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14.05.2008
Le micro crédit social
Par Paul Garcin - media libre - A l’inverse du RSA (Revenu de solidarité active) qui exige 1 ou 2 milliards le micro crédit social (MCS) est un outil de politique économique qui ne coute pas cher et qui peut être d’une grande efficacité. Son seul problème est que personne à ce jour ne le fait fonctionner correctement.
Selon l’agence nouvelle des solidarités actives, en 18 mois d’activités il n’y a eu sur tout le territoire national que 1532 prêts accordés pour un montant moyen de 1800 euros, il faut bien comprendre qu’il s’agit uniquement de prêts octroyés aux exclus de l’univers bancaire et non pas de prêts destinés à lancer une activité professionnelle.
Le MCS est un micro crédit personnel qui vise plus particulièrement les 3 millions et demi d’allocataires de minimas sociaux et les 8 millions de travailleurs « pauvres » qui ont des comptes bancaires mais à qui les banques refusent le moindre crédit pour des achats d’équipement comme la literie ou l’électro ménager.
La première impression serait que les banquiers se méfient car ils devraient par principe avoir à faire à une population à risque, et bien non, le taux de non remboursement de ces travailleurs pauvres quand on leur fait confiance et qu’ils sont accompagnés dans une procédure de micro crédit social est particulièrement faible entre 2 et 3% c'est-à-dire inferieure au taux de sinistres d’une population plus aisée et par principe plus respectable comme celle des fonctionnaires.
Or être exclu du système des prêts surtout quand on fait parti des 4,2 millions de citoyens qui sont interdits bancaire ou fichés par les banques, c’est aggraver une situation déjà difficile, et ce qui est agaçant dans cette affaire c’est que cet outil est pourtant mis en œuvre avec de gros moyens par la caisse des dépôts qui possède 14 banques et établissements financiers parmi ses partenaires et tout cela ne décolle pas, 1 an et demi d’activité et 132 expérimentations seulement.
Il y a la frilosité des banquiers face à des gens qu’ils considèrent à priori comme peu fiables, il y a aussi les responsables politiques qui ne jouent pas le jeu et puis il y a aussi un phénomène nouveau, les travailleurs sociaux qui restent bien méfiant a l’égard du crédit et c’est une erreur car ce type de prêt qui est actuellement limité à 3000 euros peut s'averer un très bon outil de réinsertion économique et sociale.
Il y a également le problème que tres peu de personnes connaissent l’existence du micro crédit social, car la communication sur le MCS se veut encore pour l’instant relativement discrète.
Source http://www.mediaslibres.com/tribune/index.php/2008/05/13/...
06:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : micro crédit social, rsa, exclu du système bancaire
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