04.07.2009
Privatisation de La Poste, le gouvernement essaie de passer en force
Le gouvernement vient d’annoncer que le projet de loi sur le changement de statut de La Poste serait présenté au Parlement vers la mi-octobre. La Poste serait transformée en société anonyme (SA), 100 % publique. Il s’agit de la première étape, la plus décisive, vers la privatisation. En effet, une fois le passage de La Poste en SA effectué, rien ne sera plus facile que d’ouvrir son capital à des actionnaires privés, voire de la privatiser totalement. Les exemples de France Télécom, d’EDF et de GDF sont là pour l’attester. La transformation en SA a toujours été le prélude à une privatisation. À chaque fois, le gouvernement s’était engagé à n’en rien faire et l’avait même inscrit dans la loi. Cela ne l’a pas empêché de privatiser ces entreprises dès que l’occasion lui en a été donnée.
Le scénario est donc écrit. La question est de savoir s’il va passer dans la réalité. Il y a environ un an, un Comité national contre la privatisation de la Poste s’est constitué avec l’objectif d’obtenir un référendum sur l’avenir de La Poste. Bien que extrêmement large et malgré un démarrage encourageant, le Comité national n’a pas réussi à développer une campagne de masse permettant de mettre en difficulté le gouvernement sur ce sujet, ce qui explique que ce dernier ait décidé de passer en force. Au-delà des responsabilités des uns et des autres dans cette situation, le Comité national a décidé d’organiser fin septembre début octobre (la date sera précisée sous peu) une consultation nationale, une votation citoyenne, sur le changement de statut de La Poste.
Il s’agit d’organiser dans un temps réduit, au maximum, quelques jours, une consultation populaire de grande ampleur. Pour cela des contacts ont lieu avec les associations d’élus pour essayer d’avoir leur accord pour une telle initiative, les partis politiques membres du Comité étant, a priori, d’accord. Mais une telle initiative ne peut marcher que si elle est concrètement organisée à la base en liaison avec les mairies. Les comités locaux d’Attac peuvent jouer un rôle dans ce processus et ce de deux façons. D’abord en prenant l’initiative, là où cela n’a pas été encore fait, de constituer un large rassemblement unitaire, puis en prennant contact avec les maires pour discuter avec eux de cette initiative.
La période des vacances n’est pas très favorable pour commencer à préparer une telle campagne. Mais, au vu des échéances, tout risque de se jouer au mois de septembre. Il s’agit donc d’anticiper au maximum ce que l’on peut faire dès maintenant. Le comité national va discuter dans les jours qui viennent d’un matériel qui sera mis à disposition de ceux qui le souhaite et vous serez tenus régulièrement au courant des initiatives prises. Vous trouverez ci-joint le communiqué du Comité national.
Des exemplaires du matériel 4 pages co-écrit par Attac, Aitec et Copernic sont encore disponibles au siège.
Attac France,
Montreuil, le 2 juillet 2009
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| Tags : la poste, privatisation, france télécom, edf, gdf |
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09.09.2008
Communiqué de Stop Fessenheim
Nous sommes scandalisés par la conclusion du « partenariat » d'EDF dans le programme Energivie. Ce programme financé en grande partie par des fonds européens pour développer des énergies renouvelables a fait depuis trois ans avancer l'Alsace dans le développement des énergies nouvelles.
EDF parvient, en accord avec Monsieur Adrien Zeller, à inclure le nucléaire dans ce programme de promotion des industries non polluantes ! Il y inclut la « modernisation de la centrale de Fessenheim » ! C'est le comble du cynisme. Nous nous demandons d'ailleurs si cet accord est bien légal, vu qu'il change la destination du programme financé par l'Europe. En investissant 16,5 millions d'euro EDF achète le silence de la Région sur les risques que fera encourir à nous tous la prolongation de la centrale nucléaire de Fessenheim.
La modernisation de la centrale est une opération de poudre aux yeux, car les organes essentiels la cuve et l'enceinte de confinement bombardés par la radioactivité depuis 31 ans ne peuvent pas être changés.
Ce qui nous scandalise plus encore c'est qu'on ne cesse de nous répéter que c'est l'avis des experts lors de la visite décennale à l'automne 2009 qui décidera de la prolongation ou de l'arrêt de la centrale, or on voit le lobby nucléaire mettre en place toutes les connivences qui lui permettront de prolonger la centrale sans jamais consulter la population.
16,5 millions d'euro ce n'est pas cher payé pour un tel enjeu car derrière la question de l'usure de Fessenheim se profile la question de l'usure de toutes les centrales anciennes et si EDF réussit à prolonger l'activité de Fessenheim de plusieurs décennies elle obtiendra aussi la prolongation des autres.
Le conseil Régional en demandant la transparence des deux côtés du Rhin se dédouane à peu de frais de ses responsabilités vis à vis de la population car nous avons prouvé avec Corinne Lepage que cette transparence n'existe pas, c'est au contraire la plus grande opacité qui règne à Fessenheim :la centrale qui n'est pas aux normes par rapport à la loi sur l'eau ne procède même pas à une évaluation correcte des effluents radioactifs qu'elle engendre et qui sont susceptibles de contaminer l'environnement.
Nous tenons à ce sujet à disposition de la presse les conclusions donnée par la CRIIRAD en 2000. Nous demandons à Adrien Zeller d'annuler cette convention pour ne pas compromettre la région dans la stratégie du lobby nucléaire.
Nicole Roelens, présidente de Stop Fessenheim
06:00 Publié dans COMMUNIQUÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : edf, Stop Fessenheim, programme Energivie, nucléaire, CRIIRAD, Corinne Lepage |
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19.08.2008
gaz pour avoir le tarif social c'est la galère
Le tarif social du gaz destiné aux ménages les plus modestes a été mis en place par un décret publié jeudi que nous vous mis en téléchargement.
La CRE Commission de Régularisation de l'Énergie n'est pas très emballée...
Ce n'est pas gagné !
En effet, le gouvernement a mit en place un système aux démarches administratives si lourdes qu'elles risquent d'en décourager un grand nombre.
Comment ça marche ?
Pour en bénéficier, le plafond de ressources a été fixé à 7.447 euros par an pour une personne seule.
Le décret prévoit d'appliquer le tarif de solidarité du gaz par une déduction annuelle sur la facture de gaz ou, en cas de chauffage collectif, par le versement d'un chèque.
Le tarif social du gaz s'ajoute au tarif de première nécessité (TPN) de l'électricité mis en place en janvier 2005.
Donc les bénéficiaires du tarif de solidarité du gaz sont les particuliers éligibles au TPN en électricité, dont le plafond de ressources du TPN est porté à 7.447 euros par an pour une personne seule.
Pour une personne seule se chauffant au gaz, la réduction devrait aller de 7 % à 19 %, selon sa consommation.
Soit, par bénéficiaire, une réduction moyenne annuelle de l'ordre de 53 euros à 66 euros.
La machine est lourde, si lourde que, pas de miracle ça va coûter cher en frais de fonctionnement
Le mécanisme d'attribution des réductions est lourd car, "il fait intervenir les organismes d'assurance-maladie, les fournisseurs, un organisme centralisant le dispositif pour le compte des fournisseurs qui le souhaitent, ainsi que les propriétaires, leur mandataire et les syndics d'immeuble dans le cas d'un chauffage collectif, ... "
"Les frais de gestion en résultant sont estimés à environ 6 millions d'euros, soit 8 euros par bénéficiaire, à comparer aux réductions de seulement 15 euros à 25 euros attribuées aux clients utilisant le gaz pour la cuisine."
Une réduction tarifaire si minime ne justifie pas de tels frais de gestion, sans compter que " la lourdeur des démarches dans le cas d'un chauffage collectif risque de décourager les ayants droit ", remarque la CRE...
09:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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15.08.2008
Décret no 2008-780 du 13 août 2008 relatif à la procédure applicable en cas d’impayés des factures d’électricité, de gaz, de chaleur et d’eau
07:49 Publié dans A télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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14.08.2008
Décret n° 2008-780 du 13 août 2008 relatif à la procédure applicable en cas d'impayés des factures d'électricité, de gaz, de chaleur et d'eau
06:40 Publié dans A télécharger | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.08.2008
Vague de protestations après l'annonce des hausses des prix de l'énergie
Par Delphine PAYSANT AFP - La hausse du prix de l'électricité et du gaz annoncée par le gouvernement au cœur de l'été a suscité les protestations des syndicats, de l'opposition et des associations de consommateurs, qui dénoncent une nouvelle ponction sur le pouvoir d'achat.
Le gouvernement a annoncé mercredi qu'une nouvelle hausse des tarifs de l'énergie en France interviendrait vers la mi-août pour les particuliers.
Cette hausse sera de 2% pour l'électricité et de 5% pour le gaz, soit moins que ce qui était réclamé par EDF et GDF, mais ce qui correspond tout de même à un alourdissement de la facture d'environ 5 euros par mois pour les ménages.
Cette nouvelle hausse n'est "pas très opportune" dans un contexte de baisse du pouvoir d'achat et ne se justifie pas alors que le pétrole baisse, a estimé l'association de consommateurs CLCV. Ces augmentations vont faire augmenter la facture moyenne de chaque ménage "d'environ 150 euros sur l'année", a indiqué à l'AFP Edouard Petitjean, chargé d'études à la CLCV.
"C'est une attaque de plus contre le pouvoir d'achat des familles" a, de son côté, dénoncé Jean-Pierre Giacomo, président de la Confédération nationale du logement (CNL). "Ce sont des augmentations inacceptables au regard des profits considérables que font GDF Suez et EDF. Le gouvernement est véritablement autiste vis-à-vis de ce qui se passe dans le pays", a pour sa part accusé Michel Chevalier, président de la CNL Paris.
Côté politique, les réactions ne se sont pas fait attendre. Le Parti socialiste a ainsi "dénoncé" ces hausses, qui constituent un "nouveau coup dur pour le pouvoir d'achat des Français en pleine période estivale". "Le gouvernement n'est réellement contraint d'y procéder ni du fait de la hausse du coût du pétrole, ni en raison de la santé financière de GDF Suez et d'EDF, qui est excellente", a-t-il jugé.
Le Parti communiste a estimé que cette décision constituait un "racket boursier orchestré par le gouvernement".
Mêmes réactions de protestation du côté des syndicats, même si certains se déclarent toutefois pas vraiment surpris par l'annonce de cette mesure.
"Cette hausse ne m'étonne pas. A partir du moment où GDF a été privatisé et dépend de Suez, nous savions qu'il y aurait des hausses. Je pense qu'il faut s'attendre à de nouvelles augmentations dans les prochains mois", a ainsi déclaré Michel Rousson de la CFTC.
Ce dernier souligne par ailleurs que "aujourd'hui, rien n'oblige à ce que le coût du gaz soit fixé sur le prix du pétrole", souhaitant une "désindexation". Même proposition à la CFDT où Patrick Pierron, le secrétaire de la fédération Chimie-Energie, estime que "le gaz est une énergie à part entière, ce n'est plus comme il y a 20 ans où c'était un sous-produit pétrolier".
A Force ouvrière, on déclare ne plus s'étonner "du cynisme consistant à mettre en oeuvre des mesures impopulaires au cœur de l'été. On peut en revanche s'interroger sur les motivations de cette décision qui cède aux pressions des entreprises concernées, en dépit des tensions persistantes sur le pouvoir d'achat des ménages".
La CGT-Indecosa (association de consommateurs) a, quant à elle, exprimé son "opposition" à cette nouvelle hausse des tarifs, jugeant "inadmissible de prendre de telles mesures sans organiser une concertation avec les représentants des usagers".
Avec ces nouvelles hausses, sur un an, les tarifs réglementés de l'électricité auront ainsi augmenté de 3,1%, après l'augmentation de 1,1% d'août 2007. Depuis le début de l'année, ceux du gaz auront pris 14,5%, après les hausses de janvier (+4%) et d'avril (+5,5%).
07:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : hausse des prix, GDF, CNL, EDF, COLLECTIF SDF, STRASBOURG, DÉSINDEXATION |
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02.08.2008
EDF demande une hausse des tarifs
06:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : edf, hausse des tarifs, inflation |
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