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31.05.2008

Chantier national prioritaire du logement : lancement d’un baromètre de suivi

Le Premier ministre s’est engagé le 29 janvier 2008 sur un plan d’actions pluriannuel 2008-2012 en faveur des sans abri et personnes mal logées.
Le collectif de la trentaine d’associations unies, co-animé par l’Uniopss et la Fnars, lance un baromètre trimestriel pour suivre la mise en œuvre opérationnelle de ce «chantier national prioritaire».

Baromètre n°1 de mai 2008.

STRASBOURG : QUESTIONS/RÉPONSES A DON QUICHOTTE

Après notre constat alarmant sur la situation du campement;
après que les personnes rencontrées aient demandés clairement notre aide;

Nous leur avons proposé un rendez-vous vendredi 10 heures place de la bourse.
En effet, l'État, la DDASS et la Ville, conformément à ce qui a été refusé par les EDQ proposaient à ceux qui le souhaitaient :
• possibilité d'hébergement ou de camping (en de meilleures conditions) en attendant que le terrain mis à disposition par la ville soit prêt
• un appartement f2 pour un couple (proposition du collectif)
• et bien sûr un accompagnement social.

Il semblerait que les EDQ aient profité d'un incident jeudi soir (avec une personne qui aide parfois le collectif tout comme les EDQ) pour convaincre encore plus, les personnes que le collectif ne leur apporterait rien, et nous en passons...
Des impressions extraites de nos blogs; bouts de texte retirés du contexte et traficotés, ont été distribués et utilisés pour manipuler ces gens.

Nous tenons à dénoncer ces méthodes indignes et mensongères.
Force nous est de constater aux appels reçus, aux mails reçus par les seuls EDQ, que le principal est de parler, de se donner bonne conscience, de garder les gens sous la tente... Plutôt que de répondre au concret.

Critiques, accusations sans fondement et menaces : toujours cette même technique qui permet d'occulter l'essentiel.

Pourquoi ne pas avoir laissé ces personnes venir au RDV ?
Pourquoi avoir dit que la proposition de logement n'était pas vrai ?
Aurez-vous le culot de répéter que les propositions de la DDASS et de la Ville ne conviennent pas ?
Vous qui en 2007 après avoir "prit le campement" pour reprendre vos termes, avez négocié de l'hôtel infâme principalement.

Aussi nous demandons aux citoyens et aux associations de communiquer largement sur le projet chalets, sur son avancée et sur les propositions concrètes que les personnes peuvent obtenir.

Droit au logement : l'Etat peine à débloquer les moyens

Le rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées a été publié hier. Il dénonce le décalage considérable entre le nombre de ménages concernés et les capacités de réponse.

Adoptée dans l'urgence début 2007, sans une seule voix contre au Parlement, la loi qui a créé un " droit au logement opposable (Dalo) " pour les Français en difficulté a-t-elle la moindre chance de devenir réalité ? Rendu public hier, le rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées permet d'en douter. Institué il y a treize ans pour tenter de mettre en place des solutions à la crise des sans-abri, le Haut Comité, présidé par Xavier Emmanuelli, a longtemps milité pour le droit au logement, mais réclame aujourd'hui à l'Etat les moyens de ses ambitions.

La loi a désigné une autorité publique responsable, l'Etat. Elle a institué une voie de recours amiable, depuis le 1er janvier 2008, et de recours contentieux à partir de janvier, pour les personnes dans les situations les plus dramatiques. " Il faut maintenant doter l'autorité responsable de l'ensemble des moyens nécessaires ", martèle le rapport avant de pointer du doigt le décalage considérable entre le nombre de ménages dont la situation relève de l'urgence et les capacités de réponse mobilisables par les préfets chargés d'appliquer le droit au logement.

Le constat est sévère. Le droit au logement opposable vient impacter un parc HLM déjà bousculé par la crise du logement. Le nombre de demandeurs dans le secteur HLM est estimé à 1,3 million de personnes, dont 374.000 en Ile-de-France. Seulement 450.000 logements sont attribués dans le cadre d'une procédure qui reste encore opaque. Le demandeur doit déposer plusieurs demandes dans plusieurs lieux sans savoir si ses chances vont en être accrues.

" Procédure d'urgence sociale "
La manière dont les réservataires (préfets, élus, organismes) décident des attributions reste mystérieuse. La notion de délai anormalement long fixé par les préfets varie - un an dans la Sarthe, trente mois en Ille-et-Vilaine, jusqu'à dix ans à Paris pour les plus grands logements. Le taux de rotation du parc HLM ne cesse de baisser au fur et à mesure de la hausse des prix dans le parc privé : il atteint 6,8 % (à peine 1 % pour les grands appartements) à Paris, contre 9,9 % pour l'ensemble de la France. Autres constats : la situation tendue dans le secteur HLM rend encore plus insupportable la crise du logement dans le secteur privé, provoquée par le doublement des prix de vente dans l'ancien depuis l'an 2000 et l'explosion des loyers. De surcroît, l'effort de la collectivité en faveur du logement a baissé. La subvention de l'Etat ne représente plus en effet que 4 % du prix de revient d'un logement PLUS et 13 % d'un PLAI, deux catégories de logements sociaux réservés aux ménages modestes.

Pour tenter de sortir de cette situation, le Haut Comité demande que, dorénavant, les aides fiscales soient conditionnées à des contreparties sociales, et qu'elles permettent la construction d'un parc locatif conventionné. Il demande surtout que la manne que représente la fiscalité des transactions serve au financement du droit au logement et de la mixité sociale, et exige la création d'une " procédure d'urgence sociale ". Objectif : créer rapidement, sous la responsabilité du préfet, et lorsque le contexte local le justifie, des structures d'hébergement et des maisons relais. L'Etat pourrait alors délivrer directement le permis de construire et gérer les demandes de financement. Les contentieux contre les permis de construire seraient traités en priorité avec possibilité de déroger au Code du marché public. Un vrai plan Marshall du logement des personnes défavorisées.

JULIE CHAUVEAU POUR LES ÉCHOS

Plan pour les sans-abri : les associations toujours dans l'attente

Alors que le Premier ministre avait validé un plan en faveur des sans-abri et des mal-logés fin janvier, les associations ne sont pas satisfaites. Elles ont souligné que seulement 3% des mesures promises ont été «appliquées».

Selon la première édition du baromètre d'un collectif d'associations du mal logement qui évalue «la mise en oeuvre du plan d'action annoncé par le premier ministre le 29 janvier», peu de mesures annoncées ont été appliquées.

En effet, sur 100 mesures annoncées, seules 12 seraient «engagées» et 3 «appliquées».

Le plan prévoyait la nomination d'un préfet pour coordonner «toutes les actions de lutte contre les problèmes des sans-abri». Le collectif souligne qu'il a fallu cinq mois pour publier l'arrêté de nomination du haut fonctionnaire chargé de piloter le plan en faveur des sans-abri et des mal-logés et que, pour le moment, les 250 millions promis n'ont pas été attribués.

Lors de l'annonce de cette enveloppe, les associations avaient estimé insuffisant le montant. Elles réclamaient plutôt entre 1,5 et 1,7 milliards d'euros.

Enfin, le collectif regrette qu'«aucun moyen extraordinaire n'ait été pris pour mobiliser du foncier public et construire les places d'hébergement manquantes». Source BATIACTU

Communiqué de la Fondation Abbé Pierre

« 1500 LOGEMENTS TRÈS SOCIAUX » - Bilan d'un programme. LE JEUDI 5 JUIN 2008 de 9 heures à 17 heures AMPHITHEATRE DE LA MGEN- 3 square Max Hymans - 75015 Paris

En juin 2005, la Fondation Abbé Pierre lançait son programme "1500 logements très sociaux".

Près de trois années se sont écoulées et ce sont 1 700 logements répartis sur 53 départements qui auront été créés grâce à l’investissement consenti par la Fondation, ses donateurs (près de 10 millions d’euros) et la contribution de promoteurs immobiliers ainsi qu’à l’implication d’un tissu local particulièrement dense (90 associations).

En apportant son soutien à la construction et la réhabilitation de logements par le secteur associatif, la Fondation Abbé Pierre a démontré qu’il était possible de créer des offres locatives accessibles aux plus démunis à la condition que l'ensemble des acteurs concernés agissent en responsabilité.

Le bilan de ce programme montre que l'implication de l'État et des collectives locales est hétérogène et que l ‘égalité devant la volonté politique locale est toute théorique. Selon l’endroit où l’on se trouve, collectivités et représentants de l’État adopteront une attitude soit audacieuse soit frileuse, même lorsque les besoins sont criants.

Depuis le lancement de ce programme, la loi sur le Droit au Logement Opposable a profondément modifié le paysage et la Fondation Abbé Pierre — grâce à la réussite de ce programme — a ainsi apporté son écot pour que ce nouveau droit ne demeure pas virtuel, qu'il permette réellement l'accès au logement pour tous et pas seulement l'accès au tribunal…

Le secteur associatif est quotidiennement confronté aux difficultés d'hébergement et de logement des plus fragiles, et la Fondation continuera d'agir à ses côtés pour qu'au-delà de l’annonce d'une "France de Propriétaires", les politiques publiques — qu'elles soient nationales ou locales — prennent en compte celles et ceux qui cherchent tout simplement un toit qui leur soit accessible.

Contact presse
Michèle SANTONASTASO,
Tél : 01 55 56 37 45 - 06 23 25 93 79

Emmaüs - Un baromètre évalue l’action du gouvernement pour les mal lotis

Margot Cascarre, le samedi 31 mai 2008 à 04:00

La première édition d’un baromètre évaluant la mise en œuvre du plan d’action du gouvernement en faveur des mal-logés a été publiée par l’association Emmaüs.

Le 29 janvier 2008, le Premier ministre avait reçu les présidents d’associations pour annoncer les engagements du gouvernement en faveur des sans-abri et des personnes mal logées. A cette occasion, il s’était engagé à prendre des mesures immédiates dans le cadre d’un plan d’actions pluriannuel 2008-2012.

Pour suivre la mise en place de ce « chantier national prioritaire », le collectif des associations unies a élaboré un tableau de bord de 100 mesures, qui paraîtra tous les trimestres, portant sur quatre domaines : la gouvernance du chantier, les actions de prévention, l’humanisation et la création de nouvelles places d’hébergement, et la mobilisation du parc de logements publics et privés.

Un démarrage de chantier difficile
Seulement deux des 16 mesures répertoriées par le collectif pour améliorer la gouvernance de la politique du logement et de l’hébergement ont été mises en œuvre par le gouvernement dès le début de l’année 2008. Il a fallu cinq mois pour nommer le haut fonctionnaire en charge de piloter ce programme pourtant décrété comme prioritaire et il n’a pas été possible d’attribuer les 250 millions d’euros de crédits débloqués en urgence pour l’année 2008.

Alors que les associations proposent une garantie mutuelle et universelle, le rapport remis le 9 avril aux ministres du Logement et de l’Economie défend un système à double vitesse en limitant la garantie des risques locatifs (GRL) aux populations les plus fragiles. Alors que pour être efficace économiquement et juste socialement, le collectif préconise que la GRL doit s’appliquer à tous les bailleurs et à tous les publics.

Pour tenter de répondre à l’urgence, le gouvernement s’était engagé à mener sans attendre des opérations « coup de poing » pour mobiliser immédiatement du foncier public et construire des places d’hébergement manquantes.

Dans le même temps, des diagnostics départementaux devaient être conduits sous l’autorité des préfets. Sur le premier point, aucun moyen extraordinaire n’a été mobilisé pour mener ces opérations avant l’hiver prochain et sur le deuxième, il semble que des réunions de consultation aient été organisées… pas de quoi prendre en compte efficacement les besoins identifiés sur le terrain.

Enfin, deux tiers des communes soumises à l’obligation de construire 20 % de logements sociaux n’ont pas atteint les objectifs qui leur ont été fixés par la loi et, parmi elles, une sur dix n’a pas financé un seul logement social. En juin 2008, le gouvernement s’est engagé à publier tous les constats de carence dressés systématiquement dans toutes les communes « hors la loi ». En plus de l’amende prévue en cas de carence, les associations proposent également que le préfet se substitue au maire pour délivrer les permis de construire et favoriser ainsi la construction de logement social.

Edition France Soir du samedi 31 mai 2008

A TÉLÉCHARGER :Dalo rapport du Comité de suivi, RAPPORT MAL LOGEMENT, Observatoire des loyers, construire moins cher

Observatoire des loyers privés - données 2006
PDF - 605.7 ko

Construire moins cher : CQFD
PDF - 649 ko
http://www.blogspirit.com/admin/blog/insert_media.php?evnt=showInsertFile&textbox=post_source
Droit au logement opposable : premier rapport du Comité de suivi
PDF - 1019.8 ko

Emmaüs : mal-logement en France rapport 2008
PDF - 2.9 Mo

Des actions innovantes en manque de soutien

Le mal-logement touche de plein fouet La Réunion. Dire qu’on ne fait rien pour aider la population serait exagéré, mais on n’en fait vraiment pas assez. Pourtant, les actions innovantes ne manquent pas : agence immobilière à vocation sociale, réseau d’accueil familial temporaire ou encore accompagnement à l’auto-réhabilitation des logements. Problème, les acteurs sociaux motivés peinent à obtenir un soutien politique durable et à dépasser le cap de l’expérimentation.

LA Fondation Abbé Pierre a présenté hier son rapport annuel sur le mal-logement en France, et donc à La Réunion, avec la participation de son délégué général Patrick Doutreligne. Mais l’association ne s’est pas contentée de dresser un bilan de la situation. Elle a invité d’autres associations à venir présenter les actions menées, pour y remédier. La complexité du mal-logement doit en effet inciter à une réflexion sur la diversité des actions et les nouvelles solutions à proposer. Trois actions innovantes ont été présentées : le fonctionnement d’une Agence Immobilière à Vocation Sociale (AIVS), un projet pilote de réseau d’accueil familial temporaire mis en place par l’AREP et un programme d’auto-réhabilitation entrepris par la Fondation Abbé Pierre et les Compagnons bâtisseurs.

L’agence Soleil existe depuis deux ans. Elle travaille avec le Conseil général. Cette agence immobilière à vocation sociale est une première dans l’île, alors que ce genre d’agence existe depuis 20 ans en Métropole. Son rôle, favoriser la location de logements privés vacants aux familles à faibles revenus. Seuls les travailleurs sociaux peuvent solliciter l’agence. L’agence Soleil a relogé 108 familles, essentiellement des femmes victimes de violence, et des personnes handicapées. Sur 110 logements qu’elle a réussi à obtenir, 40 sont en défiscalisation. Pour Fabienne Masquard, directrice de l’agence, il faut convaincre les propriétaires à se tourner vers le social. Ce qui n’est pas impossible. « Nous proposons à la famille une étude se son projet. Avec l’aide au logement, la moitié, voire les deux tiers du loyer, est payé. C’est une sécurité pour le locataire. Le propriétaire a la garantie de 18 mois de loyer payés et une fidélisation du locataire. Ce qui est avantageux pour les logements en défiscalisation ».

Pour le public qui se retrouve sans logement ou dans un habitat insalubre, l’AREP propose un réseau d’accueil familial temporaire. Le principe est simple : l’association forme des accueillants familiaux à recevoir les personnes sans logement, souvent en rupture familiale et sociale. Ce projet pilote financé par le programme européen Equal allie ainsi insertion professionnelle et aide à la personne. Cette action est expérimentée dans l’Ouest pour le moment. 77 personnes ont bénéficié de cet accueil temporaire, et 7 familles d’accueil ont été formées en 2 ans. L’AREP espère élargir le cercle des familles d’accueil à 10 cette année, et à 20 en 2009. Mais l’inquiétude gagne l’association. « Les Fonds européens sont gelés et nous n’avons aucun relais dans les collectivités locales. Voilà comment démobiliser les forces vives de l’action sociale », affirme Stéphane Nicaise, président de l’AREP.

Plus de 21.000 logements sont insalubres ou indécents à La Réunion. Ces chiffres vont s’alourdir, car faute d’entretien et de finition, les logements se dégradent. La Fondation Abbé Pierre a commencé dans le quartier de Saint-Bernard, à Saint-Denis, un accompagnement à l’auto-réhabilitation des logements. 300 foyers ont bénéficié de l’amélioration de leur habitat depuis 2004. La Fondation est rejointe cette année par les Compagnons Bâtisseurs. Elle existe depuis 50 ans en Métropole. Jean-Marie Tabriel, son président, est dans l’île pour proposer au Conseil général et aux communes un accompagnement à l’auto-réhabilitation. Il s’agit d’apporter une aide technique en construction aux personnes pour rénover les logements. « Une auto-réhabiliation encadrée », qui va en même temps permettre de former des personnes. Hélène Verguin, de l’association DVH, prendra le relais de l’association en attendant une implantation régionale dans quelques mois. Aux collectivités de montrer leur motivation.
Edith Poulbassia - Temoignages.re

ACCESSIBILITE BANCAIRE Argumentaire de la Poste diffusé aux parlementaires

NB : Dans son argumentaire, la Poste omet délibérément de signaler qu'elle a obtenu du gouvernement, dans le projet de loi, que la clientèle modeste ne serait pas acceuillie dans l'ensemble de son réseau mais seulement dans les guichets "dûment organisés à cet effet"

23 mai 2008

Pourquoi la mission d’accessibilité bancaire liée au Livret A doit-elle être réservée à la seule Banque Postale ?
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Le projet de loi de Modernisation de l’Economie qui porte la réforme du Livret A réserve à la seule Banque Postale la mission d’accessibilité bancaire, qui a été expressément reconnue par la Commission Européenne dans sa décision de mai 2007. Loin de constituer une restriction à l’accessibilité, cette disposition en assure au contraire le meilleur exercice possible. Pourquoi ?

1. L’accessibilité bancaire doit d’abord s’exercer à travers le compte à vue, qui est la forme de bancarisation normale. Il convient donc de promouvoir le droit au compte. Il se trouve que, comme l’a relevé la Commission des Finances de l’Assemblée Nationale à l’occasion de l’examen du projet de loi de modernisation de l’économie, 9 sur 10 des personnes concernées par une procédure de droit au compte se retrouvent accueillies par La Banque Postale. C’est sur ce point que doit s’appliquer l’effort demandé aux banques en matière d’accessibilité.

2. L’accessibilité bancaire exercée à travers le Livret A concerne en particulier les personnes les plus démunies, qui sont à La Banque Postale de l’ordre de un million. La mission d’accessibilité de La Banque Postale représente un coût net annuel de l’ordre de 500 millions d’euros (428 millions d’euros selon la Commission Européenne).

3. Ces personnes, qui ont un rapport à l’argent complexe et difficile, sont clientes de La Banque Postale et continueront à l’être, quoi que l’on fasse. En effet :

- il s’agit de personnes qui n’oseront jamais passer le seuil d’une agence bancaire, lieu intimidant pour elles, où l’on ne rencontre que des gens « normaux », où l’on ne fait que du commerce d’argent, et dont l’accès suppose de franchir des barrières physiques et psychologiques : passages d’un sas, gardien à l’entrée, nécessité de s’adresser à un banquier. A l’inverse, le bureau de poste est un lieu familier, parfaitement accessible, où l’on croise tous types de population dans la « salle du public ».
- en pratique, les banques et leur personnel ne sont aucunement orientés vers l’accueil de ces personnes souvent en marge de la société ; elles les invitent, dans les rares cas où ces personnes parviennent jusqu’à eux, à se diriger vers La Banque Postale.

On notera d’ailleurs que toutes les tentatives pour faire assurer une vraie mission d’accessibilité aux banques ont globalement échoué : accord professionnel sur le droit au compte dans les années 90, appliqué significativement par La Poste seule, procédure réglementaire du droit au compte avec les résultats cités plus haut, convention de compte à 3 euros par mois proposée en principe par toutes les banques à la demande des pouvoirs publics (CCSF), mais en pratique proposée par la seule Banque Postale (plus d’un million de convention en deux ans)

Pour toutes ces raisons, La Banque Postale devra continuer de toute manière à prendre en charge ces personnes qui ont des besoins bancaires et d’accueil spécifiques auxquels seule La Banque Postale répond complètement à ce jour. Il est donc logique que la mission d’accessibilité bancaire du Livret A soit dévolue à la seule Banque Postale.

4. La mission d’accessibilité bancaire Livret A entraîne, dans le projet de loi, des contraintes particulières pour elle, qu’elle est sans doute la seule à pouvoir remplir :

- ouverture d’un Livret A à toute personne qui en fait la demande.
- opérations de dépôt et de retrait à partir de 1,5 euro, ce qui, dans la pratique, exige d’avoir une caisse espèces dans chaque bureau de poste, ce dont les banques ne disposent plus dans leurs agences.
- acceptation de la domiciliation de certaines opérations, telles le versement des allocations sociales ou des pensions, et des prélèvements de certaines dépenses.

A cela, on peut ajouter qu’il n’y a de véritable accessibilité que si le maillage du réseau concerné est suffisamment serré, notamment dans les quartiers sensibles, ce qui n’est évidemment le cas que de La Poste et de La Banque Postale.

5. Enfin, il est clair que les rémunérations versées pour la gestion du Livret A doivent être pour des raisons de coût de la ressource pour le logement social et de situation des finances publiques, aussi limitées que possible. En sens inverse, il est indispensable que La Banque Postale puisse poursuivre de manière pérenne, c’est-à-dire correctement et durablement financée, sa mission d’accessibilité bancaire liée au Livret A qui, comme on l’a dit, concerne la frange la plus précaire et la plus sensible de la population. La combinaison de ces deux exigences conduit, à l’évidence, à réserver à l’établissement vers lequel se dirigent ces personnes, et qui est organisé pour les accueillir, les moyens financiers qui peuvent y être consacrés.

En résumé
- Toutes les banques, y compris bien sûr La Banque Postale, doivent contribuer à l’accessibilité bancaire, à travers le compte à vue et le droit au compte
- Il est normal que La Poste, qui est physiquement, par son organisation et par son accueil, accessible aux personnes les plus démunies soit, à travers La Banque Postale, chargée de la mission d’accessibilité du Livret A et qu’elle soit correctement rémunérée pour les contraintes spécifiques liées à cette mission, comme l’a d’ailleurs reconnu la Commission Européenne dans sa décision Livret A du l0 mai 2007.
- Toute autre solution aboutirait à une dilution des moyens financiers qui nuirait à l’exercice de cette mission.

30.05.2008

BRUIT ET FUREUR. ENFIN LA VÉRITÉ SUR LE PROJET DE CHALETS

Vous avez, comme nous, lu tout et son contraire dans la presse au sujet du projet "chalets" des associations EDQ Quai Sturm et Sancho. Car seuls les EDQ se sont exprimés.

Ce que vous n'avez pas lu :
Un campement d'environ 50 personnes qui témoignent chez leur référent de l'abandon dans lequel elles se trouvent.
Des négociations où, et c'est incompréhensible, les EDQ refuse tout.
Il a été proposé le camping pour des raisons morales et sanitaires et, faut-il le rappeler, l'auberge de jeunesse a besoin de son terrain pour l'été. Cette proposition a été refusée; les personnes du campement n'en savaient rien.
Un profil chez les personnes du campement très éloigné de ce que vous avez lu.

Qu'à donc fait le collectif qui s'attire encore les foudres de tant de gens ?
Une citoyenne de Strasbourg, s'est rendue seule sur le campement pour constater de ses yeux et de ses oreilles...
Elle a communiqué des copies de presse et les communiqués de EDQ aux personnes présentes. Il s'agit d'infos qui les concernent c'est tout.

Sur le campement personne ne savait rien de la nouvelle association, ni du projet chalets, ni de la possibilité d'avoir une place de camping. Les douches, on aurait des douches. Voilà la simple réflexion qui fusait.

Pour ce qui est du suivi social bénévole dont chaque article parlait.
Les personnes ont dit que les représentants de l'association étaient rarement présents et de façon irrégulière.
Pouvions nous mettre en doute leur parole ?
En restant sur le campement, ces dires se confirmaient !

Après ce constat d'abandon et de désarroi, notre porte parole s'est rendue sur le campement. C'était mercredi.
Apportant quelques vivres, pas de quoi nourrir tout le monde nous avons eu un choc.
À peine posées sur la table, les vivres : pommes de terre, pâtes partaient en cuisine...

Les personnes en situation irrégulière
Pour le Collectif seule une association spécialisée peut s'en occuper. Nous ne connaissons rien aux lois, rien aux obligations.
Par contre l'humain et le sensible sont sans frontière !
Ces personnes n'ont pas d'aides, pas de revenus. Beaucoup restent sur le campement n'osant se rendre dans Strasbourg. Elles dépendent donc de l'association. Et nous les trouvons affamées. Pas toutes, il est vrai. Mais nous ne comptons pas, nous ne comptabilisons pas.

Fallait-il réfléchir ? Fallait-il se dire que ce terrain était chasse gardée ?
Nous n'avons rien fait de tout cela.

Nous avons alerté les pouvoirs publics de cette situation indigne, intolérable.

Aujourd'hui Monique reçoit des appels de tous ces gens, à qui tant de fois elle a tendu la main en vain.
Aucun d'eux n'a souhaité se rapprocher des associations qui restaient impuissantes devant ce dégât humain.
Aujourd'hui voilà qu'on nous accuse de ne rien comprendre, de ne pas savoir faire la différence entre les gentils et les méchants.
Aujourd'hui voilà que 2 équipes s'affrontent... Cela ne vous rappelle rien ?

Mais aucun ne parlent de la situation horrible dans laquelle se trouvent les personnes du campement. Ni les gentils, ni les méchants !

Notre conclusion reste la même : on ne confie pas des personnes en difficulté à des amateurs.

LE PROJET DES CHALETS

Les élus et les services de la Ville, la Préfecture et la DDASS se sont engagés dans une action commune pour apporter une solution complémentaire à celles qui existent déjà dans le plan Parsa d'hébergement et de réinsertion de ces personnes.

Il s'agit dans un premier temps de préparer l'accueil des personnes actuellement au jardin des 2 Rives sur un terrain mis à disposition par la Ville et aménagé sur le plan sanitaire . Cela devrait être possible d'ici le 4 Juin .


Sur ce même terrain, il est envisagé de faire installer le plus rapidement possible et en parallèle, pour la fin de l'automne 2008, des petites maisonnettes ou " chalets" avec chambres individuelles et accueil pour les personnes accompagnées de chiens, pour accueillir déjà dans un premier temps une trentaine de personnes.
Un travail social et d'insertion est bien entendu prévu dans le cadre de cette action .

Compte tenu des délais contraints, puisqu'il faudrait que cela soit prêt pour l'hiver 2008, le cahier des charges est en cours avec les services techniques .

Lors de la réunion avec le préfet délégué M. Régnier, plus de détails seront évoqués ainsi que l'avancement d'autres projets .

Mais sachez qu'en principe, les personnes pourront rejoindre ce terrain aménagé dès le début du mois prochain dans de meilleures conditions que celles actuelles .

En attendant
Toutes ces personnes sont libres de circuler
Le Collectif est libre de parler
Les Don Quichotte sont à la place qu'ils se sont données; celle de la contestation, celle de la "résistance" à tout, celle de l'ombre.
Nous leur avons souvent dit que si leur projet était bon, si le sérieux de leur intention était palpable... Bienvenu au club. En effet, nous manquons encore de places et de créativité.

Nous avons un terrible sentiment de malaise, l'impression que pour certains "LE BRUIT, LA FUREUR, ÊTRE DANS LES MÉDIAS... AVAIENT PLUS D'IMPORTANCE QUE LA CONCRÉTISATION D'UN PROJET"

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