02.09.2008

RSA. Le retour à l’emploi mis en doute

L’action du RSA sur la reprise d’emploi, est incertaine voire contestable, selon de nombreux experts.

Pour certains experts, le RSA (Revenu de solidarité active) ne serait pas la solution au problème du chômage. Ils soulignent que la question financière est loin d’être le seul obstacle à la reprise d’un travail. Le RSA doit se substituer à partir de juillet 2009 au revenu minimum d’insertion (RMI) et à l’allocation parent isolé (API). Il permet en cas de reprise d’emploi de cumuler un petit salaire et 62 % de l’ancienne allocation. Pour les économistes Pierre Concialdi et Denis Clerc, le RSA comporte le risque que les employeurs, privés ou publics, multiplient les emplois précaires ou à temps partiel peu rémunérés et profitent du fait que les bénéficiaires du RSA reçoivent un complément des pouvoirs publics.
Un instrument non un « remède miracle »

Pour Noëlle Burgi, chercheur au CNRS, « le RSA risque de multiplier les mauvais petits boulots, d’institutionnaliser un second marché du travail basé sur le précariat et ne peut pas tenir lieu de politique d’emploi ». Fin mai, le Conseil d’orientation pour l’emploi (COE), composé d’élus, de syndicalistes, de dirigeants patronaux et d’experts, et rattaché à Matignon, soulignait que « si le RSA peut être l’un des instruments d’un retour à l’emploi, il n’en est pas le remède miracle ». Pour eux, les obstacles sont surtout « le manque d’emplois disponibles, la qualification défaillante, et les problèmes de garde d’enfants ou de santé ».

source : http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/france/rsa-le-retour-lemploi-mis-en-doute-20080901-3715983_1443864.php 

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