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30.04.2008
LES TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION SE MOBILISENT
LE COLLECTIF SDF ALSACE SOUTIENT L'ACTION DES TRAVAILLEURS SOCIAUX.
MANIFESTATION MERCREDI 30 AVRIL A 13H DE DENFERT à L'ASSEMBLEE NATIONALE
FORMATION MENACEE TRAVAILLEURS SOCIAUX EN DANGER LA SITUATION EST URGENTE
La loi sur l’égalité des chances n’a jamais aussi mal porté son nom. Le décret du 31 janvier 2008 et la circulaire de la DGAS du 27 février 2008, rendent obligatoire la gratification des travailleurs sociaux en formation préparant des diplômes de niveau III (ES, AS, EJE, ETS) lors des stages de plus de trois mois, uniquement dans les associations privées.
Malgré cette loi, l’Etat et les collectivités territoriales se désengagent du financement de cette gratification, laissant les associations dans l’incapacité financière d’accueillir des stagiaires.
RESULTATS :
Les formations en travail social sont bloquées. Les travailleurs sociaux en formations et au-delà le secteur social y compris ses usagers sont concernés.
SONT MIS EN DANGER :
• le principe d’alternance théorie/ pratique qui est la base de la formation
• le respect des usagers et la qualité du travail social
• le statut de travailleur social en formation sur son lieu de stage
NOUS DENONCONS :
• un dispositif discriminatoire, inégalitaire et inapplicable
• la sélection sociale à l’entrée en formation
• le démantèlement du secteur social
• les effets pervers de la réforme des diplômes et des lois relatives au secteur
C’EST DONC TOUS ENSEMBLE QU’IL FAUT AGIR ET REAGIR
TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION, USAGERS, FORMATEURS, TRAVAILLEURS MEME COMBAT
Les Travailleurs Sociaux en Formation
13:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION, TRAVAILLEURS SOCIAUX, GRATIFICATION DES STAGIAIRES
Conseil de Paris – séance du lundi 21 avril 2008
Voeu présenté par Marinette Bache et les élus du groupe Mouvement Républicain et Citoyen relatif à la réforme du Livret A
Allocution de Marinette Bache
Monsieur le Maire,
Notre pays connaît une grave crise du logement et particulièrement du logement social. Le rôle du Livret A est plus que jamais essentiel dans le financement public des opérations de construction de ces logements sociaux destinés, en particulier aux catégories les plus modestes, mais aussi aux catégories intermédiaires de notre population.
Il n’est pas, pratiquement, aujourd’hui de famille en France qui ne soit pas concernée par le Livret A. Ce sont 100 milliards d’euros déposés par les 45 millions de titulaires de ce Livret qui contribuent, de manière importante, au rôle d’accompagnateur bancaire joué par la Caisse des Dépôts et de Consignations auprès des collectivités territoriales dans leurs investissements.
Le livret A est un véritable produit d’épargne populaire, utilisé comme forme de protection personnelle et familiale pour se mettre, souvent, à l’abri de l’inflation. Il est aussi quelquefois le seul accès à la banque pour les plus défavorisés.
Il est bon de rappeler également que ces fonds échappent à la spéculation, au moment où la crise des subprimes n’a pas terminé ses effets.
Au contraire de Madame la Ministre de l’Economie et des Finances, nous pensons que cette soi-disant banalisation du livret A est en fait une privatisation au profit des marchés financiers.
Par conséquent, par ce vœu, nous souhaitons demander à l’État de rester fidèle à ses engagements dans une défense ferme du Livret A, de ne pas céder à la pression des banques, en particulier de certaines banques en ligne qui ne possèdent même pas de guichets essentiels pour ce type d’épargne populaire, de maintenir et de défendre son recours auprès de la Cour de justice des Communautés européennes, de ne pas suivre les recommandations du rapport Camdessus, qui non seulement propose l’ouverture de la distribution du Livret A à toutes les banques, mais propose également de détourner une partie de cette collecte à leur seul profit.
Le logement social est financé à 80% par cette ressource. Après la communication dont nous avons discuté, ce matin, je vous demande donc de soutenir ce vœu.
11:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : LIVRET A, PAS TOUCHE LE LIVRET A, LOGEMENT SOCIAL, ACCÉSSIBILITÉ BANCAIRE, Banalisation du Livret A, EUROPE, Neelie Kroes
Cercle de silence à Strasbourg, en solidarité avec les étrangers menacés d'expulsion
Premier Cercle de silence
Ce soir 30 avril à 18 heures
Le cercle de silence est une action non-violente de protestation qui rassemble des femmes et des hommes de divers horizons et convictions philosophiques, politiques ou religieux, nous appelons toutes celles et tous ceux qui souhaitent s’associer à notre protestation de façon non-violente et silencieuse à nous rejoindre le 30 de chaque mois
07:25 Publié dans Actions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CERCLE DE SILENCE STRASBOURG, IMMIGRATION, QUOTA
LES FEMMES MARCHERONT SUR ROME
DROITS DES FEMMES - La délégation européenne du mouvement la Marche mondiale des femmes s'est réunie à Genève début avril. Compte-rendu d'une participante.
Dans un bel élan, nous avons décidé de marcher, en 2009, sur Rome et le Vatican, symbole de l'extrémisme catholique. La réunion européenne de la Marche Mondiale des Femmes (MMF), mouvement international d'associations féministes, a eu lieu récemment à la Maison des Associations de Genève, du vendredi 4 au dimanche 6 avril. Elle a accueilli une trentaine de représentantes venant de Suisse, d'Albanie, de Belgique, France, Espagne, Grèce, Italie, Macédoine, Portugal; le secrétariat international était également présent. Ce fut l'occasion de faire le point sur ce qui se passe dans chaque pays concernant la Marche, les campagnes sur les violences faites aux femmes, l'avortement, la prostitution. Il fut aussi question du Forum social européen (FSE). Au niveau des contenus, différentes thématiques ont été développées. Parmi lesquelles la lutte contre les violences domestiques contre les femmes, qui perdurent partout. Dans certains pays, elles font partie des moeurs. Rappelons cependant qu'en Suisse, une femme sur cinq subit des violences domestiques, une fillette sur trois des abus d'ordre sexuel. Les armes militaires rangées à la maison tuent vingt-six femmes par an.
Par ailleurs, chaque année dans le monde, 2 millions de filles sont excisées. Cette tradition concerne des pays allant des Etats arabes à l'Inde. L'excision, tout comme l'infibulation, est pratiquée par des animistes, des catholiques, des coptes, des juifs, des musulmans, des protestants, alors qu'aucune religion, pas même l'Islam, contrairement à certaines croyances, n'a jamais imposé l'excision dans ses lois. Les mariages forcés sont aussi une forme de violence où la femme, considérée comme une marchandise, est échangée contre de l'argent.
La prostitution reste un fléau pour les femmes mais une source de revenus équivalant à ceux de la drogue pour une quantité de réseaux. La structure de nos sociétés et le néolibéralisme alimentent le commerce du sexe en considérant les femmes comme des objets disponibles. Complices de cet état de fait, les médias (espaces publicitaires, télévision, presse, Internet) véhiculent des images pornographiques où les femmes sont accessibles sexuellement pour assouvir les besoins prétendument incontrôlables des hommes. Ils participent ainsi à la construction de l'imaginaire des garçons, qui filment des scènes de viols collectifs pour les diffuser à leurs copains; ils confinent les femmes dans les registres de la soumission et de la culpabilité.
La mondialisation néolibérale accentue les inégalités économiques, qui sont accrues dans les pays du Sud par la non-scolarisation des filles et le non-accès des femmes à la santé. Les femmes précarisées n'ont souvent d'autre solution que d'immigrer et d'entrer dans le marché prostitutionnel. La libéralisation du tourisme amplifie ce phénomène en considérant les enfants et les femmes pauvres comme des «ressources» vendues aux touristes. Un million d'enfants à travers le monde, en majorité des filles, sont enrôlés dans l'industrie du sexe chaque année.
Autre fléau, la pauvreté, qui touche davantage les femmes. 67% des femmes seules élevant un ou plusieurs enfants ont du mal à finir le mois. Les deux tiers des enfants qui ne vont pas à l'école sont des filles. Dans les pays en développement, elles travaillent entre 4 et 16 heures par jour aux tâches domestiques. Au plan mondial, les femmes fournissent 70% des heures travaillées, reçoivent 10% des revenus et ne possèdent que 1% des richesses.
Dans la majorité des pays, on assiste à des attaques contre les rentes de vieillesse: allongement de l'âge de la retraite et diminution des rentes, ce qui touche prioritairement les femmes.
Dans un grand nombre de pays européens (Andorre, Bulgarie, Chypre, Croatie, Irlande, Lituanie, Malte, Pologne, Slovaquie), les femmes sont en butte à des restrictions au droit à l'avortement ou à son interdiction; dans d'autres (Espagne, Italie, Macédoine), ce droit est menacé par la montée des intégrismes religieux et les pressions des lobbies conservateurs. A l'intérieur du Forum social européen, il n'a pas été possible, jusqu'à présent, de faire inscrire le droit des femmes à disposer de leur corps, le terme «diversité culturelle» servant à couvrir des pratiques telles que l'excision, le port du voile, etc.
Actuellement, les intégrismes religieux de tous bords, y compris catholique, exercent des pressions contre le droit à l'avortement, demandent un moratoire, veulent diminuer le nombre de semaines pour une interruption volontaire de grossesse (IVG), défendent la clause de l'objection de conscience, ce qui a pour conséquence que des médecins refusent de pratiquer des avortements, des pharmaciens de délivrer des moyens de contraception. Enfin, ils font le forcing auprès des différentes instances pour légaliser les droits du foetus. (On peut signer une pétition pour le droit à l'avortement à l'adresse ife@efi-europa.org).
Ce dernier sujet nous ramène au début des années 1970 quand, dans la mouvance de Mai 68, les femmes revendiquaient «mon corps est à moi». A l'époque, comme beaucoup d'autres femmes, j'ai lu Notre corps, nous-mêmes (Albin Michel, 1977) qui parlait de sexualité, d'homosexualité, de contraception, d'avortement, de maternité, de santé. (...) Après tant de manifs et de manifestes, de réunions et de stages, de débats et de lois, je pensais naïvement qu'en Europe au moins, nous avions avancé (la Suisse a légalisé l'IVG en 2002) et que toutes les femmes européennes pouvaient enfin disposer de leur corps et maîtriser leur fécondité. Eh bien non, dans une dizaine de pays, on en est au XIXe siècle et dans d'autres, les acquis sont menacés par des dévots réactionnaires...
Note : * Ecrivaine, participante à la Marche mondiale des femmes.
AUX FILLES NÉES ET À NAÎTRE... Huguette Junod
La Marche mondiale des femmes (MMF) est un mouvement international d'associations féministes, qui a organisé des marches dans de nombreuses villes de nombreux pays afin d'attirer l'attention sur des questions qui touchent particulièrement les femmes: les violences domestiques et la pauvreté. Dédiée aux filles nées et à naître, la MMF lutte contre toutes les formes de discriminations vécues par les femmes, elle s'articule autour de la mondialisation des solidarités et prône la justice, l'égalité, le respect, la reconnaissance de la diversité. Elle s'est organisée en coordinations nationales qui se rencontrent régulièrement pour faire le point et organiser des actions. Les langues officielles de la MMF sont le français, l'anglais et l'espagnol, les interventions sont simultanément traduites.
La marche est une action politique, en rupture avec le défaitisme ambiant. Elle rend visible la situation des femmes dans un monde encore frappé de cécité et d'une effarante tolérance envers la pauvreté et la violence. Le mouvement est parti du Québec en 1995 par la marche «Du pain et des roses» contre la pauvreté. En 2000, entre le 8 mars et le 31 juillet, il y eut des marches dans le monde entier. Le 8 mars à Genève, elle réunit 2000 personnes; le 13 octobre de la même année, la marche de clôture suisse à Bâle a rassemblé 3000 participant-e-s; le 14 octobre, c'est la marche de clôture européenne à Bruxelles qui en réunissait 50 000; enfin la marche de clôture mondiale a lieu le 17 octobre 2000 à New York avec plus de 10 000 manifestant-e-s.
A part quelques exceptions, les médias ont peu parlé de ces manifestations. Parce qu'il n'y a pas eu de casse ? Parce que les problèmes des femmes ne sont pas dignes d'intérêt? Une autre marche mondiale eut lieu en 2005 et on prépare celle de 2010.
Le capitalisme néolibéral est un système régi par la seule loi du marché, qui subordonne les droits humains fondamentaux à la liberté économique. Se perpétuant depuis des millénaires, le patriarcat est basé sur la prétention qu'il existerait une infériorité naturelle des femmes et sur la hiérarchisation des rôles et le pouvoir masculin. Tous deux se renforcent mutuellement pour maintenir la très grande majorité des femmes dans une infériorisation culturelle, une dévalorisation sociale, une marginalisation économique, une marchandisation de leur corps, toutes situations qui s'apparentent à un apartheid.
Face à cela, la Marche mondiale des femmes revendique le droit, pour toutes les femmes, de:
- Vivre sans peur dans un environnement sans violence (dans la famille, la rue, au travail, sans mariages forcés, sans mutilations génitales, sans traite des femmes et des enfants);
- avoir les moyens de vivre dans la dignité (salaires, rentes AVS, AI, prestations complémentaires, allocations);
- être libres de voyager, s'établir, travailler, changer de travail sans distinction de nationalité ou de statut familial ou légal;
- réaliser l'égalité des droits dans les faits (salaire égal pour un travail de valeur égale, partage des tâches domestiques et de soins, parité dans les décisions politiques, économiques et sociales, non-discrimination);
- reconnaître les droits des personnes homosexuelles (partenariat, droit à l'adoption, sanction des actes homophobes, non-discrimination);
- maintenir et améliorer les services publics (santé, éducation, communication, énergie, etc. doivent rester accessibles et de qualité pour toutes et tous);
- préserver la nature et le vivant (protection de l'environnement, accès aux ressources naturelles, contrôle des manipulations génétiques, interdiction du clonage humain);
- promouvoir la paix et la coopération internationale (annulation de la dette des pays du Sud, mesures efficaces contre l'évasion fiscale et la fuite des capitaux, interdiction de la vente d'armes, démilitarisation de la société).
En deux mots: vivre mieux.
Note : Renseignements sur le site www.marchemondiale.org
HUGUETTE JUNOD* LE COURRIER
07:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : services publics, marche mondiale des femmes, capitalisme néolibéral
Le Collectif manifeste devant le Sénat et rencontre Neelie Kroes
PARIS, 29 avr 2008 (AFP)
Le collectif d'associations et de syndicats "pas touche au Livret A", qui refuse la distribution programmée du Livret A par toutes les banques, a manifesté mardi devant le Sénat à Paris, a-t-on appris de sources syndicale et policière.
Une centaine de personnes, selon Nicolas Galépidès (Sud-PTT), 70 selon la préfecture de police, ont manifesté leur désaccord au projet de loi de Modernisation de l'économie, qui inclut des mesures portant sur la généralisation du Livret A, au moment où était auditionnée devant une commission du Sénat la commissaire européenne à la concurrence, Neelie Kroes.
Actuellement, le Livret A, dont la collecte par la Caisse des dépôts sert à financer le logement social, est délivré uniquement par les Caisses d'épargne, la Banque postale et le Crédit Mutuel (pour le Livret Bleu).
Mais à la demande de Bruxelles qui exigeait la fin de ce monopole, le projet de loi prévoit d'élargir sa distribution à toutes les banques.
Les membres du collectif, regroupant des syndicats, des associations de consommateurs et des associations de mal-logés, ont été reçus en fin de journée par Mme Kroes, qui a "fait preuve d'une écoute attentive" et va "examiner les arguments présentés", a déclaré à l'AFP Loïc Daguzan (CGT Banque de France), à l'issue de l'entretien.
"On a évoqué une incompatibilité de certaines dispositions du projet de loi avec le droit européen, et notamment une distorsion de concurrence, vis-à-vis des banques de toute l'Europe, puisque les banques françaises disposeraient de fonds allant jusqu'à 67 milliards d'euros", a-t-il dit.
Le projet de loi permettra aux banques françaises de bénéficier d'une "quote-part importante de l'épargne accumulée du Livret A, sans contrepartie", a affirmé Jean-Philippe Gasparotto (CGT Caisse des dépôts).
"Les liquidités qui seraient laissées à la disposition des banques" pourraient être utilisées par ces dernières "comme bon leur semble", et notamment "pour prendre des participations, voire le contrôle d'établissements financiers européens", précise un communiqué du collectif.
Il dénonce aussi le fait que "seule la Banque Postale sera tenue de répondre positivement à la demande de tout épargnant" d'ouvrir un Livret A. "Les pauvres, les exclus, les petits livrets pourront se voir fermer la porte des banques", juge le collectif.
© 2008 AFP
06:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : livret A, RSA, RMI, INFLATION, PLAN DE RIGUEUR, SARKOSY, ALLOCATIONS FAMILIALES
Un délégué général pour coordonner l'accès au logement des sans-abri et des mal logés
Au lendemain du succès de la "nuit du logement solidaire", organisée par une trentaine d'associations le 21 février dernier, le Premier ministre avait choisi de donner un coup d'accélérateur au plan d'action en faveur des sans-abri présenté par le gouvernement le 29 janvier et qui semblait quelque peu marquer le pas. François Fillon avait alors annoncé la nomination d'un "superpréfet" délégué général à la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées. Le choix s'était porté sur Alain Régnier, jusqu'alors préfet délégué à l'égalité des chances auprès du préfet de la région Rhône-Alpes. Deux mois après sa nomination à ce nouveau poste, celui-ci dispose désormais d'un cadre juridique pour son action. Un décret du 28 avril 2008 définit en effet le contenu de ce poste. Compte tenu de la dimension interministérielle du logement, le délégué général est placé auprès du Premier ministre. Il est chargé "d'assurer la coordination et le suivi de la mise en oeuvre des priorités définies par le gouvernement en matière d'hébergement et d'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées". En pratique, sa première mission consistera à veiller à la mise en oeuvre du plan d'action en faveur de ces dernières. Le décret précise les domaines sur lesquels le délégué général devra plus particulièrement se pencher : prévention des expulsions locatives, lutte contre l'habitat indigne, prévention de l'errance, humanisation et rénovation des centres d'hébergement, mobilisation du parc locatif social et du parc privé, construction de logements très sociaux et de maisons-relais. Dans ces différents domaines, il devra veiller, en liaison avec les préfets de département, "à la coordination des interventions des différents services et organismes de l'Etat et à leur articulation avec celles des collectivités territoriales, des associations et des bailleurs sociaux, avec lesquels il favorise le développement de partenariats".
Pour assurer sa mission, le délégué général pourra faire appel aux services et organismes placés sous l'autorité des ministres chargés du logement, de la lutte contre l'exclusion et de la lutte contre la pauvreté. En tant que de besoin, il pourra également recourir aux services des autres ministères, aux établissements compétents de l'Etat - on songe par exemple à l'Anah - et aux préfets de département. Le délégué général rendra compte "régulièrement" de son action au Premier ministre et aux ministres concernés.
Jean-Noël Escudié / PCA - LOCALTIS INFO
Référence: décret 2008-406 du 28 avril 2008 instituant un délégué général pour la coordination de l'hébergement et de l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées (Journal officiel du 29 avril 2008).
06:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans domicile, SANS ABRI, PAUVRETÉ, HÉBERGEMENT, ACCÈS AU LOGEMENT
La marche des travailleurs sociaux stagiaires s'arrête le 29 avril à Argenteuil
Partis depuis le 16 avril 2008 pour 334 Km de marche depuis Lille une vingtaine de travailleurs sociaux se dirige vers le ministère du travail en espérant être reçus par Xavier Bertrand le 30 avril 2008. Leur dernière étape avant Paris sera Argenteuil.
Ils arriveront à 16h à l’Hôtel de Ville le mardi 29 avril 2008. La municipalité leur proposera une rencontre sportive en présence des élus ainsi qu’un hébergement. Ils partiront pour le ministère depuis le parc de l’Hôtel de Ville à 7h le lendemain.
Les travailleurs sociaux en formation restent mobilisés contre les conséquences du décret du 31 janvier 2008 adopté par le gouvernement. La municipalité se joint à « la marche » de ces futurs éducateurs pour prier l’Etat de débloquer des fonds permettant la rémunération des stages dans ce secteur.
"Ce texte impose aux associations du secteur privé de verser une gratification aux stagiaires. Or de nombreuses structures ne peuvent pas rétribuer leurs travailleurs en formation et doivent se résigner à refuser l’aide de ces stagiaires faute de moyens, réagit la mairie d'Argenteuil dans un communiqué. Le pendant étant que les travailleurs sociaux en formation se retrouvent sans stage. Cela les met, pour certains, dans l’incapacité de valider leur formation. A terme, cela risque de pénaliser grandement les associations et de voir se restreindre le nombre de personnels qualifiés. Sans parler, bien sûr, des désavantages causés pour les personnes en attente de services. " SOURCE : http://www.vonews.fr/article_3179
06:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAVAILLEURS SOCIAUX EN FORMATION, TRAVAILLEURS SOCIAUX, GRATIFICATION DES STAGIAIRES
La pauvreté est stable, les travailleurs pauvres plus nombreux
PARIS (AFP) — La pauvreté reste stable en France mais s'aggrave chez ceux qui sont touchés, tandis que le nombre de travailleurs pauvres augmente, selon le cinquième rapport de l'Observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (Onpes), rendu public mardi.
Ainsi, "la baisse du chômage ne s'accompagne pas en même temps de la baisse de la pauvreté", comme l'a reconnu la ministre du Logement Christine Boutin lors de la remise du rapport de l'Onpes, en présence du Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch.
La présidente de l'Onpes, Agnès de Fleurieu a souligné que "l'emploi ne permet pas toujours d'éviter la pauvreté".
En effet, en 2005, environ 1,7 million de personnes, soit 7% des travailleurs, occupent un emploi mais sont malgré tout dans un ménage dont le revenu est inférieur au seuil de pauvreté (817 euros mensuels pour une personne seule). Ils étaient 1,5 million en 2003.
En moyenne, selon l'Onpes, les travailleurs pauvres ont perçu 775 euros par mois au titre de leur activité, soit environ la moitié des revenus d'activité moyens de l'ensemble des travailleurs alors qu'une grande majorité d'entre eux (78%) occupent un emploi toute l'année, dont 21% ayant principalement un emploi à temps partiel.
Si le nombre d'allocataires des minima sociaux s'est stabilisé à 3,5 millions de personnes en 2006, l'Onpes signale que cette stabilisation ne doit pas cacher une aggravation de la situation financière des plus pauvres, notamment chez les personnes âgées isolées, les familles monoparentales et les jeunes en recherche d'emploi.
Ainsi, l'écart entre le niveau de vie médian des ménages pauvres et le seuil de pauvreté s'accroît depuis 2002, ce qui signifie que la pauvreté est "plus profonde" selon le rapport. En 2005, une personne pauvre sur deux avait un niveau de vie inférieur à 669 euros par mois.
S'appuyant sur les conclusions de ce rapport sur la situation française, Mme Boutin a par ailleurs indiqué que la lutte contre la pauvreté serait le thème de la réunion des ministres "qui suivra immédiatement la Table ronde européenne", quand la France aura pris la présidence de l'UE, à partir du 1er juillet.
"C'est la première fois que cette question sera portée au niveau ministériel. Il s'agira de poursuivre à l'échelle de l'Union européenne, un objectif chiffré de réduction de la pauvreté", a-t-elle conclu.
06:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : minima sociaux, rmi, rsa, Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch
25% des bénéficiaires de minima sociaux n'ont pas de logement
Alors que la crise du logement s'étend, les ménages les plus pauvres et les bénéficiaires de minima sociaux sont les plus sévèrement touchés, indique la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) dans une étude, révélant qu'un quart des bénéficiaires du revenu minimum d’insertion (RMI), de l’allocation de parent isolé (API) ou de l’allocation de solidarité spécifique (ASS) n'ont aujourd'hui pas de logement propre.
Moins de logements sociaux pour les bénéficiaires de minima sociaux
Si en Février dernier, la fondation Abbé Pierre dressait un tableau alarmant de l'état des logements sociaux en France, la situation ne s'est guère améliorée depuis. Pour rappel, le logement représente aujourd'hui 25% du budget pour les 20 % de ménages les plus modestes, soit deux fois plus qu’il y a trente ans.
Selon la DRESS -qui a mené son enquête à la mi-2006 auprès bénéficiaires de minima sociaux- entre 2003 et 2006, le nombre de bénéficiaires du RMI, de l’API ou de l’ASS disposant de leur propre logement a notoirement baissé. Ils étaient 82 % en 2003 contre 76% en 2006. Les autres sont hébergés par des proches ou occupent un logement prêté, vivent en hôtel, dans une habitation mobile, ou sont sans domicile.
Conditions de vie précaires
Parmi ceux qui vivent dans un logement dit 'autonome', près de la moitié (46%) ne disposent pas de tout le confort sanitaire de base, 27% occupent un logement surpeuplé, 22% jugent leur chauffage insuffisant et 24% considèrent leur logement en mauvais état
De même, avoir son propre logement ne met pas à l’abri de difficultés pour s’y maintenir, relève encore la DRESS. Les bénéficiaires de minima sociaux, locataires ou propriétaires, sont nombreux à devoir faire face à des problèmes de paiement du loyer ou des dépenses relatives à l'habitation. Au total, c’est 30 % des bénéficiaires qui ont été menacés de coupure ou d’expulsion.
Source Mon Sondage.com
06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
Franchises médicales : le plan Alzheimer oublié ?
Selon l'association des présidents de maisons de retraite, "le plan Alzheimer annoncé par le Président de la République en début d'année n'est alimenté par aucun crédit nouveau".
Les franchises médicales instaurées au début du mois de janvier par le gouvernement "n'ont servi en rien à financer l'aide aux personnes âgées" comme l'avait promis le chef de l'Etat dans le cadre du plan Alzheimer, a affirmée, mercredi 23 avril, l'association des présidents de maisons de retraite (AD-PA)
"Le plan Alzheimer annoncé par le Président de la République en début d'année n'est alimenté par aucun crédit nouveau", a dénoncé l'AD-PA dans un communiqué, ajoutant que "les franchises médicales n'ont donc servi en rien à financer l'aide aux personnes âgées, mais ont juste permis de diminuer les dépenses de l'assurance maladie".
Les franchises instaurées
Depuis janvier, les assurés sociaux doivent payer 50 centimes par boîte de médicament et par acte paramédical, et deux euros par transport sanitaire, dans la limite de 50 euros par an. Cette mesure devrait rapporter 850 millions d'euros par an selon le gouvernement, qui s'est engagé à les affecter au plan Alzheimer, à la lutte contre le cancer et aux soins palliatifs.
Mais l'AD-PA, qui regroupe des directeurs d'établissements, souligne que les crédits du plan Alzheimer "étaient inscrits dès l'automne dans le budget de l'assurance maladie pour les personnes âgées".
"Ce plan est donc la simple continuation des petits plans antérieurs, avec même un ralentissement de la dynamique puisque le budget 2008 connaît la plus faible augmentation depuis 2000", poursuit l'association.
Incompréhension du ministère de la Santé
Dans Le Monde daté de jeudi, le Syndicat national des établissements et résidences privées pour personnes âgées (Synerpa) a également déploré l'absence de lien entre le produit des franchises et le financement du plan Alzheimer.
Interrogé par l'AFP, le ministère de la Santé a fait part de son incompréhension face à ces griefs.
"Il y a bien, comme prévu, 850 millions d'euros affectés au plan Alzheimer, aux soins palliatifs et à la lutte contre le cancer", a indiqué le ministère, ajoutant qu'un rapport serait transmis à l'automne aux parlementaires dans le cadre de la préparation du budget de la Sécurité sociale pour 2009.
Le ministère précise notamment que 236 millions d'euros sont affectés à la lutte contre le cancer et à la maladie d'Alzheimer via la médecine de ville, que 307 M sont destinés aux établissements de santé, que 89 M vont aux soins palliatifs et 160 M sont destinés au secteur médico-social. (AFP) SOURCE NOUVEL OBS
06:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Franchises médicales, le plan Alzheimer oublié, SÉCURITÉ SOCIALE, ROSELYNE BACHELOT


