31.12.2008

Fillon demande qu'aucune demande d'hébergement ne soit refusée. L'aveu des refus par manque de places

Compte tenu des températures froides, le Premier ministre, François Fillon, a demandé hier aux ministres concernés de faire en sorte qu'aucune demande d'hébergement de SDF ne soit refusée, spécialement mercredi soir, lors du réveillon.

« Cela se traduit par un renforcement des équipes mobiles de «maraudes» et par une augmentation de 10.714 places par rapport aux 99.600 déjà ouvertes et par l'ouverture de lieux d'accueil 24 heures sur 24 », a souligné Matignon.

Le gouvernement et Christine Boutin ne cessent de sortir d'énormes mensonges. La com de Fillon est l'aveu qu'en temps normal, les refus d'hébergement sont nombreux. Il suffit de relire l'enquête solen que le collectif a largement diffusée, pour savoir que la moitié des demandes d'hébergement ne sont pas satisfaites et que dans 73% des demandes c'est par le manque de places disponibles. Ces refus portent sur 111 600 demandes de places.
Gymnases, dortoirs, casernes ne pallient même pas au manque réel de places en France. Et ces dortoirs infâmes ne sont ouverts que quelques mois dans l'année, alors qu'un sans-abri meurt chaque jour en France.

PLAN FROID : PUB SUR LE BAS-RHIN ET MENSONGES

On peut lire dans la presse très très locale que si 34 départements viennent d'activer le plan grand froid, le Bas-Rhin a lui anticipé depuis le 19 décembre avec une étape intermédiaire, celle du « temps froid ».

Ben oui, la modestie ici n'a pas de mise ! Remplir ses obligations, accomplir son travail, mettre des gens à l'abri comme l'exige la loi, 10 jours avant les autres, c'est anticiper, vu qu'ailleurs en france ça glande un maximum, ça mérite sa pub.

Ensuite la pub explique que ce dispositif permet une ouverture progressive de 125 places supplémentaires. Progressive c'est au compte goutte quoi, histoire de maîtriser l'anticipation. Evidemment, collant à la communication devenue nationale, ce journal précise que 50% de ces places sont vacantes à ce jour, soit 62,5 places.

Zut le papelard oublie de rappeler que sur ces 125 places un bon tiers c'est de la chaise (42 chaises) ... Donc 62 places libres moins 42 chaises... Putain 20 places de plus pour un département ? Et bizare, c'est un peu plus loin qu'on peut lire que deux lieux « d'accueil jour » prolongent leur ouverture la nuit; avec les fameuses chaises mais ça le plubiciste ne le précise pas !

Et tiens c'est marrant on apprend que ces deux lieux sont ouverts la nuit uniquement pour permettrent une mise à l'abri des personnes ne souhaitant pas être hébergées !

On est vraiment qu'une bande de pignoufs au Collectif ; mea cul bas et tête haute

Dire qu'on a soupconné tous ces gentils acteurs de l'action sociale (ville et ddass) de remplacer en partie les 100 places perdues cette année en ne proposant que de la chaise, alors qu'en fait la DDASS paye un 4 pièces au président d'une asso de sdf et la ville a offert des algécos qui abritent 15 sdf (au lieu des 50 prévus au départ de ce projet) ; soit 16 places de plus. whouaaaaaaaa

Ha la la, faut dire aussi que nous on préfère lire la feuille de chou, et avec des lectures comme ça, c'est sur que ça ne nous arrange pas !

Donc on en était ou, ha oui :  - 100 + 16 + 62 restent 22 places manquantes + 42 chaises ha oui y'a 20 chaises en rabe ! Sauf que les expulsions ont bien marché et que y'a des emplois qu'ont plus marché et que y'a des gens dans des coins planqués, et des "campeurs" et des "caravaniers" et tout et tout...

• Le Collectif SDF Alsace a largement diffusé L'enquête SOLEN, sans oublier la presse locale ... MAIS NI LE GOUVERNEMENT, NI NOS PETITS POUVOIRS LOCAUX NE SOUHAITENT LA DIFFUSION DE CES CHIFFRES.

DANS LE BAS-RHIN LES REFUS D'HEBERGEMENT REPRESENTENT 95 % DES DEMANDES. CES REFUS SONT FAITS PAR MANQUE DE PLACES, ET REPRESENTENT 7585 DEMANDES !

Des jamais contents, des médisants, voilà ce qu'on est ! ET ON LE PROUVE en revenant sur la commission de prévention des expulsions qu'une certaine association veut créer avec LE monsieur logement de la cus AVEC UNE CITATION "quand on ne veut pas régler un problème on créé une commission" ! Et tous ces gens là pourront commissionner tranquillement le cul sur une chaise; justement on en a en rabe.

Allez vivement l'année prochaine : elle sera pire et nous aussi

Rencontre

Hier, j'ai rencontré un vieil homme, encore un, qui attendait l'ouverture d'un centre commercial pour se réchauffer après une nuit vraiment glaciale. Tout son corps était raidi par le froid.

"Non, non, ça suffit, je refuse les hébergements" a t-il dit ". "On m'a envoyé au Fritzkiner et aux Remparts, je n'ai jamais été aussi mal accueilli quelque part, c'était humiliant"... "Et pour pas grand chose au final, un petit lit inconfortable enveloppé de plastique, et tous ces gens, tout ce bruit, je n'ai pas fermé l'oeil" ... "Alors pourquoi j'irai dans une salle de sport ou une caserne parqué, mis dans un coin comme un paquet"...

"A la mairie on ne m'a m'a pas du tout aidé, au contraire même, c'est comme si ils m'avaient donné le coup de pied au cul qui m'éjectait dé - fi - ni - ti - ve - ment" ... "bailleur, politiques, associations tout ça c'est bonnet blanc et blanc bonnet".

"Je refuse d'être mélangé aux autres, surtout aux jeunes"... "Je ne suis pas un clodo" a t-il ajouté dans un souffle.

Il a travaillé toute sa vie, sa retraite ne lui permettait plus de payer le loyer; il a été expulsé juste avant la trêve hivernale pour 1200 euros de dette.

manifestation du droit au logement toulouse (Dal) pour samedi 3 janvier 14h place du capitole

Trouver et garder un logement est déjà difficile et va devenir de plus en plus dur dans les circonstances économiques actuelles. C'est pourquoi je vous transmets cet appel à manifestation du droit au logement toulouse (Dal) pour

samedi 3 janvier 14h place du capitole

Nous avons absolument besoin de monde pour faire pression sur les élus, alors si vous sentez concerné par  la cause du logement merci de diffuser ce message ...

DAL Toulouse : http://www.daltoulouse.org/

Les pieds sur terre - France-Culture avec Augustin Legrand

émission du mardi 30 décembre 2008 - 30 minutes

Promenade dans les rues de Paris avec Augustin Legrand, fondateur des Enfants de Don Quichotte, à la rencontre de sans abris et de mal logés : l'occasion d'un bilan de l'action associative et de son engagement personnel, entre militantisme et combat sacrificiel.

Un reportage d'Amaury Chardeau
Réalisation : Jean-Christophe Francis

http://www.radiofrance.fr/chaines/france-culture2/emissions/pieds/

Pour écouter : http://www.tv-radio.com/ondemand/france_culture/PIEDS/PIEDS20081230.ram

L'Elysée s'accorde encore une augmentation de budget de 9,2 millions d'euros

Par rapport à 2007, le budget de l'Élysée est augmenté. Et pas qu'un peu, puisque la loi de finances prévoyait initialement d'allouer 32 millions d'euros à l'Elysée, comme en 2007, mais c'est finalement 100 millions d'euros qui furent accordés, soit 3 fois plus.

Un "scandale" qui n'empêche pas l'élysée de s'offrir une petite prime de fin d'année de 9,2 millions d'euros supplémentaires.

Au final, le budget prévisionnel de l'Elysée pour 2008 est donc encore majoré de 9,1%, selon le député René Dosière.

Et c'est par un décret (2008-1317) daté du 12 décembre 2008, que se fait le tour de passe-passe "des crédits d'un montant de 9 200 000 € en autorisations d'engagement et en crédits de paiement" sont annulés sur les budgets de la Défense (5 300 000 €) et de la Sécurité (3 900 000 €). Ce transfert de fric est signé par Eric Woerth et François Fillon.

Dans un communiqué, le député René Dosière déclare que "l'Elysée n'a pas utilisé la procédure transparente de la loi de finances rectificative". Il ajoute avec une belle ironie, que si cette décision n'a pas été reprise dans l'édition papier du Journal Officiel, c'est certainement "par respect du Grenelle de l'environnement et de la lutte contre la déforestation".

René Dosière dans son rapport paru en octobre "À l'Elysée, on ne connait pas la crise" avait largement soulevé cette question, en vain ...

Et l'Elysée n'en est pas à sa première entourloupe budgétaire puisque déjà fin octobre, Nicolas Sarkozy récupérait la "cagnotte" des ministres du Budget et de l'Intérieur qui servait à "arrondir les angles" avec les parlementaires et les élus locaux. Le montant de ces "crédits spéciaux" représentait une vingtaine de millions d'euros.

30.12.2008

Angoulème : le maire PS sur la lancée de son prédécesseur UMP légifère contre les nuisances dues aux plus démunies avec un arrêté anti-pauvres

Un arrêté anti-pauvres : article de Bakounine dont on vous conseillait le blog revoltes.net la semaine dernière. MERDE ! Mettez ce putain de blog en signet !


 

Découverte d’un arrêté anti-pauvres. Cet arrêté réglemente la présence des "SDF" dans les rues du centre-ville d’Angoulême.

Angoulême n’est pas une ville bien riche. Les ouvriers ou employés, ceux qui le sont encore, sont vernis à côté de leurs voisins qui ont perdu leur emploi dans la forte désindustrialisation subie ces dernières décennies. Petits salaires, chômage, précarité et RMI sont des points forts de l’économie locale. Le Conseil général de la Charente a été l’un des premiers en France à expérimenter le RSA bien avant que ce nouveau machin ne se fasse connaître. Le Conseil général de la Charente est proche de la cessation de paiement notamment en raison des montants versés au titre du RMI/RSA d’une part, et d’autre part de l’APA aux nombreux vieillards désargentés qui peuplent le département.

Et c’est dans ce biotope de pauvres que le maire légifère contre les nuisances dues aux plus pauvres ! As-tu entendu parler d’un arrêté qui réglementerait la présence des personnes soumises à l’ISF dans les rues du centre-ville de Neuilly ? La présence massive de sacs Vuitton devient insupportable et les riverains se plaignent des nuisances olfactives occasionnées par l’excessive concentration de Chanel N°5. Sans compter la prolifération des diamants, matière inflammable, qui augmente dangereusement les risques d’incendie.

Le quotidien "Charente libre" nous apprend que le texte de Philippe Lavaud, maire (socialiste), « reprend point par point celui que son prédécesseur UMP Philippe Mottet avait l’habitude de signer chaque début d’été depuis 2000. » On laisse à d’autres le soin de dire tout le mal que l’on pense de cette continuité politique.

Wikipédia nous apprend que monsieur Philippe Lavaud est « Vice-président de la commission [...] de l’Économie sociale et solidaire, [...] du Dialogue social du Conseil régional de Poitou-Charentes » (on peut rire si ça soulage). Les pauvres d’Angoulême ont bien de la chance ! Tu imagines ce qu’ils vivraient si leur maire n’était pas pétri d’un idéal social et solidaire axé sur le dialogue du même métal ?

Au XXe siècle les socialistes ont eu un Jaurès dont les discours sont restés dans les mémoires. Eh bien lisons maintenant un socialiste moderne et rénovateur du XXIe siècle :

« Sont interdites toutes occupations abusives et prolongées des rues, accompagnées ou non de sollicitations ou quêtes à l’égard des passants, lorsqu’elles sont de nature à entraver la libre circulation des personnes ou bien de porter atteinte à la tranquillité et au bon ordre public. Est en outre interdite la station assise ou allongée lorsqu’elle constitue une entrave à la circulation. Enfin, la consommation de toute boisson alcoolisée est également prohibée, en dehors des cafés et restaurants ».

« Le regroupement des chiens même tenus en laisse et accompagnés de leurs maîtres est interdit. Le non-respect de cette disposition entraînera l’intervention de la fourrière canine aux frais des contrevenants ».

"Charente libre" observe que le texte, appliqué à la lettre, « risquerait de causer de gros ennuis aux SDF. » C’est bien de l’écrire mais c’est une analyse un peu limitée.

Prenons le paragraphe sur les chiens pour illustrer notre propos. Imagine que les maîtres des chiens "regroupés" sont Madame Jeanine, la veuve du pharmacien, qui tire trois roquets criards. Monsieur Gaston et ses deux caniches qui puent. Et puis Mademoiselle Fernande, l’ancienne institutrice au grand cœur, chez qui cinq chiens plus ou moins bâtards ont trouvé refuge. Tu crois que la police va faire intervenir la fourrière lors de leur (longue) discussion dans la rue au sujet du temps qui n’est plus de saison que la pauvre Madame Isabelle en est encore au lit avec la bronchite ? Même si les chiens sont d’humeur follement aboyeuse ? Même si le trois-quart berger allemand de Mademoiselle Fernande souhaite bouffer les deux caniches en dessert après une douzaine de passants en plat de résistance ?

Tu crois que Mademoiselle Fernande pourrait se faire tonfer à donf ? Tu crois que Monsieur Gaston pourrait prendre trois mois fermes pour outrage et rébellion ? Tu crois que Madame Jeanine pourrait hériter de trois ans de mise à l’épreuve avec ses cent-vingt heures de TIG (travail d’intérêt général) ?

Si je te sens, aimable lecteur, un tantinet dubitatif, c’est qu’ici la loi est conçue ouvertement pour ne s’appliquer qu’à certains de nos concitoyens. C’est encore pire que l’inégalité devant la loi illustrée par La Fontaine (selon que vous serez puissant ou misérable...) Peux-tu penser sérieusement que cela ne révolte pas les zonards victimes de cette discrimination flagrante ?

On continue l’analyse du texte "socialiste". Un arrêté municipal a force de loi.

Ici la loi est hypocrite. Pas un mot au sujet des cinquante mille lits supprimés en psychiatrie au cours des vingt dernières années. C’est un gauchiste qui écrit : « Malaise quand les premiers bâtiments qui ont été mobilisés pour des places de stabilisation sont d’anciens pavillons de psychiatrie désaffectés... Ceux qui pour une part sont à la rue, quand ils auraient nécessité une hospitalisation dans un service de santé mentale, se retrouvent des années plus tard dans les anciens hospices, avec les soins en moins... » (Martin Hirsch)

Pas un mot sur la pénurie de places en accueil d’urgence. C’est un terroriste anarcho-autonome d’ultrahypergauche qui râle contre les refus répétés du 115 : « Malaise quand, après avoir maraudé avec le SAMU social, on constate encore qu’on refuse un hébergement à des personnes à la rue qui veulent se mettre à l’abri, faute de disponibilité. » (Martin Hirsch, idem)

Pas un mot sur les porcheries d’accueil d’urgence, sur un système ubuesque ou sur le rocher de Sisyphe des travailleurs sociaux. C’est la Cour des comptes, ce repaire de couteaux entre les dents, qui écrit : « Les obstacles à l’accès aux droits sont autant, et même davantage, liés aux défaillances politiques et institutionnelles qu’aux facteurs de vulnérabilité des personnes concernées ».

Ici la loi est hypocrite. Pas un mot sur une politique qui encourage le pourrissement de la situation. Il faut des épouvantails dans les rues. Il faut des morts dans les journaux. Il faut faire peur pour que les autres acceptent. De bosser pour des cacahuètes. Le retour à l’état social du XVIIIe siècle. Les suicidés au travail "trop fragiles". Toutes les indignités imaginables et inimaginables. « La société est une société d’oppression et de gestion des limites de l’acceptable. Elle ne tient pas à soulager la souffrance des personnes sans-abri, mais avant tout à mettre en scène une leçon de moralité publique. » (Patrick Declerck)

Pas un mot sur les 18-25 ans, qui n’ont plus droit à l’ASE, aide sociale à l’enfance [1], et pas encore droit au RMI. Pas le moindre mot sur tous ces gosses qui n’ont pas de famille et sortent sans parachute de foyers éducatifs ou de familles d’accueil.

Pas un mot sur la difficulté à trouver un emploi même maigrement rémunéré.

Pas un mot sur le mal-logement ou sur la crise du logement.

Dans un arrêté anti-pauvres, il faudrait aussi évoquer les étrangers avec ou sans papiers, les saisonniers et précaires, les chômeurs, les expulsés, les femmes battues, les errants, les anciens taulards, les vieillards qui se cachent pour faire les poubelles le soir.

Philippe Lavaud, maire "socialiste" d’Angoulême, n’a pas un mot pour tout cela...

Populisme : École littéraire qui cherche à dépeindre avec réalisme la vie des gens du peuple. (Le Robert)

Toutes les maraudes de Bakounine

Notes

[1] Précision pour le lecteur pointilleux : L’ASE peut éventuellement perdurer jusqu’à 21 ans. Il faut notamment que notre jeune manifeste une excellente capacité à courber l’échine, sache se nicher dans les bonnes cases du travail social et sache tenir un discours "cohérent", c’est à dire adapté aux circonstances. Oui, on voit des jeunes, de vrais pros, qui y parviennent.

MIGRANTS, SDF… ON CREVE DE FROID EN FRANCE !

Après un premier rassemblement lundi 29 décembre 2008 aux Allées de Verdun près de la Gare de l’Est à Paris et Place de Norvège à Calais, le 9ème Collectif des sans-papiers, en coordination avec l'Association Salam et le Comité des Sans Logis, appelle à un deuxième rassemblement à Paris, mercredi 31 Décembre 2008, à 14H30, devant la DASS.

Ce nouveau rassemblement entend dénoncer d’une part, des pratiques politiques aussi iniques qu'inhumaines : violences policières, chasses, rafles, arrestations, et mise en détention incessantes de migrants originaires de différents pays (Afghanistan, Irak, Iran, Erythrée, Ethiopie…), à Calais comme ailleurs.

Il entend dénoncer ensuite et surtout, de la façon la plus ferme et vigoureuse possible, les conditions de vie catastrophiques des migrants de tout le littoral Nord et de l’intérieur des terres, contraints de dormir comme des chiens, dans la rue, dans des forêts baptisées "jungle", sur de vieilles plages abandonnées.

Ou bien encore, comme à Paris, en plein de coeur de Paris, de dormir dans des jardins publics, dans des jardins d'enfants ! Des jardins que l'on aura pris la peine, le soir venu, de fermer à clé, de façon à ce qu'aucun riverains ne soient scandalisés par le spectacle de centaines d'Afghans allongés à même le sol, ou bien encore cherchant un peu de chaleur dans les recoins des jeux pour enfants.

Or il se trouve qu’en ces jours de fête de Noël, la France connaît une vague de grand froid. Or il se trouve qu’en ces jours de fêtes de Noël, on crève encore de froid en France. En 2008 ! Ainsi, une personne sans-domicile fixe a disparu il y a trois jours à Saint Ouen, deux autres personnes nous ont quitté dans la nuit de dimanche à lundi.... Ces disparitions font suite à celles d’une dizaine de personnes ces derniers mois. Jours de défaite pour la France.

Faudrait-il qu’à cette liste des naufragés, des oubliés, se rajoutent les noms des centaines de migrants qui gèlent dans les parcs de Paris, les dunes de Dunkerque ? Ils sont en danger de mort - et il ne s’agit pas là d’une inflation sémantique ! La France se doit donc de porter assistance à personne en danger !

Nous appelons à ce que les pouvoirs publics fassent preuve de responsabilité politique et fournissent immédiatement un lieu où les migrants puissent trouver refuge et s’abriter du froid.

Nous appelons à ce que des gymnases, salles polyvalentes etc. soient ouverts dans les délais les plus brefs, partout où c’est nécessaire, de façon à ce que soient mis hors de danger les personnes exposées à une mort certaine.

Nous nous réservons le droit d’user de tous les moyens à notre disposition pour faire aboutir ces demandes légitimes.

Nous appelons toutes les associations, collectifs, citoyens à nous rejoindre rapidement, afin de nous aider à construire cette mobilisation aussi urgente que nécessaire.

Arrêt des rafles, chasses à l’Homme et expulsions.

Un hébergement pour tous.

RASSEMBLEMENT A PARIS MERCREDI 31 DECEMBRE 2008 A 14H30 DEVANT LA DASS, 75, rue Tocqueville à Paris. M° Malesherbes.

Premiers signataires : 9ème Collectif des sans-papiers, Association Salam, Comité des Sans-Logis…

Contacts :

9ème Collectif : 0650435722 /0603698851

Association Salam : 0626386619

CDSL : 0683662478

si t'es mort c'est de ta faute "pauv'con"

Pour christine boutin, les sans-abri morts de froid partout en france, se sont tous vu proposé un hébergement mais l'ont refusé.

Donc, si ces personnes sont mortes, c'est bien de leur faute à elles. Rien à voir avec les chiffres de l'enquête Solen : 73 % des refus d'hébergement le sont PAR MANQUE DE PLACES soit 111 600 places ...

Ben merde, elles devraient tous les envoyer à strasbourg, parce que chez nous les associations proposent des chaises et là franchement, qui pourrait refuser une proposition aussi généreuse ?

A l'ouverture des centres commerciaux vous pourrez remarquer des personnes transies de froid, c'est de leur faute. Le gentil 115 qui n'est plus saturé (?) et les gentilles maraudes et les gentilles associations leur ont proposé une chouette place en dortoir avec de gentils travailleurs sociaux pour les accueillir et leur proposer un café. De quoi ils se plaignent ? Ils passent la nuit au chaud et le matin ils retournent "visiter" strasbourg et ses jolies loupiottes à 245.000 euros.

Il y à un type, un vieux de 48 ans qui est à la rue depuis la perte de son emploi et son divorce qui nous à dit "pas envie de cotoyer tous ces gens, vous le voudriez-vous ?" "et puis si c'est pour être emmerdé à 22 heures et se retrouver dehors à 8 heures, je préfère qu'ils me foutent la paix".

Hé oui, qu'est ce que vous voudriez pour vous, que vous nous faites subir ?

 

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Rue de la Banque : 2e semaine de lutte et première journée au Gymnase St Merri

Fédération Droit Au logement – 24 rue de la Banque - 75002 Paris
tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  • E-mail: fededal@wanadoo.fr

Paris le 28 12 08 - 22h - COMMUNIQU2

2e semaine de lutte et première journée au Gymnase St Merri  
Manif et prochaines actions


Environ une centaine de personnes ont passé une première nuit au Gymnase St Merri, (16 rue du Renard, Paris 4), mis à disposition par la mairie de Paris après que les familles qui campaient rue de la banque l’eurent envahi.
Les familles ont conclu cette 2e semaine de lutte par une marche  en direction de Matignon, pour demander à nouveau un rendez-vous, en passant par Beaubourg, les Halles, la Samaritaine (vide et entourée de locaux vacants),, le Pont Neuf et les quai rive gauche.
Les gardes mobiles ont bloqué la marche à hauteur du pont du Caroussel. Les marcheuses ont été dispersées après avoir été “encagées” une heure.

Il a été décidé en AG dimanche soir :

- Une action d’interpellation mardi à 11h30, RV devant le gymnase St Merri
- Un réveillon avec les enfants, au gymnase à partir de 19h


pétition de soutien au DAL

<http://www.daldax.org/petitions/index.php?petition=2&amp;pour_voir=oui>

Suivre l’actu DAL: <http://www.droitaulogement.org/> ou <http://www.globenet.org/dal/>


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