24.07.2008

Montplaisir : expulsion de familles et d'enfants dans une violence extrême

Cela fait 8 jours aujourd’hui que les familles - et enfants - Rroms qui occupaient l’école désaffectée de Montplaisir à St-Etienne ont été expulsées et qu’elles campent dans une précarité extrême sur la place Jean Jaurès autour du kiosque.
La quasi totalité de leurs affaires a été détruite, et les locaux de l’école ont été saccagés...
• Rendez-vous sur le site Réseaux citoyens pour suivre cette affaire lamentable : http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/

08.02.2008

ENVOYE SPECIAL: L'émission "pédagogique" de Brice HORTEFEUX

Source "la vie comme elle vient"
http://laviecommeellevient.blog.20minutes.fr/

Ce soir (une fois n'est pas coutume) voici un billet d'humeur que je rédige en regardant le reportage tout simplement hallucinant diffusé sur FRANCE 2, dans l'émission ENVOYE SPECIAL. Le journal de Françoise LABORDE avait été alléchant: une caméra de la rédaction a suivi le quotidien des policiers chargés de réaliser les expulsions de clandestins, précisant tout de même que cette enquête avait pu être réalisée avec l'aval de Brice HORTEFEUX (interview à l'appui). Le résultat est édifiant.

Nous entrons donc de plein pieds dans le monde merveilleux des services du Ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Des policiers toujours courtois, prévenants, face à des immigrés vindicatifs, violents et menteurs (pour preuve, ce camerounais qui demande l'asile avec pour seul document, "un certificat médical"). Pour les officers interrogés, "il n'y a pas de pression", "pas d'objectifs d'expulsion". Mes ces derniers doivent faire face au stress quotidien provoqué...par les expulsés eux-mêmes!!!

Le Ministre Brice HORTEFEUX intervient lui même pour indiquer qu'il est le Ministre "de l'immigration et de l'intégration". Pour preuve, les services français offrent maintenant une "prime au retour"....que les immigrés refusent ou détournent allègrement (évidemment).

Le service publique vient donc d'offrir son créneau de grande écoute pour faire la comm' de Brice HORTEFEUX et ses services. Un monde parfait ou n'existent ni racisme, ni brutalité policière, ni aucune politique barbare de quotas d'expulsions. Un monde où la politique "humaine" du Ministre HORTEFEUX est enfin reconnue à sa juste valeur. Jusqu'à présent, seule TF1 avait le monopole de production de ce type de reportage honteusement complaisant envers toute politique gouvernementale (notamment envers les politiques migratoires ), mais FRANCE 2 semble aujourd'hui contester sérieusement ce "leadership" au nom, bien sûr, de la "pédagogie".

Publique ou privée, la "télé-SARKOZY" ne connait plus de frontière. Bienvenue dans la FRANCE d'après.

07.02.2008

ENVOYE SPECIAL: L'émission "pédagogique" de Brice HORTEFEUX

http://laviecommeellevient.blog.20minutes.fr/

ENVOYE SPECIAL: L'émission "pédagogique" de Brice HORTEFEUX
Les humeurs de Vincent...

Ce soir (une fois n'est pas coutume) voici un billet d'humeur que je rédige en regardant le reportage tout simplement hallucinant diffusé sur FRANCE 2, dans l'émission ENVOYE SPECIAL. Le journal de Françoise LABORDE avait été alléchant: une caméra de la rédaction a suivi le quotidien des policiers chargés de réaliser les expulsions de clandestins, précisant tout de même que cette enquête avait pu être réalisée avec l'aval de Brice HORTEFEUX (interview à l'appui). Le résultat est édifiant.

Nous entrons donc de plein pieds dans le monde merveilleux des services du Ministre de l'Immigration et de l'Identité Nationale. Des policiers toujours courtois, prévenants, face à des immigrés vindicatifs, violents et menteurs (pour preuve, ce camerounais qui demande l'asile avec pour seul document, "un certificat médical"). Pour les officers interrogés, "il n'y a pas de pression", "pas d'objectifs d'expulsion". Mes ces derniers doivent faire face au stress quotidien provoqué...par les expulsés eux-mêmes!!!

Le Ministre Brice HORTEFEUX intervient lui même pour indiquer qu'il est le Ministre "de l'immigration et de l'intégration". Pour preuve, les services français offrent maintenant une "prime au retour"....que les immigrés refusent ou détournent allègrement (évidemment).

Le service publique vient donc d'offrir son créneau de grande écoute pour faire la comm' de Brice HORTEFEUX et ses services. Un monde parfait ou n'existent ni racisme, ni brutalité policière, ni aucune politique barbare de quotas d'expulsions. Un monde où la politique "humaine" du Ministre HORTEFEUX est enfin reconnue à sa juste valeur. Jusqu'à présent, seule TF1 avait le monopole de production de ce type de reportage honteusement complaisant envers toute politique gouvernementale (notamment envers les politiques migratoires ), mais FRANCE 2 semble aujourd'hui contester sérieusement ce "leadership" au nom, bien sûr, de la "pédagogie".

Publique ou privée, la "télé-SARKOZY" ne connait plus de frontière. Bienvenue dans la FRANCE d'avant d'après.

30.01.2008

Les galères des « choisis » de l’immigration

SANS-PAPIERS . Malgré les promesses de Brice Hortefeux, les élèves ingénieurs étrangers peinent à obtenir des titres de séjour. Témoignages.

«Accueillir davantage d’étudiants étrangers en scolarité payante», voilà la proposition 221 du rapport Attali. Le ministre de l’Immigration, Brice Hortefeux, approuve : «Ce que propose ce rapport, c’est la relance de la croissance et l’augmentation de la main-d’oeuvre qualifiée.» Soit. Ce n’est pas ce que vit Bayrem, Tunisien, élève ingénieur en mathématiques. Il a subi les mois d’attente, les rendez-vous multiples, pour sa demande de titre de séjour auprès du CROUS (Centre régional des oeuvres universitaires et scolaires).

La mécanique est fastidieuse : d’abord demander un entretien, mais impossible d’en obtenir par téléphone. Il faut y aller. Puis, une fois l’entretien accordé, l’étudiant doit apporter une montagne de documents : «Pas juste ta carte d’étudiant, il te faut tout !» en rigole Bayrem. Seulement après, ils reçoivent le récépissé. Presque un sésame, puisqu’il tiendra lieu de « papiers » jusqu’à l’obtention du titre. L’avoir en poche peut être considéré comme un exploit. Une machine en panne et il faut tout reprendre à zéro. Olfa, elle aussi élève ingénieur, en a fait l’amère expérience. Recommencent alors les heures d’attente dans

les locaux surchargés du CROUS. De retards en rendez-vous manqués, la procédure s’enlise au point d’annuler plusieurs mois d’études prévus à l’étranger. Étudiante marocaine, Najoua n’a pu compléter sa formation au Canada comme elle le souhaitait, faute de carte de séjour.

Il faut toujours attendre. Attendre que la préfecture se manifeste, quand elle ne vous oublie pas… C’est le cas de Zineb qui, voulant rentrer chez elle pour Noël, a découvert que la préfecture avait sa carte de séjour « depuis un bail ». Sans cette carte, les étudiants n’ont plus droit aux aides au logement et loupent des journées de cours. Chaque année, il faut tout recommencer. Pis, les procédures changent d’une année à l’autre. «Il faut connaître toutes les combines», s’amuse Bayrem.

Mais avoir ces papiers n’est pas toujours suffisant. La situation se corse pour les stages, obligatoires en école d’ingénieurs, puis pour l’emploi. Pour recruter un immigré, les entreprises doivent justifier qu’aucun Français n’a pu pourvoir au poste. C’est la préférence nationale. Alors les entreprises truquent, profitent de la durée du stage pour affirmer qu’aucun Français n’a pu prendre le poste.

Tel est, à contre-courant des propos de Brice Hortefeux, le quotidien de ces élèves ingénieurs archétypes de l’immigration choisie. Tous, entreprises et étudiants, s’interrogent sur les raisons de ces méandres bureaucratiques.
Source l'Humanité - click - y'a plein d'autre chose à lire

20.01.2008

Du plombier polonais au géomètre malien

Depuis plus d’un an, on attendait, non sans une certaine curiosité, la forme qu’allait prendre la relance légale de l’immigration (de travail et donc utile), telle qu’elle a été orchestrée par la loi du 24 juillet 2006, adoptée dans l’urgence. Nous voilà donc presque arrivés au terme du processus.

Il y a eu d’abord l’étape du décret d’application sur les autorisations de travail du 13 mai 2007. On mesure à sa lecture les difficultés techniques que son élaboration a suscitées. Il décline les différents statuts, en prenant soin de ne laisser aucune brèche permettant de passer d’un statut à un autre et, pire, de demeurer en France alors que la personne est devenue sans utilité économique. On prévoit avec soin les mentions à écrire sur les titres, afin que l’étranger soit dans la plupart des cas confiné à un métier et à une zone géographique. Tout est calibré ; tout doit marcher comme sur des roulettes pour répondre aux besoins exprimés des entreprises.

Il ne manquait donc que la liste des métiers pour lesquels il existe des difficultés de recrutement, comme l’annonçait vaguement la loi précitée. Du côté des organisations syndicales, on ne sait rien sur la fabrication de ladite liste. La consultation prévue par la loi se fera sans doute plus tard, quand tout sera bouclé. Et puis un beau matin, on découvre le scoop de Libération, l’existence de deux listes, une pour les ressortissants de l’Union européenne, une seconde pour les étrangers issus de pays tiers. Certes, à l’heure où nous écrivons ces lignes, rien ne serait définitif et les listes susceptibles encore d’évoluer, mais le tempo est donné. (...)
La suite de l'aticle est à l'adresse http://www.gisti.org/spip.php?article1050

22.12.2007

Calais:ouverture de force d'un local par le maire de Calais

Assistance à personnes en danger !
Après une nuit offerte par CSUR(organisation de défense des réfugiés) dans les locaux de l'église, le maire de Calais a ouvert lui-même de force les portes d'une grande salle appartenant à l'Etat, ce vendredi soir.
En très peu de temps pour courcircuiter les réactions d'opposition de l'Etat, des toilettes, le chauffage et l'apport par le conseil régional de plusieurs centaines de duvets, ont permis l'installation de ce camp d'hiver, à deux pas du terrain du repas de deux heures. L'Etat avait dit que les réfugiés doivent appeler le 115. Mais le 115 ne prend pas en charge les réfugiés sans papier.
A la radio ce matin, on apprenait que l'abbé boutoille de CSUR, menaçait d'user d'une solution radicale aujourd'hui si aucune solution de l'Etat n'était mise en oeuvre.
Encore faudrait-il savoir quel est le véritable problème pour trouver une véritable solution.
Comme pour les français, le problème n'est pas qu'ils se retrouvent sans logement.
Ne pas avoir de logement ou ne pas avoir assez d'argent pour s'en payer est la conséquence de choix politiques.

16.11.2007

Strasbourg-URGENCE AZZA RDV LE 17 À 15 H

IL Y A URGENCE : AZZA PASSE LUNDI DEVANT LA COUR D'APPEL DE NANCY.
Un rassemblement est prévu demain samedi 17 novembre à 15h devant la Préfecture, Place de la République à Strasbourg
Il s'agit d'une amie strasbourgeoise, Azza, qui se cache actuellement pour échapper à la police et n'être pas expulsée vers l'Algérie, où elle n'est jamais retournée.
Azza s'est vu refuser le renouvellement de son titre de séjour, et elle a désormais l'obligation de quitter le territoire français, alors qu'elle est en France depuis 10 ans, plus que parfaitement intégrée, et en couple depuis 4 ans avec son amoureux, Jean-Paul.
Je voudrais témoigner comme ses nombreux amis qu'Azza travaille, parle français mieux que beaucoup de Français, qu'elle est très amoureuse de Jean-Paul, et qu'elle est dynamique, honnête, volontaire, drôle et généreuse.
Vous la connaissez peut-être ? Si c'est le cas, vous savez que je dis vrai ! Ils habitent à la Krutenau, Jean-Paul est gérant du bar Le Festival.
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a refusé le recours d'Azza, et cette décision sera jugée en définitive lundi prochain 19 novembre par la Cour Administrative d'Appel de Nancy. Si vous le pouvez, venez avec nous la soutenir.

En plus de ses amis, Azza se bat, et elle a obtenu des soutiens importants à Strasbourg :
"Un conseiller général et un député socialiste strasbourgeois, un maire sans étiquette, un adjoint au maire de Strasbourg, un député honoraire UMP et un député UMP en fonction y sont allés, pour l'instant, de leur plume, en demandant la régularisation d'Azza. Le mieux qu'ils aient pu obtenir est la promesse par le ministre de l'Identité nationale Brice Hortefeux d'un « examen attentif, dans le respect des textes en vigueur ». Les textes en vigueur demandent une enquête des services de l'Etat au cas par cas, en tenant compte des situations réelles des individus concernés."
Au minimum, si vous pensez qu'Azza doit rester en France, transférez ce mail à vos contacts. Si vous avez des idées, des solutions, des messages à lui faire parvenir, allez-y, je ferai suivre.
Cliquez ici pour signer la pétition.

La pétition "Pour qu'Azza reste à Strasbourg" recueille actuellement 340 signatures (dont de nombreux élus politiques, représentants associatifs...)
Un rassemblement est prévu demain samedi 17 novembre à 15h devant la Préfecture, Place de la République à Strasbourg

ATTENTION : après la signature, le site vous envoie un mail contenant un lien pour la valider définitivement. C'est pour éviter qu'on signe à votre place ! Malheureusement, ce mail arrive parfois dans le dossier "Messages supprimés" ou "Spams" de votre messagerie. Si vous ne le trouvez pas dans la Boîte de réception, c'est qu'il faut aller le chercher dans l'un de ces dossiers. C'est indispensable pour que votre signature soit prise en compte !

27.10.2007

Les retours humanitaires forcés : un nouveau concept !

Le ministre de l’Immigration a bien du mal à atteindre l’objectif de 25.000 reconduites à la frontière qui lui a été fixé pour 2007… Il s’en était justifié en août dernier en mettant en avant « la difficulté d’expulser Roumains et Bulgares », dont les pays sont désormais membres de l’UE, ce qui rend les procédures « plus complexes ». Il vient de trouver une solution : des dispositifs d’aide au « retour humanitaire », instaurés par une circulaire de décembre 2006, ont été utilisés à plusieurs reprises pour habiller des opérations d’expulsion de ces nouveaux citoyens européens.

A Bondy (93) le 26 septembre dernier, à Saint-Denis le 10 octobre, Bagnolet le 24, et dans d’autres villes encore, la police a investi à l’aube des terrains occupés par des Rroms, ressortissants bulgares ou roumains selon les cas, a fait monter les habitants dans des bus affrétés tout exprès, et leur a donné à choisir entre « la prison » ou « l’expulsion immédiate avec l’aide au retour ». Personne n’a été autorisé à récupérer ses affaires, ni à présenter les documents qui auraient pu prouver qu’il remplissait toutes les conditions pour avoir le droit de rester durablement en France. Ceux qui avaient sur eux leurs passeports se les sont vu confisquer. Les bus ont emmené tout le monde directement en Bulgarie ou en Roumanie, quasiment sans faire de halte.
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15.10.2007

La gendarmerie appelée à collaborer avec conviction

A Calais, nous avions le taux le plus élevé de policiers et collaborateurs au mètre carré.
La gendarmerie qui n'avait qu'un rôle actif hors calais, pour repérer les squats des réfugiés et les faire détruire ou pour chasser dans les trains, est sommée à présent de participer dans nos rues calaisiennes.
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28.09.2007

Les sans-abri sont tous des criminels

Ce numéro du magazine de la FEANTSA a pour thème la tendance croissante à adopter une approche répressive et coercitive contre les personnes sans-abri notamment en ce qui concerne leurs activités dans les lieux publics. Il se penche sur la situation en Europe et en Amérique du Nord, où il semblerait que l’on se concentre davantage sur la criminalisation des activités que les personnes sans-abri sont obligées d’effectuer dans les lieux publics (manger, dormir etc.), plutôt que sur la mise en place de politiques répondant à leur situation de pauvreté ou de marginalisation.
La version imprimée est disponible :
http://www.feantsa.org/code/fr/pg.asp?Page=36

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