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25.11.2008

DE PLUS EN PLUS DE SOUTIENS POUR LE DAL

COMMUNIQUE FRANCE TERRE D'ASILE

DAL : stupéfaction et solidarité

lundi 24 novembre 2008, par laprincesse


Paris, le 24 novembre 2008 - France terre d'asile exprime sa stupéfaction devant le jugement qui vient de condamner le DAL a 12 000 euros d'amende pour avoir « embarrassé » la voie publique et planté des tentes rue de la Banque à Paris.

Il est possible d'avoir, avec le DAL, des différences d'approche et de méthode, mais on ne peut laisser condamner une association qui lutte avec constance, courage et opiniâtreté, pour le droit à l'hébergement et à un logement pour tous, dont l'action pacifique permet à des femmes et des hommes, privés d'un toit, de se tenir debout dans la dignité.

France terre d'asile apporte son soutien au DAL et lui exprime toute sa solidarité.

Source et info Pierre HENRY

Directeur général

France terre d'asile

 

COMMUNIQUE DE SOLIDAIRES

 

Paris, le 24 novembre 2008

 

Condamnation du DAL : refusons le délit de « sans-abrisme »

 

L’Union syndicale Solidaires dénonce vigoureusement l’acharnement répressif dont l’association Droit au Logement est victime, après sa condamnation à une amende de 12000 euros par le tribunal de Police. Un an après la lutte victorieuse de la rue de la banque, le DAL a été poursuivi par l’Etat, accusé d’avoir, à plus de 300 reprises, commis une infraction de 4ème catégorie en ayant « embarrassé la voie publique en y laissant des objets » (art R 644-2 du code pénal) pendant le campement. Considérer que les tentes dans lesquelles s’abritaient les familles constituent un débarrassur la voie publique relève de l’insulte envers les sans-abri..

Cette décision aura pour conséquence de pouvoir s'appliquer à l'ensemble des mal-logés qui sont dans la rue. Du 3 octobre 2007 au 15 décembre 2007, 374 familles sans-logis ou très mal logées ont campé rue de la banque, dans le IIème arrondissement de Paris, pour obtenir un logement décent. Après une très longue période de répression et d’acharnement policier et plusieurs évacuations par les forces de l’ordre, la détermination de ces familles et le très large soutien de personnalités du monde artistique et d’organisations (associations, syndicats, partis) dont elles ont bénéficié ont permis l’ouverture de négociations avec l’Etat. Un accord de relogement a ensuite été signé avec le Ministère du logement le 14 décembre 2008, et 130 familles sont à ce jour relogées.

Faute d’avoir découragé les mal-logés par la répression policière, l’Etat tente aujourd’hui de couler financièrement l’association qui les a soutenus. En pleine crise financière, alors que la situation des ménages les plus pauvres se dégrade, l’Etat, qui dépense des milliards pour sauver les banques de la crise financière, sort « la matraque » pour lutter contre la crise sociale : la loi Boutin prévoit de réduire encore les délais dont disposent les personnes menacées d’expulsion, les associations les plus investies dans la lutte contre le mal-logement sont réprimées financièrement.

Alors que la Mairie de Paris met en place une mission d’urgence suite au décès d’un sans-abri dans le bois de Vincennes (dans lequel campent plus de 200 personnes), l’Etat s’attaque directement aux plus démunis en essayant de pénaliser les abris de fortune que sont les tentes et essaye manifestement de faire taire la contestation des victimes de la crise du logement en s’attaquant à ceux qui les soutiennent.

L’Union syndicale Solidaires apporte tout son soutien à l’association Droit au Logement et s‘inscrira dans toutes les mobilisations

contre cette condamnation inacceptable.

 

DAL: condamnation "révoltante" (LCR)

Source : AFP
25/11/2008 | Mise à jour : 08:23 |
Commentaires 21
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La condamnation du Dal (Droit au logement) pour avoir monté des tentes sur la voie publique est "une décision politique absolument révoltante", a estimé Olivier Besancenot, porte-parole de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR).

L'association Droit au logement a été condamnée pour "avoir rendu visible le problème du mal logement en France", a réagi M. Besancenot sur France 2. Selon lui, il s'agit d'"une décision politique absolument révoltante".

"On préfère que les mal logés les sans-logis aillent crever tranquillement dans le bois de Vincennes loin de nos yeux, loin du regard de tout le monde", s'est-il insurgé. En France, il y a "des milliers de m² laissés vacants" par "des sièges sociaux, des entreprises qui spéculent aujourd'hui encore sur le logement", a-t-il dit.

Le Dal a été condamné lundi à Paris à 12.000 euros d'amende pour avoir avoir installé du 3 octobre au 15 décembre 2007 un campement abritant des mal logés rue de la Banque à Paris (IIe).

 

Associated Press : Martin Hirsch contre l'amende au DAL

Source : AP

Le Haut commissaire aux solidarités actives Martin Hirsch a déclaré aujourd'hui qu'il plaidera pour que "l'Etat ne demande pas le produit des amendes" auxquelles a été condamnée hier l'association Droit au logement (DAL) pour le "dépôt et l'abandon" fin 2007 des tentes installées rue de la Banque à Paris.

"Les associations comme Emmaüs, le DAL, ont eu l'habitude de secouer les pouvoirs publics par des actions spectaculaires, pas toujours bien comprises, quelques fois excessives, quand elles prennent un peu en otage les personnes en difficulté", a-t-il expliqué, "en revanche, on ne met pas à genoux ce genre d'associations en les condamnant à des amendes parce qu'elles ont fait ce type d'actions (...) qui sont nécessaires".

Le tribunal de police de Paris a condamné lundi l'association Droit au logement (DAL) à 12.000 euros d'amende pour le "dépôt et l'abandon" de tentes de 374 familles mal-logées qui s'étaient installées fin 2007 rue de la Banque dans le IIe arrondissement de la capitale, qualifiant ces tentes d'"objets embarrassant la voie publique sans nécessité".

AFP - La condamnation du DAL suscite des réactions véhémentes

PARIS (AFP) — La condamnation à 12.000 euros d'amende infligée lundi par le tribunal de police de Paris à l'association Droit au logement (DAL) pour avoir installé des tentes rue de la Banque (IIe) a suscité mardi de nouvelles réactions violemment hostiles.

Le DAL a été condamné pour avoir, en installant ces tentes, "embarrassé la voie publique en y laissant des objets" (article R 644-2 du Code pénal).

France terre d'asile a ainsi exprimé "sa stupéfaction" dans un communiqué. "Il est possible d'avoir, avec le DAL, des différences d'approche et de méthode, mais on ne peut laisser condamner une association qui lutte avec constance, courage et opiniâtreté, pour le droit à l'hébergement et à un logement pour tous".

Pour Jeudi-Noir "l'incroyable décision du tribunal de police contre le DAL ressemble furieusement à condamner les mal-logés à souffrir ou mourir en silence".

"Ce jugement est une honte", assure Le PCF dans un communiqué. "Incapable de répondre à l'une des revendications les plus légitimes qui soit, celle de se loger dans la dignité, le gouvernement choisit la voie de la criminalisation de l'action citoyenne", ajoute le PCF.

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