01.11.2009
CE N'EST PAS LA TRÊVE HIVERNALE POUR TOUT LE MONDE
PAS DE TRÊVE POUR LA MORT DANS VOS RUES !
280 MORTS DE LA RUE RECENSÉS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE : morts de froid, morts de faim, morts de maladie, ...
Combien doivent mourir pour qu'enfin les personnes privées d'un hébergement ou d'un logement soient prises en compte ?
PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI S'INSTALLENT DANS DES MAISONS, DES BÂTIMENTS POURTANT ABANDONNÉS ;
PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI VIVENT EN CARAVANE ;
ET POUR CEUX QUI RENCONTRENT UNE DIFFICULTÉ (perte d'emploi, maladie, décès, divorce...) LA TRÊVE EST DE COURTE DURÉE.
Le nombre de sans-abri en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés.
La crise du logement est l'une des causes principales expliquant l'absence d'accès à un toit.
Qui somme nous ?
* 22 % des personnes privées de logement, sont des femmes ;
* 1 femme sans-abri sur 3 est accompagnée d'enfants ;
* 25 % des personnes sans-abri travaillent, en CDD, en intérim ou autre petit boulot, les emplois précaires dominent, et font augmenter le nombre de personnes jeunes sans-abri ;
Ce sont le coût du logement et l'insuffisance des logements sociaux à prix très modérés qui les maintiennent à la rue, et l'absence totale de solutions alternatives.
Pourtant, en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique. Un chiffre en augmentation de plus de 150% en dix ans.
En 2009 en France : 3,5 millions de mal logés, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s'acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont aujourd'hui en situation d'impayés.
Le pire est à venir : la crise financière mondiale et ses conséquences sur tous les secteurs, notamment l’immobilier, aggravent encore la situation.
La loi DALO : En juin, plus de 7.000 ménages pourtant désignés comme prioritaires pour un logement n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal.
Que font nos municipalités, nos départements, nos régions pour pallier au désengagement réel de l'État ?
Des solutions existent ...
"notre seul tort, est d'être pauvre"
08:55 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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07.03.2009
“La crise va s’accroître en termes de logements sociaux”
Le 19 février dernier, le Sénat adoptait le projet de loi de mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion (Loi BOUTIN) après un débat animé, marqué par de vrais débats de fonds puisqu’un recours à une commission mixte paritaire a été nécessaire, mais un débat constructif avec la volonté d’aller de l’avant, dont la bonne ambiance fut d’ailleurs soulignée. Marie-Noëlle Lienemann, ancienne Ministre du logement, revient avec nous sur les problématiques autour de ce sujet
Délits d’Opinion : En 2005, soit avant le début de la crise du logement, 83% des Français estimaient que le problème principal lié au logement était le coût trop élevé du loyer : est-ce que vous pensez que cette réforme peut permettre de remédier, ne serait-ce qu’en partie, à ce problème ?
Marie-Noëlle Lienemann : Absolument pas, je pense même qu’existe le risque d’effet inverse. La part du coût du logement a littéralement explosé depuis dix ans, notamment auprès des ménages les plus défavorisés : celle-ci est passée de 20% en 2000 à 27% aujourd’hui.
Cela notamment en raison de la loi de Robien qui a entretenu la spéculation déjà engagée dans l’immobilier grâce aux avantages fiscaux qu’elle permet. Aujourd’hui la loi Scellier va engendrer le même phénomène. Elle va même contrecarrer la tendance à la baisse des prix. En ce sens, elle va amortir les avantages engendrés par la baisse des prix pour l’accession aux loyers des foyers les plus modestes. Vous avez aujourd’hui une situation extrêmement difficile pour les locataires où l’indice ne baisse pas, en partie pour ceux qui sont en sur-loyers en raison de l’abaissement du seuil au-delà duquel ils ne peuvent plus résider dans des logements sociaux. Or sur toutes ces questions, la loi Boutin ne règle rien, elle aggrave leur difficultés.
Cette loi prétend favoriser l’accès aux logements sociaux en faisant sortir une partie des gens, ceux dont les revenus sont trop importants pour pouvoir désormais prétendre à ce type de logements : c’est une vaste fumisterie, le nombre de personnes vraiment au-dessus de ce seuil est très limité. On ne répondra pas ainsi aux immenses besoins en termes de logements locatifs sociaux. On pense et on fait croire qu’avec la rotation du parc social on va améliorer le droit au logement, ce qui n’est évidemment pas le cas. Cette loi ne sera pas suffisante, d’autant que la part affectée aux logements sociaux dans le plan de relance est faible, et rétablit à peine les budgets de l’année précédente. La crise va s’accroître en termes de logements sociaux
Délits d’Opinion : Le texte abaisse de 10% les plafonds de ressources pour accéder au logement social pour ramener la proportion des ménages y ayant droit de 70% à 60% : cela devrait permettre de réserver les logements sociaux aux personnes qui en ont le plus besoin ? De même, le « pass foncier » (baptisé « maison à 15€ ») va dans le sens d’une accession à la propriété par les foyers populaires ?
Marie-Noëlle Lienemann : Cela va surtout permettre d’augmenter les loyers des gens qui sont au-dessus du nouveau seuil. La seule vraie façon de libérer des logements sociaux reste tout d’abord d’en construire de nouveaux et ensuite de permettre aux classes populaires d’accéder à la propriété. Or en 2000, 240 000 foyers qui touchaient moins de deux smic et demi accédaient à la propriété : en 2006, c’est 170 000. Il y a donc un décalage de 70 000 foyers : ces personnes-là ne peuvent plus accéder à un logement à cause de la flambée des prix, en partie par la faute de la loi Robien.
Le pass-foncier n’est pas une mauvaise idée en soi mais il ne résout pas le problème du niveau global de l’endettement, qu’il prolonge. Son seul avantage réel repose dans le taux de TVA à 5,5% qui peut permettre pour ces foyers de baisser le coût réel de l’habitation. En outre, le pass-foncier concernait avant le logement individuel, désormais il concernera également le logement collectif : c’est un progrès indéniable.
Il reste cependant un souci : le pass-foncier est financé par le 1% logement, or le prélèvement important, voté dans la loi Boutin, va assécher les fonds disponibles et nécessaires à cette mesure. Le 1% logement va s’amenuiser, au nom de la transparence, c’est un réel problème qu’il faudra, hélas, aborder dans l’avenir
Délits d’Opinion : Vous vous êtes déclarée favorable à la réquisition de logements vacants. Pensez-vous que la crise du logement va imposer ce thème dans le débat public et que la pression de l’opinion peut obliger les pouvoirs publics à légiférer dans ce sens, comme ce fut le cas avec le droit opposable au logement ?
Marie-Noëlle Lienemann : Concernant la réquisition, les sondages sont souvent bons mais cela ne fait pas réagir les pouvoirs publics car ils estiment que cette mesure ferait peur aux propriétaires et que ceux-ci n’oseraient plus investir dans la pierre. Il y a cette idée en France que si les petits propriétaires n’investissent pas, le logement se stoppera net. Or si on n’a pas assez d’investissement locatif privé, ce n’est pas à cause des petits investisseurs mais du fait que les grandes banques, les assurances, les institutionnels se sont éloignés de ce genre de projet. Le général De Gaulle avait imposé que ce type d’établissements ait un patrimoine important dans la pierre. Dans les années 80, cette obligation a sauté : les banques et assurances ont fui ce type d’investissements pour préférer des placements plus financiers. Nous avons ici une des nombreuses conséquences de la dérégulation financière. Il faut revenir à de telles obligations.
Je pense qu’à chaque crise il y a un grand mouvement, alors j’espère que la réquisition va être mise en place concrètement. Mais la réquisition n’est pas une solution miracle. Cela ne marchera que si cette pratique se fait à rythme continu. Elle nécessite un travail rigoureux et progressif de repérage du parc immobilier. Il y a en outre une surestimation du nombre de logements vides annoncés. Dans les faits, ces locaux ne sont pas forcément adaptés ou adaptables à ce type de mesure
Propos recueillis par Olivier.
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03.02.2009
La crise immobilière va aggraver la crise du logement (Fondation Abbé Pierre)
La Fondation Abbé Pierre exprime la crainte, dans son rapport 2009 qui sera présenté aujourd'hui, que la crise immobilière, qui s’accompagne d’un ralentissement de la construction, n’aggrave la crise du logement déjà conséquente.
La crise immobilière va avoir de lourdes conséquences sur la résorption du déficit de logements, avertit la Fondation pour qui ce déficit risque de passer de 800.000 à 900.000 logements à la fin de 2009.
Elle critique vigoureusement les mesures prises en décembre par le président Sarkozy dans le cadre du plan de relance : un programme de construction de 70.000 logements supplémentaires sur 2009-2010 qui s’ajoute aux 30.000 logements que les organismes HLM doivent racheter à des promoteurs privés. Faisant valoir que ces 100.000 logements supplémentaires comporteront moins de 50% de véritables logements sociaux, la Fondation dénonce "le développement d’une offre totalement décalée par rapport à une demande sociale qui elle-même continue à se fragiliser". La part des dépenses engagées par la collectivité publique en faveur du logement (1,79 % du PIB en 2008) est en recul, connaissant son niveau le plus bas depuis 30 ans, un recul essentiellement imputable à la diminution de la contribution de l’Etat, passée de 1,36% du PIB en 2000 à 1,1% en 2008, souligne par ailleurs la Fondation dans son "tableau de bord" du suivi des politiques du logement. Dans son rapport, la Fondation s’attaque par ailleurs à plusieurs thématiques comme les "territoires d’exclusion", le droit au logement opposable (Dalo) et le logement des personnes âgées. De ce point de vue, l’étude souligne qu’aujourd’hui 600.000 personnes âgées vivent avec une allocation de solidarité de 628 euros qui les situent sous le seuil de pauvreté. Après une "parenthèse heureuse", le recul de la pauvreté des plus de 65 ans, enregistré sur la période récente, est aujourd’hui terminé, indique le rapport. La Fondation dénonce également la relégation des 4,6 millions de personnes vivant dans les 750 quartiers définis comme ZUS (zone urbaine sensible). Elle pointe ainsi le "blocage de la mobilité résidentielle" et la "spécialisation" des 750 ZUS dans l’accueil des immigrés (18% contre 7,5% pour l’ensemble de la population) et des ménages pauvres (27% soit 3 fois plus que dans le reste de l’espace urbain)
Rapport 2009 sur l’état du mal-logement en France
Prochaine présentation du Rapport de la Fondation le mardi 3 février 2009 à la Maison de la Mutualité (Paris V)
Dans un contexte social particulièrement préoccupant qui accentue la dégradation de la situation des mal-logés en France, le prochain rapport de la Fondation Abbé Pierre s’arrêtera notamment sur les thématiques suivantes : la situation des personnes âgées, la dérive des territoires d’exclusion et l’analyse des politiques publiques avec un regard particulier sur le Droit au logement opposable.
L’augmentation de la population âgée suscite de multiples interrogations chez les acteurs du logement. Le minimum vieillesse actuel se situant au dessous du seuil de pauvreté (normes européennes), les personnes âgées sont appelées à se retrouver en grand nombre parmi les exclus. Leur situation conduisant inéluctablement à une réorganisation de la vie et à un nouveau rapport à l’habitat. Comment et où se loger quand les ressources diminuent ou lorsque survient la perte d’autonomie ? Des questions que la Fondation Abbé Pierre a voulu poser et développer.
D’autre part, les travaux effectués dans le cadre des précédents rapports avaient permis de constater que les populations et leur habitat se répartissent sur des territoires donnés selon différents paramètres : leur accessibilité vis-à-vis des pôles d’emplois, leur niveau d’équipements, la forme urbaine, les services scolaires, etc... Il en résulte que les territoires concernés par le mal-logement sont souvent les secteurs les plus stigmatisés des agglomérations, où se concentrent les ménages pauvres ou modestes. La banlieue révèle aujourd’hui des trajectoires résidentielles contraintes par la crise du logement et qui renforcent les ségrégations socio-spatiales.
Autant de territoires qui fonctionnent comme des « nasses », des lieux spécialisés dans l’accueil des plus démunis d’où il est très difficile de sortir…
Enfin, deux ans après l’annonce de son instauration, on dispose enfin des premiers éléments permettant de s’interroger sur les espoirs suscités par le du Droit au logement opposable et sur la portée des politiques publiques qui peuvent en accompagner sa mise en œuvre.
Forte de ces analyses, la Fondation Abbé Pierre formulera également de nouvelles propositions pour contribuer à résoudre une situation sociale extrêmement préoccupante au regard de l’accès et du maintien dans le logement et les risques d’aggravation...
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18.11.2008
Crise du logement : expulsion d'initiatives innovantes
Communiqué
Crise du logement : expulsion d'initiatives innovantes
Le 18 novembre 2008 la caravane contre la crise du logement se rend sur la commune de Bessèges dans le Gard pour soutenir Sylvie Barbe.
Avec la crise du logement, nos campagnes ne sont pas épargnées par le fléau de la spéculation immobilière. Les territoires ruraux, abandonnés des pouvoirs publics, privés de la solidarité traditionnelle ouvrière ou agricole, ainsi que le patrimoine social et environnemental deviennent, en zone désertifiée, la proie des marchands, au détriment d'une population locale qui, déjà gravement touchée par la crise économiques, tente courageusement de s'en sortir.
Après que les meilleurs bâtiments des activités houillères cévenoles aient été rachetés par des notables, les friches industrielles les plus reculées font désormais l'objet d'âpres convoitises.
A Bessèges en 2004, une association d'utilité publique prête à Sylvie, avec l'accord du maire, un terrain non constructible en bord de village, afin qu'elle puisse y habiter sous ses yourtes en patchwork qu'elle a elle-même construites.
Victime d'accidents de la vie multiples, (perte de sa santé, son travail, sa fille et son père en même temps) Sylvie s'est reconstruite en réhabilitant écologiquement son lieu de vie, ouvrant par son travail une issue novatrice et responsable à la crise écologique et sociale.
Mais le terrain mis en liquidation judiciaire a été racheté, à l'insu de l'occupante, par des marchands de biens qui, après avoir ignoré délibérément sa présence, refusent de façon discriminatoire de le lui revendre. Ils ont traîné Sylvie au tribunal correctionnel, tentant ainsi de criminaliser sa situation, en voulant faire appliquer une loi de sécurité intérieure créée en 2003 par Mr Sarkozy, très répressive contre les nomades. Mais la justice ne les a pas suivi. Suite à la relaxe du 25 Juillet 2008, les spéculateurs attaquent maintenant par assignation en "référé expulsion".
En quoi Sylvie les gêne-t-elle, elle qui était là avant qu’ils se portent acquéreurs ? Que veulent-ils donc faire de ce terrain inconstructible ? Leurs projets, leurs méthodes, reçoivent- ils le soutien des édiles de la région, ne serait-ce que par leur silence ?
Au programme :
17h00 : rendez-vous avec le Maire
18h00 : conférence de presse.
20h30 : Débat sur le logement avec de nombreuses associations locales
Contacts :
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Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris /
Tél. : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18 • E-mail: fededal@wanadoo.fr
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Association HALEM (association pour les HAbitants de Logements Éphémères ou Mobiles)
Auberge de Pyrènes 09800 ENGOMER / Tél. : 06 18 94 75 16 halemfrance@halemfrance.org / site : www.halemfrance.org
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Sylvie pour Yurtao : demeuresnomades@orange.fr / Tél. : 06 66 54 84 77 / site : www.yurtao.canalblog.com
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28.10.2008
Ceci n'est pas une crise
Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c'est la panique à bord. Il n'est plus possible d'avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, web) sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés : c'est la crise, c'est la crise, c'est la crise !Ça a l'air de franchement chier dans le ventilo, vu comme cela...
Sans rire, vous n'en avez pas marre de vous faire dicter vos actions et émotions par les mêmes guignols, ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, qu'un bon citoyen est un citoyen qui se vautre comme un goret dans la consommation à outrance et à crédit, s'il vous plait, qu'il faut aimer les riches et les patrons, parce que ce sont eux les forces vives, eux qui créent la richesse, laquelle, si elle est assez abondante au sommet finira par ruisseler doucement jusqu'aux assoiffés parqués sous la table du banquet ? Cette agitation à la limite du Tourette viral serait drôle si elle n'était aussi pathétique.
Mais, putain, c'est la crise ! À les écouter, on va tous se retrouver dans une galère pire que dans un roman qui aurait été écrit par Steinbeck, Dickens et Zola réunis. Il ne nous reste qu'une issue : les écouter, approuver leurs plans de relance et filer sans moufter le blé que nous avons épargné, mois après mois, années après années, péniblement, sur les maigres subsides qui nous tiennent lieu de salaires. Car ce sont les mêmes, qui se foutaient de la gueule des Cassandres qui prétendaient que les arbres de l'immobilier ne peuvent monter jusqu'au ciel, qui ramènent leur science aujourd'hui pour nous expliquer qu'ils nous l'avaient bien dit (même pas le courage de leurs erreurs et aveuglements, ces faisans!) et que pour s'en sortir, il faut filer plein, plein de pognon à leurs petits copains qui se sont bien gavés, jusqu'à vidanger le système et nous précipiter dans... la récession.
Ouf, voilà, le gros mot est lâché.
C'est pire qu'une crise, ce qui nous arrive, c'est une putain de récession, avec des millions de chômeurs, des boîtes qui ferment partout, des cantines compassionnelles pour pauvres et des SDF plein les rues des villes... comme d'hab', quoi! Parce qu'en fait, la crise n'est pas le problème, elle est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. Le scénario est toujours le même : des mecs qui ont l'argent et qui avec, veulent en gagner toujours plus, des montages financiers qui reposent sur du vent, l'emballement de la machine, le mythe de la croissance infinie dans un monde parfaitement fini, la prédation de tous contre tous, la montée des inégalités, le déferlement de la misère, encore plus de concentration de pouvoir et d'argent, le blanc-seing des politiques à cette curée hargneuse, la collaboration féroce des porte-flingues, des traîtres à leur classe, des sans-grade qui prennent les strapontins pour des marches-pieds, des politicards qui vont à la soupe avec la même avidité qu'ils envoient leurs électeurs benêts à l'équarrissage, et au bout du compte et des mauvais calculs, le château de cartes s'effondre sur la piétaille pendant que les nantis organisent la faillite des nations pour se refaire avant le prochain tour de poker menteur.
Personnellement, je n'en ai rien à cirer de leur crise : je suis tombée dedans quand j'étais petite. Un soir, mon père est rentré du boulot avec une 4L. Il avait revendu, pour cause de crise du pétrole, la Commodore, la belle américaine morfale à la gigantesque banquette arrière où je m'allongeais pour les longs trajets. Depuis ce moment-là, ça a toujours été la crise : éteindre la lumière en sortant d'une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l'école pour échapper au chômage galopant, collectionner les diplômes et les emplois de merde sous-payés, des loyers qui grimpent avec des revenus qui stagnent au mieux, toujours rogner, accepter le SMIC comme plafond de verre et renoncer, petit à petit à toujours plus de choses : les sorties, les restos, les loisirs, les journaux (ça, ça a été facile!), les fringues, les déplacements, les livres (ça, ça a été vraiment dur!), les soins, le chauffage... Là, il ne reste plus grand-chose à rogner en dehors de la bouffe et du logement, mais même ce peu, ça fait encore envie aux charognards.
La récession guette les classes moyennes prévoyantes qui avaient placé leur éconocroques dans des PEA pour leur faire gicler au moins du 15 % par an ? Vont-ils devoir renoncer à la résidence tertiaire ? Aux vacances d'entre saisons à Saint-Domingue (là où la vie des larbins est moins chère). Nous sommes des millions en face à nous être serrés la ceinture cran après cran, depuis des années, pour leur servir leur putain de 15%, puis 20, puis 30%... jamais assez et jamais envie de savoir d'où vient le fric. C'est bien connu, quand tu ne sais pas, tu n'es pas coupable, même pas complice. Suffit de regarder ailleurs, de prendre l'oseille et d'en profiter à fond les ballons, comme Louis, le gentil retraité que décrit François Ruffin dans son livre La guerre des classes. Tout content d'avoir triplé sa mise en PEA en 10 ans et refusant de voir le lien avec l'explosion des bas salaires, des temps partiels, du chômage, des Smicards. Pas voir, tout prendre.
L'économie Gillette. Bref, la crise, c'est la leur. La récession, c'est un petit coup de canif dans le bling-bling, c'est juste un nouvel écrémage de vainqueurs dans le petit lot de ceux qui pensaient avoir réussi à s'extraire au-dessus de la masse laborieuse et souffrante, c'est un réajustement de compteurs. Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L'argent ne s'est pas évaporé, ce sont les promesses de gains anticipés sur notre travail réel qui ont été réétalonnées, un temps, sur l'économie réelle. Parce qu'ils ne peuvent finalement pas nous prendre plus de fric que celui qu'ils consentent encore à nous lâcher, fort parcimonieusement, par ailleurs. C'est ça, la crise des subprimes. L'étonnement de voir que les pauvres payés au lance-pierre n'allaient pas pouvoir payer 2 fois leur valeur des baraques qui coûtent déjà plus d'une vie de labeur. C'est sûr, quelle surprise !
La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l'argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd'hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l'école, la recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois, 1000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si cruellement défaut quand on en avait besoin pour honorer de simples engagements de l'État devant les citoyens ? Ils hésitent : le livret A, le LEP... les petits bas de laine des gagne-petit. Plus une dette supplémentaire qu'il n'est plus subitement honteux de faire peser sur notre descendance. La dette pour les investissements humains, c'est mauvais. La dette pour nourrir l'ogre financier, c'est bien.
Le capitalisme, c'est comme les rasoirs Gillette : une première lame pour bien choper le pauvre et une seconde pour lui faire les poches. Puis une troisième, au cas où la seconde aurait oublié du pèze dans les coins inaccessibles. Et pourquoi pas une quatrième, pendant qu'on y est ? Pour finir d'essorer le pauvre avant qu'il ne se rétracte. Directement dans le vif.
Tout ce qui compte, c'est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise. Qu'on ait bien peur et que l'on soit prêt à suivre n'importe quel dogme, du moment qu'il sort de la bouche d'un homme providentiel. Pour que l'on soit dans l'urgence, pas dans la réflexion : "vite, on est dans la merde, videz vos poches... heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin !)". Il nous faut avoir peur de la misère noire qu'annonce la crise qui déferle. Cette crise qu'ils nous agitent sous le nez comme une mulletta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c'est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boites noires commodément opaques des chambres de compensation, c'est le nôtre, que leur richesse, c'est notre pauvreté, qu'ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n'avons pas du tout besoin d'eux pour vivre mieux.
Parce que nous n'avons pas besoin d'eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu'eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.Pas besoin d'eux pour construire autre chose, ici et maintenant. Et les laisser dans leur merde.
Ce n'est pas une crise, c'est une révélation. Ce n'est pas le chaos, c'est la revanche du réel. Ce n'est pas la fin, mais peut-être bien le début. Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite.La vraie révolution, c'est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout.
C'est pour cela que l'âge de la critique se termine ici et que commence enfin l'âge de faire.
http://blog.monolecte.fr/post/2008/10/09/Ceci-n-est-pas-u...
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22.10.2008
"Quelques réflexions sur la crise financière et celle du logement" par Vincent Belly, architecte
La crise financière de ces dernières semaines a mobilisé beaucoup d’énergie et des milliards d’euros pour préserver le système bancaire. Faut-il rappeler que cette crise née aux Etats-Unis a laissé de nombreux sans-abri devant abandonner leurs logements faute de pouvoir les payer.
En France, alors que le congrès des HLM s’est achevé dernièrement dans un contexte difficile, il semble que la politique financière mobilise tous les esprits au détriment d’autres politiques, à commencer par celle du Logement.
Et pourtant, jamais notre pays n’a connu tant de difficultés pour loger correctement ses habitants et nous connaissons désormais ce paradoxe d’avoir construit des logements inaccessibles au plus grand nombre car trop chers, ou réalisés en surnombre dans des villes où la demande s’essouffle.
Et pourtant, nous disposons d’un acquis culturel, technique et social incontestable pour imaginer, produire et gérer un habitat social de qualité.
Mais, on ne saurait produire ce type d’habitat, sans moyens financiers publics dignes de ce nom et sans la forte volonté de l’Etat, seul garant de l’aménagement du territoire et de la juste répartition des aides pour compenser les déséquilibres entre les régions. Dans ce domaine comme dans d’autres, le désengagement de la nation accentue les inégalités d’accès au logement notamment dans les territoires en difficulté économique où les collectivités locales ne peuvent abonder au financement de l’habitat, faute de ressources suffisantes.
Il est regrettable que l’Etat, qui a su sauver grâce à des fonds publics certaines banques privées d’un désastre annoncé, ne puisse se saisir de cette grande question du Logement en apportant les solutions techniques et financières réellement adaptées pour répondre aux enjeux démographiques, sociaux, environnementaux et économiques actuels . La fièvre immobilière de ces dernières années, portée par les investisseurs privés a montré ses limites et n’a pas répondu aux attentes de la population en terme d’habitat. Soutenir la filière de la construction a toujours été indirectement un des rôles du logement social.
Cette crise nous montre que tout est lié et rappelle qu’effectivement l’argent (public) reste le nerf de la guerre... notamment pour produire ou améliorer des logements accessibles à tous, plus que jamais «écrins de la vie».
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16.10.2008
Revue de presse de la caravane du mal logement
Kepasakonlakasa
La Caravane part
Pas de HLM privées
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25.09.2008
Contre la crise du logement et la loi Boutin : Un logement pour tous !
APPEL NATIONAL DE LA FÉDÉRATION DAL
Manifestation samedi 11 octobre
3 jours avant l’examen de la loi Boutin et date anniversaire de la loi de réquisition, …
La crise du logement bat son plein :
En hausse : Les expulsions et le désespoir qui les accompagnent, les sans logis, les mal-logés, les surendettés, les galériens du logement, les bidonvilles, le camping imposé ….
En hausse : le harcèlement et la répression des précaires du logement, des gens du voyage, des Roms, des migrants ou des occupants d’habitats alternatifs, les placements d’enfants faute de logement décent, les discriminations…
En hausse les difficultés pour se loger, les loyers et les charges, les profits immobiliers, fonciers et locatifs, les aides financières aux gros propriétaires, la spéculation immobilière, la destruction des quartiers populaires dans les centres ville et les quartiers HLM …
En baisse : les attributions HLM, les logements accessibles à tous, les conditions de logement des ménages modestes, les moyens d’hébergement, le budget logement de l’État pour 2009, les droits des locataires et des mal-logés..
Un projet de loi logement rétrograde :
Présenté par Mme Boutin en octobre, ce projet renforce la crise du logement, et soutient le monde de l’immobilier, de la spéculation et de la finance.
Après avoir baissé le budget logement de 2009 (-7%) et privatisé une grande partie du Livret A (qui finance la construction des HLM), elle présente cette loi pour accélérer les expulsions, imposer la dérégulation des loyer et la vente des HLM, détourner l’argent des bailleurs sociaux et du 1% logement, attaquer le droit au maintien dans les lieux des locataires HLM, vider de son contenu la loi SRU qui impose des HLM (par exemple à Neuilly) …
Nous exigeons :
L’arrêt des expulsions • la mise en œuvre concrète du droit au logement et à un habitat choisi • les mesures pour rendre accessible à tous le logement l’énergie et le foncier, pour construire massivement et soutenir le logement social de qualité • l’application de la loi de réquisition des logements vacants • le retrait de la plus grande part du projet de loi Boutin…
Nous appelons à la mobilisation de tous, de ceux et celles qui veulent s’en sortir, et de ceux et celles qui les soutiennent :
- Manifestation samedi 11 octobre, 3 jours avant l’examen de la loi Boutin et date anniversaire de la loi de réquisition, …
- Caravane de la crise du logement (de Pau à Paris du 14 octobre au 2 novembre) (AppelCaravane.doc)
- Tous à Marseille les 23 et 24 novembre contre L’Europe des spéculateurs, de la crise du logement, du logement cher, de la marchandisation du logement …
Agissons tout au long de l’examen de la loi Boutin !
Premiers : signataires : AITEC, ATTAC, CDSL, DAL, Exception Culturelle, PCF, SDF ALSACE...
07:00 Publié dans COMMUNIQUÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise du logement, loi boutin, sans-abri, mal logement, logements vacants |
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12.08.2008
Evénements à venir
SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2008
Conférence : crise du logement, solutions et freins politiques,
Analyse des annonces gouvernementales
L'université d'été libérale - Organisée par le PLD
Modalités à venir très prochainement sur le site de l'université d'été Libérale http://universiteliberale.fr/
VENDREDI 17 OCTOBRE 2008
Conférence : Crise du logement, causes, remèdes,
Nice - Organisée par Liberté-Chérie Nice
Modalités connues bientôt (conférence en soirée)
11:14 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise du logement, france, sarkosy, boutin, mal logés, sans abri, sans domicile fixe |
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Crise du logement, crise du foncier (les nouvelles formes de l'aménagement)
Crise du Logement, crise du foncier ?”
Colloque organisé par l'ADEF
Date : 29 septembre 2008 - Salons de la Mutualité - Paris
PROGRAMME http://www.adef.org/site/?p=1545
05:50 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : crise du logement, crise du foncier (les nouvelles formes de l'aménagement), palo, boutin |
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