25.07.2008

Une nouvelle édition du guide «CCAS-CIAS»

A l’occasion du renouvellement des conseils municipaux et des membres du conseil d’administration des CCAS/CIAS, l’AMF et l'Union nationale des centres communaux d'action sociale (UNCASS) rééditent la brochure sur le centre communal et intercommunal d'action sociale.

Ce guide pratique traite l'essentiel à connaître sur le fonctionnement, les ressources et les attributions des CCAS/CIAS. Il prend en compte les changements intervenus depuis le 1er novembre 2005, date de la précédente édition, concernant notamment la suppression des commissions d’admission à l’aide sociale, la procédure de domiciliation, la création du Répertoire national commun de la protection sociale (RNCPS), et le recrutement des directeurs ou directeurs adjoints de CCAS/CIAS sur des emplois fonctionnels.

Depuis 1978, le bureau d’aide sociale (anciens bureaux de bienfaisance, créés par la loi du 7 frimaire an V et bureaux d’assistance rendus obligatoires dans chaque commune par la loi du 15 juillet 1883) a pris le nom de centre communal d’action sociale, nom qui ne sera consacré qu’en 1986 par la loi du 6 janvier 1986.
Ce n’est qu’en 1995 que sont enfin précisées les missions et l’organisation du CCAS par un décret (1). Le principe est que chaque commune doit constituer un centre communal d’action sociale.
Toutefois, lorsqu’un EPCI est compétent en matière d’action sociale, il peut décider de créer un centre intercommunal d’action sociale (CIAS). Il pourra donc s’opérer à l’échelon local un partage de l’action sociale entre le niveau communal (CCAS et ville) et le niveau intercommunal (CIAS et structure intercommunale).
Le CCAS/CIAS est un établissement public administratif communal ou intercommunal.
Même si les liens avec la commune ou le groupement de communes de rattachement sont très étroits, le CCAS ou le CIAS a donc une personnalité juridique distincte, c’est à dire un conseil d’administration, un budget propre, un personnel propre.
Les CCAS des villes de Paris, Lyon et Marseille ont un statut particulier.
(1) Décret 95-562 du 6 mai 1995 modifié par le décret 2000-6 du 4 janvier 2000, codifié aux articles R 123-1 et suivants du Code de l’action sociale et familiale.

Télécharger le guide, lien ci-dessous
http://www.amf.asso.fr/documents/fichier.asp?FTP=AMF_2008...

Les loyers maximaux des logements nouvellement conventionnés applicables aux conventions conclues à compter du 1er juillet 2008

MAIRE INFO - Une circulaire de la ministre du Logement et de la Ville donne les valeurs (loyer maximal de zone, loyer maximal et redevances maximales) des loyers maximaux des logements nouvellement conventionnés applicables aux conventions conclues à compter du 1er juillet 2008.
Elle se substitue à la circulaire n° 2007-41 du 6 juillet 2007 relative à la fixation du loyer maximal des conventions.
La ministre insiste sur le fait que «les valeurs fixées dans cette circulaire constituent des limites supérieures qui ne doivent pas être appliquées de manière automatique.»
Les loyers maximaux inscrits dans les conventions «doivent faire l'objet d'un examen attentif (des services préfectoraux) qui doivent se préoccuper, d'une part, du nécessaire équilibre de gestion des organismes et, d'autre part, de la dépense globale de loyer (loyer + charges + consommations liées au logement) au regard des ressources des locataires ou des résidents et du service rendu.
Les préfets porteront une attention particulière à la solvabilité de ces locataires et résidents lors de la fixation des loyers maximaux.
Les règles de fixation des loyers maximaux des conventions ANAH font désormais l’objet d’une circulaire annuelle spécifique applicable au 1er janvier et non plus au 1er juillet.
La circulaire comporte 11 annexes:
1 - Valeurs des loyers maximaux et des redevances maximales des opérations conventionnées à partir du 1er juillet 2008.
2 - Loyers maximaux et redevances maximales des conventions en cours.
3 -Champ d’application du régime de la surface utile et de la surface corrigée.
4 -Marges sur les loyers calculés sur la base de la surface utile.
5 -Cas particuliers et dérogations.
6 - Modalités de calcul des loyers sous le régime de la surface utile.
7 - Calcul du coefficient de structure.
8 - Recommandations nationales pour les marges départementales liées aux critères techniques.
9 - Limitation du loyer au m2 pour les opérations financées avec du PLUS et du PLA-I dans le cas d’annexes importantes.
10 - Règles spécifiques au conventionnement des logements-foyers et des résidences sociales.
11 - Liste des communes constituant la zone 1 bis.

Télécharger la circulaire (PDF, 247 Ko) lien ci-dessous.
http://www.logement.equipement.gouv.fr/IMG/pdf/circulaire...

Pantin : la mairie négocie avec les familles expulsées

Mercredi matin, cinq familles ont été expulsées des logements HLM qu'elles squattaient. Elles ont installé un campement dans la cité des Courtillières à Pantin pour protester.

Julia Tissier (avec AFP) - LIBERATION.FR : jeudi 24 juillet 2008

Suite à l'installation, mercredi soir, d'un campement par les cinq familles expulsées, des négociations ont été engagées avec la mairie de Pantin.

La mairie de Pantin vient de proposer dix nuits d'hôtels (au lieu de six auparavant), «le temps de réfléchir à des solutions», indique Philippe Bon, le directeur de cabinet du maire PS Bertrand Kern. Pour l'instant, les familles n'ont pas accepté et continuent le campement.

Selon les familles, le dénouement ne sera pas le même. Sur les cinq, une sera accueillie dans un centre d'accueil en attente d'un relogement à Pantin. Pour une autre, le préfet sera saisi et un relogement est envisageable. En ce qui concerne les trois autres familles, aucune proposition ne pourra être faite par la mairie.

Les familles concernées ont installé un campement mercredi soir dans la cité des Courtillières à Pantin (Seine-Saint-Denis) pour protester contre leur expulsion survenue le matin.

D'origine sénégalaise, camerounaise et malienne, elles occupaient sans autorisation depuis plusieurs années des logements HLM situés dans la cité.

Mercredi matin, elles ont été expulsées très tôt dans la matinée par les forces de l’ordre en présence d’un représentant de la mairie.

Refusant les six nuits d’hôtels proposées par la mairie de Pantin en attendant, la trentaine de personnes concernées s'était ensuite rassemblée dans la Maison de quartier des Courtillières.

De jeunes habitants de Pantin les avaient rejoint et la police étaient intervenue sur les lieux pour évacuer, de manière musclée, les squatteurs.

Cette expulsion intervient alors que les logements sociaux sont en passe d’être réhabilités dans le cadre d’un projet de rénovation urbaine de la cité des Courtillières.

La position de la mairie est claire : «On ne reloge pas les squatteurs de logements sociaux», a indiqué Philippe Bon. «Nous avons 3947 dossiers d'attente de logement et ce sont des personnes en situation critique», a-t-il poursuivi.

Les familles avaient l’intention de camper «jusqu’à obtenir trois mois minimum» d’hôtel, certains proposant de payer une partie de la facture, selon l’AFP.

SANS RIEN : REJOIGNEZ-NOUS

La liste de diffusion "Infos@sansrien.net " est fermée, victime de son succès, certains d'entre vous ont reçu plus de 75 mess/jour
Cela devenait insupportable, et un beug est venu se greffer dessus, des abonnements non sollicités. Merci à tous, plus de 1000 abonnés en 2 semaines d'existence.
Un FORUM a vu le jour, donc adieu la liste et bonjour le forum, et à vos claviers !
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"LES INVISIBLES EN MARCHE"
Le tour de france est fini, nous sommes rentrés dans nos maisons, mais la lutte elle commence!

APPEL A MOBILISATION !
Nous, salariés précaires, familles monoparentales, personnes handicapées, malades, retraités, sans-papiers, intermittents du spectacle, Sdf, appelons à une mobilisation générale, le 17 Octobre 2008, journée internationale de lutte contre la misère.
Notre but est de fédérer toutes les associations, organisations, et syndicats qui luttent contre la précarité, sous toutes ses formes, et quelqu’en soient les thématiques.
Nous souhaitons, par cette action faire une démonstration de force, prouver que nous sommes capables de nous organiser et de rassembler, sur cette simple idée. Personne ne doit se sentir coupable d’un délit de précarité, personne ne doit être coupable d’être malade, handicapés, personne ne doit pouvoir remettre en cause les droits que nous avons si chèrement acquits
http://www.sansrien.net/

ARMÉES - SITES BAS-RHIN

Liste des unités transférées en 2009
• Le 2e Régiment de hussards (Terre) de Sourdun (77), 895 militaires est transféré à Haguenau (67) +

Liste des unités fermées en 2009
• Le 12e Régiment d’artillerie (Terre) de Haguenau (67), 664 militaires est fermé -

Liste des unités transférées en 2010
• L'État-major de la 2° Brigade blindée (Terre)+ compagnie de commandement et de transmissions, d'Orléans (45), 193 militaires, est transférée à Strasbourg (67) +
• L'État-major de la Brigade de renseignement (Terre )et Groupement de recueil de l’information de Metz (57), 141 militaires, est transféré à Haguenau (67) +
• Le 28e Groupe géographique de Joigny (89) (Terre), 404 militaires, est transféré à Haguenau (67) +
• Le 16e Bataillon de chasseurs de Saarburg Allemagne (Terre), 1155 militaires, est transféré à Illkirch Graffenstaden (67) +

Liste des unités fermées en 2010
• L'État-major de la Brigade d’artillerie (Terre) de Haguenau (67), 56 militaires est fermé -
• Le Régiment du génie (Terre) d'Illkirch Graffenstaden (67), 1042 militaires est fermé -
• LÉtat-major de la Brigade du génie (Terre) de Strasbourg (67), 50 militaires est fermé -

Liste des renforcements opérationnels à L’échéance 2014
• Le Détachement du 6e Régiment du matériel (Terre) de Gresswiller (67), 60 militaires sera renforcé +

Récapitulatif
• Haguenau perd 664+56 militaires et en récupère 895+141+404
• Strasbourg +193 -50
• Illkirch +1155 -1042

Conclusion
Des bâtiments à récupérer à Illkirch ?

La carte militaire à télécharger

Europe les crédits déclencheront 120 milliards de pertes pour les banques

En raison d’un manque de liquidité, de la baisse du marché immobilier, et la hausse de l’inflation les banques en Europe pourraient perdre 21 milliards en 2009.

Etude réalisée par le cabinet Olivier Wyman et le groupe de services de gestion de crédit Intrum justicia

http://www.francesoir.fr/economie/2008/07/21/europe-les-c...

LE MONDE : Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police

Enquête
Edvige, Cristina, Ardoise : la difficile mobilisation contre les fichiers de police

Quand Edvige masque Cristina... Trois cent vingt-huit associations, syndicats et partis politiques ont signé l'appel pour obtenir l'abandon du fichier de police baptisé Edvige (acronyme pour Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale), et 46 110 personnes avaient paraphé, jeudi 24 juillet, la pétition. Parmi les dernières organisations à rejoindre le collectif Non à Edvige, figurent la branche française d'Amnesty International et, depuis le 22 juillet, la CFDT. La centrale syndicale, tout comme FO, a rejoint le mouvement pour déposer un recours devant le Conseil d'Etat.

Pendant ce temps, le fichier Cristina (Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux) prend forme sans opposant. Classé "secret défense", c'est comme s'il n'existait pas. Il contient aussi des données personnelles sur les personnes fichées mais son spectre est plus large puisqu'il englobe leurs proches et leurs relations.

Les deux fichiers ont un point commun ; ils sont tous deux issus de la réforme du renseignement qui a abouti au démantèlement des Renseignements généraux (RG). Une partie des fonctionnaires rejoint la sécurité publique au sein d'une nouvelle sous-direction de l'information générale (SDIG) ; une autre fusionne avec la DST pour former la direction centrale du renseignement intérieur. Logiquement, le fichier des "RG" a suivi le même parcours donnant naissance, le 1er juillet, d'un côté à Edvige, de l'autre à Cristina, qui conserve le caractère secret de l'ancien fichier DST. Mais l'un est soumis au contrôle de la Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), l'autre pas.

"DONNÉES SENSIBLES"

La mobilisation des anti-Edvige n'a cessé de s'amplifier depuis la publication du décret instituant le fichier pour lequel la CNIL a donné un avis favorable avec des "réserves" - notamment sur la traçabilité des consultations, jugée insuffisante. Le collectif proteste ainsi contre l'extension, dès l'âge 13 ans, des personnes qui peuvent y figurer dès lors qu'elles portent atteinte à "l'ordre public". Une disposition qui n'était pas précisée dans la version RG du fichier régi par un décret de 1991.

En réalité, le fichage des adolescents, déjà autorisé dans le cadre de fichiers de police judiciaire comme celui des empreintes génétiques, se faisait même dans le domaine du renseignement. "C'est une logique de clarté qui a prévalu", affirme l'entourage de la ministre de l'intérieur, Michèle Alliot-Marie, en présentant Edvige comme un fichier "un peu toiletté". "La folie des fichiers n'a pas épargné les mineurs", relevait, dès avril 2007, le Syndicat de la magistrature (SM, gauche) dans son bulletin Justice, en dénonçant le manque de "disposition protectrice" dans l'ordonnance de 1945.

Autre source de mécontentement : comme dans l'ancien fichier des RG, Edvige peut collecter des données sur toute personne jouant "un rôle politique, économique, social ou religieux significatif". Mais il sera possible, en plus, d'y faire figurer des paramètres personnels comme l'orientation sexuelle ou la santé. Le gouvernement s'appuie pour cela sur la loi du 6 août 2004, dont les décrets n'étaient jamais parus...

"Initialement, les comportements et déplacements des personnalités devaient y figurer, déclare le secrétaire général de la CNIL, Yann Padova. Quant aux données sensibles sur la santé ou l'orientation sexuelle, nous avons obtenu qu'elles soient mentionnées de manière exceptionnelle et non sans limite comme cela était prévu." La CNIL a craint aussi que le décret Edvige ne soit pas publié. Le ministère dément : "Il n'y a jamais eu d'hésitation à ce sujet."

La bataille sur les fichiers de police est loin d'être finie. Récemment, la CNIL a été sollicitée, par courrier, par les services de Mme Alliot-Marie pour se prononcer dès septembre sur Ardoise. En avril, la ministre avait pris la décision de suspendre ce logiciel censé alimenter la future base de données commune à la police et à la gendarmerie, et qui devait comporter des éléments sur l'orientation sexuelle, l'appartenance syndicale ou religieuse, ou, le cas échéant, la mention "SDF" des personnes fichées. A la CNIL, qui n'a pas le pouvoir d'empêcher la création d'un fichier, on "s'interroge" aujourd'hui sur cette saisine.

Isabelle Mandraud

Les principaux fichiers de police et de gendarmerie

STIC : Système de traitement des infractions constatées. Créé en 2001, il constitue le plus gros fichier de police. Il contient des renseignements issus des procès-verbaux sur les auteurs d'infraction, les personnes mises en cause et les victimes. Soit plus de 5 millions de noms, mineurs compris, et 35 millions de procédures. La CNIL contrôle en ce moment le fichier et devrait rendre ses conclusions en septembre.

JUDEX : créé en 1986 et étendu en 1993, il contient des données sur les personnes recueillies dans toutes les procédures établies par les gendarmes. Consulté à 12 millions de reprises en 2007, il devrait, à terme, fusionner avec le STIC, ce qui aboutira à la création du plus gros fichier jamais vu jusqu'ici en France.

FNAEG : Fichier national automatisé des empreintes génétiques. Créé en 1998, commun à la police et à la gendarmerie, il a été étendu en 2003. Il contient près de 500 000 empreintes.

FAED : Fichier automatisé des empreintes digitales. Créé en 1987, il a été consulté à 21 000 reprises en 2007 par la police et la gendarmerie.

FPR : Fichier des personnes recherchées. Créé en 1996, étendu en 2005, c'est le fichier le plus consulté par la police et la gendarmerie : 54 millions de fois en 2007.

SALVAC : Système d'analyse et de liens de la violence associée au crime. Créé en 2003, il contient des données sur les tueurs en série.

Article paru dans l'édition du 25.07.08

24.07.2008

Loi Constitutionnelle à télécharger

Loi Constitutionnelle

À partir du mois d'octobre, la Direction de Radio France prévoit de réduire de deux tiers le temps d'antenne de FIP à Strasbourg, Bordeaux et Nantes.

Aujourd'hui, les animatrices nous accompagnent de 7h à 19h30.
À l'avenir, il ne restera pour l'information locale que 4 heures quotidiennes, de 16h à 20h, et quelques annonces culturelles sur le site internet. Le reste de l'animation sera confié à l'antenne parisienne.
Pour que FIP continue à assurer pleinement sa mission de service public, en rendant compte de la vie culturelle et associative de la région dans toute sa diversité, les animatrices ont besoin de notre soutien.
Merci de signer la pétition et de la faire circuler.
Pour ce faire rien de plus simple, cliquez sur les liens suivants:

Pour la pétition de l'antenne strasbourgeoise:
http://www.mesopinions.com/soutien-a-fip-strasbourg-petit...

Pour la pétition de l'antenne nantaise:
http://www.mesopinions.com/auditeursFipNantes-petition-pe...

Pour la pétition de l'antenne bordelaise:
http://www.mesopinions.com/soutien-a-fip-bordeaux-petitio...

Merci à toutes et à tous de votre soutien et faites circuler

Edvige... et Cristina

« CRISTINA » (Centralisation du Renseignement Intérieur pour la Sécurité du Territoire et les Intérêts NAtionaux), fichier de la DCRI...

A qui profite la CNIL ? (Edvige, Cristina, la DST, les RG, et caetera)

La CNIL fête cette année les 30 ans de la loi Informatique et libertés, l’une des toutes premières lois du genre dans le monde, censée protéger les citoyens du fichage informatique.

A l’époque, le spectre de Big Brother était l’Etat. Depuis, le monde a bien changé, l’informatique est (presque) partout et Alex Türk, président de la CNIL, n’hésite pas à déclarer que “si vous croyez que le monde ressemblera un jour à celui de Big Brother, détrompez-vous… Vous êtes en plein dedans !”.

Le même, en marge de la conférence de presse où il annonça sa nomination à la tête du G29 (qui réunit les CNIL européennes) expliqua qu’il se demandait si cela valait encore la peine de s’opposer à un fichier policier, ou à une proposition de loi sécuritaire, puisqu’à chaque fois, ils ne sont pas entendus, et que le projet passe en l’état.

En 1978, la loi informatique et libertés avait donné la possibilité à la CNIL de bloquer la mise en place des fichiers manifestement contraires aux droits de l’homme, à la vie privée ou aux libertés. Mais en 2004, la nouvelle loi informatique et libertés, préparée sous Jospin, et soutenue par Alex Türk, a retiré ce pouvoir à la CNIL (cf. Une loi dont l’Etat se fiche pas mal et A qui profite la CNIL ?).

Début juin, je découvrais, consterné, que les Français étaient nuls ou presque en matière d’informatique et libertés, et qu’ils étaient aussi ceux qui, de tous les Européens, sont les plus enclins à militer pour (ou accepter) la surveillance de l’internet.

Aujourd’hui, le Syndicat de la Magistrature, la Ligue des Droits de l’Homme et d’autres s’émeuvent de la création d’Edvige, un fichier (avalisé, avec certaines réserves, par la CNIL) fichant entre autres les personnalités publiques (& les mineurs) “susceptibles de porter atteinte à l’ordre public”.

Dans le même temps, personne ne parle de Cristina, un autre fichier, bien plus problématique. La question, en résumé, revient à se demander s’il est plus dangereux, pour une démocratie :

- de constituer une police politique dont on sait qu’elle s’intéresse tout autant aux personnalités publiques (politiques, syndicales, religieuses, médiatiques) qu’aux délinquants potentiels, mais avec quatre fois moins de policiers qu’avant (du temps des RG),
et/ou
- de constituer une police politique dont on ne sait pas à qui elle s’intéresse exactement, sinon que la surveillance et l’écoute des télécommunications fait expressément partie de ses missions, et qu’elle dispose de deux fois plus de policiers qu’avant (du temps de l’ex-DST)…

Ce 11 juillet 2008, le premier fichier, Edvige, est évoqué, sur Google, sur près de 15 000 pages web. Le second, Cristina, ne l’est que sur 3 pages…


Explications
En 1974, la France découvrait, atterrée, le projet de méga-base de données du ministère de l’Intérieur pudiquement intitulé Safari (sic, pour “Système Automatisé pour les Fichiers Administratifs et le Répertoire des Individus”). Le scandale fut tel que ce Safari fut stoppé net, entraînant l’adoption de la loi informatique et libertés (LIL), et la création de la CNIL.

Pour fêter les 30 ans de l’“autorité indépendante”, le ministère de l’intérieur a décidé de lui offrir deux nouveaux fichiers, aux noms très printaniers : Edvige (pour “Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale”), qui remplacera l’ancien fichier des RG, et Cristina (“Centralisation du renseignement intérieur pour la sécurité du territoire et les intérêts nationaux”), qui récupérera celui de la DST.

Edvige fichera les identités, adresses (électroniques comprises), comportements, déplacements, relations, opinions politiques et religieuses, appartenances sexuelles, ethniques, syndicales et associatives des personnes “susceptibles de porter atteinte à l’ordre public”, ou qui jouent “un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif”. La différence avec l’ancien fichier (papier, et régionalisé) des RG ? Le fichage commence dès l’âge de 13 ans, et comme il sera informatisé, sa consultation sera grandement facilitée pour l’ensemble des policiers et gendarmes habilités (il suffit de demander).

La CNIL regrette certes de ne point savoir comment les données seront sécurisées, d’autant qu’elles seront conservées de manière illimitée. Mais elle a aussi été écoutée… en partie : le ministère, qui s’y opposait, a finalement accepté de publier son avis au JO. C’est d’ailleurs le seul pouvoir qui lui reste, depuis qu’en 2004, la nouvelle LIL lui ait retiré tout pouvoir de blocage des fichiers “de sûreté”. Comme le Canard l’avait alors relevé, si le gouvernement est toujours tenu de lui demander son avis, il n’a plus à en tenir compte. On a connu autorité plus “indépendante”…

Le fichier Cristina, lui, est passé d’autant plus inaperçu que la CNIL n’a pas le droit de commenter son “avis favorable avec réserves” qui, seul, été publié au JO. Si l’on ignore ce qu’il contiendra, Cristina fera probablement bien plus de ravages qu’Edvige. Car si les RG passent de 4 000 à 1 000 policiers, la DST, rebaptisée Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), et présentée par MAM comme un “FBI à la française“, passera elle de 2000 à 4000 condés !

Leurs missions : lutte contre l’espionnage, le terrorisme, protection du patrimoine économique, et surveillance des individus et mouvements susceptibles de “porter atteinte à la sécurité nationale”. Le décret portant création de la DCRI précise également qu’“elle contribue à la surveillance des communications électroniques et radioélectriques susceptibles de porter atteinte à la sûreté de l’Etat”. Bref, Cristina sera truffé de données issues des écoutes téléphoniques et internet de ceux qui auront l’heur de déplaire à notre “FBI à la française”.


La CNIL, qui avait prévu de contrôler les fichiers des RG, dit maintenant attendre qu’Edvige soit mis en place pour s’y atteler. Des esprits retors pourraient penser que les RG en auront profité pour les nettoyer, d’autant qu’une bonne partie des informations seront récupérées par la DCRI. Et qu’elle n’aura pas le droit de fourrer son nez dans Cristina. Pour ne rien arranger, la LIL a donné le droit aux fichiers policiers d’attendre 2010 pour se conformer à la loi. Et dire que lorsque la CNIL n’existait pas, les Français avaient réussi à bloquer Safari !

rewriting.net

Tours : La Victoire, 8 militants arrêtés

8 militants de La Victoire se sont rendus à un rendez-vous avec mme Mme Bosch au sujet de l'expulsion de la Victoire quartier Blanqui à Tours.
Quartier Blanqui, lieu d'une opération immobilière litigieuse (rue du quai du canal, soit à 20m à vol d'oiseau) actuellement au contentieux pour la 2ème fois.
Si Mme Bosch n'a hier lors de notre 1ère visite pas daigné nous rencontrer, aujourd'hui c'est la police qui est allé à la rencontre des militants pour... les embarquer directement !

L'Etat officialise sa prise de contrôle sur le 1 % logement

Dans un communiqué diffusé hier, la ministre du Logement, Christine Boutin, a annoncé que l'usage des fonds collectés auprès des entreprises serait désormais fixé par la loi.

Cette fois, c'est la guerre. En pleine négociation entre partenaires sociaux sur la réforme du 1 % logement, la ministre du Logement, Christine Boutin, a publié hier un communiqué sans appel : dorénavant l'usage des fonds collectés auprès des entreprises (1,5 milliard d'euros par an, à quoi s'ajoutent 2,5 milliards de remboursements de prêts par les SA d'HLM) sera déterminé « par la loi », après simple « avis » des partenaires sociaux. Par ailleurs, l'Etat prendra le pouvoir à l'Union d'économie sociale pour le logement (UESL), l'organe gestionnaire du 1 %, au moyen d'un « droit de veto » des représentants du gouvernement y siégeant. Enfin, « l'Etat considère que le 1 % logement doit apporter une contribution supplémentaire » à la politique du gouvernement. Il était envisagé de ponctionner 1 milliard d'euros, ce seront finalement 800 millions : 320 millions pour l'Agence nationale de rénovation urbaine (Anru) et 480 millions pour l'Agence nationale de l'habitat (Anah).

Le patronat et les syndicats sont furieux. Certes, la ministre se donne jusqu'à « fin septembre », c'est-à-dire la présentation du budget 2009 de l'Etat, pour convaincre du bien-fondé de son arbitrage. Mais l'affaire semble entendue.
Négociation express

« Si le gouvernement veut tout décider tout seul, il en tirera les responsabilités. Il devra dire qu'il nationalise le 1 % et on se retirera », a déclaré hier Jérôme Bédier, responsable de cette question au Medef. La pression politique s'ajoutant aux avertissements de la Cour des comptes et au scandale financier de l'UIMM, le patronat a mené une négociation express avec les syndicats. Un texte comportant neuf propositions de réforme vient d'être bouclé. Mais dans le contexte actuel, il a peu de chances de porter ses fruits. Surtout que la CFTC a refusé de le signer, et que la CGPME et la CFDT sont en désaccord sur la population ciblée par le 1 % logement.
G. D. Les Échos

100.000

C'est le nombre de personnes "recencées" qui vivent en camping toute l'année faute d'argent et de logements aidés.

Montplaisir : expulsion de familles et d'enfants dans une violence extrême

Cela fait 8 jours aujourd’hui que les familles - et enfants - Rroms qui occupaient l’école désaffectée de Montplaisir à St-Etienne ont été expulsées et qu’elles campent dans une précarité extrême sur la place Jean Jaurès autour du kiosque.
La quasi totalité de leurs affaires a été détruite, et les locaux de l’école ont été saccagés...
• Rendez-vous sur le site Réseaux citoyens pour suivre cette affaire lamentable : http://www.reseauxcitoyens-st-etienne.org/

Ne passez pas à côté ...

http://paysan-bio.blogspot.com/

France : les banques amplifient la crise immobilière

Selon les dernières informations, les banques françaises auraient une responsabilité dans le retournement du marché immobilier français. Certes, la crise des subprimes a bouleversé de nombreux marchés immobiliers en provoquant leur ralentissement mais il n'en reste pas moins que les banques ont « envenimé » la situation en resserrant de façon drastique leurs conditions de prêts aux professionnels comme aux particuliers.

L'Observatoire du Crédit au Logement (CSA) indique dans un communiqué que les candidats à l'achat sont toujours présents malgré la crise qui opère sur le marché. En revanche, le nombre de candidats acceptés par les banques pour signer un contrat de prêt s'amenuise. Les banques ont décidé de réduire l'offre de prêt en durcissant les conditions d'obtention d'un crédit. Les banques seraient alors responsables de la chute fulgurante des ventes immobilières dans la mesure où bon nombre de candidats à l'achat se voient refuser un emprunt auprès d'une banque. Résultat, c'est tout le marché qui pâtit de la situation.

En volume, le recul du nombre de crédits immobiliers s'élève à 10,9% en France à l'issue des six premiers mois de l'année par rapport à la même période il y a un an. Au total, quelques 136 milliards d'euros ont été accordés sous forme de prêt au cours du premier semestre 2008, ce qui reflète une baisse de crédit de près de 12,5% pour un investissement dans de l'immobilier ancien et de 8,6% dans le neuf.

Le paradoxe est que le taux d'intérêt moyen a faiblement augmenté : il est aujourd'hui de 4,68% au deuxième trimestre 2008 contre 4,62% au quatrième trimestre 2007. Par ailleurs, la durée des emprunts est en baisse (en moyenne 18 ans et cinq mois). Quant à la proportion d'apport personnel, elle a tendance à augmenter légèrement. Elle représente désormais près d'un quart de l'investissement global. L'observatoire du crédit au logement considère que la capacité financière des emprunteurs est restée inchangée par rapport à ce qui prévalait début 2000 – c'est-à-dire avant le début de la flambée des prix. La demande n'aurait donc pas tant changé que cela. Par là, le CSA entend souligner le fait que c'est l'offre qui est en cause. Les banques sont confrontées au problème de refinancement de leurs activités de prêts. La crise du crédit aux Etats-Unis a fait perdre des sommes d'argent importantes à de nombreuses banques, y compris en France. De ce fait, elles sont beaucoup plus prudentes et méfiantes dans leurs offres de prêt mais également envers les autres banques. Elles prêtent moins d'argent ou bien à des conditions plus coûteuses.

Le phénomène de crédit crunch crée une crise de liquidité sur le marché. Le CSA ne s'est pas prononcé sur la durée de cette crise mais il pense que les banques vont très certainement augmenter leurs taux d'intérêt, de manière à répercuter le coût du refinancement de leurs prêts dans celui du crédit. Il s'agit là d'une mauvaise nouvelle pour les ménages qui souhaitaient concrétiser leurs projets d'acquisition immobilière.

Anne Chartier pour prix immo

Victimes de la crise, les sans-abri américains entendent voter

Reuters - Mary White, une mère célibataire américaine de 42 ans, travaillait comme vendeuse jusqu'à ce que sa banque saisisse la maison qu'elle louait.

Après la perte de son bien hypothéqué et son emploi, elle s'est retrouvée à la rue avec ses six garçons.

Elle est aujourd'hui plus que jamais résolue à voter à l'élection présidentielle du 4 novembre.

"Ma situation va m'y inciter encore plus. Je veux dire que ça ne devrait arriver à personne en Amérique. Je suis très en colère", déclare-t-elle.

Comme elle, de nombreux Américains sans abri sont déterminés à exprimer par les urnes leur inquiétude face aux difficultés de l'économie et à la crise de l'immobilier.

Le gouvernement fédéral évalue à plus de 400.000 le nombre d'habitants du pays qui dorment chaque nuit dans des abris de fortune, sous des ponts ou dans des voitures en stationnement.

Les associations militantes prédisent que cette année, quelque 3,5 millions d'Américains se retrouveront un jour ou l'autre dans cette situation.

Alors que le nombre des saisies immobilières a franchi l'an dernier le cap des deux millions, les organisations d'aide aux sans-logis disent recevoir de plus en plus d'appels de familles privées de toit par leurs difficultés à payer emprunts, loyers ou factures.

Aucun chiffre précis n'est disponible, mais les électeurs à faible revenus ou sans logement sont plus motivés que jamais. "La volonté de voter est forte en raison de la situation", déclare Michael Stoops, de la Coalition nationale des sans-abri.
ESPOIR DE CHANGEMENT

Les deux candidats à la Maison blanche, le démocrate Barack Obama et le républicain John McCain, se sont engagés à aider, s'ils sont élus, les foyers les plus touchés par la crise.

Obama a promis un train de mesures pour les quelque 37 millions d'Américains vivant sous le seuil de pauvreté, dont l'indexation du salaire minimum sur l'inflation, des exemptions fiscales et un accès renforcé aux logements à loyer modéré.

McCain a fait campagne en avril dans les "endroits oubliés" du Sud des Etats-Unis en promettant des politiques d'aide à l'emploi ou d'allocations logement pour les sans-abri.

Les Américains sans domicile, plus d'un tiers étant constitués de familles avec enfants, dépendent du gouvernement et des organisations d'aide. Le résultat de l'élection du 4 novembre revêt d'autant plus d'importance pour eux.

"Quand vous êtes sans-abri, c'est probablement encore un peu plus important: toute aide que vous touchez provient du secteur public", explique Louisa Stark, présidente du Consortium Phoenix pour les sans-logis.

Parmi ceux qui suivent la campagne, Shera Greenwich, une mère de deux enfants hébergée dans un foyer à New York, espère "beaucoup de changement si Obama est élu président". "Je pense qu'il peut remettre l'Amérique sur les rails", dit-elle.

En attente d'un appartement subventionné, elle souligne que les questions de sécurité économique ou de santé constituent ses principales préoccupations.

Les associations de défense rappellent toutefois que les sans-abri doivent surmonter de nombreux obstacles avant de déposer leur bulletin dans l'urne.

Beaucoup n'ont pas d'adresse fixe pour s'inscrire sur les listes électorales, d'autres ont perdu les documents nécessaires - certificats de naissance, cartes de sécurité sociale - pour obtenir leur carte d'électeur.

Leur poids démographique ne fera pas à lui seul basculer le résultat de l'élection mais les sans-logis américains placent leurs plus grands espoirs dans le scrutin de novembre.

"Je voudrais la sécurité pour ma famille, pour la retraite, la santé, toutes ces choses, et essayer d'avoir un peu l'esprit tranquille", déclare Mendy Harris, une mère de cinq enfants âgée de 40 ans.

Employée d'une entreprise de transports, elle n'a plus la maison qu'elle louait à Phoenix depuis que son mari a perdu son emploi. "Mon mari n'a pas voté depuis l'âge de 18 ans, mais cette fois, il est très motivé", ajoute cette électrice, qui déposera dans l'urne un bulletin démocrate.

Avec Tim Gaynor à Phoenix, Nancy Leinfuss à New York, version française Jean-Stéphane Brosse

23.07.2008

1% logement : Les partenaires sociaux s’opposent à C. Boutin

(Lavieimmo.com) - Christine Boutin, ministre du Logement et de la Ville, a consulté mardi matin les syndicats et le patronat au sujet de la réforme du 1% logement. Le journal La Tribune daté de mercredi revient sur ces "négociations musclées".

Le gouvernement souhaiterait prélever 1 milliard d’euros des revenus du 1% logement (soit un quart), pour financer sa politique. Le 1% logement contribue déjà au programme de rénovation urbaine, à hauteur de 450 millions d'euros par an. Avec cette réforme, ce sont 350 millions d'euros supplémentaires que la ministre souhaite prélever pour le compte de ce programme, 400 millions pour le financement de l'Agence nationale de l'habitat (Anah), et 250 millions d'euros à titre de contribution au programme de requalification des quartiers anciens. « Les partenaires sociaux s’y sont opposés », rapporte le quotidien, précisant qu’une deuxième réunion était programmée le soir même.

Le remaniement du 1% logement s'inscrit dans le projet de loi « plan d’action pour l’accès au logement », par l’intermédiaire duquel Mme Boutin entend faire face à la « crise du logement », « en concentrant les interventions de tous les acteurs - Etat, collectivités territoriales, associations, professionnels publics et privés ».

Le « Plan d’action pour l’accès au logement » devrait être présenté ce lundi en Conseil des ministres.
A.R.

LA CONSTITUTION À TÉLÉCHARGER

LA CONSTITUTION

RÉSEAU PERSONNE DEHORS

LYON : des professionnels, des citoyens, des associations... se réunissent. Le réseau personne dehors né !
Comme quoi c'est possible, mais c'est ailleurs.

Le réseau « Personne Dehors! » fort de ses soutiens individuels et associatifs :
- dénonce le bricolage et les approximations de l’Etat dans la gestion de l’hébergement d’urgence ;
- exige un moratoire des fermetures d’hébergement d’urgence, en vertu l’application de l’article 4 du Droit au Logement Opposable ;
- propose la réalisation d’un audit sur l’existant et sur les besoins en matière d’hébergement dans le Rhône ;
- demande une pérennisation des structures concernées et une stabilisation de leur financement.
La politique mise eu œuvre auprès des précaires ne doit pas rester la plus pauvres des politiques !

http://personnedehors.blogspot.com/

À TÉLÉCHARGER

•DECRET DE CONTROLE HANDICAP.pdf
•CNIL AVIS DECRET INSEE HANDICAP.pdf

l’USTM CGT 67 dit NON À EDVIGE

Union des Syndicats des Travailleurs de la Métallurgie CGT du Bas-Rhin
Maison des Syndicats - 1 rue Sédillot
67000 STRASBOURG
Tél. : 03.88.36.11.33
Fax : 03.88.24.58.61
Email : cgt-metal-67@wanadoo.fr

http://nonaedvige.ras.eu.org/

Une nouvelle expulsion tranquille en plein centre de Douai

Lundi 21 juillet, à 6 h 30 du matin, Brigitte DELSART a entendu sonner à sa porte. Elle savait que Norévie, un bailleur "social", avait entamé et gagné une procédure d'expulsion. Un huissier du groupe Véronique BALEN et Gilles WATERLOT était devant sa porte et lui a dit qu'elle devait quitter les lieux. Des déménageurs suivaient ce gentil personnage. Ils ont tout évacué et emmené chez le père de Brigitte DELSART.
Le gentil huissier n'a donné aucun papier, ni avant ni après. Il a été tellement persuasif que Brigitte DELSART a accepté l'expulsion alors qu'elle pouvait s'y opposer.
Le concours de la force de police n'avait pas été demandé. Et pour cause : la sous-préfecture n'avait aucun dossier au nom de Brigitte DELSART demandant le concours de la force de police.

Tout va très bien : le déménagement s'est bien déroulé, comme la semaine dernière !! La période des vacances facilite ce genre de situation : pas d'embouteillage dans le quartier, surtout à 6 h 30 du matin.

La dette actuelle est de l'ordre de 1200 €. Brigitte DELSART, ayant un emploi précaire, faisait tout ce qui était dans ses moyens pour montrer sa bonne volonté.
Grâce à ce gentil huissier, grâce à ce gentil bailleur "social", une femme et son fils de 15 ans se retrouvent expulsés.
Comble de la fortune : le père de Brigitte DELSART, locataire aussi chez notre bailleur "social", a un dossier bien en cours à la sous-préfecture pour une procédure d'expulsion ; il a plus de 70 ans ; sa femme est à l'hopital. Il a donc été proposé à la sous-préfecture de faire d'une pierre deux coups : expulser les parents DELSART afin de mettre vraiment à la rue toute la famille.

Pour mémoire : l'an dernier, fin octobre 2007, une réunion avait lieu salle d'Anchin à Douai, à l'initiative de l'évêque de Cambrai. Etaient présents, entre autres, des personnalités de Norévie et le maire de Douai. Un montage vidéo a permis de montrer l'action très sociale de notre bailleur "social " et de celle du maire de la ville. ON VOIT LE RESULTAT. On sait très bien (cela a été dit ce matin) que la société immobilière a des comptes à rendre et qu'elle ne peut se satisfaire de pareille situation !

Il est bien évident que cette deuxième expulsion en plein centre de Douai ne pourra pas ne pas laisser de traces : d'abord du côté des expulsés ; ensuite du côté des associations douaisiennes qui commencent à se révolter contre cette façon de procéder.
La situation sociale est grave. Les personnes en difficulté dans la région s'en rendent compte.
Il faudra compter sur des actions pour empêcher une expulsion sans relogement.

D'autres nouvelles sur le site du DAL Nord/Pas-de-Calais : www.dalnpdc.fr

Nous sommes tous des grévistes

Marlène Benquet doctorant en sociologie (ENS-EHESS).
QUOTIDIEN LIBÉRATION
http://www.liberation.fr/rebonds/340400.FR.php

Que pensait donc Nicolas Sarkozy quand il déclara le 5 juillet : «La France change beaucoup plus vite et beaucoup plus profondément qu’on ne le croit. Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s’en aperçoit» ? Probablement, comme Laurence Parisot, que les grèves relèvent d’un «goût un peu masochiste pour le conflit» et qu’à défaut de les faire disparaître, il était possible, en fermant les yeux, d’oublier leur gênante existence.

Pourtant, loin d’avoir disparu, les conflits sociaux se sont transformés ces dernières années. Et ce renouvellement de la cartographie des luttes sociales ne s’apparente en rien à une disparition.

A l’exception de l’année 1995, les années 1980-2000 ont été marquées par une baisse importante du nombre de jours de grève par an, mais on assiste depuis 1999 à une reprise quantitative des conflits sociaux, de leur taux de participation et du nombre de jours non travaillés. Les grèves sont légèrement plus nombreuses que durant la période précédente, plus longues et mieux suivies. De plus, si l’on intègre les arrêts de travail inférieurs à deux jours, les débrayages, les grèves du zèle et les grèves perlées, on constate ces dix dernières années une intensification majeure de la conflictualité. Entre 2002 et 2004, 10 % des établissements ont connu un débrayage contre 7,5 % entre 1996 et 1998 ce qui signifie que 38,8 % des salariés ont été concernés par un conflit collectif entre 1996 et 1998 contre 47,2 % entre 2002 et 2004 (chiffres issus de l’enquête de la Direction de l’animation et de la recherche des études et des statistiques dépendante du ministère du Travail). Cette remontée quantitative des luttes sociales se double de leur modification qualitative. La dernière décennie se caractérise aussi par un déplacement des sujets des mobilisations. D’une part, des secteurs du salariat traditionnellement extérieurs aux mobilisations collectives ont participé à d’importants mouvements sociaux. La Fnac, Castorama, certaines sociétés de nettoyage, Maxilivre, Monoprix, McDonald’s, la grande distribution, pour n’en citer que quelques-unes, ont connu des grèves longues et relativement suivies. Ces branches professionnelles, où la conjonction d’un statut d’emploi précaire, d’un fort taux de féminisation et d’une relative faiblesse syndicale freinait les possibilités objectives de participation à un conflit social, sont devenues des lieux de contestation salariale. Ces conflits «improbables» au regard du statut d’emploi des salariés concernés le sont de moins en moins d’un point de vue statistique.

D’autre part, apparaissent des mobilisations issues de l’extérieur du monde salarial. Les catégories de la population les plus menacées par une précarité sociale et économique sont entrées sur la scène publique et politique pour faire valoir leur droit à une véritable intégration sociale. La mobilisation des chômeurs de 1998 réunis derrière le slogan «On a tous la gueule de l’emploi», le mouvement des sans-logis mené par les Enfants de Don Quichotte l’hiver 2006 ou la grève des travailleurs sans papiers lancée en avril témoignent de ce phénomène : l’organisation collective de populations habituellement exclues des formes traditionnelles de l’action revendicative. La France invisible (La Découverte, 2006) décrite par Stéphane Beaud se donne à voir dans et par la lutte.

La dernière décennie signe une remontée et une extension de la conflictualité. Les conflits sociaux n’émergent plus uniquement à l’intérieur de la norme de l’emploi stable, mais du dehors de cette norme, pour exiger son extension. Les grèves ne sont pas invisibles, mais elles sont portées par des «invisibles» qui investissent les mobilisations et accèdent ainsi à une visibilité sociale et politique. Les sans-papiers, sans-logement, sans-travail commencent à pénétrer ce champ élargi de contestation sociale. Au fond, la cécité présidentielle n’exhibe que les limites de l’autopersuasion. A moins de croire à la pensée magique, elle ne peut rien sur l’existence de ce fait social têtu. Cacher ce qui dérange ne suffit pas à le faire disparaître.

Rapport du sénateur Henri Torre : Statistiques hasardeuses sur le coût de l’immigration à Mayotte

Collectif Migrants Mayotte

Le collectif Migrants Mayotte [1] dénonce le contenu et les conclusions du rapport « sur les aspects budgétaires de l’immigration clandestine à Mayotte » rédigé par le sénateur Henri Torre et rendu public le 17 juillet 2008 par la Commission des Finances du Sénat.

Le collectif s’inquiète avant tout de l’utilisation médiatique d’un assemblage de données pour le moins contestables. En effet, les informations chiffrées exposées dans ce rapport n’ont aucune valeur scientifique dans la mesure où ce sont des évaluations présentées comme telles. La plupart sont hasardeuses, voire fausses, comme le « coût de l’immigration clandestine » pour l’éducation nationale, évalué en supposant scolarisés à Mayotte tous les enfants d’étrangers sans papiers en âge de l’être, ce qui correspondrait à la loi républicaine mais pas à la réalité : une récente saisine de la Halde et de la Défenseure des enfants le prouve [2].

S’ajoutent des interprétations très éloignées des réalités locales. Ainsi selon le rapporteur spécial de la mission « Outre-mer », les cas de personnes présentes à Mayotte depuis dix ou quinze ans et en situation irrégulière seraient « rares » ; ce n’est pas la réalité constatée par les associations qui, tous les jours, rencontrent ce type de « cas ».

Le collectif s’étonne en outre de l’affirmation par le rapporteur selon laquelle les conditions de reconduite à la frontière sont « globalement satisfaisantes ». Il évacue ainsi les nombreuses atteintes aux droits élémentaires des personnes enregistrées par les associations ainsi que les déplorables conditions de détention au sein du centre de rétention administrative de Pamandzi. Il minore de fait le rapport de la CNDS (Commission nationale de déontologie de la sécurité), qui déclare « le centre de rétention administrative de Mayotte indigne de la République » et demande aux autorités de ne plus placer en rétention les mineurs, alors que ce sont près de 3 000 enfants qui ont été reconduits à la frontière en 2007 [3].

Dans ses conclusions, le rapporteur se fait l’écho de la politique gouvernementale en confortant la répression menée par le gouvernement depuis quelques années, sans proposer d’alternative. Le collectif regrette que le rapporteur spécial n’ait pas jugé utile, lors de sa mission à Mayotte, de rencontrer les associations, les acteurs socio-économiques (entrepreneurs, économistes, syndicalistes, agriculteurs, etc) et divers observateurs qui ont étudié le phénomène des migrations.

D’une manière plus générale, l’idée même de réduire l’immigration aux seuls « aspects budgétaires » sans évoquer les enjeux humains, sociaux et économiques, et ainsi d’aboutir à des calculs d’épicier, nous indigne. Les élus de la République doivent-ils se cantonner à une vision comptable de leur action ?
Le 22 juillet 2008

[1] Le Collectif Migrants Mayotte est composé des associations Cimade, CCCP, Gisti, Resfim, Solidarité Mayotte, Médecins du Monde, ainsi que de nombreux travailleurs dans les secteurs social, médical, juridique et enseignant oeuvrant à Mayotte.

[2] Exclusions de l’accès à l’éducation des jeunes étrangers à Mayotte. Les syndicats de l’enseignement et les associations interpellent la Halde et la Défenseure des enfants, 11 juin 2008.

[3] Avis de la Commission nationale de déontologie de la sécurité du 14 avril 2008 concernant les circonstances du naufrage d’un bateau d’immigrants au large de Mayotte dans la nuit du 4 au 5 décembre 2007

Sur Mayotte : http://www.gisti.org/spip.php?rubrique339

http://www.gisti.org/spip.php?article1171

L'INSEE compte les pauvres

Ho la la, pas un journal papier, télé sans cette nouvelle.
Sauf que le comptage des pauvres date un peu, le rapport a trainé dans les tiroirs.
Heureusement il y à l'OBSERVATOIRE DES INÉGALITÉS qui lui travaille et édite les infos, ainsi que LE BIP 40 (VOIR DANS LES LIENS).

Ce rapport est déjà absolète :
Le taux de 13,2 est faux
NOUS SOMMES 13,9 % DE PAUVRES À "SURVIVRE" AVEC MOINS DE 880 EUROS, DONT LA MOITIÉ AVEC MOITIÉ MOINS

LA PAUVRETÉ EN FRANCE NE STAGNE PAS : C'EST FAUX ça aussi...
ELLE AUGMENTE ! Dans le même temps les riches sont plus riches...

Le gouvernement fabrique des lois, des décrets, des études, des rapports... qui s'entassent, s'accumulent et s'annulent !
Mais le gouvernement est incapable de créer de l'emploi, d'innover, de soutenir les bons projets... Trop occupé à soutenir les banquiers ?

Le gouvernement espagnol ne se voile pas la face sur la crise du logement

Après des années de frénésie, le marché immobilier espagnol est en train de se retourner. Et le gouvernement ne joue pas sur les mots : c’est la crise. "Nous sommes dans une crise profonde du logement, je ne vais pas chercher à ruser avec cette expression", a déclaré mercredi la ministre en charge du dossier, Beatriz Corredor, lors d'une conférence à Madrid. Prix en baisse, nombre des constructions et des transactions qui s'effondrent, les professionnels du secteur sont à la peine, comme l'a illustré la cessation de paiements du promoteur Martinsa Fadesa la semaine dernière. Cela a évidemment des répercussions sur le marché de l'emploi, de nombreux ouvriers du bâtiment se retrouvant sans travail, alimentant la hausse du chômage.

Une croissance exagérée
Face à cette situation, Mme Corredor a déclaré qu'il était nécessaire que le BTP et l'immobilier, moteurs de la forte croissance de l'Espagne ces dernières années, pèsent moins dans l'économie alors que de longue date le gouvernement juge exagérée la croissance du secteur. Elle a indiqué que l'ensemble du secteur du BTP-logement avait représenté 18% du produit intérieur brut en 2007, alors que le stock de logements vides restait très important (environ 800.000 anticipés à la fin 2008), stigmatisant la trop grande construction passée. "Nous avons construit 650.000 logements en 2007, pour une demande réelle de 450.000", a-t-elle déploré.
La ministre a résumé les priorités du gouvernement pour aider le secteur: promouvoir le marché locatif, le logement social et la réhabilitation des habitats anciens.
Elle a notamment annoncé que le gouvernement allait consacrer à partir d'octobre 300 millions d'euros à acheter des terrains pour édifier des logements sociaux.

Adrien Pouthier avec AFP

Intermittents du spectacle, festivaliers, fans, producteurs, musiciens, nous avons besoin de vous

Musique de la Résistance: pour l'enregistrement d'un album engagé.

Par le Conseil National de la Résistance (CNR) http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/
Nous lançons un appel à la réalisation d'un album d'artistes engagés et militants, dont les bénéfices alimenteraient une caisse de solidarité pour la journée d'action du 10 novembre 2008.
Fans et festivaliers, portez cette proposition à vos artistes favoris.
Intermittents, musiciens et producteurs entrez en contact avec nous...
Lecteurs de ce blog, relayez cette proposition partout.

Pas de Résistance sans musique!
www.conseilnationaldelaresistance.fr

Pas touche à la Poste !

Non à la privatisation
La direction de La Poste et le gouvernement ont confirmé qu'ils préparaient un projet d'ouverture du capital et donc de privatisation de La Poste.
Les personnes soussignées, postiers, usagers, élus, militants associatifs, citoyens... :
- condamnent toute forme de privatisation de La Poste. Cela ne pourrait qu'entrainer une dégradation supplémentaire du service public postal,