28.05.2009

La hausse des aides au logement plombe les comptes de la sécurité sociale

Dans sa note de conjoncture de mai 2009, le secrétariat général de la commission des comptes de la sécurité sociale présente les résultats du régime général pour 2008. Ceux-ci reflètent la situation des quatre branches (maladie-maternité, famille, vieillesse, accidents du travail) à la clôture des comptes, le 15 avril 2009. Ces chiffres devront être confirmés par la Cour des comptes, dans son rapport sur les comptes du régime général, qu'elle doit remettre à la fin du mois de juin.
Si le déficit du régime général enregistré en 2008 (-10,2 milliards d'euros) reste assez proche de celui constaté en 2007 (-9,5 milliards d'euros), cette relative stabilité recouvre toutefois des évolutions très contrastées. Ainsi, au sein de la branche famille, les dépenses d'aide au logement connaissent une brusque poussée : de 1,6% en 2007, leur taux de progression passe en effet à 7,6% en 2008. Les aides au logement versées par la branche famille comprennent l'allocation de logement, l'aide personnalisée au logement (APL), la prime de déménagement et le prêt à l'amélioration de l'habitat. Cette augmentation des aides au logement contribue - avec celle des prestations légales pour la petite enfance (+6%) et des aides aux personnes handicapées (+5,2%) - à une progression des dépenses de la branche famille nettement plus rapide qu'en 2007 (+5% au lieu de +2%).

Cette soudaine envolée des aides au logement a une double origine. La première est conjoncturelle et résulte du report de la révision des ressources des allocataires du 1er juillet 2008 au 1er janvier 2009. Un certain nombre de bénéficiaires ont donc pu continuer de bénéficier d'aides au logement durant six mois supplémentaires, alors que leurs revenus avaient dépassé les plafonds d'accès. Ce phénomène - qui ne peut expliquer à lui seul l'ampleur de l'écart entre 2007 et 2008 - ne se renouvellera pas en 2009. La seconde raison résulte du retournement du marché de l'emploi. Sous l'effet de la montée du chômage et des difficultés d'insertion professionnelle des jeunes, un plus grand nombre de personnes deviennent ou demeurent éligibles aux aides au logement des CAF. L'augmentation du nombre de salariés payés au Smic, mise en valeur par une récente étude du ministère du Travail, va dans le même sens. Sous l'effet d'une augmentation du Smic de 3,2% en 2008 (contre 2,1% en 2007), le nombre de personnes payées au Smic est passé en effet de 12,9% des effectifs salariés du privé en 2007 à 14,1% en 2008. Avec les effets de la crise économique et la précarisation de certains emplois, cette tendance pourrait bien se poursuivre en 2009, contribuant ainsi à une nouvelle hausse des aides au logement versées par les CAF.
Jean-Noël Escudié / PCA

La note de conjoncture de la Commission des comptes de la sécurité sociale (mai 2009).

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19.05.2009

Sécurité sociale : le coût des aides au logement bondit

Chaque nouvelle estimation creuse un peu plus le « trou » de la Sécurité sociale pour 2008. Prévu à 8,9 milliards d'euros en septembre, puis à 9,3 milliards en décembre et à 10 milliards en janvier, le déficit du régime général des salariés du privé l'an dernier devrait finalement s'établir à 10,2 milliards, selon les dernières estimations publiées hier par le gouvernement. Quasi définitifs, ces chiffres doivent encore être certifiés par la Cour des comptes. L'essentiel de la dégradation était connue : elle est due à une moindre progression des cotisations, en raison du retournement du marché de l'emploi.

En revanche, l'impact de la crise en fin d'année dernière sur certaines dépenses sociales assumées par la branche famille n'avait pas encore été complètement évalué. Il ne s'agit pas des allocations familiales de base, qui progressent faiblement, mais d'autres prestations, qui sont versées sous conditions de ressources. A commencer par les aides au logement, qui ont bondi de 7,6 % en 2008, presque cinq fois plus vite qu'en 2007 (+ 1,6 %). Il est vrai qu'une partie de la hausse s'explique par des raisons techniques : la révision des ressources des allocataires, qui se faisait jusqu'à présent au 1er juillet, s'est opérée au 1er janvier 2009 (cela a permis à ceux dont les ressources ont dépassé le plafond de continuer de toucher l'APL six mois de plus).

La branche famille en déficit

La direction de la Sécurité sociale souligne également les effets liés « au retournement du marché du travail ». Les prestations à destination de la petite enfance sont elles aussi en forte hausse (+ 6 %), même si cela s'explique aussi par le dynamisme des naissances. « Ces prestations réagissent très rapidement à la crise, décrypte Jean-Louis Deroussen, le président (CFTC) de la Caisse nationale des allocations familiales. Dès que les ressources baissent, les prestations sont ajustées à la hausse. »

Résultat, la branche famille a affiché un déficit de 348 millions d'euros l'an dernier, alors qu'un excédent du même ordre était encore prévu en décembre. La tendance va s'accélérer cette année. « Les aides au logement (...) et d'autres prestations coûteront plus cher », a déjà prévenu le ministre du Budget, Eric Woerth (« Les Echos » d'hier).

V. C., Les Echos

07:12 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sécurité sociale, aides au logement, apl, api | | |  Facebook

15.02.2009

Janine Thombrau écrit à sa CPAM qui lui refuse le kiné, pourtant indispensable

A : C.P.A.M.
Madame le Médecin conseil
14 rue du Cirque Romain
30 921 Nîmes  cedex 9


Madame,

A la suite de votre courrier me refusant des déplacements « Bellegarde / Tarascon » afin de me faire soigner par un Kinésithérapeute, spécialisé dans ma pathologie (SEP, évolutive rapide et particulièrement sévère), je doute fortement de votre qualité et de vos compétences de « Médecin ».

Je pense , je suis sûre, que vous êtes devenue exclusivement  « comptable »  des deniers de la Sécurité sociale et que, vous appliquez à la lettre, sans état d’âme, les directives de votre ministère.

Les malades sont coupables du déficit de la Sécurité sociale…

Ils doivent le payer.

Cher !

Quitte à ne plus se soigner.

Et ce ne sont pas les labos (Sanofi Aventis, près de 8 milliards d’€ de bénéfices nets = + 9% par rapport à 2007 …  Roche : 7,3 milliards…  ) … Les taxes non perçues sur le tabac et l’alcool … Les fleurs à certaines entreprises et à l’état qui ne payent pas toutes leurs cotisations… Les taxes non payées sur les emplois aidés…

Qui sont responsables de ce gouffre…

Entretenu.

Bien évidement…


Ce sont les malades !
Même si ils ont cotisé toute leur vie.

Il ne me reste que peu de chose à faire.


- Trouver un praticien compétent à plus de 50 Kilomètres. ????????? C’est le sens de votre lettre. Et je connais de très bons thérapeutes à Marseille : je fais partie du réseau PACASEP.

- Arrêter de me soigner. Ce qui coûtera bien plus cher, m’obligeant à  aller dans des centres de Rééducation spécialisés, au moins deux fois par an.

- Souhaiter que la  Ministre de la santé et ses « mandataires » soient rapidement atteints d’une maladie dégénérative rapide et évolutive. Tout en ne survivant qu’avec l’AAH. On a le droit, même malade, de rêver !

-  Perdre le plus minime espoir de ralentir l’avancée de ma maladie. Et abandonner tout combat… Cesser de vivre pour résumer.

« Cotiser selon ses moyens, être soigné selon ses besoins. » Tel est le principe fondateur de la Sécurité sociale, défini pendant la Seconde Guerre mondiale par le Conseil national de la Résistance. Mais aujourd'hui le droit à la santé pour tous serait partiellement remis en cause au nom de la lutte contre le déficit de la Sécu… La logique de rentabilité réclamée par l'Etat n'est pas toujours compatible avec la logique médicale. Comme le dit un médecin, il est plus rentable d'amputer un patient que de prendre le temps de le soigner... »

Dormez bien…

Reniez votre serment d’Hippocrate.

Ou battez vous !


Janine Thombrau

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11.01.2009

LES CAF SONT TOUJOURS EN GRÈVE

Depuis le début de l'année, des nouvelles nous sont parvenues de CAF qui ont posé des mots d'ordre de grève : le 6 janvier, Lyon et Vienne ; à Tarbes un débrayages est prévu pour le 12 janvier.

A Montpellier, les organisations syndicales ont maintenu le mot d'ordre de grève pour le 8 janvier, malgré les pressions de la direction. FO et SNFOCOSS, CGT et CFDT ont déposé des préavis pour 55 minutes, tous les mardis et jeudis, jusqu'au 22 janvier.

A Montpellier, il n'est pas question de lâcher un rattrapage pour 2008, le personnel maintient la proposition suivante :

"ne devrions-nous pas convenir pour toutes les caf, un jour (24 h), une action ensemble auprès du ministère (M. LIBAULT, directeur de la SS) pour exiger un rattrapge sur 2008 ?"

Le n° 877 ( du 19 décembre au 8 janvier 2009) la Revue "L'espace social européen" publie un article intitulé : "Les CAF au bord de l'asphyxie, le cri d'alarme des Directeurs". Il donne la parole à Bernard Kerleau, président de l'association des Directeurs de CAF et Directeur de la CAF de Poitiers : "Nous avons un niveau de stock élevé, alors même que l'opération de renouvellement des droits, qui habituellement se faisait pour juillet, doit se faire désormais pour janvier. Ce qui laisse entrevoir une période plus difficile encore qu'aujourd'hui. La question salariale dont les négociations tardent toujours à déboucher entraînent des mouvements de grève répétitifs qui démobilisent le personnel et contribuent au retard du traitement des dossiers".

Autrement dit, de notre point de vue, nos mobilisations ne sont pas sans effet !

Espérons que la journée du 29 janvier donne un nouveau souffle à nos actions et entraîne TOUTES les branches de la Sécurité sociale !

• LE BLOG DES TRAVAILLEURS-SOCIAUX DES CAF

06:28 Publié dans COMMUNIQUÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : caf, sÉcuritÉ sociale | | |  Facebook

Le film de Jacques COTTA "Dans le secret de l’accès aux soins en danger"

Est diffusé sur France 2 le jeudi 15 janvier à 22 h. 40 Durée: 56 minutes.

Attention ce film retiendra votre attention ... A ne pas manquer, si vous ne voulez pas perdre la santé !!!

Au nom du déficit, l’idée selon laquelle la sécurité sociale n’est plus viable, est répandue quotidiennement : déremboursements, franchises médicales, augmentation du risque à charge pour les patients ……..

Mais il y a plus ! C’est le principe même qu’incarne la sécurité sociale qu’il faut casser. Il est en effet inacceptable pour les rendements financiers, les fonds de pensions et autres fonds spéculatifs qui cherchent dans la privatisation des services publics de nouveaux secteurs à fort rendement, que persiste un secteur dans lequel les citoyens peuvent payer en fonction de leurs moyens et recevoir selon leurs besoins.

Les citoyens dans leur grand nombre sont les premiers à subir les conséquences d’une telle politique. La question de la santé encore une fois est la plus démonstrative. Là où les services ferment, ce sont souvent les risques vitaux qui augmentent pour une population qui n’a pas le choix.

Les exemples abondent...

L'économiste Jean de Kervasdoué, spécialiste des questions de santé, écouté de tous les gouvernements depuis 1981, fait parler les chiffres. Nicolas Sarkozy exprime sa vision de la santé. Roselyne Bachelot parle de la mise en oeuvre de la politique gouvernementale. Et François Fillon exprime ses priorités. Et derrière tout cela, quid des malades confrontés à l'accès aux soins ? Affections bénignes, affections graves prises en charge à 100 %... Franchises médicales, déremboursements, dépassements d'honoraires... l'accès aux soins est-il en danger en France ? (Programme TV. com)

Les réalisateurs de L’accès aux soins en danger”, Jacques Cotta et Pascal Martin confrontent les propos des décideurs politiques en matière de santé à ceux des malades, du corps médical et d’économistes spécialistes des services de santé.

Les témoins, choisis par les réalisateurs du film, dénoncent les décisions prises par le Président. “L’aide aux remboursements des médicaments, les franchises médicales, les dépassements d’honoraires, la loi de janvier 2008, explique Bruno Pascal Chevalier, un assistant social malade du sida, laissent à la charge des patients une part financière de plus en plus importante pour assurer leurs soins”.

Quand ils le peuvent… Car beaucoup, à choisir entre se loger, se nourrir ou se soigner, préfèrent renoncer aux traitements, faute de moyens.

L’avenir des hôpitaux ne présage rien de bon. Pour l’économiste Jean de Kervasdoué, les risques d’une autonomie de gestion sont réels. Parmi eux: faire sortir le patient trop tôt, privilégier l’hospitalisation en deux temps, plus rentable que deux jours passés à l’hôpital, et fermer certains services (comme les maternités) pas assez intéressants budgétairement.

Quant aux actes médicaux, il suffit de préciser qu’éviter une amputation n’est pas rentable pour entrevoir les dérives possibles.  (nouvelobs.com)

02.01.2009

Le film de Jacques COTTA: "Dans le secret de l’accès aux soins en danger"

Est diffusé sur France 2 :

Le: jeudi 15 janvier

A : 22 h. 40

Durée: 56 minutes.

 

Attention ce film retiendra votre attention ... A ne pas manquer, si vous ne voulez pas perdre la santé !!!

 

Au nom du déficit, l’idée selon laquelle la sécurité sociale n’est plus viable, est répandue quotidiennement : déremboursements, franchises médicales, augmentation du risque à charge pour les patients ……..

Mais il y a plus ! C’est le principe même qu’incarne la sécurité sociale qu’il faut casser. Il est en effet inacceptable pour les rendements financiers, les fonds de pensions et autres fonds spéculatifs qui cherchent dans la privatisation des services publics de nouveaux secteurs à fort rendement, que persiste un secteur dans lequel les citoyens peuvent payer en fonction de leurs moyens et recevoir selon leurs besoins.

Les citoyens dans leur grand nombre sont les premiers à subir les conséquences d’une telle politique. La question de la santé encore une fois est la plus démonstrative. Là où les services ferment, ce sont souvent les risques vitaux qui augmentent pour une population qui n’a pas le choix.

Les exemples abondent...

01.10.2008

Les grandes lignes du PLFSS 2009

Les travaux de la Commission des comptes de la Sécurité sociale révèlent l'urgence d'un redressement du régime général largement déficitaire. Le plan gouvernemental projette un retour à l'équilibre pour 2012 grâce à des mesures d'économies, de transferts financiers et de nouvelles recettes.
Le 15 octobre, le Conseil des ministres examinera le projet de loi.

dLire l'article et consultez le rapport

06:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : plfss 2009, sécurité sociale | | |  Facebook

11.09.2008

Le rapport annuel de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale

Voici les principaux points du rapport annuel de la Cour des comptes sur la Sécurité sociale, qui porte principalement sur les comptes sociaux de 2007.


ÉQUILIBRE DES COMPTES SOCIAUX

- La Cour "insiste sur l'urgence d'adopter des mesures de redressement volontaristes".

- Elle juge nécessaire une restructuration de la dette accumulée par la Sécurité sociale et estime qu'il faut "revenir rapidement à un équilibre pérenne des comptes des régimes".


EXONÉRATIONS DE COTISATIONS SOCIALES

- La Cour recommande de "réviser les dispositifs des exonérations ciblées", en les limitant par exemple aux entreprises de moins de 20 salariés" et de "resserrer le dispositif des exonérations générales", en abaissant le seuil de rémunération concernée.

- Elle juge, visant notamment la loi Tepa (Travail, emploi, pouvoir d'achat), que les différentes mesures d'exonérations forment un système "rendu complexe par l'assignation à un même instrument de politique publique d'objectifs multiples et conflictuels".


ASSURANCE-MALADIE

- La Cour déplore "le caractère artificiel de la fixation" des objectifs annuels de dépenses de la branche, "trop volontaristes pour les soins de ville et trop laxistes pour les soins hospitaliers".

- Elle recommande à l'État de cadrer davantage, notamment sur le plan budgétaire, les négociations entre l'assurance-maladie et les professions médicales. Et suggère de conditionner "les revalorisations accordées aux résultats effectivement obtenus".

- Le rapport juge que les transferts de prise en charge de la Sécu vers les complémentaires santé n'ont pas permis de freiner la croissance des dépenses de santé. Il ajoute que la protection complémentaire a un coût élevé "tant pour les finances publiques, sous forme d'exonérations fiscales et sociales, que pour les ménages".

- Les mesures récentes pour favoriser les regroupements d'officines pharmaceutiques, en surnombre, ne "sont pas à la hauteur des enjeux", juge la Cour, qui estime que réduire les marges des pharmacies aurait plus d'effets.

- Le rapport préconise "d'amplifier" les restructurations hospitalières.

- La Cour estime que l'accord conclu en septembre 2008 entre l'assurance-maladie et les infirmières libérales, prévoyant des mesures de régulation démographique, comporte un risque de "limitation des places des SSIAD" (services de soins infirmiers à domicile), qui permettent une prise en charge "à moindres frais" des soins aux personnes âgées.


RETRAITES

- La Cour recommande de "recentrer" l'attribution du minimum contributif versé à certains retraités. Elle propose d'en exclure "les polypensionnés bénéficiant de pensions élevées ainsi que certains bénéficiaires qui devraient relever du minimum vieillesse". Il s'agit de concentrer cette allocation sur les assurés ayant droit à une retraite à taux plein, mais ayant perçu des salaires trop modestes pour leur apporter une pension suffisante.


FAMILLE

- La Cour juge que la PAJE (prestation d'accueil du jeune enfant) est "plus coûteuse que prévu" et qu'elle ne permet pas aux parents de choisir librement leur mode de garde.

Elle propose qu'elle tienne mieux compte des revenus des familles et recommande de réduire l'aide pour la garde à domicile, onéreuse et bénéficiant surtout aux familles aisées.

Elle propose aussi de réduire la durée du congé parental afin d'éviter l'éloignement durable des mères du marché du travail.

 source le point fr

25.08.2008

Ensemble pour une santé solidaire

En cet été 2008, la moitié des français n’a pas les moyens de partir en vacances, le pouvoir d’achat des ménages s’effondre et les prix flambent.

Le prix des fruits et légumes par exemple. En particulier celui des salades - bien assaisonnées - que nous sert le gouvernement.

Un gouvernement qui ne manque pas d’imagination, et ne recule sur le déremboursement des ALD (Affections de Longue Durée) que pour proposer la taxation des mutuelles. « indolore pour l’assuré » promet Roselyne Bachelot, qui n’a pas encore compris, apparemment, que les mutuelles sont financées par les assurés… et que donc taxer les mutuelles revient donc à taxer les mutualistes.

Les économies promises lors de la mise en place douloureuse des franchises, à l’automne 2007, ne sont pas au rendez-vous (la cour des Comptes prévoit un déficit de 10,5 milliards pour 2007).

Depuis 1990, la part de contribution des ménages s’est accrue de 9% contrairement à celle des employeurs en baisse de 8% puisque ces derniers bénéficient d’exonérations de charges patronales.

La réforme « Douste-Blazy » pour « sauver l’hôpital » tue l’hôpital public à petit feu, la réforme Sarkozy, elle, taille dans le vif en fermant massivement les hôpitaux, tandis que les cliniques privées prospèrent.

Les ménages payent de plus en plus, et sont de moins en moins remboursés. Le prix des médicaments déremboursés explose.
Refusant une nouvelle fois de constater l’échec, voire même la dangerosité de la politique gouvernementale en matière de santé, la Ministre persiste et signe. Encore.

Les sceptiques qui ne croyaient pas que, en 5 ans, on puisse casser un système qui fonctionne afin de faire place nette pour le privé, sont aujourd’hui atterrés. A leur décharge reconnaissons que, oui, il est difficile d’imaginer qu’en démocratie un gouvernement puisse volontairement prendre un peuple entier en otage pour satisfaire les appétits financiers de quelques-uns…

Nous pouvons nous résigner et assister avec fatalisme à la destruction méthodique de tout ce qui fonde notre modèle de société moderne.

Nous pouvons choisir de croire ceux qui nous jurent, la main sur le cœur et les yeux dans les yeux, « qu’il n’y a pas d’autre moyen ». Pas d’alternative.

Nous pouvons rester sourds à toutes les voix qui s’élèvent, y compris de la majorité, pour dire que, si, il y a d’autres solutions. Nous pouvons nous résigner à ce que, dans une démocratie, la « concertation » ne soit qu’une information et non un dialogue, et les manifestations populaires de mécontentement une preuve « d’immaturité ».

Nous pouvons attendre tranquillement que le fichage des acteurs politiques et syndicaux évolue vers un « encadrement » des activités politiques et syndicales, puis vers une restriction. Voire pire. Que les médias soient sous contrôle d’Etat ou réduits au silence.
Ou nous pouvons continuer à résister.
Car si la lutte est épuisante elle est utile et efficace. Nous sommes de plus en plus nombreux, et le bras de fer avec le Gouvernement commence à dépasser les clivages politiques. Si les forces de gauche et de progrès ont été les premières à dénoncer et s’opposer, avec les associations de malades et certains syndicats de professionnels de la santé, à la casse de la sécurité sociale et du système de santé, préparée en douceur sous les gouvernements Raffarin et Villepin, aujourd’hui 96 députés UMP, après avoir voté en 2007 pour les franchises, déposent un projet de loi visant à en exonérer les malades en ALD.
Dès la rentrée, nous demanderons à être reçus par Mme Bachelot afin de lui remettre les 210 000 pétitions en plus exigeant le retrait des franchises.

Dans la logique de l’Appel Ensemble Pour une Santé Solidaire, à la rentrée, nous nous constituerons en association, afin répondre à tous ceux qui nous demandent de pouvoir adhérer au mouvement, de manière formelle. Pour que tous ceux qui le désirent puissent adhérer, notamment ceux pour qui nous nous battons prioritairement, les plus modestes, la cotisation annuelle sera de 3 €uros.

Les franchises « médicales », si elles ont été, comme nous le prédisions, inefficaces et injustes, ont eu au moins un mérite : elles ont été le levier de la révolte des usagers, qui se réapproprient aujourd’hui, de plus en plus nombreux, leur sécurité sociale. Des usagers qui, aux côté des professionnels, veulent faire entendre leur voix. Des usagers qui veulent être aussi acteurs de leur système de santé.

Ensemble pour une Santé Solidaire est et sera plus que jamais partie prenante de ce mouvement. Nous vous donnons rendez-vous à la rentrée, qui sera chargée. Pleine de mauvaises surprises dans les annonces gouvernementales. Mais nous sommes habitués…
De notre côté, cette rentrée sera résolument placée sous le signe du progrès, de la solidarité, de l’énergie, de la pugnacité, de la fraternité. Et de l’espoir

www.ensemblepourunesantesolidaire.fr

Rappel
À Strasbourg, le réseau MANISOL organise 2 journées d'actions, d'information.
Invité : Bruno-Pascal CHEVALIER
LIRE LE COMMUNIQUÉ DE MANISOL

14.08.2008

Strasbourg : le collectif MANISOL vous invite à le rejoindre

Communiqué :
Un an après l’instauration des franchises, ce sont les malades de longue durée qui sont les plus affectés dans leur quotidien et leur parcours de soins.

MANISOL est un collectif, regroupant une dizaine d’associations dont « Aides 67 », « SOS Hépatites Alsace », « Médecins du Monde », « Espace indépendance », « Action Sida Ville », « Réseau Micro Structures », « Parenthèses », « Sida Info Service » et « I Care», « La Bredeler’s Lad », « Les rats des Arts », avec le soutien du COREVIH.

Le 19 septembre le collectif organise, une manifestation dans les rues de Strasbourg.

À partir de 10 heures et jusqu'en fin d'après midi, les membres des associations qui forment la coordination se retrouvent dans les rues de STRASBOURG afin d'expliquer et de sensibiliser la population aux différents aspects de ces franchises. Une pétition contre, sera présentée aux personnes démarchées, dans le but de l'envoyer à la fin de la journée, à la CUS et aux Ministères concernés.

Le lendemain, Le samedi 20 Septembre, une conférence Débat aura lieu à la maison des associations de 15 heure jusqu’à 18 heure avec Bruno Pascal Chevalier (président du Patchwork des noms), à l’origine du collectif : « ensemble pour une santé solidaire. »

Par ce que l'on connait déjà la finalité de ces créations de franchises: en finir avec la prise en charge "à la française" au profit d'un système de soins le moins efficace au monde... celui des "anglo-saxons".

Halte à la casse de la sécurité sociale.

Signer la pétition.
Pour un accès aux soins solidaire et universel.

www.MANISOL.org

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