14.07.2009

Face à la crise, la CPAM de L'Ain propose des aides supplémentaires

La crise économique actuelle frappe d'abord les petits revenus et la Caisse primaire d'assurance-maladie a décidé d'aider ces personnes confrontées à des difficultés pour accéder aux soins.

En avril, face à cette situation et à la recrudescence de demandes d'aides des assurés, proche de 15 % pour le seul premier trimestre, Michel Morel, le président du conseil de la caisse, pour boucler l'année, intervenait auprès de la caisse nationale pour obtenir une rallonge. Une rallonge obtenue, qui permettait de passer le budget initial de 733 000 euros à 853 507 euros. Ces crédits seront alloués en priorité à une participation plus importante dans des domaines sensibles. Comme la réinsertion à domicile des handicapés, la prise en charge d'heures d'aides ménagères, l'aide aux déplacements en épaulant, par exemple, un investissement pour équiper la voiture d'un handicapé, l'aide à la réalisation des prothèses dentaires ou l'acquisition de lunettes.

Mais la Caisse primaire de l'Ain veut surtout insister sur une autre aide qu'elle propose. « 8 % des assurés ne possèdent pas une couverture complémentaire. Ce sont beaucoup de jeunes ou de précaires. Or, sans mutuelle, l'accès aux soins devient souvent impossible » explique Michel Morel, le président du conseil de la CPAM. Pour permettre cet accès à une complémentaire, la caisse a donc décidé de proposer une aide supplémentaire qui peut évoluer entre 50 % et 75 % de son coût.

Les assurés pouvant obtenir ces aides sont ciblés. Des « travailleurs pauvres », qui dépassent le seuil de la CMU, mais qui gagnent peu. « Des personnes qui touchent 2 000 euros ne sont pas concernées, mais on peut estimer que sur les 420 000 personnes que nous suivons, 4 000 peuvent y prétendre » explique Daniel Petit.

Rien n'est automatique pour obtenir ces aides et le prétendant doit faire ses démarches. « Le mieux pour lui est d'anticiper, de demander plusieurs devis, par exemple, à un prothésiste. Ensuite, la commission qui se réunira fera le choix, cela pourra aller assez vite… »

Si tous les dossiers ne sont pas acceptés, avec en 2008, 1 100 refusés pour 3 200 demandes, ces refus sont pour la plupart expliqués par un dossier mal monté, avec en particulier la non-communication des revenus.

« L'essentiel, c'est une bonne prise en charge, mais rien ne doit être systématique » continu Daniel Petit.

Après cette rallonge, qui permet des aides au-delà du dispositif légal pour permettre ces orientations, la CPAM n'exclut d'ailleurs pas de redemander des moyens supplémentaires.

« Si c'est nécessaire, on ne se gênera pas pour refaire une demande » assure Michel Morel.

Olivier Leroy pour le Progrès de Lyon

Trackbacks

Voici l'URL pour faire un trackback sur cette note : http://sdfalsace.blogspirit.com/trackback/1794652

Écrire un commentaire