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30.06.2008

Cercle de silence : Les professionnels de la santé au chevet des sans-papiers

Pour la première fois, des médecins sont ouvertement appelés à participer à un « cercle de silence », ce soir à 18 heures, place Kléber, en soutien aux étrangers menacés d'expulsion. Selon les organisateurs du rassemblement, leur présence tend à apporter un témoignage supplémentaire sur la souffrance des migrants.
« Ils subissent une banalisation de la violence psychologique et institutionnelle », déplore le psychiatre Bertrand Piret, président de l'association Parole sans frontière. Selon lui, ils sont victimes d'une image d'« escrocs », et d'une non-reconnaissance de « leurs parcours traumatisants ». Une situation d'autant plus dure à vivre à Strasbourg que, précise Bertrand Piret, la capitale européenne est considérée dans « la conscience collective des réfugiés comme la cité des droits de l'homme ».
Claire Ricard - ©2008 20 minutes

STRASBOURG : LE 30 JUIN, DEUX RDV À NE PAS MANQUER

• Prochain cercle de silence de Strasbourg, lundi 30 juin, Place Kléber, de 18 à 19 heures, par tous les temps :
Lire l'appel du CERCLE DE SILENCE
http://sdfalsace.blogspirit.com/archive/2008/06/23/strasb...

• Résistances et Alternatives Européennes - Strasbourg
APPEL POUR LE 10 JUILLET
A l’occasion de la présidence française de l'Union Européenne et de la venue de Monsieur Sarkozy à Strasbourg, nous vous proposons de discuter d’une action commune
Rencontre le lundi 30 juin à 20 h 30
à la Maison des Associations (1A Place des Orphelins)

Les premiers signataires : Attac Strasbourg, Cercle Communiste d’Alsace, Comité Louise Michel Egalité Strasbourg, DIDF, Gauche Alternative 67, PCOF 67, Pour la République Sociale-PRS 67, PCF Alsace, Collectif sdf alsace, Dal 67, des citoyennes et des citoyens

Merci de nous répondre à resistanceseuropeennes@mailoo.org
LIRE L'APPEL COMPLET
http://sdfalsace.blogspirit.com/archive/2008/06/23/resist...

Toulouse : BESOIN DE SOUTIEN POUR UNE ACTION DAL/HANDICAP LE 02

Rendez vous pour soutenir une action Droit au logement et Collectif de personnes handicapées,
mercredi 02/07 à 14h devant le Conseil Général

pour soutenir une mère de famille, seule avec sa fille de 2 ans lourdement handicapée,
vivant dans un 30m2 qu'elle loue à un privé, avec pour salle de bain, un placard aménagé !!!
et juste un coin nuit sans fenêtre pour y faire dormir sa petite fille...
Des demandes HLM faites depuis plus d'un an, auxquelles il lui est dit "vous êtes prioritaires" mais aucune proposition

Réponse de l'assistante sociale de quartier (sous responsabilité du Conseil Général), devant les difficultés rencontrées par la maman pour laver son enfant : "vous n'avez qu'à la laver dans la cuisine".

Cette action permettra aussi de soulever le problème du logement chez les personnes handicapées vivant sous le seuil de pauvreté

Toutes et tous concerné(e)s je suis certain de nous retrouver nombreu(ses)x mercredi !!!
solidairement

Pourra t-on manifester sans être mutilé ?

http://www.liberation.fr/actualite/societe/335742.FR.php
(Il est possible de réagir sur le site du journal).

Un lycéen blessé par un flash-ball réclame toujours justice

De notre correspondant à Nantes NICOLAS DE LA CASINIÈRE,

Libération : lundi 30 juin 2008

Les blessures infligées par des policiers tirant avec des flash-balls contre des mineurs manifestant pacifiquement sont-elles couvertes par la hiérarchie, tolérées par la justice ou passibles de poursuites ? C'est ce que demandent les parents de Pierre, lycéen de terminale atteint au visage par un tir de flash-ball le 27 novembre 2007 à Nantes. Malgré deux opérations sous anesthésie, il ne voit quasiment plus de l'oil droit. Ses parents ont porté plainte, l'IGPN, la police des polices, a été saisie, ainsi que la Commission nationale de déontologie et de sécurité (CNDS). Mais le rapport de l'IGPN reste invisible, tant pour les parents que pour la CNDS, ce qui fait ainsi entrave à l'enquête de ces parlementaires et magistrats. Quant au parquet de Nantes, il n'a pas classé l'affaire mais ne répond pas aux demandes de la famille. «La police doit reconnaître sa faute, au lieu de s'enferrer, avec les risques de faux témoignages et de dissimulation de preuves, dit Luc Douillard, père de la victime et prof d'histoire-géo. On souhaite réparation personnelle pour notre fils, mais on veut aussi que soit débattu le surarmement de la police, et qu'on sache si on peut encore manifester sans risquer d'être mutilé.»

Les explications officielles de la préfecture et des policiers ont varié à plusieurs reprises, déniant d'abord les tirs de flash-ball. Si la procureure de la République récuse les «violences illégitimes de la part des policiers», invoquer la légitime défense des policiers ne tient pas à l'épreuve des films réalisés sur place et des nombreux témoignages recueillis par la Ligue des droits de l'homme.

Ce jour-là, en plein mouvement contre la loi Pécresse, et alors que le recteur a interdit les assemblées générales à l'intérieur des établissements, les lycéens manifestent pacifiquement devant le rectorat. La police pourtant charge, bouscule les premiers rangs. La brigade anticriminalité en civil seconde CRS et gardes mobiles. Curieusement, le policier qui, à moins de dix mètres, tire sur le groupe des lycéens, n'a pas de brassard et cache son visage sous une capuche. Son patron, Yves Monard, directeur départemental de la sécurité publique, est sur place. Il reconnaît que ses hommes ont utilisé un flash-ball classique, et un lanceur de balles 40 mm, dont 300 exemplaires sont alors en phase d'expérimentation en France. «Cette arme est-elle homologuée ? La procédure d'utilisation a-t-elle été respectée?», demandent les parents de Pierre. Soutenus par l'ensemble des syndicats, et des associations des droits de l'homme, ils craignent «des blessés graves dans les manifestations à venir» si des règles claires ne sont pas données à la police.

Le même jour que Pierre, un autre lycéen, Baptiste, a été touché à la bouche par une des balles en caoutchouc. Comme les parents de Pierre, ceux de Baptiste, qui s'en sortira avec une dent cassée l'obligeant à poser une prothèse, n'ont aucune nouvelle de leur plainte. Et le lendemain, devant un lycée privé nantais, lors d'un sit-in très paisible, un policier a usé du même flash-ball. Heureusement, il n'y aura ce jour-là pas de blessé.

Le Revenu de Solidarité Active en action

La seule question qui semble se poser jusqu'à présent au sujet du Revenu de Solidarité Active concerne le calendrier de sa généralisation et l'épaisseur de l'enveloppe budgétaire qui lui sera allouée. En réalité, le RSA pose bien d'autres problèmes qui appellent une discussion de fond.

pour en savoir plus :

http://www.laviedesidees.fr/IMG/pdf/20080424_rsa.pdf

Source : Laviedesidées.fr

Les prestations sociales victimes de la forte hausse de l'inflation

Source : www.annuaire-secu.com

Les prévisions ne sont guère encourageantes pour le niveau de l'inflation en 2008. Dans sa note de conjoncture publiée le 20 juin, l'Institut de la statistique compte sur une inflation moyenne en 2008 de 3,2 % (après 1,5 % en 2007), un niveau inobservé depuis plus de quinze ans. Du fait de la hausse de l'inflation et d'un revenu moins dynamique qu'en 2007, le pouvoir d'achat du revenu des ménages ne devrait que faiblement progresser. Cela ne fera pas l'affaire des bénéficiaires de prestations sociales. Les pensions ayant été relevées de 1,1 % au 1er janvier, vont bénéficier d'un coup de pouce de 0,8 % au 1er septembre. Mais on est loin du compte. Les retraités devront attendre 2009 pour obtenir un rattrapage, le gouvernement s'étant engagé à compenser strictement l'inflation constatée (1 % de hausse du montant des retraites représente 750 millions d'euros supplémentaires pour la seule branche retraite du régime général). "De nombreuses prestations sociales vont être concernées par ce décrochage peu courant avec l'inflation", prévient le quotidien Les Echos (23-06).
Le RMI, par exemple, n'a ainsi été revalorisés que de 1,6 % au début de l'année, soit la moitié du taux d'inflation attendu en 2008. L'écart est encore plus net pour les prestations familiales relevées de 1 % au 1er janvier. "Il reste à savoir si le gouvernement compensera strictement le manque à gagner l'an prochain pour toutes les prestations". Mais "le niveau durablement élevé de l'inflation pourrait en outre relativiser la portée des engagements de Nicolas Sarkozy sur la hausse de 25 % de l'AAH et du minimum vieillesse d'ici à 2012, la hausse intégrant l'inflation.
Les 1,7 million de demandeurs d'emploi indemnisés par l'Unedic vont également être pénalisés par la hausse des prix. Réunis en conseil d'administration le 24 juin, les partenaires sociaux chargés du régime ont en effet décidé de limiter la valorisation des allocations chômage à 2,5 % au 1er juillet, le patronat, dont la priorité est de réduire le coût du travail, refusant d'aller au-delà. Cette moindre valorisation semble, pour certains syndicats, d'autant plus choquante que les excédents dégagés par l'Unedic sont considérables (voir rubrique emploi).
Quant au SMIC, il augmentera de 0,9 %.au 1er juillet, selon un décret publié au JO du 28 juin. Le Salaire minimum avait bénéficié d'une revalorisation anticipée de 2,3 % au 1er mai en raison de l'inflation. Au total, l'augmentation du Smic, par rapport à juillet 2007, est de 3,2 %. Le SMIC mensuel brut s'élèvera au 1er juillet 2008 à 1 321,02 euros. Le ministre a également dévoilé un avant-projet de loi "en faveur des revenus du travail". Ce texte fixe au 1er janvier la date de revalorisation du SMIC, afin de permettre aux partenaires sociaux de disposer d'un délai plus important pour les négociations de branche, et encourage l'intéressement des salariés aux bénéfices des entreprises. Le projet e loi sera débattu avec les partenaires sociaux mardi 1er juillet (lors de la CNNC) et présenté en conseil des ministres à la mi-juillet. Parmi ce troisième train de mesures en faveur du pouvoir d'achat figure un nouveau crédit d'impôt pour les entreprises signant des accords d'intéressement aux bénéfices ou augmentant les primes distribuées. Cet avantage fiscal prendrait la forme d'un crédit d'impôt sur les sociétés égal à 20% du montant des primes d'intéressement nouvellement distribuées. Le gouvernement se propose également d'exonérer de cotisations patronales les entreprises versant une prime de 1500 euros maximum avant le 30 juin 2009, à charge pour l'Etat de compenser le manque à gagner pour la Sécurité sociale. Les sanctions à l'égard des entreprises qui n'ouvrent pas de négociation salariale seront un peu plus lourdes que prévu.

> http://www.lesechos.fr/journal20080623/lec1_france/474404...

> Note de conjoncture de juin :
http://www.insee.fr/fr/themes/theme.asp?theme=17&sous_the...

> Commission nationale de la négociation collective : l'augmentation du Smic à l'ordre du jour
communiqué du ministère du Travail du 23 juin

> Avant-projet de loi « en faveur des revenus du travail » transmis aux partenaires sociaux par Xavier Bertrand :
http://wk-rh.fr/actualites/detail/3805/avant-projet-sur-l...

> Allocations chômage : la valorisation de 2,5 % au 1er juillet ne compense pas la hausse des prix - Les Echos du 25/06 :
http://www.lesechos.fr/journal20080625/lec1_france/474541...

> Communiqué du 24 juin de l'Unedic - Revalorisation des allocations au 1er juillet 2008 :
http://info.assedic.fr/assurance_chomage/travail/presse/1...

29.06.2008

Secteur sanitaire et social: 14% des salariés en retraite dans les dix ans

PARIS (AFP) - Près de 14% des salariés du secteur sanitaire et social privé non lucratif ont plus de 55 ans, contre 10,7% en moyenne nationale, selon une enquête de la branche professionnelle rendue publique vendredi.

C'est un bon point pour l'activité des seniors. Mais ce taux élevé risque de poser des problèmes à l'avenir car les besoins en emplois nouveaux seront importants en raison du vieillissement de la population et ces métiers n'attirent pas assez les jeunes.

Réunis à Paris, les représentants de la branche regroupant éducateurs spécialisés, aides-soignants, infirmiers, agents de services logistiques, se sont inquiétés des difficultés de recrutement, mais aussi de l'adaptation nécessaire à de nouveaux métiers, comme l'accueil des handicapés âgés ou l'insertion professionnelle des exclus ou handicapés.

"Le gouvernement annonce 50.000 places supplémentaires pour l'accueil des personnes handicapées, mais ce n'est pas le secteur marchand qui va se précipiter", a déclaré Henri Grechez (Fegapei/handicap), qui a souligné la nécessité de rendre les métiers plus attractifs et de développer la formation.

L'enquête, réalisée pour la première fois pour 2007 par l'Observatoire de la branche, montre que le taux des seniors est particulièrement élevé dans le secteur avec près de 14% des salariés âgés de 55 ans et plus, qui partiront à la retraite dans les dix ans à venir.

Les seniors sont nombreux surtout dans les établissements pour personnes handicapées (15%), dans les établissements sanitaires et de la protection de l'enfance (14%).

La situation varie selon les régions, le taux de seniors étant plus élevé dans le Sud (jusqu'à 16%).

Selon l'enquête, deux établissements sur cinq estiment avoir de "sérieuses difficultés de recrutement", les plus touchés étant les établissements de grande taille. Les difficultés sont plus fortes en Ile-de-France et en région PACA notamment.

Les 700.000 salariés de la branche sont très majoritairement féminins (74%) et en CDI (contrat à durée indéterminé), selon l'enquête. Le temps partiel concerne un peu plus d'un CDI sur quatre (contre un sur trois en 2000) et les contrats aidés sont en recul.
LIBERATION

Strasbourg Conseil général Près d’1 M€ pour les populations sensibles

SOURCE LE JOURNAL L'ALSACE

Lors de la réunion de la Commission permanente du conseil général du Bas-Rhin, présidée par Guy-Dominique Kennel, la collectivité a pris plusieurs décisions visant à renforcer les capacités d’accueil des populations particulièrement fragiles du Bas-Rhin.
Jeunes enfants, personnes âgées et/ou handicapées, personnes en situation de précarité : autant de contextes très différents mais avec, toujours, un point commun, une situation de fragilité qui impose une attention et des efforts tout particuliers.

La Commission permanente a voté un programme de subventions d’un montant total de 965 511 euros, afin de développer les structures d’accueil des jeunes enfants, les solutions de vie proposées aux personnes âgées et/ou handicapées, et l’accueil en hébergement d’urgence pour les personnes en situation particulièrement précaire.

Huit associations, dont six sur la CUS, disposent d’infrastructures d’accueil des personnes isolées, des couples et des familles ayant de grosses difficultés sociales, financières et d’accès au logement. Le conseil général les aide à assurer leur fonctionnement, en attribuant un montant total de subventions de 268 935 euros.

S’agissant de la petite enfance, le conseil général soutient les investissements réalisés pour construire, aménager et étendre les équipements d’accueil : 572 548 euros ont été votés pour financer notamment la création d’un espace multi accueil à Drusenheim, la mise aux normes d’un jardin d’enfants et d’une halte garderie à Strasbourg…

La Commission s’est par ailleurs prononcée sur un accord-cadre pour moderniser et professionnaliser les services d’aide à domicile, destinés aux personnes âgées et/ou handicapées. Elle a voté un soutien de 130 528 euros.

DÉCRET APL, DÉCRET CAF, etc

DECRET APL.pdf

DECRET CAF.pdf

ARRETE APL BIS.pdf

ARRETE JUSTIFICATIFS POUR APL.pdf

PROPOSITION LOI FUMEE SENAT.pdf

Logement : 46 % des communes hors-la-loi

En Ile-de-France, trop peu d’habitats sociaux sont construits.

Huit ans après son adoption, la loi SRU qui exige un taux de 20 % de logements sociaux par commune éligible, n’est toujours pas appliquée en Île-de-France. Selon le bilan présenté hier au comité régional de l’habitat, 83 communes sur 181 n’ont pas respecté les objectifs qui leur avaient été fixés pour 2005-2007. Parmi les municipalités épinglées, 77 pourraient faire l’objet d’un arrêté « de carence » et, à ce titre, payer une amende majorée. C’est le cas de Neuilly-sur-Seine (UMP, Hauts-de-Seine), qui n’a rempli que 48,8 % de son objectif, et du Raincy (UMP, Seine-Saint-Denis), dont l’objectif n’a été réalisé qu’à 26,7 %.

Il existe aussi des communes vertueuses. Ainsi, Le Mesnil-le-Roi (divers droite, Yvelines) a construit 61 logements sociaux contre un seul demandé. Saint-Cloud (UMP, Hauts-de-Seine) a construit 935 logements sociaux contre 133 demandés. Globalement, cette période triennale qui s’achève est un bon cru pour l’Île-de-France, puisque 35 500 logements sociaux ont été construits alors que les objectifs n’étaient que de 22 525.

« Les maires récalcitrants se moquent des amendes. Ils préfèrent payer et le font savoir à leurs administrés qui rejettent les logements sociaux », déplore la communiste Malika Zédiri, membre de la Commission logement du conseil régional d’Île-de-France et militante du DAL. Pourtant, depuis la loi sur le droit au logement opposable, il est possible pour les préfets de conclure une convention avec un organisme pour construire ou acquérir les logements sociaux nécessaires à la réalisation des objectifs fixés, la commune devant même contribuer au financement. Une arme encore jamais utilisée. Le projet de loi sur le logement que prépare Christine Boutin pourrait toutefois renforcer l’arsenal dissuasif. Les préfets pourraient préempter des terrains ou des logements mis en vente dans la commune.

Pour l’instant, le ministère a choisi de jouer la transparence et la stricte application de la loi en matière d’amende. La liste des communes SRU devrait ainsi être communiquée mardi prochain.
Cyrille Poy pour L'HUMANITÉ

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