07.10.2008
Communiqué du Collectif local (Bas-Rhin) NON À EDVIGE
Nous vous annonçons la création du "Collectif Non à Edvige 67!" émanant des mobilisations nationales du " Collectif NON à Edvige! " regroupant 206 000 signataires dont 1143 organisations syndicales, associatives et politiques.
Nous dénonçons ensemble les caractéristiques liberticides de ce nouveau fichier policier (EDVIGE/EDVIRSP), demandons son retrait immédiat et définitif et entendons lutter contre les fichages abusifs des mineurs et des citoyen-ne-s.
Nous proposons d'ores et déjà des rencontres citoyennes d'informations,sous forme de café-débats :
-Mercredi 8 octobre de 18h30 à 20h à la Taverne française(petite salle)avenue de la Marseillaise
-Jeudi 9 au Marché Bar à partir de 19h rue de Zurich.
Collectif Non à Edvige 67
Les premiers signataires du collectif local: Des citoyennes, des citoyens,
Attac Strasbourg,Gauche Alternative, STS(Support Trans Genre),MJS 67, Dal67, SORAL(syndicat orthophoniste), Les Amis de la Conf', Snuipp67, FSU, les VERTS strasbourg, la LDH,FestiGays, LCR 67, Association la Lune, AIDES
67, PCF 67, MJCF 67, Tapages67, OTR, Attac Vosges du Nord, UNL 67, Collectif SDF Alsace
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Nous vous donnons des nouvelles pour nos journées d'action le 16 et le 20 octobre pour laquelle votre présence serait la bienvenue.
Salutations militantes
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27.09.2008
Communiqué du Collectif "Non à Edvige" - 25 septembre 2008
Derrière EDVIRSP, EDVIGE 2.0 :
fichez la paix aux libertés
Le Collectif « Non à EDVIGE », réuni le 25 septembre, se félicite de la mobilisation citoyenne massive qui a largement contribué à faire reculer le gouvernement sur un texte liberticide.
Il réaffirme son opposition au décret 2008-632 et en demande toujours l'abrogation. Le nouveau projet transmis à la CNIL ne précise pas s'il modifie, complète ou se substitue à celui de juillet. Il ne peut toutefois être qualifié de réel retour aux principes qui doivent régir le fonctionnement d'un Etat de droit.
En effet, après avoir poussé très loin les reculs en matière de respect des libertés publiques et d'atteintes aux droits démocratiques avec le décret 2008-632, le gouvernement s'estime dédouané quand il n'a pourtant reculé que très partiellement sur les aspects les plus controversés d'un texte inacceptable dans son intention comme dans sa forme.
L'architecture du texte a changé et la disparition de la finalité du fichage des militants en tant que tels va apparemment plus loin que le texte même de 1991. Mais l'on retrouve toujours un mélange de finalités très différentes et les garanties se sont fortement dégradées par rapport au texte de 1991.
Certains reculs partiels, comme le retrait de la vie sexuelle ou de l'état de santé, sont prétexte à avancer dans des propositions qui restent très inquiétantes au regard du texte de 1991. C'est là une stratégie aussi classique que détestable, une tactique qui ne peut pas longtemps faire illusion.
Le « droit à l'oubli » pour les mineurs, par exemple, est certes une petite avancée par rapport au texte de juillet mais il ne peut faire oublier qu'il s'agit pour la première fois de ficher des mineurs et ce sur de simples soupçons, sans l'existence du moindre délit. La défenseure des enfants s'en est d'ailleurs émue : « dans la mesure où le casier judiciaire national recense l'ensemble des condamnations des mineurs selon des modalités garantissant un accès limité à ces données et des règles d'effacement pour préserver notamment leur avenir professionnel », elle « ne voit pas l'intérêt que ces informations soient reprises dans le fichier EDVIGE ».
Quant aux données elles-mêmes, si la vie sexuelle et l'état de santé ont fort heureusement été retirées, subsistent encore les origines « raciales » ou ethniques, les opinions philosophiques, politiques ou religieuses et l'appartenance syndicale bref, tout ce qui est censé avoir été retiré avec la disparition du fichage des personnes sollicitant un mandat et qui revient ainsi en catimini.
Si la traçabilité des demandes de recueil des données offre une garantie supplémentaire par rapport au décret créant EDVIGE, le droit à l'information et le droit d'opposition restent formellement exclus, ce qui n'était pas le cas dans le texte de 1991. N'oublions pas que depuis la loi de 2004, les pouvoirs et les moyens de la CNIL ont été fortement réduits. On ne peut donc que s'interroger sur la portée et la réalité du contrôle qu'elle pourra exercer.
La notion de trouble à l'ordre public, inquiétante au regard des droits démocratique, est devenue atteinte à la sécurité publique. On pourrait penser qu'il y a là un progrès. C'est oublier que dans le texte de 1991, la formulation évoquait l'atteinte à la sûreté de l'Etat ou à la sécurité publique « par le recours ou le soutien actif apporté à la violence ».
Dans sa nouvelle formulation, la première finalité ouvre un boulevard à la criminalisation du mouvement social et de l'action revendicative, tant la notion d'atteinte à la sécurité publique est floue et peut recouvrir de situations différentes. Les risques qui pèsent sur les libertés citoyennes sont réels.
Pour toutes ces raisons, le Collectif « Non à EDVIGE » appelle les citoyennes et les citoyens de ce pays, épris de liberté et attachés au respect des droits, à continuer à manifester leur attachement aux valeurs démocratiques en signant la pétition « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE », en organisant partout en France des collectifs locaux en vue de la mobilisation du 16 octobre prochain qui réclamera le retrait du décret EDVIGE et le refus de tout texte qui viserait à le sauvegarder sous une forme déguisée.
Le Collectif « Non à EDVIGE » appelle à l'organisation ce 16 octobre, partout en France, de rassemblements citoyens devant les préfectures pour réclamer le respect des droits démocratiques fondamentaux
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22.09.2008
Texte du projet de décret modifiant EDVIGE
Le texte du projet de décret modifiant EDVIGE est en ligne sur le site du collectif, dans la rubrique "textes officiels". Il s'agit en effet du projet transmis par le secrétariat de cabinet de la ministre de l'Intérieur aux organisations syndicales signataires du recours, suite à leur demande lorsqu'elles ont été reçues le 18 septembre par Michèle Alliot-Marie. Ce projet de décret leur a été transmis le 19 septembre au soir.
Le texte se trouve à: http://nonaedvige.ras.eu.org/
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17.09.2008
Edvige ne sera pas modifié sur le fond, dit Alliot-Marie
PARIS (Reuters) - Le gouvernement n'a pas l'intention de modifier en profondeur le contenu du fichier de police Edvige, qui a provoqué un tollé en France, indique Michèle Alliot-Marie.
La ministre française de l'Intérieur, qui mène cette semaine une concertation pour tenter de clore la polémique, a affirmé sur RTL que le texte serait aménagé mais pas changé sur le fond.
"Sur le fond, non", a-t-elle dit. "En revanche il sera rédigé différemment de façon à ce que les craintes infondées ou les inquiétudes réelles qui s'étaient manifestées trouvent des réponses et des solutions".
En l'état actuel du décret du 1er juillet, Edvige recense les personnes "ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui jouent un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif".
Y figurent aussi celles "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public", y compris les mineurs à partir de 13 ans.
Michèle Alliot-Marie a indiqué qu'il n'était pas question de revenir sur ce dernier point, rappelant que 13 ans correspondait à la responsabilité pénale, et que 46% des vols à main armée ainsi que 25% des viols étaient commis par des mineurs.
DÉCOUPAGE EN TROIS PARTIES
Elle a ajouté que le fichier pourrait être assorti d'un "droit à l'oubli" pour les personnes ayant commis des infractions à un jeune âge "et qui se comportent bien par la suite", après un délai qui reste à définir.
La mention "atteinte à l'ordre public" pourrait en outre être remplacée par une référence à "l'atteinte à la sécurité publique, aux personnes et aux biens".
Selon la ministre, le fichier sera découpé en trois parties. L'une traitera de la délinquance, une autre des personnes "qui vont exercer des professions dont la loi exige que l'on fasse des enquêtes administratives" et une troisième concernera les personnalités.
Malgré ces aménagements, le collectif "Non à Edvige" et une douzaine d'organisations entendent toujours obtenir l'abrogation du décret créant le fichier. Une journée de mobilisation est le 16 octobre, pour la Sainte-Edwige.
Le Parti socialiste a réclamé un "débat législatif" sur ce fichier dont il demande lui aussi l'abrogation, option que doit examiner en décembre le Conseil d'Etat, saisi par les principaux syndicats et un collectif d'associations.
"C'est un fichier comportementaliste, en quelque sorte, ça s'appelle là un Etat policier poussé dans son raffinement un peu trop loin", a déclaré mercredi sur LCI le député PS de Saône-et-Loire, Arnaud Montebourg.
"Et le fait de diviser en trois la répartition de ces données ne change pas le fait que ces données y seront quand même", a-t-il ajouté.
Le président UMP de l'Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a jugé pour sa part sur i-Télé que les modifications annoncées par la ministre de l'Intérieur allaient "dans un sens qui me paraît tout à fait satisfaisant dans la mesure où tout ce qui est pour la sécurité sera maintenu et tout ce qui n'a rien a voir avec la sécurité directement en sera exclu".
15:32 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE » - 15 septembre 2008
Plusieurs médias font état de la volonté de l'Elysée de tenter de clore le débat sur le fichier EDVIGE en publiant, dès cette semaine, un nouveau décret venant modifier, sur certains points seulement, celui paru au début de l'été.
Pendant ce temps, le ministère de l'Intérieur procède à l'audition de plusieurs dizaines de personnes physiques et morales sur le fichier EDVIGE, alors que le texte est probablement déjà bouclé.
Les 12 organisations qui ont déposé un recours commun en annulation et le Collectif « Non à EDVIGE » affirment avec force la nécessité d'abroger le décret mettant en place le fichier EDVIGE.
Le maintien d'un fichier qui mélange des finalités d'ordre différent en aggravant d'ailleurs les formulations du décret du 14 octobre 1991 continue à menacer les libertés individuelles et publiques y compris en touchant à des garanties constitutionnelles ou celles des conventions internationales (Convention des Droits de l'Enfant par exemple).
Les 12 organisations réaffirment leur volonté d'être reçues ensemble par le Premier Ministre. Le collectif « non à EDVIGE » poursuit la mobilisation avec la signature de l'appel « pour obtenir l'abandon d'EDVIGE » (plus de 200 000 signatures en ligne et « papier »). Des collectifs locaux commencent à organiser des initiatives pour la journée de mobilisation du 16 octobre.
Contact presse: contact@nonaedvige.ras.eu.org
06:35 Publié dans COMMUNIQUÉ | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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La majorité du Conseil général du Gard demande l’annulation du fichier policier EDVIGE
Le fichier Edvige, Exploitation Documentaire et Valorisation de l’Information générale, suscite de vifs débats dans l'opinion. Cette nouvelle base de données devrait permettre de collecter de nombreuses informations sur les personnes âgées de plus de 13 ans telles que l’état civil et la profession ; les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques ; mais aussi les signes physiques particuliers ; l'immatriculation des véhicules ; l'informations fiscales et patrimoniales ; les déplacements et antécédents judiciaires ; le motif de l’enregistrement des données et des données relatives à l’environnement de la personne.
La majorité départementale s'est exprimé sur ce sujet.
Extrait du communiqué de presse du 10 septembre 2008
La majorité du Conseil général demande l’annulation du fichier policier EDVIGE
Damien ALARY, Président du Conseil général, vice président de la région LR, et la majorité de l’assemblée départementale soutiennent la mobilisation citoyenne pour dire non à EDVIGE, appellent à la signature de la pétition et demandent au Premier ministre le retrait du décret relatif à ce fichier.
Pour développer un outil destiné à la sécurité dans notre pays et aux libertés publiques, ils souhaitent qu’un travail conjoint avec les élus puisse être mené en toute transparence et que son contenu soit compatible avec les règles et la conception même de notre Etat de droit.
Même si les nouvelles formes de délinquance pourraient justifier l’automatisation de certaines données, cette initiative gouvernementale s’inscrit à l'évidence dans une démarche de surenchère sécuritaire, au mépris de toute éthique et surtout des droits de l’homme les plus élémentaires. Sous couvert de lutte contre la délinquance et la criminalité, le gouvernement s’en sert à des fins électorales en flattant la partie dure de son électorat.
Pourtant la tentative semble échouer puisque Nicolas Sarkozy, devant l’indignation et la mobilisation générale, -y compris dans ses rangs- vient de réclamer, hier, une nouvelle concertation « pour protéger les libertés publiques ». Une nouvelle reculade du gouvernement.
lien presse locale : http://www.midilibre.com/
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16.09.2008
Edvige : un nouveau décret dès cette semaine
Michèle Alliot-Marie consulte mais il semblerait que l'essentiel soit déjà décidé. Selon nos informations, le nouveau décret sur le fichier Edvige ((Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale) est déjà prêt et il devrait paraître dans le courant de la semaine. Les informations sur l'orientation sexuelle et la santé devraient être supprimées, de même que le fichage des célébrités. En revanche, le fichage des mineurs à partir de 13 ans serait maintenu.
Les consultations au ministère de l'Intérieur devrait être "bouclées avant le milieu de la semaine" prochaine. Après sa rencontre avec Alex Türk, le président de la Commission nationale informatique et liberté (CNIL) jeudi après-midi, la ministre doit recevoir "39 personnes physiques ou morales d'ici à mercredi soir", pour l'essentiel des opposants au fichier Edvige. Par aillleurs, la commission des lois de l'Assemblée, présidée par l'UMP Jean-Luc Warsmann, tiendra mercredi une série d'auditions sur le décret créant le fichier de renseignements. Les auditions seront ouvertes à la presse.
Le fichier Edvige a suscité de nombreuses critiques de l'opposition, des associations mais aussi au sein de la droite et jusqu'au gouvernement. Le président Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi qu'il voulait "une solution dans les tout prochains jours" aux questions soulevées en matière de libertés publiques. A côté des données d'état civil, le fichier Edvige devait initialement comporté le "comportement", les "déplacements", l'"environnement", les "relations directes et non fortuites", et des "données à caractère personnel" dites "sensibles", allant de l'origine ethnique aux opinions en passant par les orientations sexuelles et la santé.
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12.09.2008
EDVIGE : mauvaise passe pour Alliot-Marie .... (AFP)
Edvige: mauvaise passe pour Alliot-Marie sommée par Sarkozy de régler vite le problème
PARIS (AFP) — Michèle Alliot-Marie traverse une mauvaise passe après avoir été sommée jeudi par Nicolas Sarkozy, pour la deuxième fois en 48 heures, de régler au plus vite le problème du fichier Edvige, critiqué tant par l'opposition et les associations que par des membres du gouvernement.
"Je veux une solution dans les tout prochains jours, avec une règle très simple: tout ce qui est nécessaire à la sécurité des Français, il faut le garder. Tout ce qui n'est pas indispensable à la sécurité des Français, il faut l'enlever", a déclaré le chef de l'Etat lors d'un déplacement en Charente-Maritime.
Cette déclaration pressante laisse entendre que la ministre de l'Intérieur ne se démène pas suffisamment, à ses yeux, pour désamorcer une polémique qui n'a cessé de grandir depuis la fin août.
D'autant que mardi, M. Sarkozy lui avait déjà lancé une sorte de mise en garde en convoquant une réunion à l'Elysée dès son retour de Russie et Géorgie. Il lui avait alors demandé "d'ouvrir rapidement une concertation" sur ce fichier, "suivie de décisions pour protéger les libertés".
"Il faut désamorcer la crise" car "il ne faut pas que le président perde le crédit accumulé cet été et qui s'est traduit par une hausse dans les sondages", avait assuré alors un proche du chef de l'Etat.
Pourtant, Mme Alliot-Marie a fait des gestes pour calmer la grogne. Elle a annoncé mardi être prête au "droit à l'oubli" pour les mineurs de plus de 13 ans recensés dans Edvige dès lors qu'ils n'auraient pas commis d'infraction au bout d'un certain temps. Une demande qui correspond aux attentes de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil).
Elle est allée encore plus loin, en se disant favorable à une inscription "dans la loi" de "toutes les garanties" nécessaires aux libertés publiques pour la mise en oeuvre du fichier.
Pour M. Sarkozy, cette démarche n'est apparemment pas assez rapide puisqu'il a réclamé des solutions "dans les tout prochains jours".
"Le message est clair, il faut qu'elle aille à toute allure. Passer par la loi, c'est long, trop long", commentait jeudi un responsable de l'UMP, en brocardant "les errements de la communication" de la ministre sur ce dossier.
Dans l'entourage de Mme Alliot-Marie, on assurait en revanche que le climat entre la ministre et le chef de l'Etat n'était pas détérioré. On mettait l'accent sur la venue mercredi place Beauvau de Nicolas Sarkozy pour l'anniversaire de Mme Alliot-Marie et on ne relevait des propos du président en Charente-maritime que le passage dans lequel il a affirmé lui faire "toute confiance (...) pour conduire la concertation".
"La concertation a déjà commencé", insistait-on.
Le fichier Edvige, créé le 1er juillet, permet la collecte d'un large éventail d'informations sur toute personne "susceptible de porter atteinte à l'ordre public", dès l'âge de 13 ans, ainsi que sur les responsables politiques, syndicaux et économiques.
A côté des données d'état civil, Edvige a prévu de répertorier le "comportement", les "déplacements", "l'environnement", les "relations directes et non fortuites" et des "données à caractère personnel" allant de l'origine ethnique aux opinions en passant par les orientations sexuelles et la santé, si elles sont justifiées "par l'intérêt public".
Selon des sources concordantes, à l'UMP et proche du dossier, les personnalités ne devraient plus être fichées et les renseignements concernant l'orientation sexuelle et la santé des personnes ne devraient ne pas y figurer.
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11.09.2008
Communiqué du Collectif « Non à EDVIGE »
le 10 septembre 2008
Une conférence de presse a réuni le 9 septembre les 12 organisations signataires d'un recours commun en annulation devant le Conseil d'Etat du décret créant le fichier EDVIGE, ainsi que bon nombre d'organisations et individus signataires de l'Appel « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE ».
La mobilisation contre la mise en place de ce fichier est immense et témoigne de l'inquiétude légitime de la population face aux attaques qu'il porte contre les droits fondamentaux et les libertés publiques et individuelles. Cette mobilisation a enfin été entendue et le Président de la République a souhaité que les libertés publiques soient préservées. La ministre de l'intérieur sur TF1 hier s'est déclarée prête à recevoir les organisations qui le lui demanderaient mais pour ensuite décider d'exclure a priori les représentants des 800 organisations et des 135000 signataires individuels du Collectif « Non à EDVIGE ».
Cette mise à l'écart va manifestement à l'encontre de la démarche d'apaisement et de dialogue mise en avant par le Président de la République pour garantir les libertés.
Elle apparaîtra incompréhensible aux yeux de l'opinion publique et de nature à jeter un total discrédit sur l'action de la Ministre de l'Intérieur, comme sur la parole du Président de la République.
Pour le Collectif, le retrait du décret est un préalable à l'ouverture d'un débat parlementaire sur le respect des libertés publiques, débat dont l'annonce nous réjouit : il est plus que temps que les citoyens, par l'intermédiaire de leurs représentants, reprennent leur place dans une discussion qui n'aurait jamais dû leur échapper.
Dès aujourd'hui, les organisations demandent donc à rencontrer les groupes parlementaires des deux assemblées pour remettre les citoyens au coeur du débat.
Elles réaffirment leur volonté de voir ce décret annulé.
Si le décret n'était pas retiré d'ici là, elles appelleront les citoyens à fêter la sainte EDVIGE le 16 octobre en se rassemblant à Paris et en région pour faciliter le travail de la police et déposer leur propre fiche individuelle de renseignement auprès des services concernés, afin de démontrer que l'absurdité sécuritaire aboutit, peu ou prou, à ficher toute la population.
Dans l'attente du retrait du décret 2008-32, le Collectif « non à edvige » appellent l'ensemble des défenseurs des libertés de ce pays à amplifier la mobilisation en signant et en faisant signer l'appel « Pour obtenir l'abandon d'EDVIGE » http://www.nonaedvige.ras.eu.
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10.09.2008
ATTAC STRASBOURG : ACTION LOCALE "NON À EDVIGE"
Action locale: non à Edvige!
Nous appelons les partis, syndicats, associations et citoyens à se réunir le
16 septembre à 20 heures à la salle du cardek, place des orphelins
afin de préparer une action collective locale
En effet, les C.N.I.L d'Europe se réuniront pour leur trentième anniversaire au Conseil de l'Europe du 15 au 17 octobre, le 16 octobre étant la Ste Edvige.
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