07.11.2009

Les bénévoles de la Table du soir remettent le couvert

Source sud-ouest - Depuis jeudi soit et la réunion du conseil d'administration de la Table du soir, Jean-Michel Prietto est le nouveau président de l'association. Il succède à Christiane Saint-Paul. Lundi 16 novembre, l'organisation caritative distribuera ses premiers repas de la saison aux démunis.

« Sud Ouest ».

Vous êtes président pour une année renouvelable. Que faut-il attendre de votre mandat ?

Jean-Michel Prietto. Il faut rester sur ce que l'on sait faire. L'association marche bien, je veux simplement m'inscrire dans la continuité du travail effectué. Je suis président aujourd'hui, mais la Table du soir est un projet collectif. Après, on va essayer d'améliorer l'accueil de nos invités. Nous avons demandé à la mairie d'agrandir le local de distribution (il se situe tout au bout de la rue Sainte-Ursule, face à l'Adour) des repas et elle a accepté.

On veut aussi améliorer le contenu de nos repas. Repas complets, je le rappelle. La banque alimentaire est notre fournisseur essentiel, elle nous permet de mener notre action. On sait qu'elle rencontre des problèmes en ce qui concerne la viande, car les normes sanitaires sont de plus en plus strictes.

Quelle solution pour les produits carnés ?

Nous avons un partenariat depuis trois ans avec le magasin Géant, d'Anglet. Les gens qui font leurs courses font valider leur ticket par la caissière, ils nous les font passer et Géant nous applique un pourcentage. L'an dernier, ce système nous a permis d'acheter pour plus de 1 000 euros de poisson et de viande.

Entendez-vous développer ce fonctionnement ?

Non, car on ne va pas concurrencer la Banque alimentaire qui vit des dons de la grande surface et effectue un travail colossal. Sans elle, on ne pourrait pas servir tous ces repas.

Justement, combien en servez-vous chaque soir ?

Environ 70. Mais l'année dernière, pour la première fois, nous avons connu des pics à plus de 100 repas. En dix ans de bénévolat pour la Table du soir, j'ai vu ce nombre doubler. Au départ, c'était 25 à 30 repas quotidiens. Cette saison, on va repartir au minimum sur ces bases.

Vous êtes à un poste d'observation des difficultés sociales : notez-vous une évolution dans le profil de vos « invités » ?

Il a changé ces dernières années. Il y a dix ans, la majorité des accueillis était des SDF (sans domicile fixe, NDLR). Ils étaient fixés sur Bayonne, vivaient ici, dans les rues. Depuis quelques années, on a vu arriver des retraités. Avec de maigres retraites, ils se retrouvent en difficulté sur le « b-a-ba » : se nourrir. Nous en accueillons une quinzaine par soir.

On a vu aussi arriver des gens avec des emplois précaires, ou dont les minimas sociaux ne suffisent plus pour vivre. Ceux-là ne viennent plus à partir du 4 ou 5 du mois, et réapparaissent autour du 15. Ils n'arrivent plus à boucler les fins de mois. On a vu aussi des gens en transit l'an dernier. Des saisonnniers qui n'avaient pas trouvé de travail en Espagne. Ce sont ceux-là qui nous ont conduit à servir jusqu'à 100 repas.

Cet afflux de nouveaux invités vous inquiète-t-il pour l'avenir ?

Si ça devait devenir l'ordinaire, il faudrait trouver une nouvelle organisation. Former en conséquence les bénévoles.

Auteur : propos recueillis par pierre penin
p.penin@sudouest.com

06.11.2009

RIVP : une inauguration perturbée

La direction de la RIVP, l'adjoint au Logement, et le maire du 3 ème arrondissement sont ils allergiques aux mal logés ?   A Paris, on construit tellement peu de logements, que la moindre inauguration de quelques chambres de foyer pour jeunes travailleurs...

Cette note a été publiée le jeudi, 05 novembre 2009

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05:57 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rivp : une inauguration perturbée | | |  Facebook

03.11.2009

Si tu trouves plus écolo qu'un sans-abri, on te rembourse l'indifférence

Le sans-abri il survit dans du carton issu de la récupération ;

le sans-abri il se planque sous un pont, derrière un pilier d'autoroute, sur un terrain vague, il ne démollie pas ;

le sans-abri se passe d'eau et d'électricité ;

le sans-abri recycle les restes de vos poubelles ;

le sans-abri porte les vêtements dont vous souhaitez vous débarasser ;

bref plus écolo que lui, on voit pas !

Et comme l'exécutif strasbourgeois aime tant l'écologie, et ne lésine pas à subventionner les gentils propriétaires écolos, on va nous aussi réclamer notre part, car plus écolo que le sans-abri, on trouve pas !

06:38 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sdf, sans-abri, sans | | |  Facebook

Le droit au logement s'imposera ... par la lutte !

1,8 million de familles ont des difficultés à régler leur loyer, 500 000 sont en situation d’impayés et seront mises à la rue. Chaque année, ce sont plus de 50 000 familles qui doivent quitter leur logement.

Que font les Régions, les Départements et les municipalités ?

Des lois existent :

• celle de 1945, sur la réquisition les logements restés vacants (il y en a 2 millions en France !), jamais appliquée ;

• pas plus que celle de 2007 censée obliger l’Etat de trouver un logement ou un hébergement à toute personne considérée comme prioritaire ;

• et le droit local.

Le droit au logement ne s'imposera que par la lutte.

Hébergement / Logement : Strasbourg ne respecte pas la loi

Il y à encore 2 ans toutes les structures disaient le 115 est saturé, aujourd'hui la réalité est que le 115 ne répond plus. Pas une région de France, pas un Département et pas une seule grande ville qui ait la volonté politique d'enrayer un désastre humain qui s'aggrave.

Strasbourg, ville très ambitieuse sur le plan européen, qui se voit projetter en 2014, 2020, est l'une des pires. Strasbourg à une longue tradition de rejet des plus démunis, tradition qui empire depuis 2 ans : caméras de vidéo surveillance qui permettent de contrôler plusieurs fois par jour les sans-abri, bancs anti clochard empêchant de s'allonger, fermetures d'hébergement, subventions réduites ...

De plus en plus de squats sont ouverts par des familles, des travailleurs précaires, des chômeurs pour qui Strasbourg ne propose rien. Les loyers restent hauts, les charges flambent, les bailleurs sociaux sélectionnent les locataires, préférant ceux qui ont encore un emploi.

Pour ceux qui ont tout perdu : expulsions et tribunaux. Strasbourg ne veut pas de pauvres.

La Préfecture parle d'environ 400 places ouvertes pour quelques mois. Mais d'ores et déjà nous affirmons que ce déploiement est largement insuffisant.

Nous savons que tous les soirs 160 appels au 115 [numéro de la veille sociale] ne débouchent sur aucune proposition faute de places et que plus de 40% des appels restent sans réponse pour cause d'encombrement du standard.

Beaucoup ont carrément renoncé à appeler. Des objectifs d'économies, visent à diminuer le nombre de chambres d'hôtel réduisant d'autant la portée de ce dispositif ...

La loi Boutin du 25 mars stipule que toute personne doit avoir accès à un hébergement d'urgence Les chiffres du 115 montrent bien qu'elle n'est pas appliquée dans le Bas-Rhin.

05:22 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, plan froid, 115, sans-abri | | |  Facebook

13316 visiteurs uniques pour le mois d'octobre et 945 abonnés a la niouze, sans oublier depuis peu wikio, viadeo, etc Merci à tous

APRES LES CHAISES POUR LES SANS-ABRI, LA VILLE DE STRASBOURG PROPOSE L'ENTASSEMENT DES SANS-ABRI

LE PLAN HIVERNAL À STRASBOURG CAPITALE DE LA HONTE

L'hiver dernier la Ville de Strasbourg ne voyait aucun inconvénient à laisser les sans-abri passer les nuits des 5 mois d'hiver sur des chaises

Cet hiver, elle met 15 appartements vacants et situés au Neuhof à leur disposition... On avait de quoi se réjouir, sauf que ces 15 appartements serviront le temps de l'hiver à y entasser 50 personnes sans oublier les animaux qui sont admis... Après l'hiver tous retourneront à la rue !!!

D'après nos sources forts mécontentes, deux associations étaient prêtes à relever le défi.

une première association pour 10.000 euros de plus que l'autre nous dit-on, proposait des travailleurs sociaux, et de faire une sélection pour que la "co-habitation" se passe au mieux ...

une deuxième association pour 10.000 euros de moins y allait de l'entassement sans scrupule et à la place des travailleurs sociaux, embauche des surveillants (voir l'annonce anpe diffusée)

LA VILLE DE STRASBOURG a bien sur choisit le projet le moins cher !

Cette attitude montre bien la place et le soutien que l'exécutif donne aux plus précaires d'entre nous

04:46 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, plan froid, 115, sans-abri | | |  Facebook

01.11.2009

Après le préfabriqué, voici Une maison avec des containers

Dans un contexte de crise du logement et du développement de solutions recyclables et peu onéreuses, on assiste au développement d’une nouvelle forme d’habitat : le container.

Chaque année, des millions de containers sont utilisés dans le transport maritime. Avec une durée de vie limitée due aux contraintes de transport, on peut imaginer aisément utiliser ces éléments modulables et peu chers pour la construction de logements.

Certains pays comme les Etats-unis et  les Pays-bas ont expérimentés cette forme de logement avec succès. A la périphérie d’Amsterdam, c’est une résidence étudiante qui à vu le jour pour pallier au manque de logements. A l’initiative du projet, on trouve la société Tempohousing qui a lancé le concept en 2002. A noter qu’elle utilise des containers neufs préfabriqués et aménagés en Chine pour ces projets.

Lire et visionner le reportage

CE N'EST PAS LA TRÊVE HIVERNALE POUR TOUT LE MONDE

PAS DE TRÊVE POUR LA MORT DANS VOS RUES !
280 MORTS DE LA RUE RECENSÉS DEPUIS LE DÉBUT DE L'ANNÉE : morts de froid, morts de faim, morts de maladie, ...

Combien doivent mourir pour qu'enfin les personnes privées d'un hébergement ou d'un logement soient prises en compte ?

PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI S'INSTALLENT DANS DES MAISONS, DES BÂTIMENTS POURTANT ABANDONNÉS ;

PAS DE TRÊVE POUR CEUX QUI VIVENT EN CARAVANE ;

ET POUR CEUX QUI RENCONTRENT UNE DIFFICULTÉ (perte d'emploi, maladie, décès, divorce...) LA TRÊVE EST DE COURTE DURÉE.

Le nombre de sans-abri en France est difficile à évaluer, en partie en raison de l'absence d'outils statistiques appropriés.

La crise du logement est l'une des causes principales expliquant l'absence d'accès à un toit.

Qui somme nous ?
* 22 % des personnes privées de logement, sont des femmes ;
* 1 femme sans-abri sur 3 est accompagnée d'enfants ;
* 25 % des personnes sans-abri travaillent, en CDD, en intérim ou autre petit boulot, les emplois précaires dominent, et font augmenter le nombre de personnes jeunes sans-abri ;

Ce sont le coût du logement et l'insuffisance des logements sociaux à prix très modérés qui les maintiennent à la rue, et l'absence totale de solutions alternatives.

Pourtant, en 2008 il y a eu 11.294 expulsions effectives avec le concours de la force publique. Un chiffre en augmentation de plus de 150% en dix ans.

En 2009 en France : 3,5 millions de mal logés, 1,8 million de ménages ont des difficultés à s'acquitter de leur loyer et, parmi eux, 500.000 sont aujourd'hui en situation d'impayés.

Le pire est à venir : la crise financière mondiale et ses conséquences sur tous les secteurs, notamment l’immobilier, aggravent encore la situation.

La loi DALO : En juin, plus de 7.000 ménages pourtant désignés comme prioritaires pour un logement n’avaient pas reçu d’offre dans le délai légal.

Que font nos municipalités, nos départements, nos régions pour pallier au désengagement réel de l'État ?
Des solutions existent ...

"notre seul tort, est d'être pauvre"

31.10.2009

La préfabrication s’installe dans la construction

Le recours aux composants industrialisés est entré dans les habitudes des entreprises du bâtiment. Deux facteurs confortent cette tendance: les difficultés de recrutement et les performances thermiques exigées par les nouvelles réglementations. Louis Le Vaudoit se retourner dans sa tombe, mais les faits sont là. N’en déplaise au grand artisan du château de Versailles, la France s’est mise pour de bon à la préfabrication. Depuis quinze ans, les solutions techniques proposées par les industriels se sont améliorées, séduisant toujours plus d’entreprises du bâtiment. Dalles précontraintes, fermettes, entrevous en matériaux de synthèse et autres prémurs en béton assemblés en usines se sont multipliés… Sur le chantier, le principe de réalité fait loi! En période de forte activité et de manque de bras, ces systèmes constructifs rapides à installer sont une bénédiction pour les professionnels. Notamment pour les plus petits d’entre eux, comme les maçons qui réalisent aujourd’hui 40% du marché de la maison individuelle.

Premier exemple avec les planchers préfabriqués, devenus la norme dans le logement individuel. «Ils représentent 80% des planchers installés. Ils ont progressé de 10% ces trois dernières années, explique Jean-François Trontin, le PDG de KP1, le numéro 1 français des systèmes préfabriqués pour le bâtiment (365millions d’euros de chiffre d’affaires, 1350 salariés). Il n’est plus pensable pour un maçon de coffrer un plancher de maison.» Question de temps et de coût, mais aussi de facilité d’installation. «Les solutions sont de plus en plus complètes et économiques. Les bureaux d’études assurent conception, fabrication, conditionnement, transport et parfois même la mise en oeuvre», analyse Charles Baloche, expert au Centre scientifique et technique du bâtiment. «KP1 dispose ainsi d’un bureau d’études d’une centaine de personnes et de 20 usines en France, pour limiter les distances jusqu’au chantier à 150kilomètres», explique son PDG. Ses produits mis sur le marché depuis moins de cinq ans représentent plus de 10% de son chiffre d’affaires. Même souci d’innovation chez Rector. Cet autre leader du béton préfabriqué (220 millions d’euros de chiffre d’affaires, 950salariés) consacre 12%de son activité à la R&D.

Ce développement de nouvelles solutions de préfabrication ne devrait pas en rester là. Les performances énergétiques vers lesquels doivent tendre les bâtiments neufs pour respecter la réglementation thermique vont accélérer le mouvement. Pascal Jacob, le PDG du groupe Jacob, dont la filiale Pobi fabrique des composants standardisés à structure bois, l’explique: «Le cycle de construction tel qu’on le connaît depuis quarante ans est à terme condamné. Compte-tenu de la pyramide des âges vieillissante dans le bâtiment et des besoins en logement, il sera nécessaire de recourir aux solutions industrialisées si l’on veut atteindre les niveaux de perforperformance exigés.» Son groupe, allié depuis le printemps au constructeur de maisons individuelles AST, va proposer un catalogue de logements à ossature bois à basse consommation (pas plus de 50 kWh/m²/an), appelé Natilia, pour les primo-accédants. Dès 2012, 2000maisons par an seront construites dans l’usine de la Charitésur- Loire (Nièvre).

Lire la suite du dossier sur Usine Nouvelle

Aujourd'hui 31 octobre sur France 3 vers 12 h 20, le Dal sera présent à l'antenne. Ne manquez pas cette émission.


Trêve hivernale pour les expulsions locatives et les coupures d'électricité (jusqu'au 15/3)

Mises à la rue avant d’être relogées dans un hôtel à 3 600 euros par mois

Bien que prioritaires pour un logement, Farida et ses trois filles ont été expulsées en juillet dernier avant d’être relogées dans un hôtel à 3 600 euros par mois.

La situation de Farida, mère de trois enfants, illustre les paradoxes d’un système qui met à la rue des gens que la loi fait obligation à l’Etat de reloger.

Cette mère de trois enfants, la quarantaine, a connu des jours meilleurs : « J’étais gérante d’un restaurant, tout marchait bien pour moi. J’avais un logement privé dans le XIe, à Paris, plutôt cher : 1 300 euros pour près de 70m2. »

Devenue veuve, elle perd son emploi en 2005 mais reste dans son appartement avec ses trois filles. Ses indemnités chômage et ses APL (Aides personnalisées au logement), environ 500 euros, l’y autorisent. Mais en 2007, elle n’arrive plus à payer son loyer : elle demande alors à bénéficier du Fonds de solidarité loyer.

« Dès 2001, précise-t-elle, j’avais fait une demande de logement social mais je ne voyais jamais rien venir… » L’aide sociale lui conseille alors, en attendant un relogement, de s’acquitter mensuellement, pour le paiement de son loyer, de 240 euros et des 500 euros d‘APL. « L’Etat , dit-elle, devait prendre le reste en charge. On m’avait assuré alors qu’il y aurait apurement de mes dettes quand je serais relogée dans le social. En fait, je suis entrée dans un engrenage dingue ! »

Le 31 août 2008, un jugement d’expulsion est prononcé à son encontre. Le même jour, elle dépose une demande Dalo (Droit au logement opposable). La course contre la montre commence.

Grâce à la trêve hivernale, l’exécution du jugement est repoussée à avril 2009. Parallèlement, comme elle ne reçoit pas de réponse de la commission de médiation Dalo, elle dépose, 6 mois après, comme la loi l’y autorise, un recours auprès du Tribunal administratif.

Le jugement tombe en sa faveur : en mai 2009, elle est déclarée « prioritaire » pour un relogement mais est expulsée, avec ses filles de son appartement le 10 juillet.

Comme beaucoup de sans-logis pourvus de famille, elle est hébergée dans un petit hôtel du boulevard Voltaire : 3 600 euros pour deux petites chambres. Le loyer, bien sûr, est acquitté en partie grâce à des fonds publics. « C’est toute l’absurdité du système », soulignent les associations qui la soutiennent.

LE REPUBLICAIN LORRAIN

L’Europe ne doit pas livrer au marché les services de l’État social

SOURCE L'HUMANITÉ - PAR MICHEL CHAUVIÈRE, DIRECTEUR DE RECHERCHE AU CNRS (1) NOËL HENRY, ÉDUCATEUR SPÉCIALISÉ (2), CHRISTINE GARCETTE, ASSISTANTE SOCIALE (MOUVEMENT POUR UNE PAROLE POLITIQUE DES PROFESSIONNELS DU CHAMP SOCIAL) (3).

Quels sont Les enjeux du débat EUROPÉEN sur les services sociaux d’intérêt général  ?

Le débat en cours concernant le statut et l’avenir européens desdits services sociaux d’intérêt général (SSIG) ne s’est pas terminé avec le vote de juin dernier. Il ne s’est même pas clarifié, trop de candidats étant restés prudents sur le sujet. La réalité est pourtant lourde de risques pour les différentes composantes historiques du secteur social et médico-social, aide sociale, éducation spécialisée, protection de l’enfance, insertion, logement social, emploi, formation, petite enfance, éducation populaire…, qui bénéficient de fonds publics au titre de la solidarité nationale et se tiennent par conviction hors concurrence et hors profit. La France doit transposer dans sa législation, avant fin 2009, la directive services dans le marché intérieur (ex-Bolkestein) de 2006. Or, on y considère les services sociaux comme des activités économiques offrant des biens et des services sur un marché donné, même si le bénéficiaire ne connaît ni ne paye directement le prix de la prestation et même si l’opérateur agit sans but lucratif. De plus, pour ne pas fausser la concurrence, les aides d’État sont interdites par le droit communautaire, sauf si cette interdiction fait obstacle à l’intérêt général. Quand il y a dérogations, les compensations permettent aux financeurs publics de seulement rembourser aux opérateurs, avec ou sans but lucratif, les dépenses liées à l’exécution des missions d’intérêt général, plus un « bénéfice raisonnable ». Ces compensations doivent respecter les règles strictes sous peine d’obligation de remboursement, après sanction par le juge européen. Parmi ces dispositions impératives, figure le mandatement, concept ambigu et peu usité en France. Certes la directive services ne concerne pas tous les SSIG de la même façon.

Certains en sont déjà exclus  : logement social, aide à l’enfance, aux familles et aux personnes dans le besoin, santé publique, mais sans dispenser pour autant des règles communautaires, telle la concurrence. Et pour les autres, personnes âgées, crèches, formation, etc., là où les usagers sont potentiellement solvables et non plus des ayants droit, le danger est maximum de les voir basculer définitivement dans un pur marché de services (à la personne). En France, comme ailleurs en Europe, la mise en œuvre a des spécificités nationales, théoriquement garanties par le principe de subsidiarité, qui donne la priorité d’intervention à la plus petite des communautés. Cela se fait soit directement par les services de l’État ou des collectivités territoriales, soit pour le compte de celles-ci par des opérateurs associatifs, voire marchands, remplissant des obligations d’intérêt général et obéissant à des règles et des normes entraînant évaluation. Enfin, le recours aux agréments et aux habilitations conditionne les financements publics, par subventions, au travers de prix de journée ou d’autres modalités. Pareil système est fondé. Il est efficace eu égard aux objectifs, et même efficient. En réalité, c’est aussi une question de doctrine. Il nous semble fondé de raccrocher le social et son travail aux missions dites de souveraineté et non au marché. L’assistance et la protection ont en effet, depuis la Révolution et la IIIe République, une situation hautement intégrée dans les prérogatives exclusives de l’État social.

Notre Constitution l’a d’ailleurs clairement indiqué dès 1946  : La France est une République indivisible, démocratique, laïque et sociale. Ce qui implique le service public, même délégué. La directive services entraînera donc une révision sans précédent des politiques de solidarité, du rôle des associations et des professionnels du travail social et, in fine, des droits des usagers. Pour toutes ces raisons, de nombreux politiques et praticiens réclament au minimum un instrument juridique communautaire sécurisant les SIG et les SSIG. Mais, jusqu’à présent, le Conseil, la Commission et la majorité du Parlement européen s’y sont refusés, pour ne pas entraver la libéralisation des services.

Quant à nous, avec le mouvement MP4-champ social, nous soutenons la recommandation Henry du 1er mai dernier, qui va plus loin, en affirmant que les services sociaux sont des services non économiques et ne peuvent devenir des services marchands. Ils doivent donc être retirés de l’ensemble hétéroclite des services d’intérêt économique général, où ils figurent sans raison parmi les services en réseaux (énergie, transports…), et être reclassés dans les services non économiques d’intérêt général, selon la terminologie européenne. Ce reclassement est techniquement facile mais politiquement plus incertain. Il permettrait pourtant d’écarter définitivement et clairement les SSIG du champ des compétences économiques européennes, de préserver leur finalité essentielle d’instrument d’insertion et de cohésion, tout en décourageant les marchands d’entrer plus avant sur ce terrain. Ajoutons, enfin, que sans étatisme et en limitant l’emprise bureaucratique, il est aussi plus que temps de retravailler la question du service public à la française et de son évolution.

(1) Auteur de Trop de gestion tue le social. Essai sur une discrète chalandisation (Éditions La Découverte, 2007). (2) Auteur Du social en Europe, le dispositif français 
en péril (Éditions Cheminements, 2006). (3) Pétition disponible sur le site www.mp4champsocial.org. Contact  : mp4.champsocial@gmail.com

SOURCE L'HUMANITÉ

30.10.2009

La RUE DE LA BANQUE menacée ?

L’Association du Droit au logement (Dal) occupe l’immeuble sis au 24, rue de la Banque, dans le 2ème arrondissement de la capitale, lieu de nombreuses luttes...

La Mairie (VERTS) de l'arrondissement s'impatiente de les voir quitter les lieux afin d'y commencer des travaux. Pour cela, encore faudrait-il qu'elle propose un relogement qui convienne aux activités du DAL, et permette l'accueil des personnes de plus en plus nombreuses.

Le Dal précise « nous voulons rester libres, nous n’acceptons donc aucune subvention. Nous avons besoin d’espace car nous recevons beaucoup de demandeurs. Et par ailleurs, défendre les mal-logés ne rapporte pas grand-chose. Nous avons donc besoin d’un local peu cher mais assez grand ».

La réponse des Verts nous inquiète « Ils ont eu plusieurs propositions de local mais ils ne les ont pas acceptées » explique de son côté la mairie (Verts) du 2ème arrondissement. Avant d’indiquer que les raisons du Dal étaient « c’était trop cher, pas assez bien... Nous, de notre côté, nous attendons leur départ pour commencer les travaux» insistent-ils.

17:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dal paris, rue de la banque | | |  Facebook

Mobilisation des capacités d’accueil, d’hébergement et d’insertion durant l'hiver 2009-2010

"Les mesures hivernales :
Lorsque les circonstances le nécessiteront, vous devez faire en sorte que :

• les capacités supplémentaires d'hébergement d'urgence, que vous avez nécessairement déjà identifiées, soient mobilisées
pour que toutes les personnes qui le souhaitent, bénéficient d'un accueil et d'un hébergement quelle que soit leur situation administrative. Par ailleurs, le recours hivernal à l'hébergement par des personnes qui ne fréquentent pas le dispositif le reste de l'année, doit être mis à profit - au-delà de la simple mise à l'abri - pour entamer avec elles un processus de prise en charge adaptée et de vérification de leur accès effectifs aux droits sociaux

les places d'hébergement soient aisément accessibles grâce au numéro d'appel 115. Les effectifs du numéro d'appel 115 doivent être ajustés durant cette période pour être à la hauteur des signalements et des appels

dans chaque département et dans chaque grande ville, un ou plusieurs « lieux d'accueil de jour » restent ouverts la nuit, afin que les personnes qui ne souhaitent pas d'hébergement puissent toutefois trouver un abri momentané. De tels lieux ne doivent pas se substituer aux capacités d'hébergement nécessaires

les équipes mobiles intensifient leurs maraudes et viennent régulièrement rencontrer les personnes ne souhaitant pas, dans l'immédiat, de prise en charge. Dans le cadre du plan de relance de l'économie, des crédits à hauteur de 2,9 M€ ont été délégués cette année pour créer et renforcer 50 équipes mobiles

circulaire_hiver_14oct2009-1.doc

circulaire prefets 29 sept09.pdf

PAUVRETE : 9 Européens sur 10 souhaitent des mesures d’urgence

Les Européens sont inquiets de la situation économique mondiale.
Peur de perdre leurs emplois, peur de perdre leurs toits, peur de sombrer dans la pauvreté.

Selon un sondage paru ce mardi, plus de 80% des Européens jugent que la pauvreté s'est accrue dans leur pays au cours des trois dernières années.
Plus de 90% des Bulgares, des Hongrois et des Roumains pensent que la pauvreté est répandue. Les français sont de cet avis à 86%, la moyenne européenne est de 73%.

Swa Schyvens vient d'Anvers, il a connu la pauvreté toute sa vie. Il travaille aujourd'hui pour un réseau d'aide aux démunis en Belgique. "Être pauvre, ce n'est pas seulement avoir faim, ou être sans-abri, c'est aussi l'exclusion sociale, un manque de participation à la société et comme on vous le fait généralement remarquer, vous ne pouvez rien faire et vous ne savez rien faire. La pauvreté ça se répand en vous."

Près de 80 millions d'européens, soit 16% de la population de l'Union, vivent en dessous du seuil de pauvreté.
Pour beaucoup, la notion de pauvreté reste encore subjective. "Quand on parle de risque de pauvreté, on se réfère à une mesure particulière de la pauvreté qui est fondée sur le revenu, mais pauvreté peut dépendre d'un grand nombre d'autres facteurs que celui des revenus", explique Christine Kotarakos de la Commission européenne.
Alors que faire pour lutter contre la pauvreté?
Une vaste majorité des sondés estime que c'est aux Etats membres d'agir en prenant des mesures d'urgences.

Ce sondage Eurobaromètre a été réalisé entre le 28 août et le 17 septembre 2009 auprès de 27 000 citoyens de tous les États membres de l'Union sélectionnés en aléatoire et interrogés en face-à-face.

• source : http://brindecausette.hautetfort.com/archive/2009/10/29/p...

suite à la parution de l'article DNA - COMMUNIQUÉ DU DAL 67

L'association Droit au logement est intervenue à deux reprises ces deux derniers jours pour protester contre des expulsions ou tenter de les d'empêcher.

A Schiltigheim, le mercredi 28 novembre, des militants du DAL ont protesté contre l'expulsion d'une dame de 70 ans, qui souffre d'un handicap. Cette intervention a fait suite à une première expulsion opérée la semaine dernière sur demande du même bailleur sur une famille avec trois enfants. Il est regrettable que dans un contexte de crise, la gestion des différents locatifs se termine si souvent par des expulsions. Il est inacceptable que l'on tolère qu'une personne de 70 ans se retrouve sans perspectives de relogement, quelque soit sa situation sociale comme on ne peut tolérer d'expulser des enfants à 15 jours de la trêve hivernale.
M. Staub, directeur de Foyer Moderne et l'adjointe aux personnes âgées se sont engagés à trouver une solution de relogement pour cette dame.

A Marckolsheim, le jeudi 29 novembre, le bailleur "social" Domial  a obtenu l'intervention des forces de police pour expulser une femme et son fils de 21 ans sans leur proposer de solution alternative. Dans ce cas, ces personnes avaient tenté voici deux ans d'effacer leur dette avec les mécanismes du FSL (Fonds social du logement). Ce dernier conditionnait la prise en charge de la dette au déménagement des personnes dans un logement plus petit, condition qui était à la portée de Domial mais que le bailleur social a refusé. Ce refus a participé au creusement de la dette locative de la famille et les a entrainé dans la spirale de l'expulsion. Ce jeudi, les forces de police sont intervenues pour expulser ces personnes, malgré la présence de militants du DAL.

Les expulsions locatives sont des drames pour ceux qui les subissent, enfonçant les personnes encore plus dans la précarité et participant à leur désocialisation. L'expulsion est une sanction disproportionnée que nous refusons.

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DNA - Droit au logement 67 (DAL) y est allé un peu fort

La mobilisation, jeudi, de l'association Droit au logement 67 (DAL) contre l'expulsion d'une septuagénaire à Schiltigheim n'a pas plu à tout le monde.

« L'action du DAL est nécessaire mais là, il est allé un peu fort » estimait hier une voisine de la septuagénaire. Et de raconter les nuisances liées à la saleté mais aussi à la bruyante présence de trois personnes, la septuagénaire et ses fils, et d'un chien, dans un appartement d'une pièce. Pour elle, comme pour les autres locataires assure-t-elle, cette expulsion était inévitable.

Dans un communiqué, le maire Raphaël Nisand et le directeur du Foyer Moderne (*) Pierre Staub ont également précisé certains points, en réponse à l'article paru jeudi.

Et tout d'abord ils ont indiqué que la vieille dame ne « présente pas de handicap ». Sur le fond, le communiqué raconte que « depuis de nombreuses années, des voisins de la locataire se plaignent de façon insistante du désordre qu'elle apporte à l'immeuble (...) Il s'agit d'un appartement de 29 m² totalement encombré jusqu'au plafond d'objets et de détritus, laissant ainsi environ 3 à 4 m² disponibles ».
Les locataires se sont plaints auprès de leur bailleur depuis 2005 et ont également déposé des mains courantes au bureau de police de Schiltigheim. Le Foyer Moderne, les services sociaux de la mairie, le centre communal d'action sociale, mais aussi le tribunal d'instance de Schiltigheim en 2006, ont essayé de faire entendre raison à la septuagénaire, sans succès.

Secourir ceux qui le veulent bien

Or « le devoir du Foyer Moderne et de la Ville de Schiltigheim est de secourir ceux qui le veulent bien, - en l'occurrence ce n'était pas le cas -, mais également de protéger l'ensemble des concitoyens ».
En 2008, la situation restant bloquée, le tribunal d'instance a ordonné l'évacuation de la locataire. Les services sociaux ont à nouveau essayé de faire évoluer la locataire, en vain. Outre les problèmes d'hygiène, il existait un risque d'incendie vu l'encombrement du balcon collectif par les affaires de la locataire.
L'expulsion, « en désespoir de cause », est donc l'aboutissement d'un long processus. Quant au DAL, le communiqué s'interroge : « Cette association peut-elle sérieusement être de bonne foi (...) alors qu'elle sait pertinemment les démarches qui ont été faites par le bailleur social et qu'elle connaît la situation ? »

Sophie Weber - DNA

• exceptionnellement nous éditons un article complet du DNA du jour ... Sans commentaire

07:53 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : dna, dal67, expulsions locatives | | |  Facebook

29.10.2009

LA POSTE - MOBILISATION

Ci dessous le lien sur la carte postale électronique mise en ligne sur le site appelpourlaposte, merci de le faire tourner dans les réseaux et de le communiquer à vos webmaster afin de l'insérer sur vos sites respectifs.
http://www.referendumpourlaposte.rezisti.org/index.php

15:39 Publié dans Pétitions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : la poste - mobilisation | | |  Facebook

Strasbourg : Capacités d'accueil encore insuffisantes

Le décalage entre les effets d'annonce et la réalité est fréquent. Cela se vérifie aussi pour les femmes battues.

Le plan triennal gouvernemental, qui court jusqu'à 2010, prône que les intéressées « continuent à figurer parmi les publics prioritaires en matière d'hébergement » et qu'il est « nécessaire d'améliorer l'orientation des femmes victimes de violences dans des structures d'hébergement de femmes ».

Dans le même temps, les crédits dédiés au tissu associatif sont rognés. Les subventions allouées en 2009 à "SOS Femmes solidarité" ont diminué par rapport à 2008.
« Et pour 2010, une baisse supplémentaire de 4 à 5% est annoncée, alors que la liste d'attente concerne en permanence 8 à 9 femmes avec enfants, parfois 15 ou 16, déplore Dominique Guillien, directrice du foyer Flora Tristan et de son centre d'hébergement d'urgence. En 2006, nous avions fait une demande pour dix places supplémentaires, et n'en avons obtenu que six l'année suivante ».
L'habilitation pour l'accueil, fixée à 39 résidants, est sous-estimée compte-tenu de la présence d'enfants en assez grand nombre. Dans la réalité, ce sont souvent 42 à 43 personnes qui doivent être logées par le mouvement militant.

La suite de l'article dans les DNA

• AUCUN RAPPORT : La ville de strasbourg et la cus pourraient donner 300.000 euros pour le rallye automobile ...

Strasbourg : Le centre Flora Tristan, jeune trentenaire

Les modes de prise en charge des femmes battues ont beaucoup évolué depuis le 15 octobre 1979, à l'ouverture du foyer d'urgence Flora Tristan à Strasbourg.

La fermeture de ce lieu d'accueil, en 2004, par manque de moyens pour les mises aux normes, aura paradoxalement eu un effet positif. « Nous louons en permanence quinze appartements répartis sur la Communauté urbaine de Strasbourg, les bailleurs sociaux ayant joué le jeu », constate Dominique Guillien, directrice du Centre d'hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) Flora Tristan. Autre retombée positive : plusieurs propriétaires privés ont accepté eux aussi de mettre des appartements à disposition ...

Laurence Rey - l'article complet dans les DNA

Gratification des stages : l'ONES appelle à l'union

L'application de la loi du 31 mars 2006 sur l'égalité des chances ainsi que celle du décret de janvier 2008 relatif à la gratification et au suivi des stages a produit de très nombreux effets pervers que les éducateurs spécialisés en formations ont ...subits de plein fouet.

Lire la suite :
http://www.passerelles-eje.info/news/breve_607_gratification+des+stages+ones+appelle+union.html

Un foyer pour SDF bientôt à la rue

20MN - Quatre ans après son ouverture à Lyon, le foyer Cléberg peine toujours à trouver sa place en centre-ville. Ce lieu d'hébergement d'urgence pour sans-abri, qui l'an passé déjà avait dû quitter rapidement ses locaux du 5e appartenant au conseil général, risque de ne pas pouvoir passer l'hiver dans ses bâtiments actuels. Le Grand Lyon, propriétaire des lieux, envisage de démolir ses vétustes édifices situés à deux pas de l'ancien marché-gare (2e), dans le cadre de la seconde phase du projet Confluence.

« Notre convention d'occupation s'achève le 15 décembre. Mais la communauté urbaine s'est engagée verbalement à repousser cette date butoir au 31 mars », affirme Jérôme Colrat, directeur de l'association Régis, gestionnaire du centre Cléberg. Passé cette date, la soixantaine de sans-abri accueillis ici jour et nuit - des familles et des hommes seuls pour la plupart - risque de se retrouver à la rue. « Le fonctionnement de la structure est assuré par l'Etat pour quinze ans. Mais sans lieu pérenne et adapté à l'accueil d'urgence, nous ne pourrons plus accomplir notre mission », poursuit le directeur, en quête d'un lieu fixe pour s'implanter. Un défi pour l'association, « sans décision et volonté politique » des collectivités et des services de l'Etat. Le Grand Lyon a indiqué hier avoir alerté la préfecture du Rhône, en charge de l'hébergement d'urgence, sur ce dossier. « Nous n'avons aucune responsabilité en la matière, mais nous n'allons pas les abandonner à la rue », a précisé la communauté urbaine, qui n'a encore trouvé aucun site suffisamment grand pour accueillir le centre Cléberg. W

Elisa Frisullo

28.10.2009

135 000 assignations au tribunal et 102 000 jugements d'expulsions ont été prononcés en 2008

Expulsions locatives : L'Abbé Pierre rappelle ses promesses au gouvernement
(Lavieimmo.com) - La Fondation Abbé Pierre ne désarme pas. Moins de deux mois après le refus du gouvernement d’instaurer un moratoire sur les expulsions locatives, l’association de défense des mal logés revient à la charge et demande une mise en place rapide de « mesures énergiques de protection des familles les plus modestes ».

Selon les chiffres provisoires cités par la fondation, 135 000 assignations au tribunal et 102 000 jugements d'expulsions ont été prononcés en 2008. « Ces données sont en progression, et il y a fort à parier que les chiffres 2009, qui seront connus en 2010, alourdiront encore la sinistre addition », alerte l’Abbé Pierre. Le risque est particulièrement élevé pour les célibataires, avec ou sans enfant, qui méconnaissent souvent les possibilités d'aide ou de recours à leur disposition. Crise économique oblige, les personnes ne disposant que d’un travail temporaire, de missions d’intérim, d’un temps partiel ou au chômage, sont également plus exposées.

La fondation en profite pour rappeler l’engagement pris en mars dernier par Christine Boutin, encore ministre du Logement, sur la fin des expulsions sans relogement - et appelle le gouvernement à tenir ses promesses.

E.S.

Le Comité de suivi du Dalo (Droit au logement opposable) alerte

Droit/logement opposable pas respecté

LE FIGARO - Le Comité de suivi du Dalo (Droit au logement opposable) a souligné aujourd'hui, dans un communiqué, que ce droit "n'est pas assumé partout, et notamment en Ile-de-France", et "alerte le gouvernement sur le non-respect de la loi".

"Au 30 juin dernier, au moins 7.250 ménages désignés prioritaires pour un logement par les commissions de médiation, dont 6.500 Franciliens, n'avaient pas reçu d'offre dans le délai légal", souligne un communiqué de Xavier Emmanuelli, président du Comité de suivi de la mise en oeuvre du Dalo.

"Ce chiffre ne cesse de croître faute d'une mobilisation effective de l'offre. Cette situation (...), qui n'est évidemment pas acceptable, constitue de ce fait un déni du droit qui met en cause la crédibilité de la loi", souligne Emmanuelli, par ailleurs président du Samu social.

Il rappelle à cet égard que les ménages prioritaires, y compris en Ile-de-France, pourraient être logés "si les préfets utilisaient tous les outils réglementaires dont ils disposent". Il appelle également l'Etat "à arrêter et faire appliquer un programme de production de logements sociaux comportant des objectifs pour chaque commune d'Ile-de-France".

Logements Icade : Les communes compensées de l'exonération de la taxe fiscale

Lavieimmo.com - Tout vient à point à qui sait attendre. Un amendement au projet de loi de finances pour 2010 a été adopté hier par l’Assemblée nationale, qui prévoit d’élargir la compensation des exonérations de taxe foncière sur les propriétés bâties (TPBF) à l’ensemble des logements sociaux anciens. Proposé par le gouvernement, l’amendement satisfait les nombreux députés, de gauche notamment, qui demandaient la compensation des pertes de taxe foncière dans le cadre de la cession du pôle logements de la société foncière Icade.

Les opérations de construction et d’acquisition de logements locatifs sociaux bénéficient d’une exonération de TFPB à condition, notamment, qu’elles soient financées au moyen de prêts locatifs aidés par l’État : prêt locatif aidé d’intégration (PLA-I), prêt locatif à usage social (PLUS) ou prêt locatif social (PLS). Afin de limiter le manque à gagner qu’une telle exonération entraîne pour les communes, celles-ci bénéficient d’une compensation pour les logements acquis ou construits à l’aide de PLA-I ou de PLUS. Rien en revanche pour les opérations en PLS. Jusqu’à maintenant du moins. En effet, afin d’éviter que les collectivités locales ne soient pénalisées par cette distinction, le gouvernement vient de décider d’élargir les modalités de compensation de l’exonération de TFPB aux logements anciens acquis à l’aide de PLS, « sans revenir sur le traitement réservé aux logements acquis ou construits au moyen de PLA-I ou de PLUS ».

Les nouvelles dispositions seront appliquées dans le cadre de la prochaine loi de finances, soit aux logements qui feront l’objet de décisions de financement à compter du 1er janvier 2010.

Une vraie victoire
La nouvelle a été bien accueillie par Marie-Hélène Amiable, députée communiste des Hauts-de-Seine et maire de Bagneux, en guerre contre les modalités du projet de cession des logements Icade. Outre le prix de l’opération, jugé trop élevé, Mme Amiable et plusieurs élus franciliens dénoncent depuis plusieurs mois les conséquences fiscales de la transaction, du fait, précisément, de l’absence de compensation de l’exonération de TFBP pour les acquisitions à l’aide de PLS. « Il s’agit d’une vraie victoire pour tous les élus et les habitants des villes concernées par la cession du patrimoine de logements Icade », explique la députée, qui avait déposé, « dès l’examen du texte en commission des finances », un amendement destiné à compenser intégralement aux communes la taxe foncière dont seront exonérés les bailleurs sociaux acquéreurs du patrimoine de logements Icade.

Fait rare, l’inquiétude avait dépassé les clivages politiques, trois autres amendements similaires ayant été déposés par des députes de tous bords - PS, Nouveau Centre, mais également UMP. « Ce vote [de l’amendement déposé par le gouvernement] donne un signal bienvenu à toutes les communes qui s’engagent en faveur du logement social et qui essaient de favoriser la mixité sociale », s’est félicitée Mme Amiable.

E.S.

27.10.2009

Campagne d'envoi de cartes à l'Elysée "contre la privatisation de la Poste"

(AFP) - PARIS — Un "bureau de poste sauvage" a été brièvement installé lundi devant la station de métro Simplon, où les Parisiens étaient invités à poster des cartes au président de la République pour exiger un référendum sur l'avenir de la Poste, a constaté un journaliste de l'AFP.

Le "comité national contre la privatisation de la Poste pour un débat public et un référendum sur le service public postal" avait choisi ce lieu car la RATP expérimente dans cette station depuis lundi matin un service de retrait de recommandés proposés aux usagers.

"Le gouvernement continue dans le dédain et le mépris", a estimé Razzy Hammadi, secrétaire national du PS aux services publics, après avoir rappelé que 2,3 millions de Français avaient récemment signé la pétition contre la privatisation de la Poste et un referendum sur la question.

"L'envoi de ces cartes est l'acte deux de cette votation citoyenne", ont expliqué les organisateurs.

"Imaginer de nouvelles missions (pour la RATP, ndlr) n'ayant aucun lien avec le coeur de métier, sous couvert de le pérenniser, est en réalité un simple prétexte pour mettre en concurrence des salariés d'entreprises publiques et organiser la casse des services publics", a estimé la CGT dans un tract.

"On a des yeux pour voir: le changement de statut de la Poste, c'est sa privatisation", a rappelé Olivier Besancenot, porte-parole du NPA, présent parmi les quelque 200 militants et syndicalistes réunis.

Il a dénoncé "la malhonnêteté intellectuelle" de la Poste "qui supprime des postes de guichetiers et délègue dans le même temps leurs missions à la RATP".

"Le gouvernement veut faire de nous des complices de la privatisation de la Poste alors qu'on n'a déjà pas les moyens d'assurer correctement nos missions", a expliqué Jean-Marie Sarda, de la CGT RATP.

"Il y a eu 1.680 suppressions d'emplois à la régie depuis 2006, le métro est déshumanisé et la délinquance augmente, faute de personnels", a-t-il ajouté.

Des rassemblements d'usagers sont prévus devant tous les bureaux de poste le samedi 31 octobre et devant le Sénat le 2 novembre, au premier jour des débats sur le projet de loi réformant La Poste.

Strasbourg : l'hiver des SDF sera surveillé / OFFRE D'EMPLOI PARUE A L'ANPE

Voilà ça continu !! pour le projet "innovant" à inclure dans le plan froid de cet hiver, situé au Neuhof, on surveille ...

Nous avons dénoncé la même aberration il y à 2 ans, et l'an dernier ... Et c'est accepté, géré, encaissé,  par des associations "humanitaires", "sociales", de "réinsertion" ; y'en a toujours une pour accepter !!

Ces opérations sparadrap, le temps d'un hiver, ont depuis longtemps montré leur limite. Mais Strasbourg donne au plan froid, sans complexe, son vrai visage ; rien à foutre de ces personnes, rien à foutre des personnes privées de logement.

C'EST JUSTE DE LA MISE À L'ABRI, FAUT PAS CREVER SOUS LES MILLIONS D'ILLUMINATIONS, NI SOUS LE BEAU SAPIN DE NOEL ...

ANPE
Numéro d'offre 791773Y
Offre actualisée le 26/10/09
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VEILLEUR / SURVEILLANT H/F
(Code Métier ROME 11222)
VOUS ETES AMENE A TRAVAILLER PAR EQUIPE DE 3 PERSONNES, REPARTIS EN EQUIPE DE JOUR, DE NUIT ET DE WEEK END DANS UN SITE D'HEBERGEMENT D'URGENCE DE SANS ABRIS. VOUS ETES CAPABLE D'APPLIQUER LES CONSIGNES DE SECURITE AUPRES D'UN PUBLIC PARFOIS VIOLENT.
Lieu de travail : 67 - STRASBOURG NEUHOF
Type de contrat : CONTRAT A DUREE DETERMINEE DE 6 MOIS

Nature d'offre : CONTRAT DE TRAVAIL

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Formation et connaissances

Autres connaissances

Qualification : Employé qualifié

Salaire indicatif : HORAIRE 8,82 Euros (57,86 F)

Durée hebdomadaire de travail : 35H00 HEBDO
Déplacements
Taille de l'entreprise : 10 A 19 SALARIES
Secteur d'activité : AUTRES HEBERGEMENTS SOCIAUX

Si cette offre vous intéresse,
veuillez adresser votre CV et une lettre de motivation, en précisant le numéro de l'offre à :
ASSOCIATION ANTE.....

26.10.2009

Strasbourg recrute : tu es voleur, violent, alcoolique, toxicomane, sans compétences particulières, tu ne respectes rien, ni personne ? Ce job est pour toi

Nous ne pouvions le croire, mais le projet de chalets qui sera "géré" par ADOMA, a fait l'objet d'une réunion avec les associations partenaires et en présence de travailleurs sociaux... 2 POSTES de travailleurs sociaux pour la trentaine de personnes aux problématiques lourdes et 5 POSTES SALARIÉS POUR LES DON QUICHOTTE !!

Dans cette réunion UNE SEULE ASSISTANTE SOCIALE A DIT QU'ELLE N'ENVERRAIT PERSONNE, CAR ELLE TRAVAILLAIT À LA RECONSTRUCTION DE PERSONNES AYANT UNE ADDICTION, IL N'EST DONC PAS QUESTION DE LES ENVOYER AU CASSE PIPE !!!

Personne au service d'action sociale de la Ville pour relever cette aberration !

Une fois les Don Quichotte bien servi, on nous dira que y'a plus de fric pour le plan froid ... Circulez, c'est la casse des sdf qui continue ...

 

17:08 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sdf, sans abri, sans domicile fixe, bas-rhin | | |  Facebook

Un bungalow à soi, après des années de galère

20 Minutes Marseille - Dix bungalows pour les « grands marginaux ». L'initiative de Samuel ­Coppens, directeur de l'Armée du Salut de Marseille, ouvre la voie à de nouvelles perspectives d'action. Douze anciens SDF, qui ont vécu entre dix et vingt ans dans la rue, ont accepté de s'installer dans des bungalows situés à deux pas de l'association humanitaire (Mar-seille, 3e). « Nous avons mis six mois à les convaincre de quitter la rue », explique Samuel Coppens, avant de souligner qu'il « reste encore 8 places ». Des maraudes, ainsi que des visites de psychiatres, addictologues et infirmières sont organisées.

A l'occasion du plan hivernal 2009, le parquet de Marseille a de son côté réaffirmé mardi soir l'importance de la lutte contre les violences à l'encontre des sans-abri. W C. V.

05:11 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, sans abri, maraudes, plan hivernal 2009 | | |  Facebook

25.10.2009

Strasbourg : Le Molodoï, 18 ans et toutes ses dents!

En 1991, la ville de Strasbourg confie le bâtiment situé 19 rue du Ban de la Roche à l’association Molodoï dans le cadre d’un bail emphytéotique. Cela permettra pendant 18 ans de faire vivre nombre d’associations désireuses de promouvoir des évènements éclectiques, par leurs propres moyens et à des tarifs exceptionnellement bas.

A la fin de cette année 2009, ce bail arrive à expiration. Nous avons constitué en mars un dossier (disponible sur le site www.molodoï.net) affirmant notre volonté de préserver ces conditions idéales pour les associations; nous avons rencontré les responsables culturels en avril: ils nous assurèrent de leur soutien. Nous les avons relancés en juin. Pas de réponse. Nous les avons relancés en septembre. Pas de réponse. Un article concernant Molodoï, dans les DNA nous fit savoir que pour eux «les arbitrages n’ont pas été rendus.»
Le jeudi 8 octobre, différents services municipaux se sont rencontrés pour décider de l’avenir du centre autonome jeune. A l’heure où nous imprimons ce texte, nous ne savons toujours pas quel type de bail la mairie souhaite nous proposer. Une seule chose semble acquise: la municipalité estime nécessaire que Molodoï continu son activité alternative et participative auprès et avec les associations utilisatrices.
Mais nous ont-ils concocté unilatéralement un nouveau bail ne correspondant aucunement aux besoins de la salle et des associations, que nous n’aurions plus qu’à signer les yeux fermés?

Le CAJ Molodoï est essentiel pour le développement des activités associatives ainsi que pour le public fidèle à notre programmation. Il est nécessaire qu’un tel lieu existe à Strasbourg.

Nous attendons de la part de la municipalité actuelle un signal fort, une pérennisation de cette structure la mettant à l’abri des mouvements changeants des politiques culturelles. Pour cela, le bail emphytéotique garantit au milieu associatif strasbourgeois l’accès à un espace conforme à ses besoins pour au moins dix-huit ans. Le bail emphytéotique est le seul qui nous donne la responsabilité de tout ce qui se passe au Molodoï, c’est donc une garantie d’indépendance dans la gestion du lieu et ce, sur le long terme.

Ce bail à longue échéance confère au preneur le droit réel sur le bâtiment. L’octroi de ce bail permet aux associations d’assumer pleinement la responsabilité de leurs choix. Cette marque de confiance, en plus de décharger la municipalité de toute responsabilité juridique et de gestion pousse les associations à la maîtrise de toutes les prérogatives liées à la programmation culturelle et au fonctionnement de cette salle unique dans la région Est.

Autant par sa durée que par son caractère responsabilisant, le bail emphytéotique a permis et permettra encore de cheminer dans l’élaboration d’un fonctionnement démocratique et participatif. Sachant que la municipalité se revendique également de ce fonctionnement, elle ne doit pas ignorer la difficulté de la tâche, ni le fait que cette aspiration est un processus qui ne peut se renforcer que dans le long terme.

Ce que nous avions à faire, nous l’avons fait. Si la salle et son devenir vous intéressent, faites-le savoir à la ville. Que les musiciens leur chantent la chansonnette, que les artistes oeuvrent, que les clowns fassent des clowneries, que les ouvriers typographes tractent, que les informaticiens surfent et que les rêveurs rêvent…

Rejoignez nous, informez vous sur le site www.molodoï.net

A nous, à vous de jouer!

09:07 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, le molodoï | | |  Facebook

Les députés UMP taxent les banques à l’insu de leur plein gré

En 2008, les trois banques majeures affichaient, à elles seules, un bénéfice total de 7,2 milliards d’euros.

Taxer les bénéfices de celles-ci, comme ceux des autres établissements financiers, d’une part additionnelle de 10%, dans le cadre de l’impôt sur les sociétés, aurait permis au gouvernement de bénéficier d’environ 1,5 milliards d’euros supplémentaires, selon les estimations données par Didier Migaud, député socialiste.

Certains pourraient penser que les bénéfices 2009 ne seront peut-être pas à ce niveau, ce qui diminuerait d’autant la taxe additionnelle envisagée. Cependant, les informations parvenant à la presse laissent penser qu’ils seront encore très conséquents, à peine inférieurs de 7% à ceux de 2008.

Le budget du logement social prévu pour 2009 était de 546 millions d’euros. Affecter une partie des sommes récoltées aurait permis de doubler ce budget.

Malgré cet effort qui aurait changé la vie de dizaines de milliers de français, il serait tout de même resté près d’1 milliard d’euros pour les centres d’hébergement, les retraites les plus modestes, les aides aux chômeurs et diverses autres urgences. La liste des problèmes exigeant un effort nécessaire et urgent de l’Etat étant, aujourd’hui, relativement longue.

Ce ne sont pas les 32,3 % des ménages français qui ne peuvent se payer une semaine de vacances dans l’année, les 10 % qui n’ont pas les moyens de recevoir des amis ou de la famille, les 20,2 % qui jugent leur logement bruyant, les 7,2% qui n’ont pas les moyens de s’offrir plus d’une paire de chaussures, les 22 % des ménages les plus pauvres qui n’ont pas de couverture complémentaire, ni les 15% salariés travaillant encore à la chaîne ou sous la contrainte du déplacement automatique d’une pièce, dans notre beau pays, en 2009, qui me contrediront. [1]

Mais les députés UMP ont jugé majoritairement qu’il fallait au contraire déplorer l’erreur du député Lamour et se dépêcher de laisser les banques tranquilles.

Ainsi nos chères banques pourront tranquillement continuer à engranger de faramineux bénéfices, leurs dirigeants s’octroyer des rémunérations insupportables et leurs meilleurs traders des bonus inouïs, en s’exonérant de toute contribution à la solidarité.

[1] Source : http://www.inegalites.fr/index.php

23.10.2009

Les Don Quichotte de Strasbourg encore au Tribunal !!

Lors d'une énième bagarre, en mars dernier, l'exemplaire Président des Don Quichotte, Alexandre Glardon, avait écopé de six mois de prison, mais était ressorti libre comme l'air.

Frédéric Malaczynski, dit "le grand Fred" est parti, direct à l'Elsau, ou pendant un an il s'est refait une santé... À sa sortie, qu'à t-il fait ? Il est retourné chez Don Quichotte. À t-il reçu l'accompagnement indispensable, en prévision du passage en cour d'appel à Colmar ? Inscription à relais emploi par exemple, ou demande de logement ? pfuuuuuu

Bref, hier le jugement est tombé : Glardon a renoncé à faire appel, donc la condamnation reste à 6 mois... Pour le Grand Fred, la note est encore une fois plus salée. Il a été condamné à la peine plancher d'un an ferme et un an avec sursis avec mise à l'épreuve pendant deux ans avec obligation de soins et de travail.


22.10.2009

Bas-Rhin : le plan d'urgence hivernale "pourrait, peut-être" : chiche !

Bas-Rhin : le plan d'urgence hivernale, revu à la baisse l'an dernier, pourrait proposer 400 places cet hiver... Nous sommes loin du compte !

Par contre, l'expérience ignoble testée l'an dernier, qui "proposait" 42 chaises pourraient être remplacées par une autre expérience. Rien de confirmé pour le moment, mais une structure pilote de 60 places pourrait être ouverte au Neuhof pour permettre l'accueil 24 h/24 des personnes isolées, des couples et des sans-abri accompagnés d'un chien.

05:38 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sans abri, sans domicile | | |  Facebook

Orléans : enfants, femmes et hommes dorment dans la rue faute de place

Journal La République du Centre - Le dispositif d'hébergement d'extrême urgence n'arrive plus à absorber la demande. Dans l'agglomération orléanaise, le mois dernier, des personnes, parmi lesquelles des enfants, ont été laissées dehors chaque nuit.

« J'ai appelé le 115 hier soir, il n'y avait pas de places. On m'a dit de rappeler. On a encore dormi sous le pont et on verra ce soir... » Au-delà des familles Ogelé et Sali, qui ont fait l'objet d'une campagne de soutien relayée par les médias, des dizaines de personnes - hommes, femmes, et enfants ; français et étrangers - sont régulièrement obligées de dormir sous les ponts, dans les parcs, à la gare, dans leur voiture, ou autre abri de fortune.

C'était encore, il y a quelques jours, le cas de Nicolae, installé avec sa femme et leurs trois enfants âgés de 7 mois, 7 et 8 ans, sous un pont au nord de la ville. Pétition à l'appui, un collectif d'associations et de syndicats, dont le Réseau éducation sans frontière (RESF 45) et la Cimade, réclame à la préfecture « l'augmentation des moyens pour garantir l'hébergement de tous », qualifiant la situation de « désastreuse » et dénonçant le non-respect « du droit au logement pour tous et de la loi Dalo de mars 2007 » ainsi que « du droit des enfants à une aide et une assistance spéciale » fixé dans la déclaration universelle des Droits de l'homme.

 

04:23 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, plan froid, 115, sans-abri | | |  Facebook

Strasbourg expérimente un accueil permanent pour les SDF vieillissants

JOURNAL L'ALSACE - Une chambre qui ferme à clef, trois repas par jour assurés et une durée de séjour illimitée: une résidence pour SDF vieillissants, une structure rare en France financée en majorité par la Ddass, est expérimentée à Strasbourg.

«Ce n'est pas un hébergement d'urgence, ils ont leur propre chambre et peuvent s'approprier les lieux», explique le responsable de l'Accueil des Deux rives Özkan Beceren.

Pour sortir les SDF de la vie au jour le jour et tenter de les resocialiser, la Ddass (direction départementale des affaires sanitaires et sociales) et un collectif d'associations ont monté ce projet qui permet depuis mai d'accueillir quinze personnes.

Installé près du Port du Rhin, dans une gare de triage réhabilitée, l'Accueil des Deux Rives s'adresse à ceux qui ont passé de nombreuses années dans la rue et ne peuvent plus se réinsérer par le travail.

La moyenne d'âge est de 58 ans et l'état de santé des résidents ne leur permettrait pas pour la plupart d'occuper un emploi.

«C'est un peu comme une maison de retraite, certains finiront leurs jours ici», ajoute Özkan Beceren, également membre d'Horizon Amitié, l'association qui gère l'Accueil.

Neuf personnes les aident à réapprendre à vivre avec d'autres, soigner leur apparence, entretenir leur chambre.

«Il faut les pousser à s'occuper d'eux-mêmes», raconte Sarah Sader, auxiliaire de vie, qui incite notamment les résidents à se doucher ou à laver leur linge.

Pour ne pas brusquer ces hommes très attachés à leur indépendance, le centre impose très peu de choses. Seules règles sur lesquelles on ne transige pas : pas d'alcool ni de tabac à l'intérieur du bâtiment.

L'Accueil des Deux rives organise aussi les démarches administratives et les soins médicaux. Pour cette prise en charge complète, les résidents versent 30% de leurs revenus (RSA, allocation d'adulte handicapé...). (1)

C'est plus que prévu lors de l'élaboration du projet, «mais au final ça n'est pas plus mal, ça les responsabilise», selon Özkan Beceren.

Les résidents ont un seul vrai moment de vie commune: le dîner, à 19h00. Le petit-déjeuner est échelonné entre 7h00 et 10h00, et dans la journée, la quasi totalité d'entre eux retourne en ville.

Amener des SDF à rentrer chaque soir est déjà une victoire pour l'équipe de l'Accueil des Deux Rives.

«Notre objectif maintenant, c'est qu'ils ne retournent plus dans la rue, même de jour», explique Özkan Beceren.

Des activités sont proposées, mais la participation est encore maigre.

Après cinq ans passés dans la rue, Vasil Rashkov, 60 ans, apprécie toutefois d'être encadré: «S'il y a un problème, le personnel est là».

Les résidents se sentent plus en sécurité, mais gardent les réflexes de la rue.

Jean-Claude Thomas est à 47 ans le plus jeune résident. S'il est satisfait d'avoir quitté les foyers, leurs dortoirs et les vols qui y sont fréquents, il n'a pas pour autant confiance dans ses compagnons: «la nuit, ma chambre est fermée à clé».

Cet espace qui leur est propre est ce qui les satisfait le plus à l'Accueil des Deux rives: «dans ma chambre, je suis tranquille, j'ai la paix», répète Guy Kost qui, à 63 ans, a passé près d'un tiers de sa vie dans la rue.

L'expérience, plutôt concluante pour le moment avec deux retours à la rue seulement en cinq mois, devrait obtenir le budget pour se poursuivre en 2010.

A moyen terme, l'accueil pourrait s'installer dans un bâtiment situé en centre-ville, plus vaste, pour multiplier le nombre de places.

Ce genre d'initiative reste rare en France. A Marseille, des sans-abris sont accueillis depuis quelques années par une maison de retraite privée, qui leur consacre un bâtiment

(1) 20% des revenus étaient prévus au départ du projet, mais la structure commençait avec un déficit de 100.000 euros. Pour le collectif, une participation de 30% est un vrai chemin vers l'autonomie et la dignité, sans le poids trop lourd de l'assistanat.

04:14 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sdf, sans-abri vieillissants | | |  Facebook

21.10.2009

LES SANCHO PANZA TENTENT UNE ACTION... ET PERDENT

Ce matin, la police se rend rue des Foulons après un appel d'Alexandre Glardon, qui menaçait de se pendre, encore une fois. En avril dernier, lors de l'évacuation du campement quai sturm, il avait déjà menacé de se suicider.

Dans un premier temps, il ne s'agissait que d'une intervention de police secours, dit-on du côté de la police. Après plus de trois heures de négociations, les policiers auraient finalement rattrapé Alexandre Glardon d'extrême justesse, par les jambes, alors qu'il s'était de lui même jeté dans le vide. Il a été conduit au centre hospitalier de Hautepierre, mais son état n'étant pas inquiétant, il a quitté l'hôpital, libre, dans l'après-midi. Les policiers auraient demandé aux personnes de quitter les lieux pour des raisons de sécurité.

Lundi, lors d'une réunion à la Ddass, l'Etat s'est engagé, à reprendre les discutions, et à mettre en place des commissions de relogement. La prochaine réunion est prévue mardi, et pourtant comme toujours, les EDQ-Sancho Panza tentent un coup de force. Le résultat est lamentable, car les 10 personnes en situation irrégulière se retrouvent à la rue. Vu leur situation seule la Ddass peut régler ce problème.

C'est d'ailleurs ce dernier point qui a gelé les relations entre les Sancho Panza et la Ville. Cette dernière a remplie son engagement en relogeant les 50 personnes qui sont passées par la Rue des Foulons.

La tentative d'Alexandre Glardon s'est faite en présence de Georges Yoram Federmann, psychiatre et président des Enfants de Sancho Panza. D'après lui, l'expulsion était programmée.

Dommage d'en arriver encore à ces situations extrêmes, qui rejetent des gens à la rue au final !

18:18 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : sdf, strasbourg, sans abri, don quichotte | | |  Facebook

Travailleurs pauvres, retraités pauvres, étudiants... TOI LE PAUVRE, POUR CETTE MUNICIPALITÉ COMME POUR LA PRÉCÉDENTE, TU N'ES PAS PRIORITAIRE

Dans le DNA du jour (http://www.dna.fr/local/strasbourg/20091021_DNA001035.html), nous pouvons lire le dossier "Capitale de Noël"

160 millions d'euros

la Ville de Strasbourg injecte dans l'opération un peu plus d'un million d'euros

les commerçants financent une partie des illuminations pour 245 000 €

et bien sûr, la ville parle des fameuses retombées économiques !!! Pour qui est la question ?

LES BONNES AFFAIRES DES HOTELIERS ET DES RESTAURATEURS

DES ARTISANS GAGNANTS

DES JOBS D'HIVER (des milliers de petits boulots)

LE TGV, LES AUTOCARISTES, LES NAVETTES FLUVIALES

Alors ? tout ça pour ça !!! les commerçants, l'économie, ... Et jamais un rond pour les strasbourgeois les plus démunis ; familles, gosses, sans abri... La municipalité est incapable de gérer cette crise humaine... Pour cela il faudrait l'humain et le sensible indispensables.

Le 1er octobre le plan froid devrait commencer, l'exécutif PS-VERTS ne fera rien avant, et que fera t-il pour l'améliorer ?

CUS habitat a inauguré un petit ensemble de dix logements sociaux à Geispolsheim-village.

05:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : philippe bies, cus habitat, logements sociaux | | |  Facebook

20.10.2009

Sans-abri à Strasbourg...

Notre appel et les questions du 08 octobre dernier sont bien sur, restés sans réponse. L’hiver est bientôt à notre porte et se pose la question de la prise en charge des personnes SDF durant cette période de l’année qui entraîne le fameux plan hivernal.

J’aurais aimé connaître les résultats de l’évaluation du Plan hivernal de l’année passée puisque un certain nombre de modifications avaient été apportées : le plan chaises qui permettait aux SDF de passer les nuits d'hiver assis, et la rue des Foulons.

Il se dit, pour ce dernier point, que ce système n’a pas toujours été efficace.

Contrairement aux chiffres repris par la presse, (DNA et la feuille de chou), qui ne faisaient que répéter les propos des EDQ-ESP, ce ne sont ni 50, ni 400 places qui sont nécessaires, mais au moins 600, voire plus.

En effet, le 115 refuse chaque jour 160 demandes; il ne faut pas entendre 160 personnes.

Ce sont près de 380 personnes qui sont en attente d'un hébergement, auxquelles s'ajouteront tous ceux, qui chaque hiver, sortent de leur tente, squat, et viennent des petites villes de la CUS.

Et pour les personnes en situation irrégulière, qui parfois représentent une population importante dans les abris de nuit, que va t-il se passer...

 

 

19:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg - plan froid - | | |  Facebook

les travailleurs médico-sociaux et les administratifs de la direction de solidarité du conseil général du Haut-Rhin seront en grève le jeudi 22 octobre au matin. Dans le 67 rien...

Pôle Emploi en grève

Plus du tiers des 45.000 salariés de Pôle emploi étaient en grève ce mardi, la plus forte mobilisation pour l'amélioration des conditions de travail au sein du nouveau service public de l'emploi, créé cette année.

À Strasbourg et Mulhouse, ce sont 150 agents de Pôle Emploi qui manifestaient... Ce sont 3500 dossiers d'indemnisation de chômeurs alsaciens qui sont en souffrance.

18:41 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pôle emploi en grève | | |  Facebook

La Région Alsace débloque 6,5 millions d'euros pour l'emploi-formation

18.10.2009

DNA - COLMAR : Bernard Rodenstein, président de l'association Espoir, souhaite commenter la Journée mondiale du refus de la misère.

« Renvoyer Paul pour accueillir Pierre »

Bernard Rodenstein, président de l'association Espoir, souhaite commenter la Journée mondiale du refus de la misère.

« Pour la deuxième année consécutive, nos associations d'accueil, d'hébergement et d'accompagnement de personnes en détresse matérielle et psychique sont mises en demeure par l'État de renvoyer 30 % des effectifs hébergés par nos soins afin de pouvoir accueillir des publics nouveaux, ceux qui sont encore à la rue.
La circulaire du 16 septembre, signée de Jean-Louis Borloo, ministre de l'Écologie et du secrétaire d'État au Logement Benoist Apparu, relayée dans nos structures par les directions départementales de l'action sanitaire et sociale, ne dit évidemment pas les choses de cette manière-là.
"On estime", dit la circulaire, qu'environ 30 % des ménages hébergés, dans les zones les plus tendues, rempliraient immédiatement les conditions pour habiter un logement. "Cette réalité (le fait qu'ils ne soient pas en logement) n'est pas acceptable", continue-t-elle.
Nous partageons totalement l'indignation de nos deux ministres, mais nous ne parvenons pas aux mêmes conclusions. Tout en reconnaissant que l'offre de logements sociaux est encore insuffisante, l'État estime que nous, associations, devrions réussir le miracle du relogement. C'est nous faire un grand honneur, mais c'est surtout, de la part des pouvoirs publics, un tour de passe- passe inadmissible.
Une rotation plus forte des personnes touchées par la grande précarité dans les lieux destinés à l'accueil d'urgence ou à l'insertion devrait permettre à l'Etat de ne plus augmenter la dépense sociale et en même temps d'améliorer la présentation des statistiques de la prise en charge.
C'est nous demander à nous, associations, de bâcler notre accompagnement et de déshabiller Paul pour habiller Pierre, au mépris de l'éthique qui anime notre service auprès des populations en souffrance »

Édition du Dim 18 oct. 2009 - DNA : http://www.dna.fr/local/colmar/20091018_DNA007574.html

• Et à Strasbourg ? Chuuuuuuuuut Plus fort la démocratie ... Mais ne nous inquiétons pas trop, Marie-Dominique Dreyssé à bien dit, lors du dernier Conseil Municipal, que la Ville à des idées dans sa besace ?

Nouvelle carte de la vidéosurveillance à Strasbourg

Socialistes ou umpistes, nos échevins refusent de divulguer l’emplacement de leurs caméras chéries...
Alors faisons-le nous-même ! Le résultat fait froid dans le dos : nous sommes filmés partout, par des centaines d’yeux anti-citoyens, il n’y a vraiment plus de quoi sourire...
La carte : http://crep.strasbourg.free.fr/spip.php?article117

Question : et les Verts de Strasbourg ils disent quoi ?
après nous avoir expliqué que leur vote en FAVEUR de plus de vidéo-surveillance était une ERREUR ... ils auraient pû rectifier le tir ...

22, vl'à les logés !

Hier matin à 8 h 30, 20 adultes et 2 enfants signaient le bail de co-location de "leur" maison, et recevaient chacun un trousseau de clefs.

Le propriétaire est Allemand, un haut fonctionnaire ... La maison est située aux abords de Khel, une ligne de bus passe pas très loin, qui dessert la gare. Le coût mensuel est de 80 euros par personne, et peut monter jusqu'à 120 euros en période d'hiver.

Chaque couple, chaque personne à sa chambre, les enfants ont les plus belles, les plus ensoleillées. Quelques transformations ont été nécessaires pour loger tout le monde.

Ils vivaient ensemble dans un squat depuis 7 mois, ils ont l'habitude de partager un espace de vie, de tout partager.

Quelques engagements incontournables : tous devaient justifier de revenus suffisants pour le logement, les charges et les assurances, mais également pour la vie (alimentation par ex.). Les personnes addictes à l'alcool et à la drogue devaient justifier de leurs efforts pour en sortir, ceux qui ne parlent pas, ou très mal l'allemand devaient s'inscrire dans des cours (2 personnes), les alsaciens n'étaient pas concernés, et tous se sont engagés à prévenir en cas de soucis majeur.

Un compte en banque bloqué, avec 4000 euros déposés, à été plus difficile à justifier. Mais l'accés au logement à vaincue toutes les réticences.

Quatre bénévoles se sont engagés à se rendre sur place, au moins deux fois par semaine : 1 salariée relais-emploi à la tâche d'écrivain public (contrats, dossiers,etc), deux professeurs pour le soutien scolaire aux enfants et aux 4 personnes en formation, et un retraité de la gendarmerie, sorte de papi à tout faire.

La leçon que nous retenons au Collectif est qu'il ne faut pas vouloir précipiter les choses, et qu'il faut être déterminés.

 

Hier est passé, Aujourd'hui tout continu

Les droits des enfants, le logement des sans-domicile, l'accès aux soins des migrants, le droit au logement opposable plus connu sous le nom de Dalo, le droit à la santé, le droit au travail, l'instruction, la culture … Tous ces droits sont bafoués chaque jour un peu plus. Ils concernent de plus en plus de monde : jeunes, étudiants, hommes, femmes, enfants, retraités, malades ...

Alors pourquoi une seule journée pour le refus de la misère ?

17.10.2009

Médecin du Monde a de plus en plus de mal à travailler en France

LE PROGRÉS.FR - Les « entraves à l'action humanitaire » se multiplient en France où l'accès aux soins devient « un privilège » inaccessible aux plus démunis, affirme Médecins du Monde (MDM) dans son rapport annuel publié hier, avant la journée mondiale du refus de la misère, demain. « La politique du chiffre et de la peur en matière d'immigration crée des entraves à l'action humanitaire qui se sont intensifiées et multipliées en 2008-2009 », a expliqué le président de MDM Olivier Bernard. En France « dans un contexte économique difficile, la situation des personnes qui se situent juste au-dessus du plafond fixé pour avoir droit à une complémentaire gratuite devient problématique », relève MDM. Car ces personnes doivent non seulement payer une mutuelle mais également assurer l'avance des frais, payer les franchises médicales, et souvent des dépassements d'honoraires. MDM demande également l'application de la trêve hivernale sur les expulsions locatives aux populations Roms régulièrement chassées de leurs campements de fortune par les pouvoirs publics.

Les syndicats de retraités interpellent les parlementaires

L'ALSACE - Dans le cadre de la journée d’action organisée hier, les principaux syndicats de retraités (CGT, CFDT, CFTC, CFE-CGC, FO et FGR-FP) viennent d’adresser une lettre ouverte à l’ensemble des parlementaires du Haut-Rhin, ainsi qu’à Jean-Marie Bockel, en sa qualité de secrétaire d’État.

« Les retraités subissent une baisse constante de leur pouvoir d’achat depuis les mesures Balladur et Fillon, écrivent entre autres les intéressés. Tous les seniors ne sont pas riches et bien portants, comme on a tendance à le faire croire. 600 000 personnes âgées vivent actuellement en France sous le seuil de pauvreté et le mal-logement des aînés reste un phénomène sous estimé. » Les syndicats signataires demandent donc au gouvernement de répondre à toute une série de revendications : maintien du pouvoir d’achat « largement affecté par les hausses de prix enregistrées en 2008 » ; un « effort particulier envers les retraités ayant les revenus les plus modestes » ; « abandon du projet de décret gouvernemental libéralisant et augmentant le coût de l’hébergement dans les maisons de retraite publiques » ; « publication rapide de mesures concrètes mettant fin aux dépassements abusifs des honoraires médicaux » ; enfin, des « services publics de qualité et de proximité, qui permettent le lien social et évitent l’exclusion des personnes isolées ».

Et de conclure, à l’adresse directe des destinataires de la lettre : « Nous comptons sur votre qualité d’élu (e) de la nation pour vous faire l’interprète auprès du gouvernement des préoccupations des retraités et des personnes âgées. ».  E. D.

L'ART DANS L'HOPITAL EST EXPULSÉ !

Veuillez trouver ci-joint le communiqué de presse de la Blanchisserie, espace de création artistique et rencontre intergénérationnelle situé dans l'hôpital Charles Foix à Ivry-sur-Seine.

Les collectifs d'artistes Les Mêmes et KP5, implantés en résidence dans la Blanchisserie entrent en lutte.
Après 15 années d'engagement et d'actions artistiques en direction des patients, du personnel hospitalier et des publics extérieurs, les artistes sont sommés de quitter les lieux au 31 décembre.
Le document dénonce la politique de déshumanisation de l'hôpital et la logique économique et préjudiciable de l'Assistance Publique - Hôpitaux de Paris.

Des actions fortes et symboliques de protestation vont être menées la semaine prochaine à Paris.

Je reste à votre disposition pour tout complément d'information.

Cordialement,

Marie-Fanny Fornasari pour la Blanchisserie
06 83 78 02 40

lesmemes.free.fr
www.kp5.net
la-blanchisserie-en-lutte.aver-blog.com

16.10.2009

Statut de la Poste: en route pour l'acte II de la mobilisation

Libération - Les députés de gauche ont signé une proposition de loi «symbolique» pour réclamer à nouveau un référendum et le comité national contre la privatisation de la Poste prévoit de nouvelles actions.

Deux semaines après la votation citoyenne qui a bluffé par son succès (2.123.717 votants), les défenseurs du service public postal repartent à l’offensive. Alors que le comité national contre la privatisation de la Poste s’est réuni en début de semaine pour réfléchir aux suites de la mobilisation, les députés de gauche ont signé mercredi une proposition de loi «symbolique» pour réclamer à nouveau un référendum.

«Les deux groupes de l’opposition veulent avoir une action concrète au Parlement prenant le relais de la votation citoyenne pour défendre le statut de la Poste», a annoncé Jean-Marc Ayrault, président du groupe PS à l’Assemblée. L’idée étant d’inscrire à l’agenda parlementaire «la possibilité d’organiser un référendum d’initiative populaire»... et, par la même occasion, de démontrer «que cela n’est pas possible». Innovation prévue par la réforme des institutions votée à l’été 2008, le référendum d’initiative populaire n’a pas encore fait l’objet d’un projet de loi organique qui doit en préciser les dispositions.

Projet de loi au Sénat le 2 novembre

Dans un premier temps, le Comité contre la privatisation de la Poste va surtout garder l’oeil sur le Sénat, qui doit examiner le projet de loi sur la réforme du statut de l’établissement du 2 au 6 novembre. La «fenêtre de tir»: «il nous manquerait 21 voix de sénateurs pour pouvoir voter la motion référendaire», explique l’un des porte-parole du comité, Nicolas Galepides, en s’appuyant sur l’article 11 de la Constitution - le Président peut, sur «proposition conjointe des deux assemblées», soumettre au référendum un projet de loi, notamment s’il porte sur les services publics -.

Du coup, pour accentuer la pression sur les indécis, une liste des sénateurs de droite et du centre a été mise en ligne sur le site appelpourlaposte, avec leur adresse mail et une lettre-type leur demandant «un débat public et un référendum». «On ne leur demande même pas de voter contre le changement de statut», souligne Galepides. Il l’admet: l’adoption de la motion «tiendrait du miracle. Mais il y a une hyper-sensibilité sur le sujet, l’électorat de droite est un peu chamboulé et des milliers de petites communes ont voté» lors de la consultation. Les fédérations CGT, SUD, CFDT, FO et CFTC de La Poste vont, de leur côté, adresser une lettre commune aux sénateurs réaffirmant leur «opposition résolue au changement de statut».

Rassemblements le 31 octobre

Des rassemblements sont, par ailleurs, prévus le 31 octobre, devant les bureaux de poste. «On laisse la main aux comités locaux, les organisations [partis de gauche, syndicats, associations régroupés au sein du comité] sont juste là pour coordonner», note Razzy Hammadi, secrétaire national du PS en charge des services publics, dont le parti doit lancer, parallèlement, une campagne de tracts, d'e-cards, d'autocollants (voir le projet de visuel ci-contre).

Lors de cette journée d’actions décentralisée, le comité national devrait en profiter pour écouler son stock de 5 millions de cartes postales, «dans le cadre d’une campagne "J’écris au Président"». Les citoyens pourront envoyer leur pli à l’adresse de l’Elysée afin de réclamer encore et toujours un référendum. Faut-il le préciser, inutile d’affranchir...

COMMUNIQUE DE LA CONFEDERATION NATIONALE DU LOGEMENT

à Montreuil, le 15 octobre 2009
Recommandation pour la hausse des loyers sociaux : confirmation du désengagement de l’Etat

Le 12 octobre, le Secrétariat d’Etat au Logement et à l’Urbanisme a fait paraître sa circulaire relative aux augmentations de loyers du secteur social pour 2010. Les organismes sont priés de ne pas augmenter les loyers au-delà de 1 %. Pour la CNL, cette recommandation est inadmissible compte tenu du dernier Indice de Référence des Loyers (IRL), paru hier, qui est de 0,32 %. Le gouvernement confirme, une fois de plus, sa volonté de ne faire aucun effort en direction des familles et de leur pouvoir d’achat.

Alors que le gouvernement n’ignorait certainement pas que l’IRL du troisième trimestre serait aux alentours de 0,30%, il décide de sortir, deux jours avant, une recommandation pour l’augmentation des loyers du secteur social de 1%. Pour la Confédération Nationale du Logement, ce choix est inadmissible car, dans la période actuelle de hausse du chômage, de la précarité et de la pauvreté, les familles, notamment les plus modestes, rencontrent les pires difficultés pour joindre les deux bouts.

En encourageant une telle hausse des loyers dans le secteur du logement social, le gouvernement confirme son intention de ne faire aucun effort en direction des ménages et de leur pouvoir d’achat. Il persiste dans sa volonté de faire payer toujours plus les locataires par son désengagement financier.

La CNL, à travers ses représentants dans les conseils d’administration des organismes du logement social, va se battre, dans les prochaines semaines, pour empêcher les augmentations de loyers. En ces temps difficiles, maintenir le pouvoir d’achat des familles est essentiel. Le gel des loyers est l’une des conditions pour y parvenir

La CNL demande :
  • Le gel des loyers, dans tous les secteurs locatifs
  • La revalorisation de 20 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives
  • L'arrêt de toutes les saisies et les expulsions
  • La baisse des charges locatives récupérables, notamment en rejetant toute modification de la liste limitative du décret
  • La construction annuelle de 180000 logements locatifs véritablement sociaux
  • La création d'un véritable Service Public du logement et de l'habitat
  • Le renforcement des moyens et la reconnaissance des organisations de consommateur

  • Contact presse
    : Stéphanie SOTISON - Tél : 01.48.57.18.40 - stephanie.sotison@lacnl.com

Tout sur les subventions de l'Anah : publication du nouveau règlement général

Localtis.info - Un arrêté publié au Journal officiel du 11 octobre 2009 porte approbation du nouveau règlement général de l'Agence nationale de l'habitat (Anah). La loi de mobilisation pour le logement et de lutte contre l'exclusion (Molle) du 25 mars 2009 et celle pour l'accélération des programmes de construction et d'investissements publics et privés (APCIPP) du 17 février 2009 ont profondément transformé les missions et l'organisation de l'agence. Après la publication le 4 septembre dernier du décret mettant en oeuvre ces dispositions législatives (voir notre article du 7 septembre 2009), la publication de ce règlement devenait urgente, le décret étant déjà entré en vigueur.

Commissions locales d'amélioration de l'habitat : publier au plus vite les programmes d'action

Depuis le décret du 4 septembre 2009, les commissions locales d'amélioration de l'habitat (CLAH) ont un rôle strictement consultatif. Elles sont dotées d'un règlement intérieur, dont l'arrêté précise le contenu. L'Anah propose sur son site internet un modèle adapté à ces nouvelles conditions réglementaires.
Ces CLAH donnent leur avis sur un "programme d'action", établi soit par le délégué de l'agence dans le département (le préfet), soit, s'il y a convention de délégation des aides à l'amélioration de l'habitat privé,  par le délégataire. Ce programme, permanent, est révisé chaque année pour tenir compte notamment des moyens disponibles et de l'évolution des niveaux de loyers. Il comporte les priorités d'intervention, les critères de sélection des dossiers, les modalités financières d'intervention et un état des opérations programmées. Attention : ce programme d'action doit être publié au recueil des actes administratifs, ce qui le rend opposable au tiers. Dans l'attente de cette publication, l'Anah conseille de prendre uniquement  les décisions individuelles favorables.

Attribution des subventions : veiller à bien motiver les décisions de rejet

La décision d'attribuer (ou de refuser) une subvention revient au préfet, en tant que délégué de l'Anah, ou au président de la collectivité délégataire. Cette décision doit être prise après évaluation de l'intérêt  "économique, social, environnemental et technique du projet", dans la limite des crédits disponibles, sur la base du programme d'action et après avis préalable de la CLAH dans les cas fixés soit par le décret, soit par le règlement intérieur. L'Anah engage les acteurs locaux à "veiller, plus que jamais, à la bonne motivation des décisions de rejet", en droit comme en fait.

Aider les copropriétés, "humaniser" les centres d'hébergement

Le nouveau règlement de l'Anah détaille l'ensemble des conditions à remplir et fournit la liste des pièces demandées à chaque catégorie de bénéficiaire de ses aides. Du neuf en particulier pour les copropriétés : il est désormais possible de cumuler, pour les mêmes travaux sur des parties communes, une aide au syndicat et une aide individuelle. Il faut noter que les exigences comptables ont été renforcées dans ce nouveau règlement.
Depuis la loi Molle, l'Anah peut prendre en charge les "travaux d'amélioration et d'humanisation" des structures d'hébergement. Le chapitre 4 du règlement détaille les conditions d'octroi de ces nouvelles aides. Il n'y a pas d'exclusion par rapport au statut juridique du demandeur : collectivités, sociétés d'économie mixte ou associations peuvent en bénéficier si elles "oeuvrent dans le domaine de l'hébergement". Enfin, pour toutes les catégories de bénéficiaires, les modalités de versement d'avances et d'acomptes sont précisées.
Toutes ces dispositions sont applicables dès à présent.

Hélène Lemesle

Références : arrêté du 2 octobre 2009 portant approbation du règlement général de l'Agence nationale de l'habitat ; fiches thématiques "Plan de relance et adaptation du dispositif réglementaire de l'Anah" établies par le service des affaires juridiques de l'Anah, septembre 2009.

15.10.2009

Après le fichage RSA, le fichage des demandeurs DALO

Il y à 8 mois en arrière, le Collectif SDF Alsace a dénoncé les formulaires Dalo ... Ce fichage fait aujourd'hui l'objet d'un arrêté !!!

Les demandeurs du DALO seront fichés

Les données personnelles des demandeurs du droit au logement opposables font l'objet d'un traitement automatisé.

Un traitement automatisé de données personnelles, baptisé DALO (Droit au logement opposable) vient d'être autorisé pour gérer l'ensemble de la procédure relative au traitement des recours tendant à la reconnaissance du droit au logement.

Les données enregistrées sont :

  • nom, prénom, date de naissance, ressortissant (France, Union européenne, hors Union européenne) ;
  • numéro et éléments relatifs à la pièce d'identité ou au titre de séjour ;
  • composition du foyer avec année de naissance, sexe, lien de parenté des membres du foyer ;
  • adresse postale ;
  • logement social ou privé, hébergement chez un tiers et lien de parenté, état du logement, procédure de lutte contre l'habitat indigne ;
  • ressources du foyer et lieux de travail des membres du foyer ;
  • numéro de demandeur de logement social et bailleurs déjà sollicités ;
  • procédure d'expulsion locative en cours ;
  • constatation d'un handicap éventuel des membres du foyer ;
  • association assistant le demandeur.

Les données sont conservées pendant 12 mois, à compter de la décision de la commission de médiation départementale.

Le droit d'accès et de rectification s'exerce auprès du secrétariat des commissions départementales de médiation où la demande a été déposée.

Le fichier DALO est interconnecté avec le fichier DALORIF qui transmet à des fins statistiques des données non nominatives sur l'application du Droit au logement opposable.

14.10.2009

Strasbourg : Une maison à vie pour des sans-abri de longue durée

20mn Strasbourg -

Habitué à dormir dans la rue depuis une éternité, il a dorénavant un hébergement à vie. « C'est un peu ma maison », confie Arroquiassamy Lamonnaie, heureux de faire visiter son studio, de montrer chaque détail de sa nouvelle vie : ses charentaises au pied du lit, son jeu de cartes près de la fenêtre ou bien encore ses cotons-tiges sur le bureau.

Ce Strasbourgeois de 56 ans vient de s'installer à l'Accueil des deux rives, rue de Lubeck, dans le quartier du Port du Rhin. Une structure de quinze places issue d'un travail de réflexion mené par la Ddass. Sa particularité : elle est dédiée aux SDF vieillissants - c'est-à-dire des personnes, âgées en moyenne de 58 ans, qui vivent dans la rue depuis plus de dix ans -, qu'elle accueille pour une durée illimitée. « Il ne s'agit ni d'un hébergement d'urgence, ni d'un accueil de jour. Elles sont ici chez elles », explique Daniel Baumgartner, le directeur de l'association Horizon amitié, porteuse du projet.

RMiste, Arroquiassamy verse, comme tous les autres résidents, 30 % de ses revenus à la structure. En échange, il est logé, nourri, et blanchi. Il bénéficie également d'un accompagnement sanitaire. « Ces anciens SDF ne sont jamais allés voir un médecin. Alcooliques, ils souffrent des reins, du foie... Certains ont la poliomyélite et sont gangrénés. Il faut donc les soigner et les encourager à se doucher et à laver leur linge », précise Özkan Beceren, le responsable de l'Accueil des deux rives.

Deux travailleurs sociaux et trois auxiliaires de vie leur réapprennent ces gestes du quotidien et les aident dans leurs démarches administratives. « C'est un travail de longue haleine. Les résidents oublient souvent leurs rendez-vous », souligne Patricia Weber, travailleur social. « Une maison de retraite classique ne peut pas les accueillir. Ils ne croient plus en rien, et détestent avoir des obligations », indique Özkan Beceren. Pour cette raison, les règles à l'intérieur de la structure sont très souples. Les résidents sont libres d'aller et venir. Ils ont chacun leur clé, et peuvent s'absenter pendant une semaine. En revanche, il est interdit de boire ou de fumer dans les locaux. Si Arroquiassamy Lamonnaie passe toute sa journée à l'Accueil, à jouer aux cartes ou au billard, il fait figure d'exception. Pendant la journée, la structure se vide de ses occupants. « Un de nos objectifs est de fidéliser les résidents à nos activités. Toutefois, qu'ils rentrent chaque soir est déjà un exploit. Depuis l'ouverture, seules deux personnes sont retournées à la rue », se félicite Daniel Baumgartner.

Le centre est à la recherche d'une enveloppe de 100 000 euros pour couvrir son budget de 500 000 euros. Actuellement, 50 % sont pris en charge par l'Etat, et 15 % par la ville. Dans deux ans, l'Accueil devrait déménager au centre-ville, rue Fritz-Kiener, et ainsi donner une raison de plus à ces anciens SDF de ne pas retourner à la rue. W

Sonia de Araujo

07:01 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, sans abri, sans domicile | | |  Facebook

13.10.2009

Le RSA, une vision libérale qui tend à moraliser et à culpabiliser le pauvre comme étant responsable de son propre sort.

Portail pour l'accès aux droits - Monique Burnichon

Jusqu’aux années 1970, le capitalisme industriel a conduit à des formes de régulation entre les intérêts du marché, la compétitivité et un certain type de protection et de sécurité pour les travailleurs. Ce qui a produit le droit du travail et la protection sociale. Syndicats et conventions collectives viennent de cette époque. En 1973, 400 000 chômeurs.
Après 1970, le statut de l’emploi commence à se dégrader, des formes de travail en dessous de l’emploi apparaissent, on revit au jour le jour : lentement le « précariat » s’installe.
La question de la pauvreté prend une place importante dans le débat social et politique français depuis les années 1980…en même temps que le thème de l’insécurité. Le risque de précarité augmentant il conduit au sentiment d’insécurité…Aujourd’hui ce sentiment est utilisé et instrumentalisé dans des domaines inhérents à toute la vie humaine et sociale.

1988 LE RMI

Le RMI (revenu minimum d’insertion) se met en place en 1988 et se propose d’apporter des réponses là où l’assurance et l’assistance se sont révélées impuissantes à prendre en compte des situations inédites de précarité.
L’idée partagée était que la société avait une dette à l’égard des plus défavorisés. Nous constations que le système n’avait pas mis en place une protection sociale pour tous et qu’il fallait inventer quelque chose de l’ordre de la solidarité nationale. Il s’agissait de corriger des injustices flagrantes. La notion, qui revient souvent à l’époque dans le travail social est celui de citoyenneté. Une citoyenneté et le droit qui ne se centrent plus sur l’emploi mais sur la personne.
Les différents courants politiques et idéologiques marquent l’opposition à l’égard d’une prestation générale : elle porterait atteinte au libre fonctionnement du marché du travail. Pour autant, le RMI inscrit dans son article 1 un droit nouveau :
« Toute personne qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation de l’économe et de l’emploi, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence. »
Les 3 premières lignes de cet article, qui inscrivaient un droit de la personne est abrogé en 2004 et n’existe plus dans le texte du RMA.
Le RMI était bien évidemment imparfait mais le I de l’Insertion était une vision beaucoup plus globale de la personne. Des contrats d’insertion portant sur un parcours santé ou sur la recherche d’un logement décent, voir seulement sur l’acceptation d’entretiens permettaient de travailler au rythme des personnes et surtout d’essayer de traiter les problèmes posés bien en amont d’un travail salarié. Je pense qu’il y avait fort peu de radiation pour non respect du contrat d’insertion : la radiation pouvait être utilisée pour vérifier la capacité à réagir de la personne, elle n’était pas une fin en soi
De plus, l’arrivée du RMI faisait espérer « qu’un droit à un revenu minimum d’existence » pourrait finir par émerger et qu’au lieu d’étiqueter chaque catégorie (les femmes seules, les pauvres qui travaillent, ceux qui ne travaillent pas, ceux qui chôment, ceux qui chôment depuis longtemps, les handicapés etc…), en les stigmatisant, on arriverait à un revenu universel, avec l’idée que l’utilité sociale n’a rien à voir avec le salariat.
L’évolution, ce que sont devenues les pratiques avec les Rmistes, a été toute autre.

LE RSA au 1er juin 2009

Avec le RSA, on revient à des explications qui avaient cours au XIXème siècle, avec une vision libérale qui tend à moraliser et à culpabiliser le pauvre comme étant responsable de son propre sort : les pauvres ne sont pas assez courageux, pas suffisamment responsables d’eux même, ne sont pas suffisamment mobilisés.
L’idée est que ce serait des profiteurs. Des reportages sont consacrés à cela, le soupçon s’immisce partout. Et ce sont souvent des gens pas très éloignés de cette pauvreté, les smicards ou un peu au dessus des smicards, agents CPAM , CAF , Impôts, ouvriers de base, œuvres caritatives, travailleurs sociaux même, qui vont porter un œil soupçonneux. Comme s’il fallait exorciser la peur de ce que l’on pourrait devenir si on lâchait ce travail ou si ce travail nous lâchait. Ou comme s’il fallait exercer le petit pouvoir qu’il nous reste sur plus défavorisé socialement que soi. On va même blâmer ceux qui essaient d’avoir un colis alimentaire deux fois ou blâmer celui qui essaie de se faire soigner sans droit ouvert.
On crée des strates, on crée une catégorie un peu plus haute dans la hiérarchie sociale, un peu plus digne que le RMI , ceux qui vont faire l’effort de travailler. Hirsch dit : « J’insiste sur le fait que seules les personnes qui travailleront bénéficieront d’un surcroît de prestations par rapport à la situation actuelle. Avec le RSA, nous ne mettrons pas un centime dans l’inactivité et nous augmenterons sensiblement le pouvoir d’achat des travailleurs pauvres. »
Le RMI n’est pas augmenté certes, il a même diminué : il représentait 49% du SMIC à sa création, il n’en représente plus que 44.3%.
Là où le RMI amenait la notion de citoyenneté lié à un droit de la personne (au moins dans son principe de création), on repart sur un droit attaché au travail salarié, et qui plus est à un travail difficile, avec des rémunérations peu attrayantes, un travail précarisé avec un droit du travail appauvri et une possibilité de devenir acteur de son sort pratiquement nulle.
Là où le travail social trouvait une place (dans le dispositif RMI) avec l’approche globale spécifique au travail social et son exigence de respect de la dignité et de l’autonomie de la personne, l’obligation de résultat (mise à l’emploi) inscrite dans le RSA ne peut que le faire disparaître au risque d’une instrumentalisation au service de l’économique.
La plupart des allocataires du RSA vont être tenus de s’inscrire au Pôle emploi, de signer le fameux projet personnalisé d’accès à l’emploi (PPAE) qui oblige à accepter les « offres raisonnables d’emploi ». Le « raisonnable » du Pôle emploi a-t-il une chance de s’articuler avec « l’autonomie » et « la dignité » chers au travail social ?
C’est le même mécanisme qui se met en place dans la réforme de l’AAH (Allocation Adulte Handicapé) : créer un parcours du combattant pour que la personne handicapée accède à l’emploi. Là aussi, il pourrait y avoir des profiteurs, sans doute ? Ne conviendrait-il pas plutôt de reconnaître aux personnes une utilité sociale, qu’elles soient handicapées ou non ?
Que restera-t-il du travail social qui s’était inscrit dans le dispositif RMI, quand les moyens mis sur le RSA (travailleurs) ne le seront plus au profit de la population la plus défavorisée ? Actuellement, 20 ans après le RMI, 50% de ses bénéficiaires ne bénéficient toujours pas d’un contrat d’insertion.

La logique mise en oeuvre est celle de l’incitation au travail. Comme le disent les textes : la création du RSA vise à mobiliser des crédits de la solidarité nationale aujourd’hui consacrés au financement de minima sociaux au profit d’un dispositif favorisant le travail et l’activité dans des conditions telles que celle-ci soit réellement créatrice de pouvoir d’achat. Une pression pour contraindre à accepter n’importe quel emploi, même dans les pires conditions.

CONSEQUENCE DU RSA SUR LE MONDE SALARIE

L’incidence du RSA peut renforcer la difficulté à améliorer les conditions de travail des emplois précaires, pénibles et dangereux, en incitant les entreprises à ne pas les améliorer.
En effet la pérennité du RSA conduit à se demander comment les entreprises l’intégreront dans leurs stratégies de gestion, tant du point de vue des formes de l’emploi offertes que de la politique salariale.
Par exemple on peut se demander si les négociations engagées dans la grande distribution pour enrayer le recours au temps partiel se dérouleraient dans des conditions analogues.
La pérennité du RSA amène à penser l’institutionnalisation d’un statut de travailleur pauvre.
Le temps partiel subi constitue une part de la pauvreté actuelle, notamment pour les femmes. Ce dispositif pourrait produire « un effet d’aubaine » pour certains employeurs, une trappe à bas salaires.

Pour en savoir plus sur le fonctionnement du RSA, voir l’article " LE RSA : qu’est ce que c’est ?".

Monique Burnichon

Ecouter l’émission de Radio dio au sujet du RSA avec des travailleurs sociaux sur le site du Numéro Zéro

Lire aussi la réaction de Pierre Saglio, président du Mouvement ATD Quart Monde : "Le RSA traduit une méfiance envers les pauvres"

11.10.2009

Guy FALUDI ancien président du DAL 67 est décédé aujourd'hui. Salut ...

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Le Conseil Municipal du 12 octobre en direct sur le site de la ville de Strasbourg

Par Philippe Bies - Le Conseil Municipal de Strasbourg du lundi 12 octobre fera l’objet d’une retransmission directe et intégrale sur le site www.strasbourg.eu à partir de 15 heures.

Il sera accessible au choix en vidéo en en audio. Lors de ce conseil, il sera notamment question de :

  • La concertation publique au sujet du prolongement « est » de la ligne D du tramway, avec  la desserte du quartier du Port-du-Rhin et de Kehl ;
  • Le lancement du concours de maîtrise d’œuvre pour le CSC du Ballon à Neudorf
  • L’accueil touristique avec la construction d’un pavillon parc de l’Etoile ;
  • Le développement durable et l’innovation avec la participation de la Ville de Strasbourg au projet « Kléber – Véhicules Hybrides Rechargeables ».

L’ordre du jour complet est également accessible sur www.strasbourg.eu sous la rubrique : municipalité > les conseils municipaux.  Comme à chaque fois, les vidéos du conseil seront mises en ligne le lendemain de la séance pour un visionnage en différé.

Bien sûr que ça me révolte !

Quand les SDF meurent dans les rues et que les médias en parlent, le bruit ne tarde pas à arriver, les communiqués de solidarité pleuvent. Mais la situation se dégrade, la misère sociale avance, et c'est elle qui tue.

Face à cette monstruosité, face au désengagement de l'état, ... Tout le monde communique, chacun y va de sa publicité ... L’État a abandonné le logement social aux bons soins des collectivités locales, qui ne se privent pas de comptabiliser dans les 20% de logements sociaux, du logement innaccessible à ceux qui en sont privés, et qui reprennent largement l'endettement des ménages en leur vendant l'accession à la propriété, et qui démolissent avant de construire. Alors, qui ne se sent pas responsable ?

Et bien oui, ça me révolte :

• le désengagement de tous face à une situation de plus en plus critique ;

Les stéréotypes véhiculés sur les personnes privées de logement ;

• En France, en 2009, 100 000 personnes n’ont pas de domicile, autant vivent en camping ou dans un mobil home toute l’année, plus de 640 000 vivent dans des meublés ... ;

• À Strasbourg, en ce moment, déjà 380 demandes d'hébergement sans proposition. Dans quelques semaines, lorsque le temps se dégradera, d'autres demandes arriveront ... ;

• Le 115 ne répond plus, toutes les structures d'hébergement sont saturées ;

En Alsace, le chômage a explosé, les demandes Dalo sont ridicules et personne pour anticiper la catastrophe humaine qui se prépare ;

À Strasbourg, Abribus se prépare à servir 22.000 repas, soit 10% de plus que l'an dernier. Des repas à prendre debout, dehors par tous les temps ;

• 2009 - Selon les calculs effectués par la Fondation Abbé Pierre dans son précédent rapport, le taux d’effort des ménages, c’est-à-dire leurs dépenses de logement nettes d’allocations rapportées aux revenus, se situe désormais autour de 50 % dans le parc privé, contre 28 % dans le parc social, pour des revenus équivalents à un Smic pour un célibataire et 1,5 Smic pour un couple avec deux enfants ;

• et caetera

Pourtant, des solutions existent, en plus du logement vraiment social : la résidence sociale, la maison relais, ...

D’autres pays européens (lire le rapport Damon) se sont attaqués courageusement au problème des personnes privées de logement. Des politiques sont possibles, mais à long terme.

Personne en France, en Alsace, à Strasbourg, ne semble prêt à s'y engager, et ça me révolte.


08:36 Publié dans Humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : strasbourg, alsace, bas-rhin, mal logement, sans abri | | |  Facebook

Proposition de loi relative à la lutte contre le logement vacant et à la solidarité nationale pour le logement

Texte de MM. François REBSAMEN, Thierry REPENTIN, Jean-Pierre BEL et plusieurs de leurs collègues, déposé au Sénat le 28 septembre 2009 pour faire suite au rapport public du Conseil d'État pour l'année 2009. En effet, le Conseil d'État propose ni plus ni moins que la collectivité consacre au moins 2 % du PIB annuel à la politique du logement, un encadrement des loyers à la relocation, l'imposition de densités minimales en agglomération, l'obligation de construire 30 % de logements sociaux dans tous les programmes de plus de dix logements, une meilleure répartition de la rente foncière, un permis de louer...

Autant de propositions socialistes, dispensées au gré des propositions et projets de loi, des appels à la solidarité et des programmes, volontaires, des collectivités aux majorités progressistes.
Le droit au logement opposable n'est encore qu'une lointaine perspective. Entré en vigueur en janvier 2008, il n'a trouvé qu'un faible écho auprès des personnes concernées : 60 881 recours ont été exercés devant des commissions départementales de médiation. Un chiffre modeste au regard des 500.000 à 600.000 ménages potentiellement concernés, si l'on met bout à bout tous les cas prioritaires. Deux raisons peuvent expliquer cette situation : l'important déficit d'information en direction des personnes éligibles d'une part, la complexité de la procédure qui décourage nombre d'entre eux, d'autre part.

Les expulsions effectives avec le concours de la force publique sont passées de 4 866 en 1999 à 9 717 en 2003, soit + 80 % par rapport à 1997. En 2007, les tribunaux ont prononcé près de 106 000 jugements d'expulsion, selon les statistiques du ministère de la Justice et plus de 90 % des gens visés par ces jugements sont des locataires de bonne foi, confrontés à la misère économique ou à de graves difficultés personnelles.

Alors que le Gouvernement multiplie les discours sur la sortie de crise, on sait que le chômage va encore progresser, après l'augmentation de 18 % depuis un an. Par conséquent, la situation exige une réponse urgente et concrète qui passe par un renforcement des garanties accordées aux ménages les plus fragiles. Il faut leur éviter de perdre leur logement, élément majeur d'appartenance et de reconnaissance sociale.

La proposition de loi socialiste « Pour un logement adapté à chacun, abordable pour tous » contenait déjà plusieurs propositions et reste d'actualité deux ans plus tard. Les propositions qui suivent se présentent comme un complément. Elles reposent sur l'idée que, pour donner corps à la solidarité nationale pour le logement de tous, nous devons consentir à imposer des mécanismes de régulation innovants et audacieux.

L'article 1er propose de mettre fin à un phénomène problématique dans les grandes villes : la vacance anormalement longue à des fins spéculatives. Au bout de cinq ans de vacance, les logements pourraient être expropriés en vue de la réalisation de logements sociaux.

L'article 2 double les taux applicables à la taxe sur les logements vacants prévue par l'article 232 du code général des impôts. Il abaisse en outre le seuil à partir duquel les communes peuvent instituer cette taxe en proposant de l'appliquer à celles concernées par l'article 55 de la loi SRU.

L'article 3 reprend une proposition phare du rapport public du Conseil d'État de décembre 2007 sur le droit de préemption urbain. Il s'agit de confirmer que les communes peuvent préempter à fin de relogement et de production de logements sociaux et d'offrir aux organismes HLM la possibilité de recevoir délégation pour ces opérations.

L'article 4 propose un moratoire sur les expulsions locatives pour tous les ménages de bonne foi reconnus éligibles à la procédure instituée dans le cadre du droit au logement opposable et ce, pour éviter que les accidents de la vie n'excluent trop de ménages.

L'article 5 vise à mobiliser le parc locatif privé conventionné dans le cadre de la mise en oeuvre du droit au logement opposable. Ainsi, il permet à l'État de désigner aux propriétaires de logements faisant l'objet d'une convention avec l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) des personnes disposant de ressources modestes, inscrites sur une liste arrêtée par le préfet. Un tel dispositif vise également à informer les bailleurs de logements concluant des conventions avec l'ANAH que les logements ainsi aidés pourront être mobilisés pour mettre en oeuvre le droit au logement opposable.
Source : Proposition de loi relative à la lutte contre le logement vacant et à la solidarité nationale pour le logement

10.10.2009

Un container pour sensibiliser sur le problème du mal logement

(Lavieimmo.com) - La Fondation Abbé Pierre sera présente sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, les 16 et 17 octobre prochain, afin d’informer le public sur le problème du mal-logement. Le public sera invité à visiter un container mis en place par la fondation, dont le principe repose sur une exposition sensorielle de sensibilisation au mal-logement. L’installation sera ouverte de 10h00 à 19h00.
M.F.

SDF violentés: sursis pour des policiers

Le Figaro - Deux policiers municipaux et trois médiateurs de sécurité de Draguignan (Var), reconnus coupables d'arrestation arbitraire, d'enlèvement, séquestration et violences envers trois sans domicile fixe ont été condamnés à des peines de prison de trois à douze mois avec sursis. Le tribunal de Draguignan a relaxé un des mis en cause et accordé 500 euros de dommages et intérêts à deux victimes et 1 euro symbolique à la Ligue des droits de l'homme. Il n'a pas suivi les réquisitions du procureur, Philippe Guémas, qui avait requis contre l'ensemble des protagonistes un an de prison avec sursis et l'interdiction d'exercer la profession de policiers municipaux pendant cinq ans.

La municipalité de Draguignan mise en cause par les parties civiles a été mise hors de cause, le tribunal relevant que les fautes des condamnés étaient détachables de leur service. "Ce qu'ont fait les prévenus est indigne de la police qui est là pour protéger les personnes et les biens. Indigne car les victimes sont des êtres humains, ce ne sont pas du bétail", s'est révolté le procureur en dénonçant cette atteinte à la dignité humaine".