15.07.2008

Réflexions sur la grève générale en France à la lumière du mouvement contre le CPE

Sommaire :
1) Le thème de la grève générale dans l'histoire du mouvement ouvrier.
2) 1936, 1953, 1968, 1986, 1995, 2003, 2006, la longue marche des salariés et de la jeunesse en France.
3) Sociologie de la classe ouvrière et grève générale.
4) La mobilisation générale contre le CPE.
5) Un mouvement politique de bout en bout.

Accessible sur la page : http://site.voila.fr/bulletin_Liaisons/nosdocs.htm
Ou plus directement :
http://site.voila.fr/bulletin_Liaisons/docs/sur_la_greve_...

14.07.2008

Mercredi : PROJECTION DU FILM "RÉTENTION DE SÛRETÉ"

A l'initiative de l'association pour une information alternative populaire educative et citoyenne :
A.I.A.P.E.C,le film "rétention de sûreté : une peine infinie" de Thomas LACOSTE sera projeté mercredi 16 Juillet à 2O H 3O. Cette soirée se déroulera au 44, rue dufour, au centre ville de MACON.

La peine de rétention de sûreté qui permet de laisser en prison des personnes ayant fini de purger leur peine,expliquée par huit intervenants : juristes,psychiatres,militants.

Une soirée d'actualité donc...Une année après la suppression de la "grâce présidentielle" qui permettait "d'alléger le nombre des détenus en prison " !
Daniel DERIOT

13.07.2008

Le bulletin des sans-papiers

http://quotidiensanspapiers.free.fr/w/

15.05.2008

Familles sans domicile, comment obtenir une aide financière pour votre hébergement

Dossier réalisé par Fédération Dal : http://www.dalfr.org/spip/

Familles sans domicile,
Si vous êtes sans domicile et que vous avez des enfants mineurs (ou âgés de moins de 21 ans et qui sont à votre charge), vous pouvez bénéficier de l’aide sociale à l’enfance (ASE) qui permettra de prendre en charge une partie de vos frais hôteliers. L’ASE est une aide sociale réservée aux familles avec enfants ou pour les femmes enceintes. Elle consiste à verser une somme d’argent afin de subvenir aux besoins des enfants. Le régime de l’ASE est prévu à l’article L.222-2 du Code de l’Action Sociale et des Familles. Financée par le Conseil Général (département), c’est une aide sociale légale, ce qui signifie qu’elle est une dépense obligatoire pour le département et que son régime est entièrement prévu par la loi.

1) Comment savoir si vous pouvez bénéficier de l’aide financière au titre de l’ASE ?
L’aide financière au titre de l’ASE est régie par les articles L.222-1 à L.222-4 du Code de l’Action Sociale des Familles qui prévoit : « L’aide à domicile est attribuée sur sa demande, ou avec son accord, à la mère, au père ou, à défaut, à la personne qui assume la charge effective de l’enfant, lorsque la santé de celui-ci, sa sécurité, son entretien ou son éducation l’exigent et, pour les prestations financières, lorsque le demandeur ne dispose pas de ressources suffisantes. Elle est accordée aux femmes enceintes confrontées à des difficultés médicales ou sociales et financières, lorsque leur santé ou celle de l’enfant l’exige. Elle peut concourir à prévenir une interruption volontaire de grossesse. Elle peut être accordée aux mineurs émancipés et aux majeurs âgés de moins de vingt et un ans, confrontés à des difficultés sociales. » L’aide financière au titre de l’ASE doit donc être attribuée lorsqu’un enfant se trouve sans domicile avec sa famille afin de garantir sa santé, sa sécurité, son entretien et son éducation. Si vous êtes à la rue, par exemple à la suite d’une expulsion, vous pouvez y prétendre si vous attendez un enfant ou que vous vivez avec vos enfants mineurs ou majeurs de moins de 21 ans et qu’ils sont à votre charge. Il faut que vos revenus ne vous permettent pas de les faire vivre convenablement. Par conséquent, l’aide attribuée est destinée à payer une partie des frais hôteliers afin que votre famille ne vive pas à la rue.

2) Comment faire votre demande de prise en charge
Il faut vous rendre au service social de votre commune (le CCAS) pour rencontrer une assistante sociale qui est dans l’obligation (si vous remplissez les conditions) de constituer un dossier d’aide financière au titre de l’ASE. L’assistante sociale n’a aucun pouvoir de décision, seul le Président du Conseil Général du département où a été introduite la demande peut décider d’accorder ou de refuser l’aide. Pour faire votre demande, munissez vous des pièces justificatives suivantes :
* livret de famille ;
* les trois derniers bulletins de salaire, la notification ASSEDIC si vous êtes au chômage ou la notification CAF si vous êtes titulaire du RMI ;
* la notification CAF pour les prestations familiales (allocation parent isolé ; allocations familiales) ;
* le procès-verbal d’expulsion si vous avez été expulsé.

Attention : il arrive qu’on vous oppose un refus verbal sans étudier votre situation. Dans ce cas, vous devez exiger, comme la loi le prévoit, une décision écrite mentionnant les raisons de fait et de droit qui ont motivées le refus.

Certains services sociaux exigent que vous trouviez un hôtel avant de faire votre demande de prise en charge, alors que d’autres vous proposent une liste d’hôtels à contacter ou réservent directement la chambre.

3) Comment se présente l’aide financière au titre de l’ASE ?
Lorsque vous faites votre demande d’aide financière au titre de l’ASE, le service social doit vous notifier la décision par écrit qu’elle soit positive ou négative. Ce principe est prévu à l’alinéa 1er de l’article 2 du décret n° 85-936 du 23 août 1985, relatif aux droits des familles dans leurs rapports avec les services chargés de la protection de la famille et de l’enfance qui dispose que : « Les décisions d’attribution, de refus d’attribution, de modification de la nature ou des conditions d’attribution d’une prestation doivent être motivées conformément à l’article 3 de la loi du 11 juillet 1979. » L’article 3 de la loi n° 79-587 du 11 juillet 1979 précise : « La motivation exigée par la présente loi doit être écrite et comporter l’énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision. » La loi prévoit que le versement de l’aide prenne soit la forme de secours exceptionnels, soit d’allocations mensuelles, à titre définitif ou sous condition de remboursement. Cette aide peut être attribuée en espèces (article L. 222-3 CASF). Si l’aide vous est accordée, sachez que vous devez vous rendre chaque semaine ou chaque mois, selon les cas, auprès de votre assistante sociale avec les pièces justificatives (comme s’il s’agissait d’une nouvelle demande) afin que celle-ci constitue un nouveau dossier de prise en charge, qu’elle présentera au conseil général.

Attention : vous devez savoir que l’aide financière au titre de l’ASE doit être maintenue aussi longtemps que vous remplissez les conditions d’attribution.

4) Quels sont vos recours en cas de refus, de diminution ou d’interruption de l’aide financière ?
Si vous êtes confronté à un refus dès la première demande d’aide financière, une diminution ou à une interruption de l’aide, alors que vos ressources ne vous permettent pas de faire face aux frais hôteliers, sachez qu’il est possible (voire même conseillé) de faire un recours contre la décision. En principe, cette possibilité de recours, ainsi que les délais pour les faire doivent être mentionnés dans la décision comme la loi exige. Les recours prévus sont soit un recours administratif (recours gracieux et/ou hiérarchique) soit un recours contentieux auprès du Tribunal administratif. Vous pouvez faire seul ces recours, mais vous pouvez également être soutenu par une association (il faudra donc que le courrier soit signé par vous et éventuellement s’il porte l’en-tête de l’association, qu’il soit signé par la personne qui est en charge de votre dossier) ou par un avocat (pour cela, vous pouvez faire une demande d’aide juridictionnelle).

Conseil : Si vous avez l’intention de faire un recours contre une décision de refus ou de diminution de l’aide financière au titre de l’ASE, la Fédération Droit Au Logement tient à votre disposition la jurisprudence qui pourrait vous être utile.

21.02.2008

Strasbourg Municipales : Unitaire 100% à gauche

La liste conduite par Marcel Wolf
organise une réunion publique le mardi 26 février
à 20 h 30 à la Maison des Syndicats 1 rue de Sédillot à Strasbourg

À télécharger - click - le programme complet

05.02.2008

Les vrais chiffres du logement à Strasbourg

Les «chiffres exacts» de M.-F. Janot
La conseillère municipale et communautaire, Marie-Françoise Janot, s’offusque de constater que les « personnes qui s’expriment sur le logement social dans la CUS ne connaissent pas les chiffres exacts ». Elle tient à les rappeler car ils sont faciles à vérifier : il suffit de prendre les délibérations des conseils de communauté.
Ainsi, calcule-t-elle, pour la période du 1er janvier 2002 au 31 décembre 2007, soit six ans, ont été approuvés : 1 058 constructions neuves, 60 pavillons pour remplacer les maisonnettes de la cité des aviateurs à Neuhof, 1 298 acquisition-améliorations (des opérations qui n’augmentent pas l’offre). Pour l’année 2007, il y a eu 165 constructions neuves, 282 acquisition-améliorations.
« On est bien loin de l’objectif de 500 logements sociaux par an, ce qui aurait dû conduire à 3 000 logements en six ans. Pendant ce temps, depuis 1999, on a démoli plus de 1 500 logements sociaux, dont seuls les 60 pavillons de la cité des aviateurs (qui n’augmentent pas l’offre) ont été reconstruits. Aussi, promettre aujourd’hui de créer 1 300 ou 1 500 logements sociaux par an n’est pas sérieux », affirme-t-elle.
Édition du Jeu 31 jan. 2008 DNA

Un autre vrai chiffre : 250 000 nouveaux m2 de bureaux sont programmés d’ici 2010 dans la CUS. Ha bon ? y'a du terrain ?

31.01.2008

Le LOGEMENT à Strasbourg du côté des VERTS

Un droit démocratique, une urgence sociale,un impératif écologique

Aujourd’hui à Strasbourg tous les clignotants sont au rouge en matière de logement : de plus en plus cher, de plus en plus rare et donc de plus en plus en plus inaccessible. Fabienne Keller et Robert Grossmann ont depuis des années abandonné toute volonté d'agir pour le droit au logement pour tous et notamment dans le domaine du logement social ! Il y a urgence à mettre en oeuvre une politique municipale afin que chaque citoyen de cette ville trouve des conditions de logement et donc un toit décent pour lui et sa famille.

Elles seront bientôt 17 000 les familles qui ont déposé, certaines depuis des années, une demande de logement auprès d’un organisme HLM dans l'agglomération strasbourgeoise. Jamais dans l’histoire de cette ville les loyers n’auront été aussi chers, jamais le logement n’a été aussi inaccessible et jamais les promoteurs de l’immobilier ne se sont aussi bien portés.

Jamais depuis des décennies, la municipalité n’a été aussi absente dans la mise en oeuvre d’une politique du logement pour tous.

Quelques rappels :
* Aujourd’hui, plus de 20.000 ménages sont demandeurs de logements sociaux dans le Bas-Rhin (19322 au 1° janvier 2007) ; plus de 84 % d’entre eux (soit près de 17.000) sont situés sur le territoire de la Communauté Urbaine de Strasbourg.
* Entre fin 2004 et fin 2007, le nombre de demandeurs de logements sociaux dans la CUS a augmenté de 25% et le délai d’attente s’est rallongé d’année en année. De plus en plus de familles, de jeunes, de personnes âgées trouvent difficilement un logement décent et adapté. La priorité du tandem municipal n’est certainement pas le logement puisque cette situation continue à se détériorer !
* Alors que plus de 2000 démolitions de logements sont en cours ou programmés dans les quartiers de Cronenbourg, Meinau, Neuhof et Hautepierre, la ville de Strasbourg n’a en contrepartie, construit, que quelques dizaines d’appartements.
* Au cours de ces 15 dernières années, l’augmentation des charges (notamment le chauffage et l’électricité) a été trois fois plus rapide que l’augmentation des prix des loyers.
* Le prix des terrains à bâtir a augmenté de 60 % en 3 ans. Même si cette flambée se ralenti depuis 1 an, les organismes HLM ont de plus en plus de mal à trouver des terrains disponibles et accessibles
* Selon une enquête de l’Agence d’Urbanisme, le nombre de logements vacants a augmenté à Strasbourg alors qu’il est en diminution ailleurs. 8% des logements strasbourgeois sont vacants. Selon l’INSEE 11.400 logements sont de ce fait vacants et personne ne semble réagir !
* Depuis 2001, le tandem a vendu plusieurs centaines de logements faisant partie du patrimoine municipal. Brader, dans ce contexte difficile une partie du bien commun appartenant à tous les strasbourgeois (comme pour l’Ilôt de l’Aubette), est certainement la pire des politiques,
* La ville est directement propriétaire de 600 logements ; actuellement 184 de ces logements sont vides soit 30 %

7 propositions pour le droit au logement pour tous à Strasbourg
À lire sur le site http://www.strasbourgenvert.fr/html/index.php

23.01.2008

Municipales : le modem a réglé ses petits soucis

Strasbourg : Le MoDem enfin en ordre de bataille [mardi 22 janvier 2008] imprimer envoyer par e-mail
Le Mouvement démocrate l’a échappé belle à Strasbourg. Le "tandem" formé par Ludmilla Hug-Kalinkova et Jean-Claude Petitdemange, concurrents de Chantal Cutajar, tête de liste élue le 19 décembre, menaçaient de créer une liste dissidente. Les raisons ? "Chantal Cutajar ne [voulait] pas de M. Petitdemange sur la liste", selon Mme Hug-Kalinkova. "Le tandem n’a pas supporté de perdre" cette primaire, selon un proche de Chantal Cutajar. Petitdemange lorgnait sur la 2e place, accordée au Vert Yann Wehrling. Leur refus de transiger a dû obliger François Bayrou à intervenir personnellement, le 13 janvier... Au final, Ludmilla Hug-Kalinkova et Jean-Claude Petitdemange se retrouvent respectivement aux 3e et 4e places de la liste. "Pour moi le feuilleton est terminé, assure Chantal Cutajar. L’essentiel était que le MoDem ne parte pas divisé". Car les centristes croient en leurs chances de jouer les arbitres de l’élection : François Bayrou leur a fourni une étude selon laquelle une majorité des Strasbourgeois souhaiteraient le départ de la mairie du "tandem" UMP formé par Fabienne Keller et Robert Grossmann. L’investiture donnée, Chantal Cutajar, compte tenu du passif entre Jean-Claude Petitdemange et la tête de liste socialiste, Roland Ries, favorise une alliance avec ce dernier au second tour. Une possibilité confortée par la présence du Vert Yann Wehrling, qui a trouvé au MoDem l’endroit idéal pour expérimenter sa troisième voix écolo : "Notre programme pour Strasbourg est même plus ambitieux que celui des Verts", se félicite-t-il.

Source profession politique
Bon ben on va regarder ça et on vous tient au courant !

21.01.2008

A Strasbourg, l'UMP est décomplexée

POLITIQUE - Après trois petites réunions organisées par les membres de leur équipe, dans les quartiers, Fabienne Keller et Robert Grossmann organisent des "conventions" qui se déroulent dans un grand restaurant du centre ville comme celle de samedi dernier ! 150 personnes invitées à boire le café; Pas de complexe!

Le point sur le mandat du tandem
Le tandem a résumé son bilan dans un fascicule distribué dans toutes les boîtes aux lettres. Ce document de 25 pages baptisé "Strasbourg a changé" met en avant tous les chantiers réalisés.

La suite pour un prochain mandat ?
Le logement ? on apprend que 4000 logements seront construits d'ici 2009 ! Pas de logements à loyer modéré de prévus évidemment ! Nous vous conseillons de vous rendre sur les chantiers en cours, vous saurez apprécier la "qualité" des matériaux utilisés et nous vous mettons au défit de trouver les technologies d'économie d'énergie, etc. Le mieux vivre n'a pas le même goût pour tous.

Toujours et encore des chantiers.
En tête, l'achèvement vers Kehl de l'axe est-ouest Viaropa, la "rénovation du Palais des Fêtes et du barrage Vauban" et la création d'une nouvelle piscine "avec la ville de Kehl", un nouveau stade" qui viendra "compléter" le Rhénus Sports.
Il est également question de remettre l'opéra aux normes.
Fabienne Keller, comme à son habitude, met en avant les infrastructures de transports : la première pierre du tram-train a été posée hier et le tramway pourrait s'étendre à travers le quartier de Hautepierre, le nouveau pont ferroviaire sur le Rhin devrait entrer en service en 2010, un an avant le TGV Rhin-Rhône...

Et l'humain ?
Robert Grossmann avoue sans complexe, qu'en parlant d'humain pour un prochain mandat, il ne faisait qu'un "bon mot" !
Nous en avons un qui nous vient tout de suite à l'esprit "mépris"...
Mépris de l'humain, mépris des plus pauvres, mépris des Strasbourgeois les plus démunis, mépris des mal logés.

20.01.2008

Strasbourg : Éco quartier 50% de logements sociaux

Le Vert Alain Jund veut cultiver "douze jardins"

POLITIQUE - Loin de l'agitation qui secoue d'autres formations politiques, les Verts mènent à Strasbourg une campagne discrète - médiatiquement parlant - pour les municipales. (...)

"On a commencé la campagne il y a quatre mois et on a beaucoup travaillé sur le projet, pas sur le casting". Pour l'instant, les Verts ont dévoilé les quinze premiers de leur liste. On y retrouve les deux sortants du conseil municipal actuel, Marie-Dominique Dreyssé (numéro 2) et Jean-Marie Brom (numéro 7). Et aussi des candidats d'ouverture, dont Françoise Schaetzel (numéro 4), médecin spécialiste en santé environnementale. L'objectif affiché est "à hauteur de 12 %" des suffrages, "pour être au minimum la troisième force politique de la ville". La référence en la matière date des dernières élections cantonales (entre 8 et 17% pour les quatre candidats strasbourgeois), les Verts n'ayant pas présenté de liste autonome aux municipales de 2001.
Question programme, les Verts proposent d'abord un changement de paradigme. Après le "béton" et sa "culture des donjons incarnée par les chantiers pharaoniques de la Grande bibliothèque, de la Cité de la musique ou du Zénith", ils veulent des "jardins". Dans la terminologie de leur campagne, "jardin" remplace "chantier", un mot que les Verts ne veulent plus employer "parce que ça fait vingt ans que la ville est en chantier", explique Alain Jund. Les Verts comptent douze jardins (transports, logement, urbanisme, santé, citoyenneté, éducation...) qu'ils espèrent pouvoir cultiver selon un mode "collaboratif" pour apporter des solutions à trois "urgences" : environnementale, sociale et démocratique, car, disent-ils, "on a le sentiment que la ville est en sommeil".
L'une de leurs premières mesures serait "de faire passer toute la restauration scolaire en bio durant la mandature, pour construire une autre agriculture et une autre économie locale". A propos du bilan environnemental de l'équipe UMP sortante, Alain Jund et Marie-Dominique Dreyssé jugent que "la question de l'énergie est ridiculement absente à Strasbourg, aussi bien en termes d'économies que d'alternatives", et tant dans les quartiers émergents que lors des opérations de renouvellement urbain. Ils proposent "une conception de la ville rassemblée, compacte, pour freiner l'étalement urbain" et éviter "l'éclatement des fonctions travail-logement", et veulent profiter des espaces entre Strasbourg et Kehl pour "refaire de la ville". Les Verts rêvent d'un éco-quartier sur le site Danube, entre Esplanade et Neudorf, pour lequel ils ont préparé un cahier des charges et lancé un concours d'idées. "Ce ne sera pas un éco-quartier de bobos !", prévient Alain Jund, qui table sur "50% de logements sociaux". Les ambitions des Verts sont grandes : "Il faut que ce qu'on arrive à faire sur un quartier puisse se distiller sur toute la ville. L'idée, c'est de lancer une dizaine d'éco-quartiers durant la mandature, pour créer une dynamique importante qui profite aux professionnels du bâtiment". Pour cela, il faudra sans doute faire un peu plus de 12 %...
T.C. SUR LIBÉRATION STRASBOURG