08.07.2009

Ainsi squattent-ils

MCS INFO http://mcsinfo.u-strasbg.fr/article.php?article_id=11248&...

Avec ses quelque 11 000 logements inoccupés – 8% du parc immobilier privé –, Strasbourg apparaît comme un terrain privilégié pour les squatteurs.

Nombre de squats sont peu organisés et éphémères. Le temps pour les occupants de trouver autre chose », assure Monique Maitte, porte-parole du collectif SDF Alsace.
Le quartier Koenigshoffen-Montagne Verte accueille deux squats organisés et, par conséquent, bien connus de la mairie. Rue de l’Abbé-Lemire, ils sont huit à vivre dans les locaux d'un ancien jardin d’enfants. Installés depuis l’automne dernier, les « squatteurs » – comme ils n’aiment pas qu’on les appelle – ont fait leur chez-eux de cette maison laissée à l’abandon pendant plus d’un an et demi. Ils n'ont pas hésité à retaper les lieux, histoire de pouvoir y vivre, bien sûr, mais aussi d’y organiser leurs soirées débats, projections ciné ou répétitions destinées aux nombreux musiciens qui gravitent autour de ce lieu de solidarité.

« On est là par choix »

Cet après-midi de mai, quelques-uns dessinent une yourte à l’aide d’un architecte, tandis que dehors un étudiant, habitué des lieux, s’occupe du potager. « On est là par choix, lance un résident de 23 ans. On ne se sent pas marginalisé. La plupart d’entre nous pourraient vivre ailleurs, dans du « logement légal». Mais ce qui nous intéresse, c’est la vie en communauté, dans un lieu de solidarité. »
« Une situation inacceptable », pour le maire de quartier Eric Elkouby : « Le tribunal d’instance a rendu une décision d’expulsion en avril, j’attends que la préfecture l’exécute. » Très remonté sur ce sujet, stigmatisant « l’attitude provocatrice de ces gens qui s’attribuent le bien public », Eric Elkouby invoque également l’existence de projets pour la maison de l’Abbé-Lemire : « L’associationFemmes de Parole pourrait installer un foyer d’hébergement d’urgence. » (NDLR : Un vote de la CUS, en décembre dernier, va dans le sens de l’installation d’une maison-relais pour femmes sans domicile fixe.) Du côté des squatteurs, on voit dans ces projets un prétexte à une expulsion express.

Rénover le quartier

Et les riverains dans tout ça ? « On n’a aucun problème avec nos voisins, assure un squatteur. Seule une association, Portes de la Montagne Verte, veut nous voir partir. » Valérie Gobyn, présidente de l’association fait valoir qu’elle ne fait que déplorer que la décision de justice ne soit pas appliquée. Tout est dans la nuance.
Au 2, route des Romains, un autre squat perdure malgré un avis d’expulsion vieux de deux ans. Ici, pour la dizaine d’occupants, c’est discrétion et profil bas. Il s’agit de ne pas réveiller l’attention de la municipalité, qui avait pour projet de « requalifier l’entrée de Koenigshoffen ».
Si l’association artistique que les squatteurs avaient créée continue d’exister, sa publicité se limite au cercle des initiés. Dans tous les cas, la destruction du bâtiment est dans les cartons de la mairie : « On souhaite rénover cette entrée de quartier, y réaliser de nouvelles constructions. Et ça passe par la destruction de la maison », assure Eric Elkouby. L’adjoint PS fustige l’attentisme de ses prédécesseurs qui, selon lui, ont laissé la situation se gangrener. Face aux squats, l’heure est à la réactivité. « Aujourd’hui, confirme Monique Maitte, dès qu’un squat tente de se créer, la municipalité procède à des expulsions. On ne veut pas qu’ils aient le temps de prendre leurs aises. »
Par ailleurs, la porte-parole de SDF Alsace dénonce l’attitude ambiguë de la mairie : « Route du Polygone, il y a un squat mal famé, fréquenté principalement par des drogués. Là, la mairie laisse couler : elle préfère qu’ils restent entre eux ».

Expulsion musclée

SDF Alsace essaye « d’éduquer les politiques aux squats ». Mais trouve qu’ils sont surtout prompts à expulser : l’avancée des projets de remplacement laisse à désirer. En octobre 2006, les 27 occupants du squat du 204 route de Schirmeck, avaient été évacués manu militari par 144 policiers. La précédente municipalité a racheté le site, détruit le bâtiment avec la volonté d’y installer « un projet immobilier d'habitat mixte », une zone alliant commerces et logements privés. Aujourd’hui, si, selon la Ville de Strasbourg, « les permis de construire pour un plan immobilier sont en route », le « 204 » reste un terrain vague.
Anastasia LEVY
Vincent RUCKLY

24.03.2009

Un pied de biche pour Christine Boutin

69 rue de Sèvres : c'est l'adresse d'un bâtiment vide depuis dix ans.

Sa propriétaire le laisse vide, parce que millionnaire, vivant en Belgique et «travaillant» au Luxembourg –elle y possède une SCI-, vide ça lui plait bien. Rien de plus. Occupé depuis un an par une dangereuse bande d'étudiants et de jeunes actifs, le bâtiment a été retapé, remis à neuf : et maintenant ils y habitent. Mais la propriétaire le veut vide et attaque les occupants en justice. Elle a obtenu que ces habitants soient condamnés à 53 000 euros d'amende…

Elle a déjà réussi à faire saisir leurs comptes. Mais finalement, un bâtiment vide depuis dix ans en plein Paris, ça fait réagir, surtout quand la propriétaire s'acharne sur ses habitants. La mairie de Paris a demandé à la préfecture, parce que c'est la seule habilitée à le faire, de réquisitionner l'immeuble.

C'est-à-dire obliger la propriétaire à accepter de l'argent pour que son bâtiment serve à faire du logement. Mais la préfecture c'est l'Etat, et la ministre du Logement –vous n'allez pas le croire- est la sulfurante Christine Boutin qui [défraye la chronique-> http://www.liberation.fr/societe/0101556755-le-preservatif-est-necessaire-admet-boutin], je vous rassure ce n'est pas en parlant de logement.

Bien que parfois on entende de belles phrases comme «[pas d'expulsion sans relogement->http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2009/03/12/01016-20090312ARTFIG00483-boutin-pas-d-expulsion-sans-relogement-.php]»,

ou encore «[si la situation le nécessite, je ferai appel aux réquisitions->http://www.lefigaro.fr/france/20071020.FIG000000931_boutin_n_exclut_pas_les_requisitions.html]».

On ne peut pas tout à fait dire à quel moment la situation a nécessité des réquisitions : quand les prix se sont mis à flamber (100% d'augmentation des prix du logement en dix ans à Paris), ou chaque jour quand un SDF meurt dans la rue, ou encore en pleine crise économique et que les Français vont avoir de plus en plus de mal à payer leur loyer… mais il semble que ça soit le moment.

Ecoutant le bon sens de certaines phrases de Christine Boutin, les militants du collectif Jeudi Noir ont alors réquisitionné eux-mêmes certains bâtiments vides, comme le 24 rue de la Harpe vide depuis quatre ans, ou encore signalé [quelques dizaines de bâtiments vides->http://maps.google.fr/maps/ms?hl=fr&ie=UTF8&msa=0&msid=100071575336921946322.00046292a5b06634687b2&ll=48.85952,2.323608&spn=0.108194,0.450783&z=12] de Paris…

Est venue l'idée que si la ministre du Logement perdait le fil de son travail il fallait le lui rappeler, l'aider à prendre les choses en main. Boutin, telle la Marianne qu'a peinte [Delacroix->http://pagesperso-orange.fr/negrel/images/liberte_delacroix.jpg] devrait non plus saisir un fusil, ni un préservatif d'ailleurs, mais une clé et un pied de biche. La République au service des mal-logés.

Gavroche sur la tête, les militants, n'écoutant que leur courage, ont donné à la République les outils pour régler le problème du logement : après les [propositions politiques->http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/societe/20080402.OBS7838/mallogement__une_petition_pour_sortir_les_jeunes_de_la_.html], l'expertise [1], les militants de Jeudi Noir ont posé jeudi 19 mars un pied de biche géant au pied de la statut de Marianne, place de la République à Paris (voir ici le making-of). Il ne reste plus qu'à espérer, vu que la situation le nécessite, que la République se donne le moyen de passer enfin aux réquisitions.

La République a les outils à ses pieds, elle n'a plus qu'à s'en saisir. Il parait que c'est une question de volonté politique, d'envie… vous avez dit envie ?

http://ministeredelacrise.blogs.liberation.fr/[1] Jeudi Noir sort un livre début avril, avec constat, propositions, solutions : La fracture immobilière. Le petit livre noir du logement.

09.04.2008

Et une nouvelle réquisition !

En direct du ministère de la crise du logement

Cette fois-ci, nous avons trouvé un immeuble vide encore plus grand que le Ministère de la Crise du Logement, vacant depuis encore plus longtemps, mais toujours au centre de Paris.

Entre nous, on l'appelle «l'impasse». On a essayé d'autres noms, des poétiques, des drôles, des décalés. Aucun ne s'imposant de lui-même, on a remis à plus tard le baptême du nouveau lieu. Mais tout le monde dit «l'impasse» et on imagine mal l'endroit s'appeler autrement, maintenant.

Limpasse16_1_1000 Situé au fond d'une impasse (donc) du IIIe arrondissement, ce bâtiment d'environ 2000 m2 était abandonné depuis bientôt dix ans. Une histoire de famille, dit-on. Abandonné mais pas mort, bien au contraire. Les habitants se souviennent encore des occupants précédents ; rien que d'en parler, certains font de l'eczéma. Il faut dire que les deux derniers groupes de squatteurs n'y sont pas allés de main morte, question ambiance. La teuf en continu, le défilé incessant dans la rue, la musique...

Au commissariat, à la mairie, dans les associations de quartier, personne n'a oublié. Alors quand ils se sont rendu compte que l'immeuble était à nouveau occupé, ça a été la panique. On s'est plaint à qui veut bien entendre, on a écrit à qui veut bien lire, on a pétitionné, on a fait déplacer le commissaire et le maire. Et ils sont venus, pour nous dire qu'on n'était pas les bienvenus, que les squatteurs, ici, on en avait assez vu. Et que si on partait pas de notre plein gré, on saurait nous faire partir de force.

Mais pour nous, il n'était pas question de partir. Une question de principe. Le bâtiment était vide depuis des années. Jamais les propriétaires n'ont su le louer ou le vendre, ni même l'entretenir. Une question de survie aussi. Réquisitionner des bâtiments, ça vient généralement par nécessité, même si ça suscite parfois des vocations. Pour des étudiants, des précaires, des mal-payés, des trop nombreux, des intermittents, des artistes, ceux qui vous servent au fast-food, qui enseignent à vos gosses, qui créent vos programmes télé, qui vous répondent au téléphone. Toute la société en plus jeune, plus précaire, sans garant sur qui s'appuyer.

Pour ceux qui sont arrivés ici le mois dernier, il n'était pas question de lâcher. Mais nous avions pas mal de travail pour arriver à nous faire accepter. Il a fallu nettoyer tout le bâtiment qui était quand même dans un sale état. Repeindre en blanc ou dans une couleur qui s'en approche les murs recouverts de tags, réparer les fuites d'eau... et discuter. Avec la concierge, avec les locataires, les galeristes de la rue, les flics, les vigiles envoyés en renfort. On en a vu, du monde.

Pour un propriétaire, dans pareil cas, il n'y a pas à discuter. Il n'y a qu'à dégager. Assignés en référé, nous avons été condamnés à l'expulsion pour cause de dangerosité d'une partie du bâtiment. Une verrière sur cour prend l'eau et les infiltrations menacent la solidité d'un plancher situé en-dessous. Un squatteur serait même passé au travers lors de la dernière occupation. Nous avons condamné tous les accès à cette partie du bâtiment, monté une palissade, soudé les portes. Tout ceci dûment constaté par un huissier. Et le procès-verbal adressé au commissariat, à la mairie, à la préfecture.

Nous avons rassuré sur nos intentions (pacifiques) et nos méthodes (soft). Au commissariat, nulle plainte nous concernant. Le Collectif logement du IIIe plaide notre cause à la mairie. Des voisins commencent à nous soutenir. Des journalistes, par l'odeur alléchés, racontent notre histoire et relaient notre demande : le bâtiment doit être racheté par la mairie qui doit y construire des logements sociaux.

Hier matin mardi, nous avons invité tous les acteurs locaux à une conférence de presse sur place. Pierre Aidenbaum, le maire, est venu nous soutenir. Mais aussi la députée Martine Billard, des représentants des Verts, du MJS, du PC, tout le Collectif logement du IIIe.

Rien n'est fait, question rachat. Mais nous avons bon espoir. Longue vie à l'impasse !

• Lionel (de Jeudi Noir) • (Photo : Julien Taylor)

02.03.2008

DAL TOULOUSE : Cité Blanche : les locataires empêchent le murage d'un pavillon

Le Comité droit au logement de Toulouse (DAL 31) s'est à nouveau mobilisé aux côtés des locataires de la Cité Blanche, pour éviter qu'un pavillon inoccupé ne soit muré par les services du bailleur Nouveau Logis. Cette cité-jardin ouvrière, près du métro des Trois-Cocus, compte une centaine de pavillons, dont une dizaine est désormais condamné suite au départ des précédents occupants.

Le 18 janvier dernier, les militants du DAL 31 étaient intervenus pour réquisitionner l'un de ces pavillons vides avant qu'il ne soit à son tour, muré. Un travailleur handicapé Bernard, 49 ans, sans logement depuis 4 ans, y a été installé d'office. Depuis cette occupation, le DAL 31 réclame un entretien avec le bailleur Nouveaux Logis, afin notamment de régulariser la situation de cet occupant. « » On attendait une réunion cette semaine et au lieu de ça, nous avons appris que des maçons mandatés par Nouveau Logis étaient sur le point de condamner un nouveau pavillon », raconte Henri Cellié du DAL, « il est scandaleux de murer des habitations quand on sait qu'il y a des gens qui dorment dans la rue », poursuit ce militant.

La société Nouveau Logis qui gère ce parc locatif à vocation sociale serait dans une logique de densification de ces pavillons plein pied et mitoyens. Son directeur général, Frank Blanquer, expliquait dernièrement dans nos colonnes qu'il était hors de question de livrer la cité à l'appétit des promoteurs et que les pavillons étaient murés "pour éviter des phénomènes de squat". Le DAL estime pour sa part qu'il faut conserver une dimension humaine et un esprit populaire à cette cité-jardin des années 50 et que tout projet futur doit aussi faire l'objet d'une concertation en amont avec les occupants actuels .

19.02.2008

LE DAL TOULOUSE (31) RÉQUISITIONNE !

Source : LIBÉTOULOUSE
Droit au Logement réquisitionne : «il y a 20.000 logements vides à Toulouse»

Une «réquisition» sans effraction.
Il a suffi de pousser la porte d’entrée. Avant qu’elle ne soit murée par le bailleur, les habitants d’une cité jardin des Izards ont signalé aux militants de l’antenne locale de Droit au Logement (DAL), une maison ouvrière laissée à l’abandon.

Une semaine plus tard, Bernard, 49 ans, travailleur handicapé et sans domicile fixe pendait la crémaillère «chez lui».

Samedi midi, rendez-vous à la sortie de la station de métro des Trois cocus dans le quartier des Izards. Henry, syndicaliste cheminot et militant du DAL assure l'accueil dans les allées de la cité “Blanche”. Cet ensemble de petits pavillons ouvriers des années cinquante niche au milieu des barres HLM. Allées fleuries, linge sur les fils, îlot de mixité sociale d’avant les plans banlieues et Grand projet de ville…

On rentre par le jardin en friches. Passée l’entrée, la table est mise sur des tréteaux. Pizza, jus de fruits et café. Après quatre ans passés dans la rue, les halls de gare et les foyers d’urgence «où il faut dormir habillé pour ne pas se faire piquer ses fringues», Bernard le nouvel occupant n’ose pas encore s’approprier complètement les lieux.

«La première semaine je me levais tôt le matin, et je rentrais tard le soir pour ne pas me faire repérer et risquer l’expulsion immédiate», raconte l'ex-SDF. Soutenu par les militants du DAL, il a cependant décidé de «se faire connaître» en invitant ses voisins à pendre la crémaillère.

Patrick, 48 ans, est le premier d’entre eux à se présenter. C’est lui qui a «signalé» la maison laissée à l’abandon aux militants du Droit au Logement qui tractent «systématiquement dans toutes les cités jardins de la ville et les grands ensembles concernées par le GPV».

«Cela nous permet de rencontrer les habitants. Certains son inquiets pour leur avenir. Nous les aidons à s’organiser en association de locataires pour faire entendre leurs voix vis à vis des bailleurs. En retour, ils nous signalent les logements inoccupés qui ne sont pas reloués, et ainsi nous faisons converger nos luttes», explique Henry.

«Faute d’actions des pouvoirs publics, nous appliquons la loi de réquisition de 1945. Á Toulouse il y a plus de 20 000 logements vides », ajoute Benjamin, un autre militant du Dal présent chez Bernard.

L’association pour le Droit au Logement estime à 6000 le nombre de sans domicile fixe toulousains. Elle a décidé de faire un exemple de la réquisition de la petite maison de la cité Blanche pour interpeller les candidats aux municipales.

En attendant Bernard a mis son nom sur la boite aux lettres.

Á suivre : L’antenne locale du Dal organise une réunion publique avec les candidats aux municipales le 06 mars à 20h30 salle du Sénéchal.


Jean-Manuel Escarnot

28.10.2007

Manifestation du DAL avec des familles de mal-logés de la rue de la Banque à Paris

Le Dal (Droit au logement) et des familles de mal-logés installées depuis 3 semaines rue de la Banque à Paris (IIe) ont manifesté samedi après-midi pour demander la réquisition de logements inoccupés, a-t-on appris auprès de Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole du Dal.
La manifestation a débuté vers 15H00 rue de la Banque, devant le siège du "ministère de la crise du logement", où se sont installées les familles de mal-logés dans une centaine de tentes ou à même le trottoir.
Peu après, les manifestants -300 à 400 personnes selon les organisateurs, 200 selon la préfecture de police - se sont rendus rue Laffitte (IXe), devant un immeuble des AGF vide depuis 4 ans, selon le Dal.
Ils ont alors annoncé qu'ils allaient demander mercredi à la ministre du Logement Christine Boutin la réquisition des immeubles des 50, 52 et 52 bis de la rue Laffitte et du 22 rue de la Victoire et ont brièvement bloqué l'accès à la rue Laffitte.
Une partie des manifestants a regagné vers 18H00 la rue de la Banque.
Source AFP -

07:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SDF, MAL LOGÉS, SANS LOGIS, DAL, REQUISITIONS, LOGEMENTS VACANTS | | |  Facebook

28.09.2007

Les sans-abri sont tous des criminels

Ce numéro du magazine de la FEANTSA a pour thème la tendance croissante à adopter une approche répressive et coercitive contre les personnes sans-abri notamment en ce qui concerne leurs activités dans les lieux publics. Il se penche sur la situation en Europe et en Amérique du Nord, où il semblerait que l’on se concentre davantage sur la criminalisation des activités que les personnes sans-abri sont obligées d’effectuer dans les lieux publics (manger, dormir etc.), plutôt que sur la mise en place de politiques répondant à leur situation de pauvreté ou de marginalisation.
La version imprimée est disponible :
http://www.feantsa.org/code/fr/pg.asp?Page=36

20.09.2007

Alsace : un recensement qui passe mal

Elèves sans-papiers : un recensement qui passe mal
Un courriel adressé par l'inspection d'académie du Haut-Rhin aux directeurs d'école leur demandant s’ils avaient des cas dans leurs établissements choque le milieu enseignant. Xavier Darcos évoque une « maladresse ».

« Merci de nous faire savoir dans la journée si vous avez des élèves sans-papiers dans votre établissement. » C’est, en substance, le contenu d’un mail envoyé lundi aux directeurs d'école par l'inspection d'académie (IA) du Haut-Rhin. Devant la levée de boucliers provoquée par ce mail, l'IA envoyait l'après-midi même un second courrier électronique stipulant que le premier était une « erreur » et qu'il était « sans objet ».
Lire la suite là

LA GRANDE BRADERIE DE LYON

GRANDE BRADERIE A LYON !

L'Ecureuil va mettre en vente 7.000 logements sociaux
La Caisse d'épargne fait ainsi un geste pour répondre à l'objectif de Nicolas Sarkozy de vendre 40.000 logements sociaux par an à leurs locataires. Mais les associations de locataires dénoncent, elles, une politique de vente massive qui cache un désengagement de l'Etat. De leur côté, l'Etat et la Banque européenne d'investissement (BEI) promettent des financements pour la construction et la réhabilitation des logements.
La suite peut ou pas se lire là

Grand Contournement Ouest de Strasbourg

Grand Contournement Ouest de Strasbourg : l’autoroute qui contourne le Grenelle de l’Environnement ?
Communiqué RAC, FNE, FNAUT, Alsace Nature
PETITION :
Le Président de la République va-t-il contourner le Grenelle de l’environnement ?

Nicolas Sarkozy soutient un projet autoroutier irrationnel en Alsace.
Lors de son déplacement en Alsace, Nicolas Sarkozy a affiché sa volonté de réaliser cette autoroute, allant jusqu’à dire que le décret la promulguant irait « …en Conseil d’Etat sans passer par le Grenelle de l’environnement », le Président Sarkozy contredit ses engagements. Cette contradiction sur la forme se renforce d’une profonde incohérence sur le fond.
Selon Arnaud Gossement, porte parole de FNE : « Le Gouvernement s’était pourtant engagé à ce qu’aucune décision ne soit prise avant la tenue du Grenelle de l’environnement en octobre qui pourrait nuire à la sincérité des négociations préparatoires. Ce projet autoroutier Alsacien doit être abandonné ».
A ce jour, la déclaration d’utilité publique du Grand Contournement autoroutier Ouest (GCO) n’a pas encore été promulguée.
Dans l’esprit de beaucoup de citoyens, d’usagers, d’élus, de médias, le GCO doit permettre le désengorgement de l’agglomération strasbourgeoise. Hélas, il n’en est rien, et les services officiels le reconnaissent eux-mêmes.

Les associations rappellent que ce projet autoroutier de 27km coûtera cher (420 millions d’Euros), ne désengorgera pas Strasbourg (baisse annoncée d’à peine 4,6 % du trafic de l’A35 !) et ne résoudra pas le problème des camions en Alsace.
Par la création d’un nouvelle infrastructure routière, Le GCO attirera encore davantage de ces camions que l’Alsace prétend vouloir dissuader par la future redevance (dite taxe "Bur")

La logique du tout routier va à contresens de l’impérative nécessité de réduire drastiquement nos émissions de gaz à effet de serre. Il est urgent de développer les alternatives à la route et de concentrer les efforts sur des modes de transports plus sobres en carbone (rail et voies d’eau). Dans le cas contraire, les objectifs internationaux et nationaux de la France en matière de lutte contre le dérèglement climatique risquent de ne pas être atteints.

Quant à la pollution atmosphérique locale, la diminution espérée pour les riverains de l’autoroute actuelle n’est validée par aucune expertise indépendante.

Nous vous invitons à vous mobiliser nombreux contre ce projet en contradiction avec toutes les déclarations présidentielles.

Michel Dubromel (Vice Président d’Alsace Nature et Pilote du réseau Transports de FNE ) Arnaud Gossement (Porte parole de FNE) Olivier Louchard Réseau Action Climatique Alain Uguen Association Cyber @cteurs

(Ce communiqué a été publié à l’initiative du Collectif GCO non MERCI composé de citoyens, élus, associations et agriculteurs alsaciens)

COMMENT AGIR ?
Souscrire la pétition sur le site
http://www.cyberacteurs.org/actions/lettre.php?id=158

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