30.09.2009

Un Collectif pour le logement uni dans la colère

Le 4e baromètre publié par les associations qui composent ce collectif pointe l’inaction du gouvernement.

Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Sur 100 propositions du "Collectif des associations unies pour une nouvelle politique publique du logement" formulées il y a deux ans, deux ont été appliquées*, 29 engagées et 69 mises de côté. Mercredi 30 septembre, les 32 associations membres du collectif se disent inquiètes et en colère.

"Y a-t-il véritablement un chantier national prioritaire sur le logement, comme l’avait promis le Premier ministre?", s’interroge Olivier Brès, de la Fédération de l'entraide protestante en présentant ce quatrième baromètre. Et de pointer les chantiers urgents: une revalorisation des aides pour le logement (APL) qui ont diminué de 12% depuis 2001, une véritable politique de construction de logements sociaux, un suivi des personnes qui passent par des centres d’hébergement, un moratoire sur les expulsions...

"Une violence sociale massive"

Depuis le vote de la loi sur le droit au logement opposable (DALO) en mars 2007, selon les chiffres du gouvernement, sur 100 000 dossiers déposés, 12 000 logements ou hébergements ont été proposés. Les associations, elles, avancent le chiffre moins élevé de 8 000 solutions traitées.

Christophe Robert, de la Fondation Abbé Pierre, ne décolère pas: "Nous sommes face à une violence sociale massive, et l’engagement politique n’est pas au rendez-vous".

Alors que le Conseil des ministres se réunit pour voter le budget 2010, les associations dénoncent la baisse des fonds accordés à la construction de logements sociaux. Et préviennent: "Avec la crise économique, nous risquons de faire face à un raz-de-marée".

* Les deux mesures appliquées sont le rattachement de la compétence Hébergement à celle du Logement au sein du secrétariat d'Etat au Logement et la création d'un fonds d'humanisation pour engager la rénovation des centres d'hébergement.

D'autres lecture sur http://www.youphil.com

29.09.2009

Association des Familles Victimes du Saturnisme (AFVS), au TGI ...

COMMUNIQUE DE PRESSE

Association des Familles Victimes du Saturnisme (AFVS)

Les 29 septembre et 1er octobre prochain, deux familles vont à nouveau tenter de faire reconnaître le préjudice qu’elles ont subi devant les Commissions d’Indemnisation des Victimes d’Infraction (CIVI) de Bobigny et Paris.

Demain, la CIVI de Bobigny, statuera sur la situation d’un enfant qui a été intoxiqué dans un logement de Pantin où il a atteint une plombémie de 200µg/L. Deux après cette intoxication, alors que la famille ne vit plus dans le logement, l’enfant vit toujours une plombémie supérieur à 100µg/L.

Le 1er octobre, la CIVI de Paris étudiera le cas d’une fillette atteinte à la fois d’un syndrome drépanocytaire majeur et de saturnisme. D’une imprégnation de 50 µg/L en 2006, signalée alors Mission Saturnisme. En mars 2008, l’enfant passe à 400µg/L, dans le même logement du 18e arrondissement de Paris. Puis malgré deux cures de chélation et des travaux dans le logement, en juillet 2008 la plombémie de la fillette atteint 539 µg/L, ce qui confirme que l’environnement dans lequel cette enfant vit au quotidien n’est toujours pas sain.

Ces situations ont abouti logiquement à des intoxications graves, entraînant des conséquences irréversibles sur le développement des enfants intoxiqués.

L’AFVS souhaite que le préjudice infligé à ces familles soit reconnu mais rappelle que rien ne pourra compenser les pertes de chance irréversibles imposées à ces enfants, cette maladie causant des dégâts définitifs aux enfants intoxiqués.

Les audiences auront lieu le mardi 29 septembre à 9h30 au Tribunal de Grande Instance de Bobigny et jeudi 1er octobre 2009 à 13h30, au Palais de justice de Paris.

Evolutions en vue pour la loi Scellier

Source Régane - Le projet de budget 2010 prévoit un aménagement de la Loi Scellier où les logements devront respecter la norme « bâtiments basse consommation » (BBC) pour bénéficier de la totalité de la réduction. Dans le cas contraire, elle sera réduite de 5%. Par exemple un bien acquis en 2010 mais ne respectant pas la norme BBC procurera une réduction de 20% au lieu de 25 actuellement. Cette évolution, évoquée par M. François Scellier, fait partie des propositions de la Fédération des Promoteurs Constructeurs (FPC) dans son communiqué du 22 septembre (texte disponible ici).

Afin de ne pas répéter les erreurs du Robien/Borloo en ne privilégiant que les petites surfaces (2 ou 3 pièces) et laissant invendus les logements familiaux, la FPC propose également la mise en place d’un « Scellier grand logement ». Le plafond y serait porté à 600.000 € mais limité à un investissement tout les 2 ans et exclusif de toute autre réduction Scellier.

28.09.2009

Strasbourg : Votation citoyenne contre la privatisation de La Poste (planning des rencontres prévues)

A ce jour, voici la liste les bureaux de vote avec dates, heures et responsables :

Lundi 28 septembre - 07h00/09h00 - place de la gare - Strasbourg (ATTAC - collectif)

Mercredi 30 septembre  - 18h00/22h00 - centre Bernanos, 30 rue du maréchal Juin - Strasbourg (Parti de Gauche)

Mercredi 30 septembre  - 17h00/20h00 devant Simply Neudorf - angle rue d’Orbey et rue de Ribeauville – Strasbourg (Parti Communiste Français)

Jeudi 1er octobre  - 11h00/14h00 – cantine des chèques postaux – Strasbourg (Sud)

Samedi 03 octobre - 09h00/12h00 - marché de la Marne, croisement boulevard Marne et Anvers - Strasbourg (Parti Communiste Français)

Samedi 03 octobre - 09h00/12h00 - marché du NEUDORF, halle du Neudrf - Strasbourg (Parti Socialiste - section Neudorf)

Samedi 03 octobre - 09h00/12h00 - bureau de poste, 16 rue du 22 novembre - Strasbourg (CGT)

Samedi 03 octobre- 09h00/12h00 - place de la gare - Strasbourg (CGT)

Lieux de votes sur le Campus :

Mardi 29/09 : Palais Universitaire ( responsable du bureau de vote :UEC) : 10h à 14h
Institut Le Bel (Sud-étudiants) : 10h à 13h

Mercredi 30/09 : Patio (UEC) : 10h-14h
Restau' U de l'esplanade (sud-etudiants) : 11h30-13h30
Centre Bernanos -proche du Campus- (PG) : 18h-22H

Jeudi 1/10 : Restau' U Paul Appell ( UEC) : 11h30-13h3

La mairie et l'état poussent les marseillais à l'achat

20 minutes - Transformer des locataires en propriétaires. Deux ans après le lancement du Chèque premier logement (CPL), Marseille souhaite passer à la vitesse supérieure. La ville veut « amplifier » son dis­­positif de CPL, aide financière qui allège les mensualités des crédits pour acheter un logement, neuf ou ancien. De son côté, l'Etat élargit au logement collectif son Pass-foncier, système de prêts permettant de payer en deux temps, d'abord la construction et ensuite le terrain. A priori, la demande pour ce type d'aides devrait être forte. Selon la Fondation Abbé-Pierre, il y aurait dans le département 40 000 demandes de HLM en attente et en Paca, plus de 240 000 ménages mal-logés. Pourtant, ces dispositifs affichent des ambitions modestes : l'Etat a fixé pour l'ensemble de la région un objectif de 2 200 Pass-foncier, tous organismes de crédit confondus.

« Par rapport aux plafonds de prix fixés pour le Pass, les terrains sont rares et chers dans la région », souligne Pierre-Henri Vevaud, directeur commercial au Crédit Foncier Paca-Corse. L'objectif de la Ville est d'atteindre à terme 2 000 bénéficiaires du CPL, alors que 800 chèques seulement ont été signés depuis 2007. « Ce n'est pas la quantité qui compte, estime Arlette Fructus, adjointe (UMP) au logement à la mairie de Marseille. Ce qui est important, c'est la sécurité pour les bénéficiaires et la qualité des logements achetés. » Etat et municipalité misent sur ces aides à l'achat pour créer des « propriétaires-occupants » et libérer des logements sociaux. Pour le moment, on en est loin : selon la Fédération des promoteurs de Provence, 70 % des achats sur les six premiers mois de 2009 ont été réalisés par des personnes déjà propriétaires désirant louer afin de bénéficier de la déduction d'impôt instaurée de 2009 à 2012. W

Informations à la Maison du logement, 76, rue de la République (2e), du lundi au vendredi de 9 h à 13 h (entrée libre) et de 13 h à 17 h (sur rendez-vous au 0810 813 813).

Frédéric Legrand (http://www.20minutes.fr/article/350685/Marseille-La-mairie-et-l-etat-poussent-les-marseillais-a-l-achat.php)

27.09.2009

Pôle emploi : la fusion suspendue dans le Limousin

France Info) - Neuf mois après la fusion entre ANPE-Assedic destinée à faciliter les démarches des demandeurs d’emploi, le Pôle emploi n’en finit pas d’accumuler les difficultés. D’abord le chômage qui repart à la hausse.

L’engorgement au guichet. Les délais qui s’allongent pour avoir rendez-vous avec un conseiller. Des grèves pour dénoncer les conditions de travail. Et maintenant la suspension de cette fusion dans le Limousin par le tribunal de grande instance de Limoges.

La justice a estimé que cette fusion avait été faite sans respecter le code du travail. Elle pourrait donc faire jurisprudence. Le tribunal de grande instance de Limoges saisi en référé par les syndicats de Pôle emploi a donc suspendu la fusion ANPE-ASSEDIC en Limousin.

La justice a en effet estimé que la création des sites de Pôle emploi s’est faite sans que les représentants du personnel aient été véritablement consultés.

http://www.france-info.com/spip.php?article348174&the...

Ajaccio : Après l'incendie de l'ancien collège les SDF de retour au Finosello

Source Corse Matin - Une colère sourde, aussi froide que la nuit a été brûlante, suffocante. Hier après-midi, alors qu'ils faisaient le pied de grue devant les grilles de la préfecture d'Ajaccio, les SDF ayant réchappé la veille au brasier de l'ancien collège du Finosello à Ajaccio avaient à peine la force de manifester leur colère. Même lorsque les services de la préfecture de région et de la mairie se sont renvoyés la balle pour savoir qui devait se charger de leur relogement la nuit dernière.

Le spectaculaire incendie du squat du « Fino », vendredi soir, reste pour l'heure inexpliqué. Il n'aura fallu que quelques minutes pour que les flammes réduisent en cendre une partie des 2e et 3e étages de ce bâtiment désaffecté, qui abritait depuis le mois d'avril des SDF réunis au sein du collectif I Fratelli di a strada. Signalé vers 21 heures, le sinistre a mobilisé la totalité des pompiers d'Ajaccio. Une trentaine de personnes occupait alors les lieux. Après une heure et demi de lutte, l'incendie était fixé et, surtout, en fin de soirée, le spectre d'une victime piégée par le feu était écarté.

« Des gens qui cherchaient l'embrouille »

Passé le soulagement, plusieurs « locataires » estimaient dès vendredi soir que le sinistre était d'origine criminel. « Je regardais le match Ajaccio-Tours à la télévision. Lorsque le feu s'est déclaré, j'ai juste eu le temps de prendre le minimum avec moi et de m'enfuir, raconte Denis, 50 ans. Dix minutes avant, il y avait eu des éclats de voix devant le bâtiment. Des gens qui cherchaient l'embrouille... Ils ont dû balancer des cocktails Molotov ou quelque chose comme ça. » Cédric, qui vivait au 3e étage, a lui aussi entendu du bruit, puis il y a eu « comme une explosion. J'ai penché la tête par la fenêtre. A l'étage du dessous, il y avait déjà des flammes. »

S'il semble que, dans le quartier, des habitants se plaignaient régulièrement de la présence de ce squat dans l'enceinte de l'ancien collège du Finosello, la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) n'a enregistré aucune plainte officielle. Et ne privilégie surtout aucune piste, car la cause accidentelle s'avère d'autant plus plausible que certains sans domicile fixe possédaient des réchauds et divers équipements électriques.

Hier, alors que les pompiers maintenaient une surveillance étroite du site, les hommes de la DDSP, accompagnés par leurs collègues de l'Identité judiciaire, ont inspecté les lieux. Des prélèvements ont été effectués et doivent être analysés dans les prochains jours. Mais, aucun élément permettant d'accréditer la piste criminelle n'a pour le moment été découvert dans les décombres.

« Nous travaillons pour le moment sur deux témoignages accréditant une origine volontaire extérieure, sans exclure pour autant la cause accidentelle », confirmait hier le substitut du procureur d'Ajaccio, Valérie Tavernier.

Un nouveau squat

Reste que la situation de la trentaine de SDF qui s'était réfugiée au Finosello est loin d'être réglée. Après avoir pu récupérer dans l'après-midi leurs affaires encore intactes, abandonnées au cours de la fuite, l'accès du bâtiment leur a été interdit pour raisons de sécurité. La mairie d'Ajaccio a d'ailleurs pris un arrêté dans ce sens et des CRS ont été placés en faction devant l'entrée pour éviter toute nouvelle intrusion.

Après avoir espéré que les services municipaux ou de l'Etat seraient en mesure de leur proposer une solution de relogement provisoire pour la nuit dernière, les SDF d'I Fratelli di a strada et la poignée de bénévoles qui les assiste ont pris dès hier le taureau par les cornes. En l'absence de réponse des autorités (voir par ailleurs), le groupe a investi un autre bâtiment désaffecté, situé à proximité du premier. En fin de journée, ils étaient parvenus à y rétablir l'eau et se préparaient à y installer leur campement de fortune.

« Ces gens, dont la plupart travaillent, ne demandent qu'une chose : un petit toit pour vivre décemment et repartir du bon pied, soulignait hier Angelina, de l'association A Rinascita. Mais, personne ne veut les entendre ! »

A 18 heures, les pompiers considéraient le feu définitivement éteint, après quelques reprises sporadiques dans la journée. De ce côté-là, au moins, la page était tournée...

Sébastien Pisani

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Plus fort que la pétition "Non à Edvige" : la pétition en ligne sur les SERVICES PUBLICS de Vauzelle (PS)

Pétition pour une charte constitutionnelle
des services publics
La pétition "Non à Edvige" (initiée par le Collectif "Pas touche au Livret A")  avait rassemblé 220 989 signatures en ligne (avec le soutien, il est vrai de plus de 1 200 organisations syndicales, associatives et politiques).
Ce record pour une pétition en ligne est déjà pulvérisé par la pétition, lancée par Michel Vauzelle (PS) le 15 avril, pour une charte constitutionnelle des services publics (qui totalise ce matin 286 656 signatures).
Ci-dessous :
- dépêche AFP d'avril 2009 annonçant le lancement de la pétition en ligne

- projet de charte
Pétition de Vauzelle (PS) pour une charte constitutionnelle des services publics

(AFP) – 20 avr. 2009

MARSEILLE (AFP) — Le président de la région Provence-Alpes-Côte-d'Azur, Michel Vauzelle (PS), a lancé une pétition en ligne demandant l'inscription dans la Constitution d'une charte des services publics garantissant "le droit pour tous à des services publics de qualité et de proximité".

Cette pétition, accessible depuis le 15 avril sur le site www.referendum-servicespublics.fr, affirme qu'on "ne peut pas affaiblir les services publics sans affecter gravement la République elle-même, comme le font actuellement le président de la République et le gouvernement".

En effet, selon M. Vauzelle, les services publics sont non seulement "un avantage pour notre pays dans la compétition internationale" mais aussi "un instrument irremplaçable de protection des citoyens, qui garantit les principes d'égalité et de solidarité nationales". "Ils sont au coeur des valeurs et de la devise républicaines", assure-t-il.

Le député des Bouches-du-Rhône juge donc "plus que jamais nécessaire" de les défendre "en inscrivant dans notre Constitution une charte des services publics qui proclame solennellement l'attachement du peuple français à ces principes essentiels de la République".

M. Vauzelle a indiqué, dans une tribune publiée par Libération, qu'il déposerait "une proposition de loi constitutionnelle" pour modifier en ce sens l'article 11 de la Constitution, précisant que celle-ci pourrait faire l'objet d'un référendum à l'initiative d'un cinquième des membres du Parlement, soutenu par un dixième des électeurs inscrits sur les listes électorales".

Sur Internet :

La Charte des services publics

Proposition pour inscrire les services publics dans la Constitution

« Le peuple français,
« Considérant,
« Que la conception et la mise en œuvre des services publics constituent une réalisation essentielle de la République française ;
« Que la contribution des services publics aux principes des Droits de l’homme et de la souveraineté nationale est constitutive des valeurs de la République ;
« Que les services publics sont le moyen de la réalisation de la devise républicaine de liberté, d’égalité et de fraternité ;
« Que parmi les intérêts fondamentaux de la Nation figure la notion de solidarité nationale, garantie notamment par l’existence des services publics ;
« Que le fonctionnement efficace des services publics doit donc être assuré fidèlement selon les principes de continuité du service, d’égalité d’accès pour tous les citoyens, de neutralité et de distribution équitable sur l’ensemble du territoire national ;
« Que les services publics dans leur contenu doivent garantir les conditions de l’égalité républicaine dans les domaines vitaux pour tous les individus, en ce qui concerne l’accès à l’éducation, à la formation et à l’enseignement supérieur, à un système de santé de haute qualité sans discrimination de revenu ou de patrimoine, à un emploi et à un système de solidarité nationale assurant un niveau de vie compatible avec la dignité humaine, à un développement dynamique et solidaire de l’économie nationale, à la sécurité et à la justice indépendante dans la proximité, à l’information libre et aux moyens de communication physiques et numériques, à la capacité de déplacement sur l’ensemble du territoire national par des transports fiables et accessibles, à l’accès à l’eau et à l’énergie, à un aménagement responsable et durable des territoires et de l’environnement, à des collectivités territoriales assurant une démocratie de proximité et pleinement responsables et autonomes, à une culture libre dans sa création et accessible à tous dans sa diffusion, à l’accès aux pratiques sportives ;
« Proclame :
« Art. 1er –  Les services publics participent pleinement des principes et valeurs que le peuple reconnaît dans la République.

« Art. 2 – Toute personne a le droit d’avoir accès aux services publics.

« Art. 3 – Il revient à l’Etat d’assurer la mise à disposition pour tous les citoyens de services publics de qualité, et dans l’hypothèse de services publics transférés aux collectivités locales, d’assurer à ces dernières les ressources correspondant à l’exercice effectif de ces services et à leurs évolutions.

« Art. 4 – Les principes essentiels des services publics reposent sur l’égal accès de tous les citoyens, l’égal accès sur l’ensemble du territoire, la continuité et la neutralité du service.

« Art. 5 – La République française reconnaît et garantit les services publics de l’éducation nationale, de la formation, et de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la santé et de l’hôpital, de la sécurité sociale, de l’emploi, de l’accompagnement économique et industriel, de la police, de la justice, de l’information et de l’accès aux moyens de communication physiques et numériques, de l’aménagement des territoires, de l’eau et de l’énergie, de la protection de l’environnement, des transports, de la démocratie de proximité assurée par les collectivités territoriales, de la création et la diffusion artistiques et culturelles, de la pratique des activités sportives..

« Art. 6 – Le Gouvernement met en œuvre les politiques de son choix, dans le respect de la souveraineté nationale et de la charge des missions de service public qui lui sont confiées.

« Art. 7 – La France s’inspire de son modèle républicain de services publics dans son action à vocation internationale et européenne. »

Soutenu par le MEDEF, le gouvernement veut réformer le mouvement consumériste + Communiqué CNL + Le poste de représentant des consommateurs au CA d'EDF devrait disparaître + Le pillage continue à la CDC

Ce texte comprend : Associations de consommateurs, la liste complète et 5 documents à télécharger

1) Rapport remis au gouvernement sur la réforme du mouvement consumériste (NB : selon ce rapport la composition du Conseil national de la Consommation - CNC - serait revue, ne devrait plus y figurer L’ADEIC, l’ALLDC, l’ASSECO-CFDT, la CNAFAL, la CNAFC, et l’UNAF - le rapport met en cause leur représentativité - et la FNAUT, la CGL et la CNL - le rapport estime qu'elles sont "spécialisées" et elles n'auraient plus le droit que d'être associées au CNC au sein de "groupes de travail").

2) La position du MEDEF - il est écrit en toutes lettres : " Cette réforme ne doit pas être conduite dans le seul intérêt des consommateurs mais de l’ensemble des parties prenantes et notamment des entreprises. "

3) Le communiqué de la CNL suite à sa rencontre avec le Secrétaire d'État à la consommation

4) AFP : Le poste de représentant des consommateurs au CA d'EDF devrait disparaître

5) Le pillage continue à la Caisse des dépôts (Bulletin SNUP-FSU-CDC)
Article extrait du site : "Consommer durable"
Hervé Novelli veut remettre à plat les organisations et institutions consuméristes

Le Monde – (19/09) - Les associations de consommateurs appelées à se regrouper ou à disparaître ?
Des Assises de la consommation se tiendront à Bercy le 26 octobre prochain


Renforcer le contre-pouvoir des associations de consommateurs en réduisant le nombre, c’est l’une des deux priorités d’Hervé Novelli, secrétaire d’Etat à la consommation. Interrogé par le quotidien Le Monde, Hervé Novelli entend clarifier le "paysage un peu brouillé" des associations de consommateurs. "Il y a en France dix-sept associations de défense des consommateurs, contre deux ou trois en moyenne dans les autres pays européens, indique encore Hervé Novelli. Il faut s’interroger sur la nature de ce paysage, émietté. N’est-il pas source de confusion ?" Le Secrétaire d’Etat reçoit lundi le CNC (Conseil National de la Consommation) pour discuter des modalités et de l’organisation des Assises prévues fin octobre.

* Les faits
* Les associations s’interrogent sur les intentions d’Hervé Novelli
* Associations de consommateurs : la liste complète

Les faits

Dixit Le Monde du 11 septembre dernier : Arguant que cette multitude d’organisations "nuit à l’émergence d’un courant structuré de défense des consommateurs", le secrétaire d’Etat propose d’orchestrer et de stimuler le regroupement des associations, mais aussi des institutions publiques. Les instances telles le Conseil national de la consommation (CNC), l’Institut national de la consommation (INC) ou la Commission de sécurité des consommateurs (CSC) pourraient ainsi être "restructurées".

Du côté des associations, la réforme sera délicate à négocier. Si les plus grosses organisations seraient déjà séduites par un projet qui pourrait asseoir leur influence, les plus petites seront sans doute difficiles à convaincre. Pour éviter les levées de boucliers, le secrétaire d’Etat collectera les suggestions des différents acteurs lors d’Assises de la consommation organisées le 26 octobre.

Mais Bercy plancherait déjà sur une idée : supprimer les subventions aux établissements jugés les moins pertinents. "Dans une économie de marché il faut des contre-pouvoirs structurés, explique M. Novelli, il est important d’avoir des représentants des consommateurs puissants et responsables."

Des Assises de la consommation

"Les Assises de la consommation seront l’occasion de remettre à plat les organisations et institutions consuméristes", a indiqué Hervé Novelli à l’AFP, confirmant les informations du Monde. "Cela donnera lieu à une remise à plat et à des orientations pour clarifier le paysage institutionnel et aussi faire émerger dans notre pays un véritable mouvement consumériste, à la fois représentatif et responsable", a-t-il indiqué à l’AFP. "Loin de moi l’idée de forcer au regroupement", a-t-il dit à l’AFP. Mais il confirme : "l’Etat peut inciter, l’Etat peut privilégier des associations en fonction de leur nombre d’adhérents, en fonction de leur activité sur le terrain en faveur de la protection du consommateur". "Les institutions des pouvoirs publics" comme l’Institut national de la consommation "doivent elles aussi être examinées car elles sont nombreuses et on peut se demander s’il n’y a pas lieu aujourd’hui de réfléchir à des institutions plus simples", a-t-il ajouté. A la question de savoir si une telle simplification aurait un impact sur l’emploi, il a jugé qu’il était "trop tôt pour le dire puisque les assises sont faites justement pour mettre les choses à plat".

Les associations s’interrogent sur les intentions d’Hervé Novelli

L’Union fédérale des consommateurs (UFC-Que choisir) assure qu’elle était informée dès le mois de juin des intentions du secrétaire d’Etat à la consommation. Mais de nombreuses associations se disent étonnées par la méthode de communication. « Nous n’étions au courant de rien, précise, par exemple, la Confédération syndicale des familles (CSF). C’est une façon de faire un peu brutale. Cela dit, des assises sont une bonne chose sur le principe : on pourra parler du fond. »

« On a l’impression que la concertation va commencer sur des décisions déjà prises », regrette l’Association de défense, d’éducation et d’information du consommateur (Adéic). L’Organisation générale des consommateurs (Orgéco) se demande si ce sera « une série de tables rondes ou un colloque directif ». Beaucoup d’associations croient que le « rapport Laurent », publié en mai dernier, servira de point de départ – quoi qu’elles pensent d’ailleurs de ce document. La conseillère d’Etat Dominique Laurent y suggérait notamment de réduire le nombre de sièges au Conseil national de la consommation (CNC) et de modifier les critères d’agrément des organisations.

Le débat se déplace rapidement sur un autre terrain, celui de la conception du consumérisme. « Nous n’acceptons pas que le gouvernement casse le système actuel pour en faire naître un autre “à l’américaine”, avec des associations qui interviendraient au nom des consommateurs et pas avec eux, précise la Confédération générale du logement (CGL). Il n’est jamais question des gens qu’on défend. » A l’inverse, l’UFC-Que choisir croit que « l’intérêt du mouvement » réside dans des « associations fortes ayant une voix forte face aux professionnels ». La Confédération nationale des associations familiales catholiques (CNAFC) défend plutôt « la prévention par la médiation et les valeurs portées par la pluralité du mouvement ». Les divergences de vues sont donc toujours profondes, constate l’INC. Le 21 septembre, Hervé Novelli réunit le CNC pour détailler les objectifs et l’organisation des assises. A suivre donc...

Associations de consommateurs : la liste complète

Ci-dessous, la liste des associations de consommateurs agréées en France. Elles disposent d’antennes locales qui reçoivent les demandes d’informations et fournissent une aide juridique en cas de litige. Au total, 4 000 antennes sont en mesure de vous accueillir.

Les associations de consommateurs agréées

- CLCV, Confédération de la consommation, du logement et du cadre de vie : 17 rue Monsieur 75007 Paris - Tel. 01 56 54 32 10 - Site Internet : www.clcv.org

- UFC-Que Choisir, Union fédérale des consommateurs-Que Choisir : 11 rue Guénot 75555 Paris cedex 11 - Tel. 01 43 48 55 48 - Site Internet : www.ufc-quechoisir.org

- AEIDC, association de défense, d’éducation et d’information du consommateur : 3 rue la Rochefoucault 75009 Paris - Tel. 01 44 53 73 93 - Site Internet : www.adeic.asso.fr

- AFOC, association Force Ouvrière Consommateur : 141 avenue du Maine 75014 Paris - Tel. 01 40 52 85 85 - Site Internet : http://www.afoc.net/

- ALLDC, association Léo-Lagrange pour la défense des consommateurs : 153, avenue Jean-Lolive 93695 Pantin cedex - Tel. 01 48 10 65 82 - Site Internet : www.leolagrange-conso.org

- ASSECO-CFDT, association études et consommation : 4, boulevard de la Villette 75019 Paris - Tel. 01 42 03 82 53 - Site Internet : http://www.cfdt.fr

- CGL, confédération nationale du logement : 6-8, villa Gagliardini 75020 Paris - Tel. 01 40 31 90 22

- CNAFAL, Conseil national des associations familiales laïques : 108, avenue Ledru-Rollin 75011 Paris - Tel. 01 47 00 02 40 - Site Internet : http://www.cnafal.com/

- CNAFC, Confédération nationale des associations familiales catholiques : 28, place Saint-Georges 75009 Paris - Tel. 01 48 78 81 61 - Site Internet : www.afc-france.org

- CNL, Confédération nationale du logement : 8 rue Mériel BP 119 93104 Montreuil cedex - Tel. 01 48 57 04 64 - Site Internet : www.lacnl.com

- CSF, confédération syndicale des familles : 53, rue Riquet 75019 Paris - Tel. 01 44 89 86 80 - Site Internet : www.csfriquet.org

- Familles de France : 28, place Saint-Georges 75009 Paris - Tel. 01 44 53 45 90 - Site Internet : http://www.familles-de-france.org

- Familles rurales : 7, cité d’Antin 75009 Paris - Tel. 01 44 91 88 88 - Site Internet : www.famillesrurales.org

- FNAUT, Fédération nationale des associations d’usagers des transports : 32, rue Raymond Losserand 75014 Paris - Tel. 01 43 35 02 83 - Site Internet : http://www.fnaut.asso.fr

- Indecosa-CGT : 263, rue de Paris 93516 Montreuil cedex - Tel. 01 48 51 55 03 - Site Internet : http://www.indecosa.cgt.fr

- ORGECO, organisation générale des consommateurs : 64 Avenue Pierre Grenier 92100 Boulogne-Billancourt - Tel : 01 46 08 60 60 - Site internet : www.orgeco.net

- UFCS, Union féminine civique et sociale : 6, rue Béranger 75003 Paris - Tel. 01 44 54 50 54 - Site Internet : www.ufcs.org

- UNAF, Union nationale des associations familiales : 28, place Saint-Georges 75009 Paris - Tel. 01 49 95 36 00 - Site Internet : www.unaf.fr

Organisme public au service des associations agréées

- INC, Institut national de la consommation : 80, rue Lecourbe 75015 Paris - Tel. 01 45 66 20 20 - Site Internet : www.inc60.fr - www.conso.net

Quelques autres associations

- ACDL, Association des comités de défense des locataires : 11 rue Bellefond 75009 Paris - Tel. 01 48 74 94 84

- ADV, Association de voyageurs : 13 rue Niepce 75014 Paris - Tel. 01 56 54 32 10

- AFUB, association des usagers bancaires 5, place Auguste Métivier 75 020 Paris - Tel. 01 43 66 33 37 - Site Internet : www.afub.org

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L'IGF A LA CDC, le pillage continue

26.09.2009

Collectif Morts de la rue : au moins 215 SDF décédés depuis début 2009

L'ALSACE - Au moins 215 SDF sont morts en France depuis le 1er janvier 2009, dont dix au cours de la semaine du 21 septembre, a annoncé aujourd'hui le collectif Morts de la rue.

«Nous avons appris, cette semaine, les décès de dix personnes SDF», a ajouté le collectif dans un communiqué.

«Depuis le début de l'année, nous avons appris 215 décès», a-t-il précisé, soulignant que cette liste n'était «pas exhaustive» : «Il s'agit de décès que nous apprenons souvent par hasard», a-t-il expliqué, en appelant les citoyens à lui faire parvenir tout décès qu'ils apprendraient.

Le collectif prévoit d'«honorer ces morts», et d'agir ainsi «aussi pour les vivants», lors d'un rassemblement le 25 novembre place du palais Royal à Paris.

Parmi les 215 SDF décédés depuis début 2009, le collectif rapporte le cas de Georghe, un Rom de 39 ans mort en février à l'hôpital, ou celui d'un homme de 72 ans non identifié décédé le 22 septembre à Annecy «à l'entrée d'un parking», après avoir vécu «plusieurs années à la rue».

En 2008, le collectif avait dénombré les décès d'au moins 337 SDF, soit près d'un par jour.

Il recense les décès des personnes effectivement mortes dans la rue, mais aussi des conséquences d'une vie «à la rue» : «Nous considérons qu'un SDF qui prend une chambre d'hôtel un soir et y décède meurt de la rue», a expliqué à l'AFP Cécile Rocca, coordinatrice du collectif.

09:26 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans abri, morts de la rue, strasbourg | | |  Facebook

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