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Crise financière : la piste du livret A
Cyrille Lachèvre et Marie VisotPour résoudre le problème de liquidité des banques françaises, le gouvernement envisage de piocher dans le surplus des fonds du livret A.
Au lendemain d'un lundi noir, marqué par le rejet du plan Paulson aux États-Unis, la renationalisation des banques Fortis et Dexia en Europe et le plongeon des Bourses, les pouvoirs publics ont lancé mardi la mobilisation générale pour rassurer les Français sur la situation bancaire. «Aucun euro déposé sur un compte en banque ou une assurance-vie ne peut être touché » par la crise, a assuré sur LCI le ministre du Budget, Éric Woerth, invitant les gens à «ne pas paniquer outre mesure» . Un message relayé sur RTL par le gouverneur de la Banque de France pour qui le système financier français «est l'un des plus sûrs du monde», dans lequel «il faut avoir une confiance totale». Christian Noyer l'assure : «Il n'y a pas de drame devant nous», alors que les marchés et les particuliers s'interrogent sur le nom de la prochaine banque qui pourrait s'effondrer. Et Christine Lagarde, la ministre de l'Économie - au sortir d'une nuit passée à négocier le sauvetage de Dexia - de s'agacer : «Il faut enrayer la machine à rumeurs et la Bourse casino.»
Ce discours rassurant masque pourtant de réelles inquiétudes au sein de l'exécutif. Ces appréhensions ont fait jour lors de la réunion qui s'est tenue dans la matinée à l'Élysée. Nicolas Sarkozy a reçu, entouré de François Fillon, Christine Lagarde et Christian Noyer, les principaux banquiers et assureurs français. «Les discussions nous ont permis d'entendre de la part des banques leur appréciation de la situation» , a sobrement commenté Christine Lagarde. Une appréciation très sombre, de l'avis de plusieurs participants pour qui les banques ont fait part au chef de l'État de difficultés grandissantes pour trouver des liquidités sur le marché. «Jusqu'à présent, les banques françaises arrivent à se refinancer, mais il est clair que, jour après jour, l'obstacle devient de plus en plus difficile à franchir alors que la crise s'étend en Europe», résume un haut fonctionnaire
Financer les entreprises
L'essentiel de la réunion à l'Élysée - qui a vocation à se renouveler chaque semaine - a donc porté sur les moyens de résoudre ces problèmes de liquidités, qui ont provoqué la chute, en quelques jours, de Fortis et Dexia. Les décisions pourraient être présentées d'ici à la fin de la semaine, jeudi lors d'une nouvelle réunion à l'Élysée ou vendredi lors du sommet informel qui sera organisé à Paris entre les quatre pays européens membres du G7 en présence de Jean-Claude Trichet, José Manuel Barroso et Jean-Claude Juncker. L'objectif du gouvernement est de s'assurer que les banques continuent de financer les entreprises - et surtout les PME. «Nous n'avons pas de statistiques récentes indiquant un credit crunch aux entreprises, mais, compte tenu de la situation, tout indique que les banques sont obligées de durcir considérablement leurs prêts», notent plusieurs hauts fonctionnaires.
Parmi les pistes à l'étude à l'Élysée, la plus spectaculaire consisterait à utiliser une partie des fonds du livret A pour assurer le bon financement de l'économie. Le livret A ayant joué le rôle de valeur refuge ces derniers mois, il a bénéficié d'un afflux de liquidités. «Cet afflux, un peu exceptionnel, dépasse largement les besoins de financement du logement social», explique une source gouvernementale. Bercy étudie donc la possibilité de faire profiter les banques d'une partie de ce surplus pour soulager leurs problèmes de liquidité et leur permettre de continuer à financer les entreprises. Le mécanisme précis n'est pas encore arrêté. L'idée générale consisterait à investir une partie des fonds du livret A disponibles dans des emprunts - type certificats de dépôts - qui seraient émis par les banques pour une durée limitée. Les établissements financiers bénéficieraient ainsi de ressources stables sur moyen terme leur permettant de continuer à financer l'économie. Une manière de rétablir la confiance.
Parmi les autres pistes également étudiées en faveur des PME : l'augmentation des interventions d'Oséo Garantie, un système par lequel l'établissement public partage le risque de financement avec les banquiers, en garantissant pour un certain pourcentage (40 % ou 70 %) le remboursement du financement, ou bien en cofinançant l'investissement avec les banques.
Enfin, l'Élysée devrait rappeler lors de la réunion de vendredi que le dernier Ecofin à Nice a fixé à la Banque européenne d'investissement l'objectif d'accorder 15 milliards d'euros de prêts aux PME sur deux ans (2008-2009). Ce niveau de prêt représente une augmentation d'environ 50 % par rapport à 2007, où la banque a prêté 5,2 milliards aux PME par l'intermédiaire de banques privées.
La réunion à l'Élysée a aussi été l'occasion de transmettre un appel à «la générosité» de la Banque centrale européenne - selon l'un des participants : «il faut qu'elle élargisse l'accès à ses liquidités» (lire ci dessous) - et de mettre le sujet de l'adaptation des normes comptables prudentielles applicables aux banques au sommet de la pile des dossiers de la présidence française de l'Union.
23.04.2009
Laurent MAUDUIT (Médiapart) lance un débat ouvert à tous et à toutes sur les CAISSES D'EPARGNE, les BANQUES POPULAIRES et NATIXIS
Ce projet d'une «édition participative» autour des Caisses d'épargne, des Banques populaires et de leur filiale commune, Natixis, est une idée qui chemine depuis plusieurs mois. Et, à quelques uns, nous avons finalement décidé de passer à l'acte. Et donner naissance à notre projet. Je voudrais ici rapidement en exposer les raisons en même temps que l'ambition.
Les raisons en sont multiples, car ce projet est en fait le produit d'une rencontre. Il y a d'abord les raisons propres de Mediapart. Voici plus d'un an, avant que notre journal en ligne ne voit le jour dans sa formule définitive, nous avons présenté sur le pré-site de Mediapart ce que serait notre ambition. Et pour donner une illustration de la priorité que nous donnerions au journalisme d'enquête, au journalisme indépendant de tous les pouvoirs, nous avons mis en ligne fin janvier et début février 2008 une très longue enquête, en six feuillets (qui nous a valu dix mises en examen), racontant les dysfonctionnements dans lesquels étaient prises les Caisses d'épargne. Une longue enquête qui a donc eu une fonction d'alerte, car elle a mis à jour, bien avant que la crise financière ne se creuse, les turbulences dans lesquelles a été emporté cet établissement, en rompant son pacte d'actionnaires avec la Caisse des dépôts, et en s'éloignant de ses missions d'intérêt général, pour mimer le fonctionnement des marchés financiers américains.
Puis, dans la foulée, tissant de nombreux liens de confiance avec de très nombreux acteurs des Caisses d'épargne, -cadres dirigeants, membres de comités de direction régionaux, syndicalistes de toutes sensibilités, sociétaires, salariés...-, nous avons continué, les mois suivant, à tenir la chronique de l'actualité mouvementée des Caisses d'épargne, des Banques populaires et de Natixis. Une chronique, grâce à tous ces liens de confiance tissés au fil des mois, très informée puisque nous avons été, pour ne parler que de la période récente, les premiers à annoncer le départ de François Pérol de l'Elysée ou encore les problèmes de légalité que cela posait. Participant à l'aventure de Mediapart, c'est l'une des grandes satisfactions que j'ai éprouvées: dans mes recherches d'informations, j'ai toujours été aidé, épaulé, conforté par de nombreuses personnes travaillant dans ces établissements, dont j'ai le plus souvent caché l'identité pour des raisons d'évidentes confidentialité. Mais le journalisme participatif a souvent pris cette forme-là: depuis plus d'un an, je profite d'aides dévouées et précieuses, même si elles ont souvent été discrètes. Des aides formidables, dans le souci d'informer le mieux possible les salariés concernés de ces entreprises, et au-delà les citoyens.
Mais, en retour, nous avons aussi senti que nombre d'acteurs avec lesquels nous étions fréquemment en contact, ou tout simplement des salariés de ces différents établissements, au premier chef concernés, ressentaient le besoin d'un lieu de dialogues ou d'échanges, pour aller au-delà de la lecture des article mis en ligne par Mediapart. Lors des journées portes ouvertes que nous avons organisée à Mediapart, le 21 mars dernier, des syndicalistes et des salariés des Caisses d'épaargne et de Natixis sont ainsi venus engager ces échanges.
C'est donc ce cheminement qui a conduit à ce projet : en plus des informations que nous publions, créer ici, sur Mediapart, un lieu de débat collectif. Pour parler de tout. Parler du bilan d'abord : de la fuite en avant dans laquelle les Caisses d'épargne se sont lancées à partir de 2006 avec l'assentiment de la puissance publique ; des dangers qui pèsent maintenant sur les missions d'intérêt général que sont la rémunération de l'épargne populaire et le financement du logement social ; de la crise financière et de son onde de choc. Pour parler aussi de l'actualité, de l'affaire Pérol jusqu'au projet de fusion, et ses conséquences notamment sur l'emploi. Et pour parler aussi de l'avenir : d'une refondation du mouvement mutualiste et coopératif, attaché d'abord à l'intérêt de ses sociétaires en même temps et à l'intérêt général.
A tous ceux qui juge ce débat important, je voudrais donc lancer une invitation : venez débattre ici. Faites connaître autour de vous ce lieu de débat. Cadres, syndicalistes de toutes sensibilités, salariés de tous les établissements, vous êtes tous les bienvenus. Quiconque veut poster des billets dans cette «édition participative » et avoir les droits pour le faire peut m'en faire la demande en passant par l'onglet «devenir rédacteur», en haut à gauche de cette page : plus nous serons, plus le débat sera fécond.
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12.04.2009
Transfert de Livret A: plainte du Crédit Agricole contre la Caisse d'Epargne
AFP - Le Crédit Agricole a annoncé dimanche avoir déposé des plaintes contre la Caisse d'Epargne pour des "entraves aux transferts des livrets A" depuis la fin du monopole de leur distribution le 1er janvier dernier.
Selon un communiqué de la Fédération nationale du Crédit Agricole (FNCA), "la Caisse d'épargne, la Banque postale et le Crédit mutuel, qui ont perdu le 1er janvier 2009 leur privilège de distribution du Livret A, ne respectent pas leurs obligations légales et réglementaires et déploient un véritable arsenal défensif pour freiner ou empêcher les transferts vers d'autres établissements".
"Alors que ces transferts devraient se dérouler dans des délais strictement limités et selon des procédures réglementées, de nombreux clients ayant choisi de demander le transfert à leur banque éprouvent des difficultés à voir leur ordre exécuté dans de bonnes conditions", affirme le Crédit Agricole.
Selon ce communiqué, "les demandes des clients sont rejetées dans des proportions très importantes, qui peuvent atteindre plus de 20% des dossiers présentés à la Caisse d'épargne."
"Nous sommes face à des opérations globales d'intimidation de la clientèle", a déclaré Joseph d'Auzay, directeur général de la FNCA, au Journal du Dimanche, qui a révélé l'existence de ces plaintes.
"Après avoir vainement tenté d'obtenir le respect des dispositions réglementaires, le Crédit agricole a donc décidé d'agir pour que cessent ces pratiques" et "des plaintes contre la Caisse d'épargne ont été déposées auprès des tribunaux de commerce" par le Crédit agricole du Languedoc, le Crédit agricole d'Ile-de-France et la Fédération nationale du Crédit agricole.
Les caisses régionales de Crédit Agricole ont également officiellement saisi les directeurs des succursales de la Banque de France tandis que la FNCA a "attiré l'attention" des services de la répression des fraudes sur ces "pratiques d'entrave à la libre concurrence", indique le communiqué.
Fin février, l'Association française des usagers de banque (Afub) avait déjà accusé les distributeurs "historiques" du Livret A d'opposer des "résistances" aux demandes de transfert. Elle avait aussi dénoncé les "pratiques de flibustiers" de certains nouveaux distributeurs, notamment des "ouvertures forcées".
Depuis le 1er janvier, le Livret A peut être distribué par tous les établissements bancaires.
La FNCA cite notamment des "exigences illégales" des opérateurs historiques, des "déplacements imposés" dans les agences des Caisses d'Epargne "contraires à la réglementation" ou encore des "délais légaux non respectés" (15 jours au maximum).
Le communiqué fait également état de "tentatives pour forcer la main des clients" ainsi que de "facturations indues" alors que la réglementation prévoit la gratuité des transferts de Livret A.
Le groupe Caisse d'Epargne n'était pas joignable dimanche à la mi-journée pour réagir à ces affirmations.
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25.10.2008
Caisses d'épargne: l'édito vidéo de Mediapart
Au lendemain de la perte sur les marchés financiers par les Caisses d'épargne de près de 700 millions d'euros, qui a conduit à l'éviction de son président Charles Milhaud, Mediapart consacre un édito vidéo à cette affaire. En trois étapes, d'abord devant le journal Le Monde, puis devant celui de la Caisse des dépôts et consignations et enfin devant la banque Natixis, voici comment, avant cette crise, de nombreuses alertes sont intervenues qu'aucun gouvernement n'a voulu entendre.
http://www.mediapart.fr/club/edition/mediaparttv/video/24...
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18.10.2008
CAISSES D'EPARGNE : Le gouvernement ordonne une enquête ...
Christine Lagarde
Ministre de l’Économie, de l’Industrie et de l’Emploi
| Communiqué de presse | Communiqué de presse |
http://www.minefe.gouv.fr Paris, le 17 octobre 2008
N° 74
Caisses d’épargne : Christine Lagarde demande à la Commission bancaire de prendre toutes les mesures pour vérifier le respect par les établissements bancaires des règles de surveillance de marché
Les Caisses d’épargne ont subi une perte de l’ordre de 600 M€ dans l’activité de dérivés actions dans le contexte de forte dégradation des marchés au cours de la semaine du 6 octobre.
Cette perte ne remet pas en cause la solidité du groupe Caisse d’épargne.
Christine Lagarde, ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi a immédiatement demandé à la commission bancaire de diligenter une mission de contrôle sur l’activité de marché des Caisses d’épargne. Le Ministre demande à la Commission bancaire de prendre toutes les mesures pour vérifier le respect par les établissements bancaires des règles de surveillance de marché
Contacts Presse :
Cabinet de Christine LAGARDE - Jean-Marc PLANTADE / Bruno SILVESTRE / Elisa GHIGO : 01 53 18 41 35
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01.10.2008
Pour résoudre le problème de liquidité des banques françaises, le gouvernement envisage de piocher dans le surplus des fonds du livret A
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28.09.2008
Nouvelles inquiétudes autour du Livret A
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02.09.2008
La CGT exige des mesures pour garantir l’avenir des Caisses d’Epargne et de leurs salariés
A la fin 2006 les dirigeants des Groupes des Caisses d’Epargne et des Banques Populaires ont pris la lourde responsabilité de faire coter en bourse leurs activités en créant Natixis.
Ainsi, les Caisses d’Epargne tournent délibérément le dos à leur fonction historique et à leur rôle économique au profit de l’intérêt général, en soumettant leur avenir aux appétits des investisseurs boursiers.
Le mot d’ordre devient profits à tout prix et le Groupe Caisse d’Epargne mène une mutation de ses politiques commerciales, sociales et organisationnelle pour y répondre :
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Politique commerciale agressive de vente au détriment du conseil, et tri de la clientèle selon sa rentabilité
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Marginalisation des missions d’intérêt général des Caisses d’Epargne et acceptation complice de la banalisation du livret A.
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Dilapidation des résultats obtenus par le travail des personnels pour combler les pertes engendrées par les opérations spéculatives - recapitalisation de Natixis et reprise de CIFG.
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Recherche de la taille critique pour les caisses en multipliant les fusions au risque de mettre en péril leur santé économique et financière.
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Utilisation des salariés comme principale variable d’ajustement afin de redresser les résultats et rassurer les marchés (rappel : 5300 suppressions d’emplois annoncées dans les Caisses d’Epargne, fermetures d’agences … et suppressions de 1650 postes chez Natixis et ses sous-traitants en France)
La CGT combat toutes les suppressions d’emplois dans le Groupe Caisse d’Epargne et le Groupe Natixis. La CGT considère que ce n’est ni aux salariés ni aux clients de faire les frais des politiques menés par les dirigeants du Groupe.
Personne ne comprendrait que les principaux dirigeants qui ont conduit le groupe à une telle situation dramatique pour les salariés, pour la clientèle, qui mettent en péril l’avenir même des Caisses d’Epargne par leurs choix irresponsables, restent impunément en place. La CGT des Caisses d’Epargne exige la mise à l’écart des principaux dirigeants du groupe.
La CGT des Caisses d’Epargne demande au pouvoir politique de mettre en place une nouvelle orientation économique pour le groupe renouant avec sa raison d’être historique, en le recentrant sur ses missions d’intérêt général, en le soustrayant aux appétits des marchés et en l’intégrant dans un véritable service public bancaire, de l’épargne et du crédit pour les particuliers, les entreprises et les collectivités territoriales.
Contact : Jean-Paul KRIEF DSN CGT Caisse d’Epargne Tél : 0681183555 0475939585 E mail : krief.cgt@free.frFrançois DUCHET DSN CGT Groupe Natixis Tél 0634467031
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13.05.2008
Les Caisses d’Épargne vont supprimer 4500 emplois
LES FAITS. D’ici à 2012, 10 % des agences, soit environ 500, seront définitivement fermées. Les suppressions de postes seront réalisées sans licenciements, et concerneront 1.000 commerciaux et 3.500 administratifs
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12.05.2008
Groupe Caisse d'Epargne: 4.500 postes supprimés d'ici 2012
Une communication des Caisses d'épargne un samedi en fin d'après-midi
durant un week-end de 3 jours quand les syndicats reprennent leur activité mardi prochain : la grande classe ...
Groupe Caisse d'Epargne: 4.500 postes supprimés d'ici 2012
PARIS (AFP) — Le groupe Caisse d'Epargne va supprimer 4.500 postes d'ici 2012, a-t-on appris samedi auprès d'une porte-parole de la direction, qui a précisé que cette restructuration se fera "sans aucun départ contraint".
"Il n'y a pas de licenciements prévus, pas de plan de suppression d'emplois", a déclaré la porte-parole à l'AFP, confirmant une information parue dans le Figaro économique samedi. "Cela se fera par la gestion des départs naturels et la favorisation de la mobilité fonctionnelle, des fonctions de siège aux fonctions commerciales", a-t-elle précisé.
L'annonce a été faite aux représentants du personnel mercredi lors d'un comité de groupe.
"Tout cela participe d'un projet mis en oeuvre depuis plusieurs années pour renforcer notre efficacité, qui s'est déjà traduit par des fusions de caisses (de 26 Caisses d'Epargne à 21, ndlr), par une informatique unique que nous aurons d'ici à 2012", a souligné la porte-parole.
"Nous avions déjà annoncé ces risques de suppressions de postes, et les contraintes dues à la banalisation du Livret A sont un accélérateur de ce projet".
Le projet de loi de Modernisation de l'économie prévoit de généraliser au 1er janvier 2009 à toutes les banques la commercialisation du Livret A, réservée actuellement uniquement aux Caisses d'épargne, à la Banque postale et au Crédit Mutuel (pour le Livret Bleu).
Fin janvier, les syndicats avaient fait part de leurs inquiétudes en cas d'application "à la lettre" du rapport Camdessus, paru en décembre et préconisant une banalisation du Livret A, qui pourrait, disaient-ils à l'époque, entraîner la suppression de 4.000 emplois.
La direction du groupe a démenti que ces suppressions de postes soient motivées, comme l'affirme Le Figaro, par "une dynamique commerciale qui s'est essoufflée avec des revenus en baisse de 2%" en 2007.
"Ce chiffre de baisse de 2% du produit net bancaire ne reflète pas la dynamique commerciale, qui n'est pas en berne", a affirmé la porte-parole, soulignant que la collecte d'épargne était en hausse de 32% et les encours de crédit en hausse de 16%.
"La tendance pour le premier trimestre est encore meilleure", a-t-elle assuré.
Le groupe Caisse d'Epargne compte 52.000 salariés.
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29.04.2008
L'Ecureuil : 40 agences menacées en Corse, plus d'un millier dans toute la France ...
La Tribune - 29/04/08
Caisse d'épargne : Quarante agences de l'Écureuil menacées
La Caisse d'Épargne Provence Alpes Corse s'inquiète pour ses agences dans certaines zones rurales après la banalisation du livret A.
Je prends aujourd'hui le pari que la banalisation du livret A, décidée officiellement pour des raisons de libre concurrence, va conduire au contraire dans certaines zones rurales à des situations de monopole bancaire. " Alain Lemaire, président du directoire de la Caisse d'Épargne Provence Alpes Corse (PAC), reconnaît avoir perdu la bataille du livret A, mais donne un dernier " coup de pied de l'âne ", selon ses propres termes, aux défenseurs du projet présenté hier en Conseil des ministres (voir page 24). " Cette mesure risque de conduire à la fermeture d'une quarantaine de nos agences, plus d'un millier en France. " Ces agences, localisées pour la caisse PAC essentiellement dans les Alpes, ne tiennent que grâce à leur stock de livrets A, affirme-t-il.
" Si nous sommes obligés de leur faire tirer le rideau, le public n'aura d'autre alternative que le Crédit Agricole " , poursuit Alain Lemaire. Le taux de rémunération des établissements historiquement distributeurs du livret A baissera progressivement pour passer de 1 à 0,6 % en 2012, soit une perte de recette de 20 millions d'euros pour la Caisse PAC. " Nous avons déjà commencé dans nos 270 agences la bataille de la fidélisation de nos 70.000 clients mono-détenteurs d'un livret A ", prévient Alain Lemaire.
Il voit dans la crise financière une opportunité de rebond commercial pour les Caisses d'Épargne. " La clientèle va donner une prime aux banques de proximité. De plus, l'importance de nos fonds propres, 1.679 millions d'euros, va nous permettre de répondre à la raréfaction des crédits annoncée pour 2008, particulièrement dans le secteur des professionnels et des entreprises, qui constituent aujourd'hui avec la gestion de fortunes nos cibles principales. "Déjà, en 2007, la Caisse d'Épargne PAC a augmenté de 5 % son encours de crédit. Son PNB a franchi pour la première fois les 500 millions d'euros, en croissance de 9,2 %. Le résultat net progresse lui aussi pour atteindre 129,2 millions d'euros (+ 10,1 %). La gestion de fortunes, activité que la caisse PAC a été la première du réseau des Caisses d'Épargne à initier en 2007, représente près de 80 millions d'euros d'actifs gérés. Alain Lemaire avoue " un manque de visibilité pour 2008. Beaucoup d'experts estiment la crise financière derrière nous, mais je crois que les banques, toutes les banques, annonceront encore des mauvaises nouvelles en juin ". Pour l'instant, la caisse PAC constate un tassement des crédits et un afflux d'épargne.
GÉRARD TUR
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