11.10.2009
Bien sûr que ça me révolte !
Quand les SDF meurent dans les rues et que les médias en parlent, le bruit ne tarde pas à arriver, les communiqués de solidarité pleuvent. Mais la situation se dégrade, la misère sociale avance, et c'est elle qui tue.
Face à cette monstruosité, face au désengagement de l'état, ... Tout le monde communique, chacun y va de sa publicité ... L’État a abandonné le logement social aux bons soins des collectivités locales, qui ne se privent pas de comptabiliser dans les 20% de logements sociaux, du logement innaccessible à ceux qui en sont privés, et qui reprennent largement l'endettement des ménages en leur vendant l'accession à la propriété, et qui démolissent avant de construire. Alors, qui ne se sent pas responsable ?
Et bien oui, ça me révolte :
• le désengagement de tous face à une situation de plus en plus critique ;
• Les stéréotypes véhiculés sur les personnes privées de logement ;
• En France, en 2009, 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent dans des meublés ... ;
• À Strasbourg, en ce moment, déjà 380 demandes d'hébergement sans proposition. Dans quelques semaines, lorsque le temps se dégradera, d'autres demandes arriveront ... ;
• Le 115 ne répond plus, toutes les structures d'hébergement sont saturées ;
• En Alsace, le chômage a explosé, les demandes Dalo sont ridicules et personne pour anticiper la catastrophe humaine qui se prépare ;
• À Strasbourg, Abribus se prépare à servir 22.000 repas, soit 10% de plus que l'an dernier. Des repas à prendre debout, dehors par tous les temps ;
• 2009 - Selon les calculs effectués par la Fondation Abbé Pierre dans son précédent rapport, le taux d’effort des ménages, c’est-à-dire leurs dépenses de logement nettes d’allocations rapportées aux revenus, se situe désormais autour de 50 % dans le parc privé, contre 28 % dans le parc social, pour des revenus équivalents à un Smic pour un célibataire et 1,5 Smic pour un couple avec deux enfants ;
• et caetera
Pourtant, des solutions existent, en plus du logement vraiment social : la résidence sociale, la maison relais, ...
D’autres pays européens (lire le rapport Damon) se sont attaqués courageusement au problème des personnes privées de logement. Des politiques sont possibles, mais à long terme.
Personne en France, en Alsace, à Strasbourg, ne semble prêt à s'y engager, et ça me révolte.
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| Tags : strasbourg, alsace, bas-rhin, mal logement, sans abri |
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