22.12.2009
Les associations de mal-logés interdites d'élysee
SOURCE L'EXPRESS - PARIS - Les forces de l'ordre ont interdit l'accès à l'Elysée à une délégation d'associations d'aide aux mal logés venues réclamer des réquisitions de logements par l'Etat.
L'actrice Josiane Balasko, le porte-parole de Droit au logement (DAL), Jean-Baptiste Eyraud, l'acteur Augustin Legrand, des Enfants de Don Quichotte et le professeur Albert Jacquard, membres d'une délégation venue réclamer des réquisitions de logements au chef de l'Etat. Ces représentants d'associations d'aide aux mal logés se sont vus interdire l'accès à l'Elysée par les forces de l'ordre. (Reuters/Benoît Tessier)
"C'est de la censure, on proteste énergiquement contre cette méthode", a déclaré Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement (DAL), en précisant que la présidence de la République avait renvoyé la délégation vers les services du secrétaire d'Etat au Logement.
Augustin Legrand, des Enfants de Don Quichotte, a déploré que Nicolas Sarkozy trouve du temps pour recevoir le président d'Eurostar afin de parler du blocage des liaisons TGV transmanche mais pas pour les associations d'aide aux mal logés.
"Nous, ça fait trois ans qu'on se bat collectivement pour faire avancer le dossier du logement. On n'est pas entendu, on se fait matraquer, on n'a même pas le droit d'aller déposer une lettre à l'Elysée. C'est ça la réalité, c'est scandaleux !", a-t-il dit.
Le professeur Albert Jacquard et l'actrice Josiane Balasko étaient de la délégation d'une quinzaine de personnes qui a été bloquée rue de Miromesnil, à une centaine de mètres de l'Elysée.
Elle était porteuse d'une liste de vingt immeubles parisiens vides, certains depuis plusieurs dizaines d'années, dont les associations réclament la réquisition par l'Etat.
L'EXEMPLE DE JACQUES CHIRAC
Jean-Baptiste Eyraud a estimé que la loi Dalo (droit au logement opposable) n'était pas appliquée "parce l'Etat ne loge pas les gens, ne s'est pas donné les moyens de le faire".
"Il a la possibilité de réquisitionner. N'oubliez pas qu'en 1995-1996, (Jacques) Chirac l'avait fait. A la suite de l'occupation de la rue du Dragon, Chirac avait réquisitionné un millier de logements, c'était déjà pas mal à Paris. Il y a 10.000 familles qui sont reconnues prioritaires à Paris, même avec 1.000, 1.500 on avancerait", a-t-il ajouté.
Le président du Dal a indiqué que la liste serait envoyée par courrier à la présidence de la République.
"Nous voulons que tous les Français sachent qu'à l'Elysée il y a quelqu'un qui est bien claquemuré, qui est enfermé, qui ne veut pas savoir quel est le réel", a dit Albert Jacquard.
Nicolas Sarkozy avait reçu en début de matinée Xavier Emmanuelli et Stefania Parigi, respectivement président fondateur et directrice du Samu social de Paris, pour évoquer les projets de développement de l'association, notamment à l'international.
Xavier Emmanuelli a salué les efforts du gouvernement pour la prise en charge des sans-abri dans le cadre notamment du plan grand froid.
"On lui a dit que cette année, il y a, avec le ministre Benoist Apparu (secrétaire d'Etat au Logement-NDLR) un effort de régulation qui a été fait et, depuis quatre ou cinq jours, on a des bonnes performances", a-t-il dit.
"Personne qui a demandé n'est resté sans réponse. Ce qu'il faudrait c'est que ça reste comme ça toute l'année (...) sur Paris ça s'est bien passé", a ajouté le président du Samu social.
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| Tags : sdf, sans abri, mal logés, dal, edq, balasko |
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Alain, Pascal, Moussa, Sarah...: 12 décès de personnes SDF appris en 7 jours
(EXCELLENTE) SOURCE MEDIAPART - Nous avons appris en une semaine 12 décès de personnes SDF, portant à 338 les décès appris en 2009. Nous sommes de tout coeur avec leurs proches, familles, amis, travailleurs sociaux, bénévoles.
En période de froid, on parle davantage de ces décès. Mais toute l'année, jour après jour, vivre à la rue tue. Les centres d'urgence ouverts par grand froid ne répondent pas aux besoins de stabilité, de durée, de sécurité et d'intimité dont ont besoin les personnes vivant à la rue.
- Alain, 50 ans, est mort le 9 décembre 2009 à Reims. Alain est mort dans un bloc d'immeuble.
- un homme, 37 ans, est mort le 11 décembre 2009 à Vannes. Cet homme est mort dans des sanitaires publics en face de la gare. il était bien connu des assos et du quartier.
- Pascal, 50 ans, est mort le 12 décembre 2009 à Lorient. Pascal vivait à la rue depuis plus de 10 ans. souvent devant la Poste. Pascal aimait rendre service. Pascal était bien connu des habitants de Ploemer et Lorient.
- Moussa, 60 ans environ, est mort le 12 décembre 2009 à Nanterre. Moussa s'est battu pour la France. Moussa ne voulait plus aller au gros centre d'hébergement à proximité. Il préférait s'abriter dans un petit coin à l'abri des regards.
- Sarah, 36 ans, est morte le 14 décembre 2009 à Paris 10. Sarah a été emmenée par les pompiers et est morte à l'hôpital. Sarah a vécu des années à la rue et y a des amis.
- Frédérique, dit Frédo, 35 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Bordeaux. Frédo est mort sous le porche de l'Athénée municipale. Frédo n'avait pas de place en foyers avec son chien. Frédo est peut-être mort de froid.
- Un homme, 60 ans, est mort le 15 décembre 2009 à Avignon. Cet homme est mort dans un local à proximité de la voie ferrée. Cethomme est peut-être mort de froid.
- Un homme, 32 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Villeneuve St Georges. Cet homme est mort dans les parties communes d'un immeuble.
- Un homme, 50 ans, est mort le 18 décembre 2009 à Chateauroux. Cet homme est mort dans un garage. Il avait refusé l'offre d'hébergement faite par le samu social.
- Un homme, 28 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Marseille. Cet homme, Polonais ou Hongrois, est mort sous une porte cochère, rue François Bazin, dans le quartier Belzunce à Marseille.
- Deux personnes, un homme 46 ans et sa compagne 58 ans, sont morts le 19 décembre 2009 à Grand Champ dans le Morbihan. Cet homme, cette femme, qui vivaient dans une caravane, sont morts intoxiqués au dioxyde de carbone.
De plus d'autres personnes sont mortes du mal logement. Nous ne les ajoutons pas au nombre des décès, mais dénonçons également leur mort due à la misère.
- Un homme, 36 ans, est mort le 19 décembre 2009 à Buaige St Vaast, Pas de Calais. Cet homme au chômage vivait dans une caravane dépendant du logement de sa mère. Le froid est la cause de sa mort.
- Un homme, 57 ans, est mort le 20 décembre 2009 à Corbeil-Essonne. Cet homme est mort brûlé dans l'appartement qu'il squatait. L'origine du feu est apparemment un branchement électrique bricolé.
Ces décès sont ceux que nous apprenons, et en aucun cas la totalité des décès. N'hésitez pas à nous communiquer ceux que vous apprendriez.
Collectif Les Morts de la Rue
72 rue Orfila
75020 PARIS
01 42 45 08 01
06 82 86 28 94
mortsdelarue@free.fr
et sur facebook
en honorant ces morts, nous agissons aussi pour les vivants
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20.12.2009
Paris : Quand la Préfecture organise une expulsion
A une semaine de Noel, vendredi 18 décembre 18h, la préfecture a décidé l'évacuation de 22 personnes d'un bâtiment réquisitionné, 6 rue de Saintonge à Paris dans le 3ème arrondissement; "Un certain nombre d'éléments incitent à croire que ces personnes seraient là depuis plus de 10 jours" explique Gauthier Caron-Thibaut, conseiller de Paris et adjoint au logement du 3ème arrondissement, qui rajoute "A l'heure où la ville de Paris ouvre ses gymnases et des salles pour les SDF, la préfecture décide elle de mettre à la rue une vingtaine de jeunes en difficultés".
Selon Robert Bianco de la mission Squat de Médecins du monde, "les dispositifs d'hébergement sont dès le matin saturés pour le soir, le 115 est débordé par les appels et on manque terriblement de places !".
"22 personnes ont donc été embarquées par la police pour avoir voulu se loger et éviter le froid glacial" conclut Julien Bayou de l’Association Jeudi-Noir. Ce bâtiment de plus de 1500 m² est inoccupé depuis plus de 10 ans. Son propriétaire se sert du rez-de-chaussée comme d'un entrepôt et laisse les étages vides ! Cette évacuation semble aussi illégale que celle opérée en mai 2008 contre le bâtiment réquisitionné par Jeudi-Noir impasse St Claude toujours dans le 3eme. Evacuation condamnée en justice quelques mois plus tard...
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| Tags : expulsions locatives, sans-abri, sans domicile fixe |
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Paris: défilé pour les réquisitions
Le Figaro - Quelques centaines de personnes ont manifesté à Paris à l'appel de plusieurs associations pour réclamer l'application de la loi des réquisitions des immeubles vides, a constaté un journaliste de l'AFP. Après un bref rassemblement devant l'église Notre-Dame de Lorette (IXe), le cortège regroupant des militants notamment du Collectif Jeudi Noir, de l'association Droit au Logement (Dal), d'ATD Quart Monde et du Comité des Sans Logis est passé devant plusieurs immeubles vides.
Marchant derrière une banderole proclamant "Urgence, réquisitions", ils ont scandé des slogans appelant à la "solidarité avec les mal logés" ou dénonçant "des expulsions sans relogement". Devant un immeuble de six étages propriété de la Banque de Chine, rue Laffitte (IXe), vide depuis deux ans, Jean-Baptiste Eyraud a interpellé "l'Etat (qui) ne reloge pas les demandeurs de logement, les sans-abri et tous les jeunes qui galèrent tous les jours" à la recherche d'un toit.
Ces immeubles, comme celui de la rue Saint-Marc (IIe) et de la rue Montmartre (IIe) appartiennent à des organismes de crédit ou d'assurance et sont tous vacants depuis plusieurs années. Selon Julien Bayou du Collectif Jeudi Noir, certains bâtiments sont inoccupées depuis 10 ans comme celui de la rue Saint-Marc que le porte-parole de Dal a montré aux personnalités politiques et du spectacle, comme les comédiennes Josiane Balasko ou Miou-Miou.
06:47 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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19.12.2009
À Nantes, le collectif logement au château

À 16 h, le collectif, qui milite pour le droit au logement des plus démunis en Loire-Atlantique, a investi (pacifiquement) le château des Ducs de Bretagne à Nantes. Un petit groupe a réussi à déployer une banderole sur les remparts, en bordure de la ligne du tram. Un autre groupe continue de manifester le long du boulevard. Objectif : réclamer l’application de la loi de réquisition sur les logements vides. Les manifestants estiment qu’on pourrait aujourd’hui loger un millier de personnes démunies, rien que dans les bâtiments libres (publics ou maisons privées) de l’agglomération nantaise. OUEST FRANCE
19:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Logement - Un site pour défendre les locataires des HLM
Remise en question du droit au maintien dans les lieux, baisse des plafonds de ressources, les dispositions de la loi Boutin inquiètent. L’association de défense des consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) a annoncé qu’elle lançait un nouveau site internet, destiné aux locataires des logements sociaux, « pour les aider à préserver leurs intérêts et leurs droits ».
La CLCV a en effet reçu de nombreuses questions de locataires du secteur social « depuis les récentes mesures de la loi Boutin », dite loi Molle (Mobilisation pour le logement et la lutte contre l’exclusion). Les conseils donnés sur ce site Internet, www.locataires.clcv.org, les aideront « à comprendre ce qu’implique la loi Molle du 25 mars 2009 qui a changé les règles et revu à la baisse les plafonds de ressources », souligne l’association. Alors que le logement HLM repose sur le principe fondamental du droit au maintien dans les lieux, « la loi Molle a tout remis en question », déplore la CLCV.
Plus de 300.000 euros d’économies
L’Assemblée nationale avait adopté en février 2009, l’article 20 du texte sur le logement de Christine Boutin, qui oblige « à la mobilité » les locataires dans les HLM en cas de sous-occupation, ou de revenus deux fois supérieurs aux plafonds. « Suite à tous les débats autour de cette loi, nous avons reçu beaucoup d’appels de personnes inquiètes », explique Laure Bourgoin, chargée de mission logement à la CLCV. « Il s’agit d’un mini-site. Il n’est pas question d’être exhaustif », souligne toutefois Laure Bourgoin. « Il comporte des informations pratiques, mais on incite avant tout les gens à nous contacter. » Et pour convaincre les internautes, l’association n’hésite pas à afficher son tableau de chasse. Un contrat chauffage-eau chaude modifié qui permettra à 155 locataires de Saône-et-Loire d’économiser 323.328 euros sur seize années, 1.547 euros de surloyer remboursés à un habitant de l’Essonne, les actions sont nombreuses, et efficaces si l’on en croit les résultats publiés. Le site permet par ailleurs de télécharger une brochure, dont 400.000 exemplaires ont déjà été distribués en France. Une quinzaine de pages qui résument les problèmes qui peuvent se poser dans les HLM. Selon l’organisation, ils sont actuellement près de 13 millions de Français à vivre dans 4 millions de logements sociaux.Les copropriétaires également sur le Web
La CLCV a également mis en ligne un site à destination des 7 millions de copropriétaires français. Fonctionnement de la copropriété, gestion et contrats, travaux, le site propose informations et conseils. Forte de ses 500 conseils syndicaux et 3.000 membres, la CLCV tente par ailleurs de régler les problèmes de copropriété, de trouver une solution amiable aux litiges, et accompagne les conseils syndicaux dans leurs démarches, voire assiste les copropriétaires en assemblée générale. Rendez-vous sur www.actioncoproprietaires.org.
09:49 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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Un loyer d’un euro par jour pour les SDF
Un euro par jour pour loger un SDF, c’est une opération rendue possible grâce à l’opération « maisons tremplins pour SDF », financée par l’Etat. Les deux nouveaux colocataires se sont rencontrés durant leur galère, alors qu’ils dormaient depuis plus d’un an dans un foyer du centre-ville qu’ils devaient libérer avant 8 heures, pour ensuite passer la journée à errer dans les rues.
Depuis octobre, ils habitent ensemble une petite maison individuelle comprenant deux chambres, un salon-cuisine et un petit jardinet attenant. « C’est un miracle pour moi cette maison. Je sais que j’ai beaucoup de chance d’avoir été choisi », déclare Hossain, 43 ans, sans famille, qui s’est retrouvé à la rue après la mort de sa mère.
Leurs nouveaux voisins de la Cité blanche, un quartier d’une centaine de pavillons, ont reçu un courrier les prévenant de cette opération pilote, consistant à réhabiliter trois maisons pour les louer pendant un an à des SDF moyennant un euro par jour.
Cette opération fait suite à un appel à projet lancé par l’Etat en juin 2009 consécutif au rapport du député UMP des Yvelines Etienne Pinte. L’association du Pact-31, qui défend l’insertion par le logement et l’amélioration de l’habitat, y a répondu et obtenu 87.000 euros pour une année de frais de loyer, de mobilier et de suivi social.
Car chaque jour, des travailleurs sociaux et même un infirmier rendent visite à Hossain et Jean-Pierre. Ils veillent au respect des seules règles qui leur sont imposées : pas le droit d’héberger d’autres personnes, pas de visite après 18 heures, et paiement du loyer.
Pour l’heure, la maison ne comporte pas de lave-linge et les travailleurs sociaux organisent des déplacements vers un Lavomatic. Question mobilier, c’est assez sommaire : un lit dans chaque chambre, un canapé, une table et trois chaises.
« J’ai pour projet de trouver une armoire », indique Jean-Pierre, en montrant ses affaires rangées dans des sacs à même le sol d’une chambre propre, où le lit a été fait le matin même.
« Il ne suffit pas de donner un appartement à un SDF pour que tout roule, il y a un réel besoin d’accompagnement », explique Alain Estoppey, travailleur social, car « quand on a été pendant plusieurs années à la rue, il y a des choses qui peuvent paraître anodines mais qu’il faut réapprendre comme nettoyer, ranger ou se faire à manger ».
Le jour de leur entrée dans leur maison, proprement réhabilitée, les deux colocataires ont immédiatement acheté une télé qui trône désormais dans le salon et reste allumée « quasiment 24 heures sur 24 », confie Jean-Pierre.
« On va chercher des DVD à la médiathèque et on les regarde avec Redouan, un ami qui vient nous rendre visite. On boit du café, on fume des cigarettes, on a chaud, on est bien », conclut Hossain, ravi.
07:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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17.12.2009
Des "familles Dalo" franciliennes demandent à la préfecture de régler leur situation
Une cinquantaine de personnes en attente de relogement dans le cadre de la loi Dalo ont manifesté mercredi devant la préfecture de la région Ile-de-France, où des représentants de l'association Droit au logement (DAL) ont été reçus, a constaté un journaliste de l'AFP.
Une cinquantaine de demandeurs Dalo, en majorité des femmes, mais aussi des enfants, se sont rassemblés dans la matinée devant la préfecture, rue Barbet de Jouy (VIIe arrondissement).
Ils ont tendu sur les grilles du bâtiment une banderole clamant "Dalo: relogez!", et scandé au son de crécelles et de sifflets "Solidarité avec les mal logés!", et "Un toit, c'est la loi!".
Le porte-parole du DAL Jean-Baptiste Eyraud et quatre représentants d'environ 70 "familles Dalo" ont été reçus à 11H00 par le préfet secrétaire général aux Affaires régionales, Jean-François Kraft.
Ils lui ont en particulier demandé "des réponses sur la mise en place du Dalo" et un entretien "dans les tout prochains jours" avec le préfet de région-préfet de Paris afin que celui-ci leur fournisse une liste de familles qui seraient relogées, a indiqué Ludovic Donet, militant du DAL, à leur sortie de la préfecture, après une heure de réunion.
La préfecture a précisé à l'AFP qu'un entretien pourrait être fixé "la semaine prochaine en fonction de l'agenda du préfet".
Selon M. Donet, les représentants des familles ont également réclamé des réponses sur la mise en oeuvre de "l'interdépartementalisation", dispositif prévoyant à compter du 1er janvier 2010 le relogement des demandeurs dans un département voisin de celui dans lequel ils ont effectué leurs démarches.
Ils ont en outre réclamé que l'Etat loue des logements privés à Paris, dans le cadre du dispositif Solibail, et qu'il verse les astreintes auxquelles il a été condamné par les tribunaux administratifs.
Toujours selon Ludovic Donet, Jean-François Kraft a indiqué qu'il appliquerait la loi de réquisition s'il en recevait l'instruction. Ce que n'a pas confirmé la préfecture.
Le DAL porte actuellement les dossiers de 1.200 familles Dalo, dont 400 à 500 reconnues prioritaires par les commissions de médiation des préfectures.
© 2009 AFP
06:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : dalo, loi dalo |
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Grand emprunt: le président du mouvement HLM "en colère" veut voir Sarkozy
Le président du mouvement HLM, Thierry Repentin, souhaite rencontrer Nicolas Sarkozy pour le convaincre de revenir sur sa décision de ne pas accorder 2 milliards d'euros pour la rénovation thermique des logements sociaux comme le recommandait le rapport sur le grand emprunt.
"Je suis en colère. Le président de la République est conseillé par des personnes qui sont soit incompétentes, soit partisanes sur ce dossier", a déclaré mercredi à l'AFP M. Repentin, président de l'USH (Union sociale pour l'habitat) qui regroupe les organismes HLM.
La commission Rocard-Juppé proposait d'affecter deux milliards d'euros du grand emprunt pour "améliorer la rénovation thermique des logements sociaux les plus énergivores".
Cela permettrait de "réduire les émissions de CO2 et améliorer le pouvoir d'achat des ménages modestes", soulignait le rapport. Les 4,2 millions de logements HLM représentent 11% des émissions de C02 des résidences principales en France et 60% des ménages logés par les HLM appartiennent au tiers le plus modeste de la population.
"Je n'abandonnerai pas ce grand chantier qui serait une bouffée d'oxygène pour le secteur du BTP et aiderait la filière française des énergies renouvelables face à la concurrence chinoise et indienne", affirme M. Repentin.
Les deux milliards d'euros alloués, en bonifiant des prêts à taux 0% de la Caisse des Dépôts, auraient permis de doubler la vitesse de la rénovation thermique de 700.000 logements parmi les plus énergivores, en effectuant les travaux en 5 ans au lieu de 10 ans comme prévu à l'origine.
Avec une moyenne de 20.000 euros par logement, ce sont ainsi 14 milliards d'euros de travaux qui pourraient bénéficier au secteur du bâtiment en 5 ans.
"De plus cela aurait permis une économie moyenne des charges de chauffage de 400 euros par an et par logement rénové pour les ménages les plus modestes", souligne M. Repentin.
© 2009 AFP
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| Tags : mouvement hlm, thierry repentin, logements sociaux, ush (union sociale pour l'habitat) |
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16.12.2009
Benoist Apparu, le secrétaire d'Etat au Logement, a exigé, hier, des préfets la mise à l'abri de tous les sans domicile fixe qui la réclament. Mais oui, mais oui ...
il suffit que le grand froid s'installe et voilà que tout le monde découvre les sans-abris. Faut-il encore dire, et redire que la rue tue toute l'année et plutôt plus l'été ?
La rue n'est pas un problème de calendrier, ni de saison. Tout le monde s'affole, les médias articlent ... et rien ne change, la situation s'aggrave.
STOP AUX EXPULSIONS LOCATIVES, STOP AUX MARCHANDS DE SOMMEIL, STOP AUX LOGEMENTS INSALUBRES
06:51 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
| Tags : benoist apparu, le secrétaire d'etat au logement, a exigé, hier, des préfets la mise à l'abri de tous les sans domicile fixe qui , mais oui ... |
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