22.11.2009
Faits d’hiver !
Source DAL Nord-Pas-De-Calais - A Lambersart, une personne refuse de quitter son logement. La démolition de l’immeuble attendra.
Grâce à de nouvelles dispositions légales, les locataires vont devoir aider les propriétaires pour le financement des travaux visant à réduire la consommation d’énergie. Pour montrer que Borloo et Apparu ont une fibre sociale, ils s’engagent à généraliser l’implantation de compteurs individuels pour le chauffage qui ne représentent que 10% du parc des immeubles. Dans ce domaine, les délais n’ont pas été indiqués ! « un coup à droite, un coup à gauche » ! NON : « un coup à droite, peut-être un coup de l’autre côté ! C’est cela la justice. Tout le monde sait que les locataires sont riches.
A Lambersart, un monsieur de 98 ans avait des problèmes de chaudière qui a été changée en décembre 07 mais n’a jamais fonctionné correctement. Intervention de huissier, d’avocat ; le tribunal botte en touche. L’expert vient six mois après ; la chaudière est remise en route ; le locataire doit payer 2000 € ; la chaudière ne fonctionne toujours pas bien (il faut remettre de l’eau tous les deux jours !!!). La propriétaire fait la morte. Il faut dire qu’elle habite Paris. Le Monsieur locataire est assez jeune pour attendre et supporter le froid !
A Hénin, un monsieur a une amie ; cet amie a un fils ; ce fils est marié, a une femme une enfant et une qui vient d’arriver ce mois-ci. Je résume : 6 personnes pour un logement de 2 personnes !! Bien sûr, comme le fils a eu un mot trop haut avec un employé de bailleur social, il est perçu comme dangereux. Il est rayé en rouge pour une attribution de logement social. La demande date d’au moins deux ans. La jeune famille n’a pas de raison de se plaindre : elle a un toit !!!!
A Waziers, une dame a un logement trop grand. Son loyer est trop élevé. Elle demande un logement plus petit. Comme elle a un impayé de loyer, on lui dit qu’on s’occupera de sa demande de mutation de logement lorsqu’elle aura remboursé sa dette ! La quadrature du cercle ! Cela dure depuis plus de 2 ans. Il y a de quoi déprimer.
A Hénin, une dame a comme ressource 400 €. Quand on retire l’eau, l’électricité, le gaz, le loyer, il lui reste 50 € pour manger ! Elle fait ses demandes de mutation depuis trop longtemps et en vain. Elle connaît pourtant une maison vide rue Portenart. Elle sait qu’il y a des possibilités du côté de Bois Bernard … Cette dame est déjà passée par des périodes de dépression.
En conclusion très partielle :
- Les élus font leur boulot
- Les employés de bailleurs font leur boulot
- Les propriétaires sont tous corrects
- Les locataires sont trop exigeants.
Tout va bien. L’hiver va bien se passer.
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11.10.2009
Bien sûr que ça me révolte !
Quand les SDF meurent dans les rues et que les médias en parlent, le bruit ne tarde pas à arriver, les communiqués de solidarité pleuvent. Mais la situation se dégrade, la misère sociale avance, et c'est elle qui tue.
Face à cette monstruosité, face au désengagement de l'état, ... Tout le monde communique, chacun y va de sa publicité ... L’État a abandonné le logement social aux bons soins des collectivités locales, qui ne se privent pas de comptabiliser dans les 20% de logements sociaux, du logement innaccessible à ceux qui en sont privés, et qui reprennent largement l'endettement des ménages en leur vendant l'accession à la propriété, et qui démolissent avant de construire. Alors, qui ne se sent pas responsable ?
Et bien oui, ça me révolte :
• le désengagement de tous face à une situation de plus en plus critique ;
• Les stéréotypes véhiculés sur les personnes privées de logement ;
• En France, en 2009, 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent dans des meublés ... ;
• À Strasbourg, en ce moment, déjà 380 demandes d'hébergement sans proposition. Dans quelques semaines, lorsque le temps se dégradera, d'autres demandes arriveront ... ;
• Le 115 ne répond plus, toutes les structures d'hébergement sont saturées ;
• En Alsace, le chômage a explosé, les demandes Dalo sont ridicules et personne pour anticiper la catastrophe humaine qui se prépare ;
• À Strasbourg, Abribus se prépare à servir 22.000 repas, soit 10% de plus que l'an dernier. Des repas à prendre debout, dehors par tous les temps ;
• 2009 - Selon les calculs effectués par la Fondation Abbé Pierre dans son précédent rapport, le taux d’effort des ménages, c’est-à-dire leurs dépenses de logement nettes d’allocations rapportées aux revenus, se situe désormais autour de 50 % dans le parc privé, contre 28 % dans le parc social, pour des revenus équivalents à un Smic pour un célibataire et 1,5 Smic pour un couple avec deux enfants ;
• et caetera
Pourtant, des solutions existent, en plus du logement vraiment social : la résidence sociale, la maison relais, ...
D’autres pays européens (lire le rapport Damon) se sont attaqués courageusement au problème des personnes privées de logement. Des politiques sont possibles, mais à long terme.
Personne en France, en Alsace, à Strasbourg, ne semble prêt à s'y engager, et ça me révolte.
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04.09.2009
Première depuis 1998 : les loyers « atterrissent »
Logement : L’heure est à l’attentisme.
L'HUMANITÉ - En cette période de crise, l’inquiétude exacerbée des ménages rejaillit nettement sur le marché de l’immobilier. Ainsi, pour la première fois depuis quinze ans, l’activité du locatif privé marque un net recul.
Premier signe : la mobilité des familles se réduit : à 25,7 % en 2009, elle atteint son taux le plus bas depuis 1998. De 2006 à 2009, l’activité du marché a reculé de 12 points et, cette année, « ce sont donc plus de 180 000 candidats à un logement locatif privé qui n’auront pas réalisé leur projet », explique l’observatoire des loyers CLAMEUR (Connaître les loyers et analyser les marchés sur les espaces urbains et ruraux).
Désormais, en France, les locations nouvelles se font à 40 % à un niveau de loyer inférieur ou égal au plafond de loyer du PLS, c’est-à-dire en programme de logements sociaux intermédiaires. « Ce qui influe sur le marché locatif ce ne sont pas les taux d’intérêt et l’évolution des crédits mais l’emploi et la montée du chômage », décrit Michel Mouillart, professeur d’économie à l’université de Nanterre et directeur scientifique de CLAMEUR. En cette période de morosité, les loyers baissent de 0,8 % sur un an. Une première depuis la crise du début des années 1990.
Seuls les studios et les appartements d’une pièce se maintiennent à la hausse
- même timide - avec + 0,1 % depuis début 2009 (contre + 3,5 % en moyenne entre 1998 et 2009). La baisse est surtout conséquente lorsque la surface augmente : - 0,5 % pour les deux-pièces et - 2,3 % pour les quatre-pièces. « Le marché se bloque surtout sur
les beaux produits car les projets de mobilité sont remisés », note Michel Mouillart. Les ménages sont également plus exigeants. « Si le bien présente des défauts ou des dégradations, la demande se fera plus hésitante. »
Par conséquent, « l’effort d’amélioration se relève alors à haut niveau » afin également de réduire les risques de vacance. Pourtant, les propriétaires ne sont pas assurés du retour sur investissement, et ce d’autant plus que les loyers baissent. Au final, « les niveaux de loyers ne permettent plus, dans la plupart des villes petites ou moyennes, d’entretenir ou d’améliorer le parc privé ». Les bailleurs devraient donc se réjouir des décrets issus du Grenelle de l’environnement qui prévoient désormais que locataires et propriétaires partagent les travaux d’économies d’énergie via une augmentation des charges.
Lina Sankari
http://www.humanite.fr/2009-09-03_Societe_Premiere-depuis-1998-les-loyers-atterrissent
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19.08.2009
SANS-ABRI « Ils ne meurent pas de la météo mais de la rue »
Vivre dans la rue, c'est aussi dur l'été que l'hiver. Peut-être même plus encore avec les beaux jours : les places d'hébergement se réduisent comme peau de chagrin et les travailleurs sociaux sont moins nombreux.
« Chaque hiver, Évelyne Dhéliat (présentatrice de la météo sur TF1, ndlr) appelle ses spectateurs à faire le 115. C'est bien, mais l'été personne ne le dit, alors que l'urgence est la même ! », lance Marie, infirmière au SAMU social. Quelle que soit la saison, les SDF doivent se nourrir, se doucher et dormir. Sauf que l'été, les centres d'hébergement proposent moins de places ou ferment. Quant aux centres d'urgence ouverts en période hivernale, ils ferment le 1er avril.
« L'hiver concentre les attentions : on ouvre des centres d'hébergement d'urgence - comme dans les locaux de la cité administrative de Lille. On a plus de couvertures, plus de dons. Les gens ont ce réflexe. Mais pas l'été », poursuit Marie.
« Le plus souvent, les SDF souffrent des mêmes maladies que nous. Sauf qu'avec la rue, les symptômes s'aggravent plus vite et ils ne se soignent pas à temps ».
Moins d'hébergements, moins d'effectifs
Quant aux conditions de vie, elles restent également inchangées. « Chaque jour quand on vit, s'endort et se réveille dans la rue, on se demande où manger, où dormir, où se laver ? Où aller aux toilettes aussi ! Vivre à la rue c'est aussi dur l'été que l'hiver. L'arrivée du printemps n'y change strictement rien ! », s'emporte Olivier Vilt, de l'Abej, association lilloise venant en aide aux sans-abri.
Les mêmes problèmes donc, mais avec moins de moyens. « Le matin quand j'arrive j'ai dix places à proposer, pour plus d'une centaine d'appels dans la journée. En général, je n'ai plus rien dès 8h30. L'été, on manque de places », regrette Samia, « écoutante » pour le 115. La situation est encore plus difficile pour les couples ou les familles : encore moins de places disponibles. Ce jour-là, Samia a dix places familles (soit 10 lits ). Elle a reçu 31 appels de familles de trois, quatre, parfois sept enfants. « Les habitués le savent. On ne les voit que l'hiver. L'été, ils ont arrêté d'appeler le 115 », raconte Stéphane, éducateur spécialisé pour le SAMU social. « Et on arrête d'appeler le 115 pour eux, enchérit Linda, également éducatrice spécialisée. Quand il commence à geler, les gens vont nous appeler pour signaler quelqu'un qui dort dehors.
Mais l'été, la même personne, pour le même sans-abri, ne nous appelle pas ».
Or, les aléas météo ne disparaissent pas avec l'arrivée des beaux jours. Les SDF doivent affronter « les changements de températures. Rien qu'entre le jour et la nuit, l'écart est important », indique Marie. Ils doivent aussi subir la pluie, voire de grosses averses. Ils s'adaptent alors, en installant par exemple un grand parapluie de pêche au-dessus de la tente, pour la rendre moins perméable.
« On s'inquiète davantage pour les nouveaux arrivants : ils ignorent les lieux à ne pas fréquenter ; ils ne savent pas choisir un squat bien caché et à l'abri du vent et de la pluie. Ils ne savent pas non plus trouver de la nourriture », explique Linda. « On essaie de les prendre en charge très tôt. Car plus on reste dans la rue, plus il est difficile d'en sortir ».
Mais là encore, les effectifs sont en baisse, congés obligent. Au SAMU social, en juillet-août, il y a moitié moins d'écoutants. Alors même que « les appels durent plus longtemps. On ne peut pas décrocher, se contenter d'un "on n'a rien" et raccrocher ! On écoute davantage, on explique, on dit de rappeler demain, etc... », détaille Linda. « On devrait avoir des renforts l'été aussi ! »
L'été, les distributions de soupe se poursuivent
Moins d'écoutants... et moins d'équipes sur le terrain. Une seule patrouille de deux personnes part à la rencontre des sans-abri - au lieu de quatre au plus fort de l'hiver - pour vérifier que tout va bien, « surtout s'ils n'ont pas appelé depuis longtemps à force d'entendre des "on n'a pas de place" ».
Durant ces « maraudes », l'équipe estivale continue de distribuer eau, soupe, ou café selon les envies et besoins. Des couvertures pour les nuits.
« On en profite pour discuter avec eux aussi et les écouter. Tout comme l'hiver ».
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23.07.2009
Toujours plus de personnes dans les rues de Strasbourg. Bonne vacances !
À Strasbourg toujours plus de personnes, plus de familles sont à la rue. Certains sont contraints de vivre dans des garages, sous les ponts, dans des squats insalubres, sous tentes.
Tous sont en danger tout au long de l'année.
L'hiver dernier pour le plan hivernal, notre ville Strasbourg a proposé aux sans-abri de passer les nuits d'hiver sur une chaise.
Cet été des structures ont fermées, "casant" comme elles pouvaient les personnes qu'elles hébergeaient, d'autres tournent au ralenti.
Chaque année le scandale se reproduit et empire.
Il existe pourtant de nombreux bâtiments et logements vides et en bon état, qui pourraient être rapidement mobilisés pour accueillir toutes ces personnes.
C'est pourquoi nous attendons de notre municipalité "socialiste et verte" qu'elle ouvre le débat sur la réquisition citoyenne, et espérons que les associations viendront soutenir cette demande et nourrir le débat, avant que l'hiver n'arrive.
L’hébergement d’urgence est de la compétence de l’Etat, mais nous n’acceptons pas que des élues se réfugient derrière cet argument en laissant, sans scrupule, des personnes sans logement. Ca nous met "vert" de rage, et "rose" de colère lorsqu'un autre expulse sans état d'âme ...
Tous doivent répondre à l’urgence et mettre chaque personne sous un toit.
19:50 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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16.06.2009
STRASBOURG, 789 ALSACE : CONFÉRENCE À L'ESTES LE 16 JUIN
Conférence de Serge Ebersold
Reconfiguration de l'intervention sociale :
assujettissement des savoirs et di
« Les nouveaux modes d'intervention sociale dépossèdent les professionnels de toute capacité d'expertise en les soumettant, entre autres, à la logique du projet et à la rationalité de la compétence. En résulte un assujettissement des savoirs qui subordonne par exemple l'action à une injonction d’autolégitimation, aux fluctuations des rationalités financières, aux contingences organisationnelles, aux temporalités du court terme. C'est assujettissement des savoirs n'est pas uniquement source d'incertitude, mais porte en soi une disqualification professionnelle qui peut être source d'enfermement dans soi. »
À l'ESTES, mardi 16 juin à 19:00h
06:18 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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12.06.2009
Maintenir la pression pour obtenir des résultats
Après le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai, 8 syndicats appellent à continuer la mobilisation
Grande manifestation nationale
"Maintenir la pression pour obtenir des résultats :
Le gouvernement doit mettre le social au centre de sa politique économique"
le Samedi 13 juin 2009
départ à 14h30 place de la Bourse (arrivée place Kléber)
15:51 Publié dans AGENDA | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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11.06.2009
Infos du RÉSEAU 789
Vous trouverez sur votre site 7.8.9 Radio Sociale, la soirée débat du Mouvement MP4-Champ Social : "Vers la marchandisation du Social ?". Ont participé à cette soirée Christine Garcette, Michel Chauvière, Joël Henry, Gilles Garnier conseiller général en Seine-Saint-Denis, Pascale Le Néouannic secrétaire nationale de la Gauche.
D'autres sujets sont aussi disponibles... En vrac :
- A écouter : Journée Nationale de l'Appel des Appels
- A redécouvrir : Marcel Gauchet - Conditions de l'éducation
- A télécharger : la nouvelle revue "Tam Tam Travail Social" , etc.
Merci de nous faire parvenir régulièrement vos infos, dates de rencontres pour les diffuser sur le site et le réseau 7.8.9.
Soutenir, informer, diffuser, c'est notre manière à nous de résister.
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07.06.2009
Appel des Appels 67 : Participation du Collectif SDF
Relation entre travailleurs sociaux et sans-abri
Entre répression et assistance
Répression
Un discours, souvent incompréhensible, les TS usent d'un langage qui leur appartient mais qui met une barrière entre nous.
La communication est parfois impossible et donc toute proposition est mal perçue. La méfiance s'installe.
Les TS ne tiennent pas compte de la rue, de ce qu'elle exige : la manche et le point de manche de plus en plus dur à garder, chaque démarche qui demande du temps, les va et vient d'un endroit à un autre pour dormir, manger, s'habiller, se laver ...
Certains ont l'air de penser qu'on aime la rue, et qu'il nous plaît d'y rester, parce qu'on refuse certains lieux, parce qu'on rechigne à plier, parce qu'on discute tout. C'est faux.
Personne n'aime la rue, on s'y sent coincé, elle nous prend tout, sauf l'impression d'une certaine liberté, que nous ne trouvons pas dans vos propositions.
Les TS sont trop souvent dans l'interprétation, et veulent à tous prix nous faire entrer dans une case : tox, alcoolo, violent, malade ...
Nos différences, ou nos trop proches ressemblances avec les gens, avec vous-même, sont dérangeantes, car alors rien ne colle à notre "cas".
On a rarement notre mot à dire, et si on exprime un souhait, ou une inquiétude, tout est balayé par des "il n'y à que ça", ou "j'ai eu du mal à trouver, j'ai du me battre pour cette place, vous devez y aller", "y'a qu'à" ...
Comment envoyer de force, une personne dans une structure d'hébergement ?
Qu'est ce qui vous donne le droit de faire de nous ce que vous voulez, de nous forcer la main, parce que vous n'avez rien d'autre en stock.
Quelle loi, vous donne le droit d'agir ainsi ?
Certainement pas les droits de l'homme.
On perd de plus en plus notre droit à agir, à être un acteur de notre vie. J'ai moi, refusé les hébergements de femmes, car si un homme un jour à détruit ma vie, les autres ne sont pas à mes yeux, des prédateurs, et je refuse l'habit de victime.
Tout est imposé, sans explication, comme si on était étranger aux dysfonctionnements du système, incapable de comprendre, ou comme si c'était tabou, ...
L'assistanat
Une autre manière de nous faire culpabiliser, un poids à porter.
Beaucoup d'entre nous aimerait bien parfois être dans l'échange, proposer quelque chose : souvenir d'un ancien métier, une compétence ...
On en a assez de se sentir dans la dette.
L'accompagnement
Ce mot nous plaît. Il nous semble être au plus juste de notre besoin d'aide, plus juste à accepter.
L'accompagnement mis face à l'assistanat qui pèse du poids de la culpabilité.
L'accompagnement sans définition précise parce que moi je suis je et les autres sont aussi des personnes.
L'accompagnement parce qu'il devrait nous laisser la liberté d'être, et vous laisser la liberté de nous accompagner sans pression castratrice.
Ma liberté de voir enfin mes failles, mes faiblesses, mes fragilités, mes impossibilités, et de les accepter, d'y faire face ... Avancer, et vous dire un jour, "salut, ciao, c'était bien nous deux" et moi qui vais vers l'aventure de ma vie, et toi qui accueille une autre personne.
Une idée de l'accompagnement où le temps est un allié pour nous tous.
Cette idée de l'accompagnement ne peut exister si vous ne voyez pas en moi une personne, et si vous n'avez pas conscience de votre responsabilité.
Car chacune de vos décisions est lourde de sens et de conséquences dans ma vie pleine de précarités, pleine d'échecs, ...
L'accompagnement dans l'idée simple de soutenir l'autre, de ne jamais oublier son intérêt, que nous oublions ou que repoussons si souvent, car demain est dur à affronter.
La relation
Certains TS vont être les semeurs de graines, et je veux moi, rendre hommage à mon premier semeur de graines : Jean-Louis GATTO qui, parce qu'il a refusé l'absurde, défendu son métier et nous, a été balayé, renvoyé.
Sans doute est-ce frustrant de nous voir disparaître sans raison évoquée. J'ai, il est vrai, "consommé" plusieurs TS, mais c'est parce que je ne me voyais plus avancer, j'étais au bout de mes confidences.
Il faudra parfois plusieurs rencontres, plusieurs semeurs de graines pour nous donner l'envie, le courage, la volonté, d'affronter le parcours que les associations impose parce que la société l'a programmé, évalué, décidé, calculé, estimé ...
Nos retards, nos colères, nos questions, nos reculades, rien ne compte plus pour le Travailleur Social, que notre présence.
Ce parcours via les semeurs de graine montre l'espérance de trouver sa place, de regagner le droit à marcher debout. Parce que le TS nous l'explique, et en discute de personne à personne, tout simplement. Il explique ce qu'il va entreprendre, indique les possibles refus, évoque les freins, il parle même d'échec ... Il parle de vie.
La passation
Aucun de nous n'a rencontré le TS qui apporte avec lui, toutes les graines et qui nous accompagne du début à la fin, et parfois au delà.
On passe d'un TS à l'autre, d'une association à l'autre, et il faut toujours recommencer à dire, à raconter, à se dévoiler ...
À quoi servent vos ordinateurs ?
À quoi ça sert de nous mettre dans vos fichiers ?
Puisqu'il n'y à jamais de travail entre les TS d'une association à l'autre, et que les associations ne travaillent pas assez ensemble.
Si un TS a le droit de ne pas supporter une personne sans-abri, pourquoi les sans-abri n'auraient pas le droit de "choisir" leur TS ?
Pourquoi n'y à t-il pas de passation entre vous, entre association, alors que l'enjeu est un homme ?
Chaque association à l'air de protéger sa "recette", ou ses "usagers".
Les associations n'aiment pas qu'un dossier lui échappe, si on la quitte pour une autre, on est grillé.
Les associations ont des listes noires.
Les sans-abri aussi.
Une grande partie de nos souffrances, celle des associations, celle des travailleurs sociaux, disparaîtrait, si on décidait de travailler ensemble.
Solidarité
Le Collectif SDF est solidaire des travailleurs sociaux et des associations; nous sommes dans le même bateau.
C'est pourquoi nous avons dénoncé les chaises du dernier plan hivernal; c'est cela que vous voulez devenir ? gardiens de chaises;
Et avec la loi Dalo, vous risquez de devenir gratte papier, car Mme Boutin semble vouloir l'imposer;
Nous dénonçons la municipalité qui dans son ensemble coloré à défendu jusque dans les ministères un projet qui ne propose qu'1 seul TS pour 30 personnes et 6 surveillants, sans qualification particulière, sinon celle de savoir surveiller les personnes et leurs biens;
un 2e projet du même type est déjà en négociation;
Nous avons dénoncé il y a quelques mois de cela, les refus de RMI et les ruptures de RMI ;
Nous dénonçons tous les dysfonctionnements, toutes les absurdités ...
Aujourd'hui nous considérons l'Appel des Appels comme le lieu où nous pourrons ENSEMBLE questionner, nous questionner, interpeller et imaginer des actions.
Le Collectif SDF Alsace, remercie sincèrement le Collectif 789-Alsace, Nathalie, Christine, Robert et Rudi, vous êtes de belles rencontres.
Merci Jean-Charles de ta présence à nos côtés depuis plus de 2 ans;
Merci à Jean-Claude Meyer, toujours présent sur tous les combats, merci pour cette FEUILLE DE CHOU toujours un bon moment à lire et de magnifiques photos;
merci à tous les travailleurs sociaux, aux associations, aux ORTHOPHONISTES (formidables), aux médecins, à l'urgentiste, aux avocats, magistrats, ... et bien sûr merci aux "intellos" :)
et merci à L'APPEL DES APPELS 67 ...
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01.06.2009
Développement durable Idée Alsace distingue trois entreprises
Les Trophées Idée Alsace ont été remis jeudi à Colmar.
Émanation d’Alsace Qualité, Idée Alsace (Initiatives développement durable) fédère une centaine d’entreprises alsaciennes dans tous les secteurs d’activités mettant en pratique le développement durable. Un concept galvaudé par les temps qui courent, mais que l’organisme décline autour de trois piliers : progrès social, respect de l’environnement et efficacité économique.
« Ces valeurs que nous défendons collent pleinement à l’humanisme rhénan, explique Jean-François Vierling, président d’Alsace Qualité. Notre mission, c’est d’accompagner et de valoriser les actions concrètes d’entreprises alsaciennes qui s’inscrivent dans cette démarche. » Tous les deux ans, Idée Alsace établit ainsi un « baromètre » du développement durable dans les entreprises alsaciennes. Cet été, l’enquête concernera quelque 300 sociétés, et ses résultats seront publiés en octobre.
Pour récompenser les entreprises qui se distinguent, l’organisme décernait aussi jeudi ses 3 es trophées. Carol Lévêque et Laurence Deffeuille remportent le prix « développement durable » pour leur nouveau concept d’agence immobilière éco-responsable, « La terre m’a dit », basée à Obernai. Leur credo : mettre les économies d’énergie au cœur de tout projet. Thomas Nock, d’Axima Réfrigération à Bischheim, gagne le trophée « préservation de l’environnement ». Sa société a développé une solution de production de froid pour l’industrie agro-alimentaire utilisant un fluide frigorigène naturel à base de CO2. Résultat : 28 % d’émissions de gaz à effet de serre en moins.
Idée Alsace a enfin remis le trophée du progrès social à la société Via Storia, spécialisée dans l’audiovisuel. L’entreprise se distingue par « un management participatif basé sur une transparence totale », ou l’actionnariat et l’intéressement des salariés.
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