17.12.2009

Grand emprunt: le président du mouvement HLM "en colère" veut voir Sarkozy

Le président du mouvement HLM, Thierry Repentin, souhaite rencontrer Nicolas Sarkozy pour le convaincre de revenir sur sa décision de ne pas accorder 2 milliards d'euros pour la rénovation thermique des logements sociaux comme le recommandait le rapport sur le grand emprunt.

"Je suis en colère. Le président de la République est conseillé par des personnes qui sont soit incompétentes, soit partisanes sur ce dossier", a déclaré mercredi à l'AFP M. Repentin, président de l'USH (Union sociale pour l'habitat) qui regroupe les organismes HLM.

La commission Rocard-Juppé proposait d'affecter deux milliards d'euros du grand emprunt pour "améliorer la rénovation thermique des logements sociaux les plus énergivores".

Cela permettrait de "réduire les émissions de CO2 et améliorer le pouvoir d'achat des ménages modestes", soulignait le rapport. Les 4,2 millions de logements HLM représentent 11% des émissions de C02 des résidences principales en France et 60% des ménages logés par les HLM appartiennent au tiers le plus modeste de la population.

"Je n'abandonnerai pas ce grand chantier qui serait une bouffée d'oxygène pour le secteur du BTP et aiderait la filière française des énergies renouvelables face à la concurrence chinoise et indienne", affirme M. Repentin.

Les deux milliards d'euros alloués, en bonifiant des prêts à taux 0% de la Caisse des Dépôts, auraient permis de doubler la vitesse de la rénovation thermique de 700.000 logements parmi les plus énergivores, en effectuant les travaux en 5 ans au lieu de 10 ans comme prévu à l'origine.

Avec une moyenne de 20.000 euros par logement, ce sont ainsi 14 milliards d'euros de travaux qui pourraient bénéficier au secteur du bâtiment en 5 ans.

"De plus cela aurait permis une économie moyenne des charges de chauffage de 400 euros par an et par logement rénové pour les ménages les plus modestes", souligne M. Repentin.

© 2009 AFP

21.10.2009

CUS habitat a inauguré un petit ensemble de dix logements sociaux à Geispolsheim-village.

05:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe bies, cus habitat, logements sociaux | | |  Facebook

17.07.2009

Otan : des compensations financières pour Strasbourg

OTAN - En compensation des dégradations subies lors du sommet de l'Otan, Strasbourg aura de l'argent. Au moins 10 millions d'euros, sortis de la poche de l'Etat, qui iront à l'extension d'une ligne de tramway vers Kehl, en Allemagne, permettant de desservir le quartier du Port du Rhin où plusieurs bâtiments (un hôtel, une pharmacie, des locaux des douanes) avaient été incendiés par des casseurs en marge de la manifestation anti-Otan du 4 avril.

Le principe de cette participation financière de l'Etat a été acquis jeudi au cours d'une réunion à l'Elysée avec le directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, Christian Frémont. Le maire, Roland Ries (PS), le président de la communauté urbaine, Jacques Bigot, y ont participé. Mais aussi des élus de la majorité municipale et de l'opposition, ainsi que le député de la circinscription, Jean-Philippe Maurer (UMP).

"Les élus strasbourgeois ont présenté leurs projets structurés autour de deux axes", précise la ville : "Le premier relatif au domaine de l’aménagement urbain vise à la création, sur les rives du Rhin, d’un nouveau quartier européen intégrant l’actuel quartier du Port du Rhin. Le deuxième axe concerne le renforcement du rôle de la métropole de Strasbourg comme lieu d’accueil de rencontres internationales".
Outre son aide pour le prolongement du tramway, l’Etat participera au financement, avec l’Anru (Agence pour la rénovation urbaine), "des opérations de création et de rénovation de logements au Port du Rhin ainsi qu’au financement de la deuxième phase de la liaison interports", sur un axe nord-sud à l'est de l'agglomération, le long des bassins industriels, précise un communiqué.

L'enveloppe totale, tramway inclus, serait de 13 à 14 millions d'euros, précise-t-on en mairie. Pour le tramway, le coup de pouce de l'Etat devrait représenter au moins 25 % du coût du projet. Pour l'habitat, la ville prévoit 1.500 logements dans le secteur du Port du Rhin, dont 500 à caractère social. Elle mise sur "l'effet de levier" des crédits de l'Etat pour parvenir à des "coûts de sortie inférieurs à ceux du marché". Pour la liaison interports enfin, l'aide serait d'un million d'euros sur les 8 du projet, qui prévoit le percement d'un tunnel sous la RN4.
En matière de "rencontres internationales", l'aide potentielle ne concerne pas cette fois des travaux, au moins dans un premier temps. La ville indique que "la présidence de la République a enregistré le projet de rénovation et d’extension du Palais de la musique et des congrès (où s'était déroulé le sommet des chefs d'Etats membres de l'Otan, ndlr) dans la perspective de l’accueil de grandes manifestations internationales. Elle a précisé que l’Etat pourrait s’intéresser au financement des études". Il pourrait ensuite aider, en complément des collectivités, au financement des travaux de modernisation et d'extension, pour lesquels le budget prévisionnel s'élève à 53 millions d'euros. En échange, l'Etat bénéficierait de droits d'usage à titre gratuit pour l'organisation de conférences internationales à Strasbourg.

En payant, l'Etat semble reconnaître une faute dans la gestion des événements du 4 avril, au cours desquels le quartier du Port du Rhin avait été livré aux casseurs pendant plus d'une heure. Et la stratégie du sénateur-maire Roland Ries est couronnée de succès : il avait choisi de négocier pour obtenir de "justes réparations" plutôt que de soutenir les demandes d'enquêtes parlementaires déposées par les Verts et les communistes, au Sénat et à l'Assemblée, qui visaient à éclaircir un certain nombre de questions en suspens concernant l'action - et l'inaction - des forces de l'ordre.
T.C. - LIBÉ STRASBOURG

23.06.2009

Le sur-loyer, l’échec de la rotation dans le parc HLM

Le buzz immobilier
L’écart de loyer entre le secteur locatif public et le secteur privé ”fidélise” les habitants des logements sociaux, au grand dam des pouvoirs publics ! Malgré le surloyer appliqué aux locataires les plus aisés, la rotation des HLM est faible. Les loyers privés sont si élevés que malgré un surloyer qui leur est appliqué par les organismes de gestion, cherchant à pousser dehors ceux dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans les lieux, les locataires préfèrent… rester.

18:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : logements sociaux, rotation des hlm, surloyer | | |  Facebook

22.05.2009

Un accord a été conclu sur la Garantie des risques locatifs

« Il appartient maintenant aux représentants des entreprises d'assurances, aux partenaires sociaux et à l'Etat de fixer les dispositions juridiques, financières et pratiques pour rendre le nouveau dispositif opérationnel d'ici l'automne », indique un communiqué du ministère du Logement annonçant cet accord.
Promesse de campagne de Nicolas Sarkozy et lancée en 2007, la GRL, une assurance en cas de loyers impayés souscrite par des propriétaires louant à des ménages ne répondant pas aux critères de solvabilité habituels, n'a pas connu le succès escompté en raison des réticences des compagnies d'assurances.
Conclu sous l'égide de la ministre du Logement Christine Boutin, l'accord de cette semaine devrait permettre d'augmenter le nombre de propriétaires disposant d'une assurance contre le risque de loyers impayés, actuellement seulement de 10 % du total, et donc de mettre sur le marché de la location des logements vacants.
« L'architecture globale du nouveau dispositif de la GRL », selon les termes du ministère, prévoit pour bénéficier de cette garantie, le paiement par le propriétaire-bailleur d'une cotisation actuellement fixée entre 1,8 % à 2,5 % du montant du loyer.
Jusqu'à 28 % de « taux d'effort » (rapport entre le total du loyer et des charges par rapport aux revenus du locataire), les assureurs qui acceptent d'exercer cette garantie ne bénéficieront d'aucune aide en cas d'incidents de paiement des locataires.
Mais, entre 28 % et 50 % de « taux d'effort » des locataires, les assureurs pourront bénéficier, en cas de sinistres, de loyers impayés ou de dégradations du logement, d'une compensation financée entre autres par l'Union d'économie sociale du logement (UESL), l'organisme qui gère le 1 % logement.
Au-dessus de 50% de « taux d'effort », la GRL ne s'applique pas.
Conséquence de la loi sur le logement votée ce printemps, un décret est en préparation qui confie au 1 % logement, géré paritairement par le patronat et les syndicats, le coût de la « sursinistralité » qu'implique l'accès à la GRL de catégories de salariés plus modestes.

24.03.2009

Expulsion à Bordeaux

Expulsion à Bordeaux
Vidéo témoignage de M (porte voix du groupe OPA : Orchestre Poétique de l’Avant-guerre) suite à la charge sauvage des CRS, qui ont lachement matraqué les manifestants avant de procéder à l’évacuation du squat situé au 147 rue Saint-Genès à Bordeaux. « Quand se loger est un luxe, réquisitionner est un droit » pouvait-on lire sur la banderole placardée contre le mur de la maison. Jeudi 19 mars, au 147 rue Saint-Genès, les policiers montent à l’assaut. D’un côté, 14 camions de CRS (matraque, lacrymo, flash-ball, taser, bélier, lance-grenade) aidés de la police munucipale, nationale et de la BAC. De l’autre, dix personnes barricadées dans une maison vide et une quarantaine en soutien, à l’extérieur, face aux uniformes. Résultat : à l’intérieur, porte explosée, meute enragée cherchant sa proie, occupants face contre terre, menottes, fouille humilliante et garde à vue. A l’extérieur, première charge, une personne jetée à terre, le visage ensanglanté. Manifestants non-violents tenus en joue par les CRS. Deuxième charge,... Puis troisième charge et entrée en scène de l’unité canine qui poursuit les derniers manifestants dans les rues jusqu’à la Victoire. 5 arrestations de plus, dont deux pour incitation à l’émeute. La (...)

Un pied de biche pour Christine Boutin

69 rue de Sèvres : c'est l'adresse d'un bâtiment vide depuis dix ans.

Sa propriétaire le laisse vide, parce que millionnaire, vivant en Belgique et «travaillant» au Luxembourg –elle y possède une SCI-, vide ça lui plait bien. Rien de plus. Occupé depuis un an par une dangereuse bande d'étudiants et de jeunes actifs, le bâtiment a été retapé, remis à neuf : et maintenant ils y habitent. Mais la propriétaire le veut vide et attaque les occupants en justice. Elle a obtenu que ces habitants soient condamnés à 53 000 euros d'amende…

Elle a déjà réussi à faire saisir leurs comptes. Mais finalement, un bâtiment vide depuis dix ans en plein Paris, ça fait réagir, surtout quand la propriétaire s'acharne sur ses habitants. La mairie de Paris a demandé à la préfecture, parce que c'est la seule habilitée à le faire, de réquisitionner l'immeuble.

C'est-à-dire obliger la propriétaire à accepter de l'argent pour que son bâtiment serve à faire du logement. Mais la préfecture c'est l'Etat, et la ministre du Logement –vous n'allez pas le croire- est la sulfurante Christine Boutin qui [défraye la chronique-> http://www.liberation.fr/societe/0101556755-le-preservatif-est-necessaire-admet-boutin], je vous rassure ce n'est pas en parlant de logement.

Bien que parfois on entende de belles phrases comme «[pas d'expulsion sans relogement->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/03/12/01016-20090312ARTFIG00483-boutin-pas-d-expulsion-sans-relogement-.php]»,

ou encore «[si la situation le nécessite, je ferai appel aux réquisitions->http://www.lefigaro.fr/france/20071020.FIG000000931_boutin_n_exclut_pas_les_requisitions.html]».

On ne peut pas tout à fait dire à quel moment la situation a nécessité des réquisitions : quand les prix se sont mis à flamber (100% d'augmentation des prix du logement en dix ans à Paris), ou chaque jour quand un SDF meurt dans la rue, ou encore en pleine crise économique et que les Français vont avoir de plus en plus de mal à payer leur loyer… mais il semble que ça soit le moment.

Ecoutant le bon sens de certaines phrases de Christine Boutin, les militants du collectif Jeudi Noir ont alors réquisitionné eux-mêmes certains bâtiments vides, comme le 24 rue de la Harpe vide depuis quatre ans, ou encore signalé [quelques dizaines de bâtiments vides->http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=100071575336921946322.00046292a5b06634687b2&ll=48.85952,2.323608&spn=0.108194,0.450783&z=12] de Paris…

Est venue l'idée que si la ministre du Logement perdait le fil de son travail il fallait le lui rappeler, l'aider à prendre les choses en main. Boutin, telle la Marianne qu'a peinte [Delacroix->http://pagesperso-orange.fr/negrel/images/liberte_delacroix.jpg] devrait non plus saisir un fusil, ni un préservatif d'ailleurs, mais une clé et un pied de biche. La République au service des mal-logés.

Gavroche sur la tête, les militants, n'écoutant que leur courage, ont donné à la République les outils pour régler le problème du logement : après les [propositions politiques->http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080402.OBS7838/mallogement__une_petition_pour_sortir_les_jeunes_de_la_.html], l'expertise [1], les militants de Jeudi Noir ont posé jeudi 19 mars un pied de biche géant au pied de la statut de Marianne, place de la République à Paris (voir ici le making-of). Il ne reste plus qu'à espérer, vu que la situation le nécessite, que la République se donne le moyen de passer enfin aux réquisitions.

La République a les outils à ses pieds, elle n'a plus qu'à s'en saisir. Il parait que c'est une question de volonté politique, d'envie… vous avez dit envie ?

http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/[1] Jeudi Noir sort un livre début avril, avec constat, propositions, solutions : La fracture immobilière. Le petit livre noir du logement.

21.03.2009

Paris : MANIF DU 15 MARS CONTRE LES EXPULSIONS ... le bilan

Bonjour à toutes et à tous,

La manifestation contre les expulsions de dimanche dernier a rassemblé plusieurs milliers de personnes et a rencontré un gros écho médiatique.

Compte-tenu de ce contexte favorable, nous vous proposons de nous réunir à nouveau dès la semaine prochaine pour :
dresser ensemble un bilan de notre action ;
voir comment maintenir la pression dans les semaines et les mois qui viennent.

Nous vous proposons de nous retrouver :

Mercredi 25 mars à 18h30
à la Bourse du travail
3, rue du Château d’eau - Paris 10e
Métro République

JP Giacomo (CNL), JB Willaume (CSF), JB Eyraud (DAL)

<http://www.flickr.com/photos/36376676@N05/>

18.03.2009

Nicolas Sarkozy s'oppose au relogement des locataires "de mauvaise foi"

AP | Nicolas Sarkozy a averti mardi qu'il n'était "pas d'accord" pour que les locataires de mauvaise foi bénéficient d'une aide en matière de relogement, promettant toutefois de veiller à ce que soient appliquées les consignes de sa ministre du Logement Christine Boutin.

"Si on est de bonne foi, il est certain qu'on doive vous aider", a-t-il reconnu lors d'un déplacement dans le Doubs. Mais "si on est de mauvaise foi, si on est malhonnête, je ne vois pas pourquoi la société viendrait vous aider".

La ministre du Logement Christine Boutin a promis la semaine dernière qu'il n'y aurait "plus de personnes mises à la rue (...) sans une solution de remplacement", reprenant les principes d'une circulaire vieille d'un an. Elle a écrit aux préfets pour leur demander de "veiller" à proposer "au moins une solution d'hébergement provisoire", y compris pour les personnes de mauvaise foi. Après la trêve hivernale, les expulsions locatives peuvent reprendre depuis lundi.

"Je veillerai aussi à ce que les choses fonctionnent correctement", a promis le président de la République. Toutefois, pour les locataires de mauvaise foi, "je ne suis pas d'accord", a-t-il dit.

"La justice, c'est que quelqu'un qui est honnête ne soit pas pénalisé parce qu'il est honnête" tandis "qu'on serait trop indulgent avec des gens malhonnêtes", a estimé Nicolas Sarkozy. "C'est très important, y compris dans les logements sociaux". AP

• en clair : expulsables vous êtes = expulsés vous serez

15.03.2009

RÉUNION DE TRAVAIL SUR LE LOGEMENT PRIVÉ VIDE, HIER AU CARDEK

Rencontre sur le logement N° 2

Notes du Collectif SDF Alsace

Strasbourg compte environ 10.500 logements privés vacants. Les raisons évoquées sont diverses : propriétaires ne pouvant faire face aux frais, ne pouvant s'engager dans des travaux de rénovation, problèmes d'entente entre héritiers, et bien sûr, propriétaires craignant les mauvais payeurs qui, personne ne l'a souligné ne représentent que 3% au niveau national, etc.

Pas de représentant de propriétaires pour en discuter; dommage.

Philippe Bies est d'accord sur le chiffre de 10 500 logements vides que compte Strasbourg, un taux de vacance faible par rapport à d'autres régions, 5 % du parc total. Il s'agit de vacance frictionnelle, c'est à dire un "résidu" provoqué par les mécanismes du marché, et non un signe de blocage.

Après un rappel rapide sur le grand déficit de logements sociaux sur la ville et l'agglomération, Philippe Bies nous explique qu'il doit procéder par ordre en ce qui concerne le privé :
• informer et entraîner les propriétaires à rénover, améliorer leurs logements;
• et ensuite les convaincre de signer des conventions, pour que les logements soient accessibles aux plus démunis...
Tarifs de location au m2 :
11,5 € le m2 pour les loyers libres (le privé)
3,98 € pour du logement aidé
5,35 € pour du logement médian
7,90 € pour le PLS
Ceci explique les difficultés qu'il va rencontrer pour convaincre le privé à conventionner avec des bailleurs sociaux, et même à louer "médian"

Le constat : sur la Communauté Urbaine, environ 6 500 personnes sont hébergées chez des tiers, et nous devons le rappeler, le plan hivernal représente 343 places et concerne plus de 400 personnes sans solution. En face 10.500 logements vides dont seulement 1/3 serait habitable rapidement ... Même si la Ville ne veut pas négliger les logements privés, la démarche proposée ne suffit pas.

La solution du non-logement et du mal logement se trouve surtout dans la construction de logements sociaux sur toute la Communauté Urbaine.

Alain Jund, lui aussi présent, nous rappelle que Philippe Bies a rencontré tous les maires... Si certains sont réticents à "accueillir" des logements aidés sur leur commune, un grand nombre semble moins frileux.

L'objectif de construire 1500 logements par an est possible.
Et ce, malgré le désengagement de l'État, qui, utilise les dernières cartouches du 1% logement ...

L'engagement financier de la Communauté va plus que doubler, passant de 7 Millions d'euros à 18 Millions d'euros !

Car l'objectif prioritaire est « d'agir sur le parc public » et de construire.

La Ville à programmé différentes actions

PLH : Des objectifs qualitatif et quantitatif par commune, pour Philippe Bies c'est une "garantie" supplémentaire pour atteindre l'objectif des 1500 logements par an;

GRL : Pour commencer, Philippe Bies s'engage sur 150 logements privés par an. La gestion se fera, peut être par une AIVS (Agence à Vocation Sociale)

Application de la taxe d'habitation aux logements vides depuis plus de 5 ans et qui existe dans d'autres villes, est à l'étude.

PLAI (logement aidé) : décision d'augmenter les subventions PLAI de 6000 € à 9000 € (par logement)

RÉNOVATION/RÉHABILITATION : fermement décidé à agir aussi sur l'existant, la Ville s'engage à accorder une aide supplémentaire qui agira sur la maîtrise des charges.

En avril, un plan patrimoine sera voté (on espère) et permettra la mise en place d'une commission qui étudiera tout le patrimoine de Strasbourg (emplacements, état des lieux, etc)

La Ville s'engage à vendre ou à transférer sous bail emphytéotique une partie de ses logements vacants aux bailleurs sociaux.

Programme d'intérêt Général : 3000 € supplémentaires aux propriétaires, pour chaque logement sorti de vacance. Ce programme sera porté par la CUS et l'ANAH.

Alain Jund également présent à précisé que la question pour atteindre l'objectif des 1500 logements est : où-quand-comment
avec l'intention de multiplier par 3 le PLAI (logement aidé) sur l'ensemble de la Communauté.

Dans quelques mois des éléments plus précis sur les logements vides nous seront communiqués avec l'enquête insee en cours.

Et le foncier ?

Sur la CUS le foncier est quasiment maîtrisé, mais aucune réserve n'a été faite auparavant.
Il y à des secteurs "repérés" jusque là, "abandonnés". Le déplacement des personnes, la "vie" des quartiers étant incontournables, le projet de prolongement du tram, offre un nouveau potentiel de constructions. Le Port du Rhin, le quartier des Poteries sont évoqués

Philippe Bies nous livre que sa vision de la rénovation urbaine va jusqu'en 2014 ...

Prochain rendez-vous dans 2 mois ...

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