29.10.2009

Strasbourg : Le centre Flora Tristan, jeune trentenaire

Les modes de prise en charge des femmes battues ont beaucoup évolué depuis le 15 octobre 1979, à l'ouverture du foyer d'urgence Flora Tristan à Strasbourg.

La fermeture de ce lieu d'accueil, en 2004, par manque de moyens pour les mises aux normes, aura paradoxalement eu un effet positif. « Nous louons en permanence quinze appartements répartis sur la Communauté urbaine de Strasbourg, les bailleurs sociaux ayant joué le jeu », constate Dominique Guillien, directrice du Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Flora Tristan. Autre retombée positive : plusieurs propriétaires privés ont accepté eux aussi de mettre des appartements à disposition ...

Laurence Rey - l'article complet dans les DNA

Un foyer pour SDF bientôt à la rue

20MN - Quatre ans après son ouverture à Lyon, le foyer Cléberg peine toujours à trouver sa place en centre-ville. Ce lieu d'hébergement d'urgence pour sans-abri, qui l'an passé déjà avait dû quitter rapidement ses locaux du 5e appartenant au conseil général, risque de ne pas pouvoir passer l'hiver dans ses bâtiments actuels. Le Grand Lyon, propriétaire des lieux, envisage de démolir ses vétustes édifices situés à deux pas de l'ancien marché-gare (2e), dans le cadre de la seconde phase du projet Confluence.

« Notre convention d'occupation s'achève le 15 décembre. Mais la communauté urbaine s'est engagée verbalement à repousser cette date butoir au 31 mars », affirme Jérôme Colrat, directeur de l'association Régis, gestionnaire du centre Cléberg. Passé cette date, la soixantaine de sans-abri accueillis ici jour et nuit - des familles et des hommes seuls pour la plupart - risque de se retrouver à la rue. « Le fonctionnement de la structure est assuré par l'Etat pour quinze ans. Mais sans lieu pérenne et adapté à l'accueil d'urgence, nous ne pourrons plus accomplir notre mission », poursuit le directeur, en quête d'un lieu fixe pour s'implanter. Un défi pour l'association, « sans décision et volonté politique » des collectivités et des services de l'Etat. Le Grand Lyon a indiqué hier avoir alerté la préfecture du Rhône, en charge de l'hébergement d'urgence, sur ce dossier. « Nous n'avons aucune responsabilité en la matière, mais nous n'allons pas les abandonner à la rue », a précisé la communauté urbaine, qui n'a encore trouvé aucun site suffisamment grand pour accueillir le centre Cléberg. W

Elisa Frisullo

18.10.2009

DNA - COLMAR : Bernard Rodenstein, président de l'association Espoir, souhaite commenter la Journée mondiale du refus de la misère.

« Renvoyer Paul pour accueillir Pierre »

Bernard Rodenstein, président de l'association Espoir, souhaite commenter la Journée mondiale du refus de la misère.

« Pour la deuxième année consécutive, nos associations d'accueil, d'hébergement et d'accompagnement de personnes en détresse matérielle et psychique sont mises en demeure par l'État de renvoyer 30 % des effectifs hébergés par nos soins afin de pouvoir accueillir des publics nouveaux, ceux qui sont encore à la rue.
La circulaire du 16 septembre, signée de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie et du secrétaire d'État au Logement Benoist Apparu, relayée dans nos structures par les directions départementales de l'action sanitaire et sociale, ne dit évidemment pas les choses de cette manière-là.
"On estime", dit la circulaire, qu'environ 30 % des ménages hébergés, dans les zones les plus tendues, rempliraient immédiatement les conditions pour habiter un logement. "Cette réalité (le fait qu'ils ne soient pas en logement) n'est pas acceptable", continue-t-elle.
Nous partageons totalement l'indignation de nos deux ministres, mais nous ne parvenons pas aux mêmes conclusions. Tout en reconnaissant que l'offre de logements sociaux est encore insuffisante, l'État estime que nous, associations, devrions réussir le miracle du relogement. C'est nous faire un grand honneur, mais c'est surtout, de la part des pouvoirs publics, un tour de passe- passe inadmissible.
Une rotation plus forte des personnes touchées par la grande précarité dans les lieux destinés à l'accueil d'urgence ou à l'insertion devrait permettre à l'Etat de ne plus augmenter la dépense sociale et en même temps d'améliorer la présentation des statistiques de la prise en charge.
C'est nous demander à nous, associations, de bâcler notre accompagnement et de déshabiller Paul pour habiller Pierre, au mépris de l'éthique qui anime notre service auprès des populations en souffrance »

Édition du Dim 18 oct. 2009 - DNA : http://www.dna.fr/local/colmar/20091018_DNA007574.html

• Et à Strasbourg ? Chuuuuuuuuut Plus fort la démocratie ... Mais ne nous inquiétons pas trop, Marie-Dominique Dreyssé à bien dit, lors du dernier Conseil Municipal, que la Ville à des idées dans sa besace ?

22, vl'à les logés !

Hier matin à 8 h 30, 20 adultes et 2 enfants signaient le bail de co-location de "leur" maison, et recevaient chacun un trousseau de clefs.

Le propriétaire est Allemand, un haut fonctionnaire ... La maison est située aux abords de Khel, une ligne de bus passe pas très loin, qui dessert la gare. Le coût mensuel est de 80 euros par personne, et peut monter jusqu'à 120 euros en période d'hiver.

Chaque couple, chaque personne à sa chambre, les enfants ont les plus belles, les plus ensoleillées. Quelques transformations ont été nécessaires pour loger tout le monde.

Ils vivaient ensemble dans un squat depuis 7 mois, ils ont l'habitude de partager un espace de vie, de tout partager.

Quelques engagements incontournables : tous devaient justifier de revenus suffisants pour le logement, les charges et les assurances, mais également pour la vie (alimentation par ex.). Les personnes addictes à l'alcool et à la drogue devaient justifier de leurs efforts pour en sortir, ceux qui ne parlent pas, ou très mal l'allemand devaient s'inscrire dans des cours (2 personnes), les alsaciens n'étaient pas concernés, et tous se sont engagés à prévenir en cas de soucis majeur.

Un compte en banque bloqué, avec 4000 euros déposés, à été plus difficile à justifier. Mais l'accés au logement à vaincue toutes les réticences.

Quatre bénévoles se sont engagés à se rendre sur place, au moins deux fois par semaine : 1 salariée relais-emploi à la tâche d'écrivain public (contrats, dossiers,etc), deux professeurs pour le soutien scolaire aux enfants et aux 4 personnes en formation, et un retraité de la gendarmerie, sorte de papi à tout faire.

La leçon que nous retenons au Collectif est qu'il ne faut pas vouloir précipiter les choses, et qu'il faut être déterminés.

 

29.08.2009

PARTOUT EN FRANCE, DIRE "LE 115 EST SATURÉ" EST UN PLÉONASME

Depuis des années, nous l'avons tous fait ce numéro 115. Et nous avons tous entendu, plus d'une fois, "pas de place" ... Rappellez demain.

Aujourd'hui la situation est pire ! Des petits projets voient le jour par ci par là, les villages de l'espoir, la maison ceci, le château là-bas. Ces projets concernent 10 à 30 places à chaque fois, alors que dans les villes, les personnes à la rue se comptent par centaines, par milliers en région parisienne.

L'afflut de demandeurs d'asile n'a, bien évidemment, rien arrangé. Des familles, avec des enfants, sont laissées à la rue. Parfois, l'une d'elle va se voir proposer l'hôtel pour 1 ou 3 jours, après quoi elle devra refaire le numéro : 115.

À partir de là il arrive que plus rien ne lui soit proposé, l'hôtel ça coûte cher vous comprennez.

Dans la plupart des villes, de tous bords politiques, confrontées à la venue de demandeurs d'asile, la solution trouvée est simple : on ne fait plus rien, pour personne, comme ça on évite "l'appel d'air".

Les jeunes en errance sont de plus en plus nombreux ? Tant pis. Il y à des travailleurs pauvres à la rue ? Ils doivent faire une demande de logement. Il y à de plus en plus de retraités dans la misère ? ... Bref, vous l'avez compris, chacun se renvoit la responsabilité, chacun accuse l'autre, et rien ne se fait ... En France, des gens ont faim, des gens meurent à la rue.

Le droit d'asile, le droit au logement sont chaque jour, un peu plus, bafoués. Et tous ceux qui sont aujourd'hui aux manettes du pouvoir, qui manifestaient, manifestent encore, contre la politique d'immigration du gouvernement, devraient se poser des questions sur leur politique d'hébergement et d'accueil.

L'hiver va être très difficile pour les sans-abri.

 

14.07.2009

Les chalets d'Emmaüs Gironde pour les plus démunis ; une réussite incontestable

Jolie cabane contre vilain taudis

Ces chalets, dont le coût est estimé à 15 000 euros, sont fabriqués en pin des Landes.
Ces chalets, dont le coût est estimé à 15 000 euros, sont fabriqués en pin des Landes./ P. SAURA / 20 MINUTES

La cabane en bois, nouveau logement d'urgence pour les plus démunis. Produits par Emmaüs Gironde, à Saint-Seurin-sur-l'Isle, ces chalets ont été présentés pour la première fois le 22 janvier dernier, jour du deuxième anniversaire de la mort de l'abbé Pierre. Depuis, « une trentaine ont été livrés dans toute la France », se réjouit Pascal Lafargue, président d'Emmaüs Gironde.

Fabriqués en pin des Landes, équipés d'une kitchenette et d'une salle de bains, ces petits logements climatisés de 16 m2 sont destinés à lutter contre la grande exclusion. Leur coût (15 000 euros, montage compris) séduit les collectivités locales et associations qui oeuvrent contre le mal-logement. Autre utilisation possible : le logement social. « Nous sommes en train de mettre au point un modèle T4-T5 adapté aux familles », ajoute Pascal Lafargue. Ces grands chalets, de 90 à 120 m2, seront vendus 100 000 euros. De quoi « concurrencer la maison Borloo », sourit le président d'Emmaüs Gironde. Ces grands formats intéressent déjà Aquitanis et Domofrance, les deux principaux bailleurs sociaux de la région. Un programme a d'ores et déjà été lancé par Aquitanis à destination des gens du voyage sédentarisés. Une centaine de familles sont concernées dans le département. A Bordeaux, six chalets individuels ont été installés à proximité du centre d'hébergement d'urgence de Bacalan. Trois d'entre eux serviront à accueillir des détenus en cours de réinsertion et bénéficiant d'un aménagement de peine. Cette commande du Service pénitentiaire d'insertion et de probation (Spip) de la Gironde, devrait servir d'exemple dans d'autres départements. W

13.07.2009

Jean-Yves, sans logis mais pas sans espoir

C'est au foyer d'hébergement d'urgence, boulevard Fabre- de-Morlhon, que Jean-Yves a temporairement posé son sac à dos. Sans doute pour peu de temps, car il annonce d'emblée la couleur : « Dans la rue c'est vrai, je suis en danger mais je suis autonome. Ici, on est quarante tous les soirs, on ne se connaît pas et la violence gratuite, la loi de la jungle, c'est monnaie courante. »

Pour lui, les gens manquent certes d'éducation, mais c'est surtout le système qui est mal fichu. « Est-ce qu'on peut vivre bien dans des cabanes de chantier ? On n'est pas des outils... » Le ton est donné, sans agressivité et sans rancoeur non plus, juste comme une fatalité. « Il y a des gens bien ici, mais il y en a aussi qui ont perdu toute notion de vie sociale. Pour eux, il faudrait trouver un encadrement plus adapté. »

A côté de lui, son compagnon de chambre acquiesce : « J'ai toujours bossé, mais j'ai perdu mon entreprise. J'ai 50 ans, je n'ai plus de solutions. Je suis seulement ivre de la vie que je mène, je n'existe plus. » Quand on demande à Jean-Yves quelles seraient les solutions possibles pour continuer à vivre dignement, il est catégorique : « Quand tu vis dans la rue, tu te retrouves dans un autre monde, tu es ailleurs, mais tu sais pas où... » Alors, pourquoi ne pas envisager, parmi les sans-logis, d'exploiter les compétences personnelles de chacun pour aider les autres ? La réponse est sans appel : « On ne m'a jamais demandé quel était mon métier, ni ce que je savais faire.

Lire la suite sur UN BRIN DE CAUSETTE

06:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sans-abri, hébergement d'urgence | | |  Facebook

09.07.2009

CHRS EN DANGER. Des travailleurs sociaux se mettent à nu

Aujourd'hui, l'État annonce des baisses des budgets de fonctionnement des Centres d'Hébergement et de Réinsertion Sociale (C.H.R.S.). Ces décisions sont lourdes de conséquences pour des structures ...

Des travailleurs sociaux se mettent à nu, en vidéo

http://www.youtube.com/watch?v=cjhHX1Xp_QE

18.06.2009

de plus en plus de jeunes de moins de 25 ans dans les rues de strasbourg. Je ne sais pas pour vous, mais nous ça nous préoccupe ...

15.06.2009

Strasbourg : un été meurtrier pour les sans-abri

Des terrains pour tous ;
des bungalows, des logements pour tous ;

c'est mal barré !

En ce moment :
• des structures d'hébergement vont fermer cet été faute de budget pour des remplacements ;
• rue des foulons, à l'unanimité le conseil municipal (du 25) s'est acharné à parler des contenants (chalets) et a insisté lourdement sur un projet "innovant et inédit" (point 17). Seule Mme Zuber a tenté de parler de professionnalisme ...
Pour 30 personnes UN SEUL TS et 6 surveillants, exactement ce que le gouvernement apprécie : pas cher !
Personne à la ville n'a défendu le contenu ... Qui ignore encore ce qui se passe ? violence, alcool et +, cris, bagarres ...

La préfecture a de quoi se réjouir : la voilà débarrassée un temps de ces gens dont personne ne veut, en dehors de ceux qui font leur beurre sur la misère.

Les sancho-panza ne s'y trompent pas, le "projet discount" ça marche, ils ont déjà proposé un projet identique sur le "contenu", où seul le "contenant" change, après les chalets, des wagons !


l'hébergement d'urgence, s'est vu signifié que dorénavant les déficits, qui jusque là étaient comblés par la solidarité d'état, ne seraient plus acceptés. L'urgence "coûte" trop cher, "à cause" des travailleurs sociaux. Personne pour dénoncer cela ?


Les logements vacants
En ce moment 3 initiatives, 2 assos et 1 parti travaillent sur cette thématique. Chacun dans son coin.
Un projet assos, consiste à aller vers les propriétaires, à dialoguer avec eux, tout simplement. Nous savons au collectif que ça marche. Une autre assos travaille sur les quartiers, 2 approches qui sont très intéressantes (bénévoles), et qui reçoivent un bon accueil des gens. Le dernier projet ? La guerre des places camarade ... Le désir de pouvoir ...


l'hiver passé des chaises, "c'est la faute à l'état" quel bel "argument" pour laisser faire !
L'hiver prochain, les égouts ?

On se posera la question, lorsque le problème se présentera !
• etc

En conclusion
Les gens, les associations sont en danger... Toutes les associations ? Non, la Fondation d'Auteuil s'installe très confortablement !

Le dialogue est ouvert l'appel des appels est fait pour ça.

Toutes les notes