y a souvent qu'un sanitaire pour plusieurs chambres, sans parler de la promiscuité due au surpeuplement !
Les familles concernées, souvent constituées de travailleurs précaires avec enfants n'ont pas le choix. Les logements sociaux étant en nombre insuffisant, avec des délais d'attente de plusieurs années pour obtenir un logement HLM !!! Elles se retrouvent donc contraintes de vivre dans ces conditions, qu'elles espèrent transitoire, sinon c’est la rue !!!
Ces locataires d'infortune sont les victimes de la politique du logement menée en France et dans ce département : destruction et ventes de logements sociaux, plans de «rénovations urbaines» qui sous couvert de parvenir à une meilleure mixité sociale livrent les familles les plus modestes aux mains des «marchands de sommeil», expulsions en augmentation...la liste est longue ; rappelons que le département des Yvelines comptabilise plus de 20 000 demandes de logement non satisfaites et que ce chiffre ne cesse d'augmenter !
Il faut aussi s’attaquer aux « marchands de sommeil » qui font fortune sur la crise du logement et lutter contre la spéculation immobilière et les loyers chers.
Avec seulement 7% de logements sociaux, le Député-maire de Maisons-Laffitte ne respecte pas la loi SRU (obligation de respecter un minimum de 20% de logements sociaux).
C'est pourquoi les familles, soutenues par le DAL et Un Toit Pour Tous, viennent interpeller le Maire de Maisons-Laffitte afin que leurs situations soient prises en compte et que des solutions rapides soient trouvées.
Nous demandons :
Relogement immédiat des familles, dans des logements décents
La fermeture des locaux, par un arrêté de logement insalubre ou indigne
La construction de réels logements sociaux à Maisons-Laffitte
Application de la loi de réquisition
06:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : un toit pour tous, fédération dal, mal logés, mal logement, habitat indigne, habitat insalubre, loi sru
27.06.2008
Un camp de mal-logés et de sans-abri au milieu des Fêtes du 400ième anniversaire de Québec
QUEBEC, le 26 juin /CNW Telbec/ - Plusieurs dizaines de personnes et de familles mal-logées et sans-abri ont planté leurs tentes, ce matin, au Parc de l'Amérique française situé sur le boulevard René-Lévesque Est, à deux pas du Grand Théâtre et du Complexe G, en plein coeur de Québec. Elles y vivront jour et nuit jusqu'au samedi 28 juin, alors qu'elles seront rejointes par une
manifestation nationale qui s'annonce comme la plus importante jamais tenue au Québec sur l'enjeu spécifique du logement.
Le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), qui organise l'événement, l'a baptisé le Camp des 4 Sans, en référence aux Fêtes des 400 ans de la Capitale, mais aussi aux Sans toit, aux Sans l'sou, aux Sans droit et aux Sans voix qui représentent une large partie de la population du Québec.
Selon François Saillant, coordonnateur du FRAPRU, "en campant au centre de Québec au beau milieu de Fêtes du 400ième, le FRAPRU veut donner de la visibilité à des problèmes qui ont trop souvent été banalisés au cours des dernières années, ceux du logement et de l'itinérance". Il précise que, selon les données du recensement de 2006, 449 000 ménages locataires consacrent plus de 30 % de leur revenu, dont 203 000 qui y engloutissent plus de 50 %. Toutes les personnes intervenant dans le milieu de l'itinérance s'entendent aussi pour affirmer que le nombre de sans-abri augmente continuellement et touche de plus en plus de femmes et de jeunes.
Véronique Laflamme, organisatrice au Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, un groupe membre du FRAPRU à Québec, souligne pour sa part que le Camp des 4 Sans se déroule quelques jours à peine avant le 1er juillet, date rituelle des déménagements au Québec : "Contrairement à une croyance de plus en plus répandue, la pénurie de logements locatifs est loin
d'être terminée au Québec. Elle est encore très virulente pour les familles, surtout si elles sont à faible revenu. Le taux de logements inoccupés des grands logements familiaux n'est que de 0,7 % à Québec et c'est encore pire dans d'autres centres urbains de l'Abitibi, de la Gaspésie ou de la Montérégie".
L'action du FRAPRU cherchera aussi à mettre de la pression sur les gouvernements pour qu'ils accroissent leurs investissements en logement social. L'organisme blâme très sévèrement le gouvernement conservateur de Stephen Harper qui fait, à son avis, la sourde oreille aux récriminations de l'ONU qui l'a pressé à plusieurs reprises de considérer le logement et
l'itinérance comme une "urgence nationale". Selon François Saillant, "depuis qu'il est arrivé au pouvoir, le gouvernement Harper n'a pas investi un sou qui n'avait pas déjà été voté sous l'ancien gouvernement dans la réalisation de
nouveaux logements pour les mal-logés et les sans-abri".
Quant au gouvernement québécois dirigé par Jean Charest, le FRAPRU admet qu'il continue bon an mal an à investir en logement social. Il estime toutefois que ce n'est pas à coup de 2000 logements par an à l'échelle de tout le Québec, comme le gouvernement l'a fait dans les dernières années, qu'il sera sérieusement en mesure de s'attaquer à des problèmes de l'ampleur de ceux de logement et d'itinérance.
Un horaire bien rempli
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Le Camp des 4 Sans sera le théâtre de plusieurs événements ouverts au grand public, dont des ateliers de réflexion et de discussion, un panel sur l'histoire et l'actualité des luttes sur le logement, des rencontres avec des porte-parole des partis politiques québécois, des actions de visibilité, un spectacle avec la participation, entre autres, du chanteur Rudy Caya et la
manifestation du 28 qui partira, à 13 heures, devant le Manège militaire.
Des représentants de No Vox, le réseau international des "Sans", et de l'association française bien connue Droit au logement participent au Camp. Une manifestation d'appui d'une centaine de mal-logés et de sans logis de France a
d'ailleurs eu lieu hier devant l'Ambassade du Canada à Paris. Celui-ci est également soutenu par une quarantaine de personnalités du monde artistique, littéraire et politique dont Gilles Vigneault, Richard Desjardins, Dan Bigras, Danielle Proulx, Paule Baillargeon, Emmanuel Bilodeau, François Avard, Sylvie Legault, Sylvie Potvin, Laure Waridel, Yves Beauchemin, Paul Chamberland, Armand Vaillancourt, Madeleine Parent, Gilles Duceppe, Jack Layton, Françoise David, Nicolas Girard et Guy Rainville.
Renseignements: François Saillant, (514) 919-2843 (cellulaire);
Véronique Laflamme, (418) 261-7869 (cellulaire), www.frapru.qc.ca
06:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mal logés, frapu, droit au logement, dal, novox
14.06.2008
Un Arrêt de la cour d'Appel de Versailles reconnaît le droit au logement et le droit de le revendiquer
Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 78 22 11 • E-mail: fededal @ wanadoo.fr
COMMUNIQUE Paris le 12 juin 2008
Un Arrêt de la cour d'Appel de Versailles reconnaît le droit au logement et le droit de le revendiquer
La Cours d'Appel de Versailles, dans un arrêt signifié mercredi en fin d'après midi, a rejeté la demande d'expulsion du bailleur contre les familles du DAL sans logis qui campaient sous des tentes (de mai à octobre 2007) dans la cité de la Coudraie à POSSY 78, pour demander leur relogement, l'ouverture des 500 logements HLM vacants de la cité, l'abandon du projet de démolition de la cité, le droit au logement pour tous et toutes.
Jugement en ligne sur le site de Droit Au Logement
Ce jugement a une valeur symbolique et exceptionnelle puisque la cour considère que :
- les sans logis et le DAL "avaient pour unique but d'atteindre l'objectif reconnu de valeur constitutionnelle de disposer d'un logement décent ...",
- "que le Droit de revendiquer est le corollaire évident au droit d'avoir et à celui d'exercer la liberté d'expression, une des libertés publiques dont le juge judiciaire est le gardien"
- Qu'en présence de ces deux droits dont l'un correspond à l'exercice d'une liberté publique et en l'absence de violence ou de gène démontrée établissant le caractère illicite du trouble occasionné, cette installation nécessairement temporaire ...ne relève pas de mesures provisoires destinées à y mettre fin;"
Elle rejette la demande d'expulsion, reconnaît au DAL , et l'association de locataires, le droit d'assister les familles, et renvoie "devant le juge du fond seul compétent pour juger de la proportionnalité entre les droits respectifs en cause ".
Cette décision vient rappeler que les sans logis qui campent pour revendiquer le droit à un logement décent ont raison, qu'il n'y a pas lieu à les expulser au nom de l'urgence.
Elle désavoue de fait les tenants de la force brutale dans les cas de conflit social. En 2007 ils ont fait procéder notamment à l'expulsion des sans abris installés sous la tente par MDM dans les centres villes , aux évacuations sans relogements des habitants de bidonvilles, au siège de 14 jours et nuits et aux 8 charges de police à l'encontre des familles sans logis de la rue de la Banque, ou à la charge contre l'installation de tentes au pont Saint Michel par les associations caritatives et humanitaires ... Tandis que la Ministre du logement en exercice et se prétendant la défenderesse des sans logis, ne s'y est jamais opposé, et les a sans doute encouragé, peut être demandé.
Droit Au Logement se félicite de cette décision exceptionnelle et encourageante pour les exclus du droit au logement et les associations qui les défendent activement, ainsi que pour les locataires de HLM menacés de déplacement pour cause de destruction arbitraire de leur habitat, et la » coordination anti-démolition des quartiers populaires HLM »
Ainsi, non seulement les familles sans logis qui campaient dans la cité de la Coudraie, (après la 1ère décision de rejet de la demande d'expulsion rendue par le TGI de Versailles en référé) avaient obtenue leur relogement, mais la nouvelle municipalité a retiré ces derniers jour le permis de démolir déposé/autorisé par le Maire sortant.
Après le jugement du TA de paris en référé contraignant la commission DALO de Paris à revenir sur une décision de rejet du relogement, la condamnation d'un marchand de sommeil à Ivry, le condamnation de la France sur sa politique du logement par le Conseil de l'Europe, cette nouvelle décision fait date, et ouvre des perspectives pour tout les sans toit et les mal-logés en action.
Jugement en ligne sur le site de Droit Au Logement
11:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, sans domicile, précarité, mal logés, etienne pinte, hébergement, accés au logement
Sans abri : l’application du plan 2008-2012 évaluée
La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS) publie un baromètre évaluant par trimestre l’application du plan d’actions 2008-2012 en faveur des personnes sans abri ou mal logées. Elaboré par un collectif d’associations, ce baromètre s’appuie sur le suivi d’une centaine de mesures traduisant le plan pluriannuel présenté par le gouvernement en janvier 2008.
Les premiers résultats publiés en mai 2008 montrent que 3% des mesures annoncées sont d’ores et déjà appliquées quand la mise en œuvre de 12% d’entre elles est engagée et que celle des 85% restantes n’a pas encore débuté. Le baromètre révèle que seules deux des seize mesures identifiées comme nécessaires à la conduite du plan d’actions ont jusqu’à présent été appliquées. Les associations notent qu’il a fallu cinq mois pour nommer le haut fonctionnaire en charge de piloter la mise en œuvre du plan et qu’il n’a pas été possible d’attribuer les 250 millions d’euros de crédits débloqués en urgence pour l’année 2008.
Le collectif à l’initiative de ce baromètre est constitué d’une trentaine d’associations, unions et fédérations intervenant notamment dans le domaine du logement, parmi lesquelles la FNARS, Emmaüs France, la Fédération des associations pour la promotion et l’insertion par le logement (FAPIL) et l’Union nationale pour l’habitat des jeunes (UNHAJ).
Sites internet publics sélectionnés
* Le baromètre du chantier national prioritaire, n°1, mai 2008
Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS)
http://www.fnars.org/upload/ressource/r1212074265.PDF
* Tableau de bord des 100 mesures et des 13 axes d’engagements pour le Chantier National Prioritaire 2008-2012
Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS)
http://www.fnars.org/upload/ressource/r1212075769.PDF
* Un plan pluriannuel pour les sans-abri et les mal-logés
Premier ministre, Portail du gouvernement
http://www.premier-ministre.gouv.fr/chantiers/ville_logement_857/mobili (...)
* Logement : le plan pluriannuel contesté (18 fevrier 2008)
Actualités de la vie publique - vie-publique.fr
http://www.vie-publique.fr/actualite/alaune/logement-plan-pluriannuel-c (...)
* Etienne Pinte - Propositions pour une relance de la politique de l’hébergement et de l’accès au logement
Bibliothèque des rapports publics - La Documentation française
http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/084000073/index (...)
© La Documentation françaisesan
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07.06.2008
MAL DORMI
Le terrain des quichotte-sancho-panza strasbourg, est situé au bord de l'autoroute A35. Pas loin de la prison (parce qu'il n'y avait rien près du centre de rétention ?).
Bizarre que les associations aient pu accepter un tel terrain !! se demande D......
Elles étaient trop occupées à vouloir exister, pour s'occuper de ce détail.
À Strasbourg, des sans-abri sous les piles d'autoroute il y en à plein... Alors à côté de l'autoroute, comme dit machin "c'est mieux que rien" !
Par contre le bureau que la Ville aurait offert à quichotte-sancho-panza strasbourg est parait-il très bien.
08:07 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sans-abri, mal logés, parsa

