04.07.2009

assemblée nationale et centres de rétention

Centres de rétention administrative et zones d'attente :

Rapport d'information de M. Thierry Mariani déposé en application de l'article 145 du règlement, par la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République, en conclusion des travaux d'une mission d'information sur les centres de rétention administrative et les zones d'attente, n° 1776
http://www.assemblee-nationale.fr/13/rap-info/i1776.asp

Echappées nomades le film sur l'habitat choisi ...

Bonjour,

Alain Dussort vient de terminer son film "Echappées nomades" qui commence à tourner parmi ceux qui s'interressent aux différentes formes d'établissements humains modestes et légers,l'habitat choisi.

Mais aussi pour ceux qui ont la curiosité de faire connaissance avec une réalité du logement alternatif dans ce pays.

On peut voir un extrait de 8 minutes sur les 70 du film sur le site d'Alain.

Ceux qui étaient présents à mon procès de Juillet 2008 à Alès pourront s'y reconnaitre.

Je vous recommande d'acheter ce film pour le regarder entre vous, mais aussi d'organiser des soirées publiques avec débats dans votre ville.

Bien cordialement, Sylvie.


YURTAO, la voie de la yourte.
http://yurtao.canalblog.com

Privatisation de La Poste, le gouvernement essaie de passer en force

auteur-e(s) : Attac France

Le gouvernement vient d’annoncer que le projet de loi sur le changement de statut de La Poste serait présenté au Parlement vers la mi-octobre. La Poste serait transformée en société anonyme (SA), 100 % publique. Il s’agit de la première étape, la plus décisive, vers la privatisation. En effet, une fois le passage de La Poste en SA effectué, rien ne sera plus facile que d’ouvrir son capital à des actionnaires privés, voire de la privatiser totalement. Les exemples de France Télécom, d’EDF et de GDF sont là pour l’attester. La transformation en SA a toujours été le prélude à une privatisation. À chaque fois, le gouvernement s’était engagé à n’en rien faire et l’avait même inscrit dans la loi. Cela ne l’a pas empêché de privatiser ces entreprises dès que l’occasion lui en a été donnée.

Le scénario est donc écrit. La question est de savoir s’il va passer dans la réalité. Il y a environ un an, un Comité national contre la privatisation de la Poste s’est constitué avec l’objectif d’obtenir un référendum sur l’avenir de La Poste. Bien que extrêmement large et malgré un démarrage encourageant, le Comité national n’a pas réussi à développer une campagne de masse permettant de mettre en difficulté le gouvernement sur ce sujet, ce qui explique que ce dernier ait décidé de passer en force. Au-delà des responsabilités des uns et des autres dans cette situation, le Comité national a décidé d’organiser fin septembre début octobre (la date sera précisée sous peu) une consultation nationale, une votation citoyenne, sur le changement de statut de La Poste.

Il s’agit d’organiser dans un temps réduit, au maximum, quelques jours, une consultation populaire de grande ampleur. Pour cela des contacts ont lieu avec les associations d’élus pour essayer d’avoir leur accord pour une telle initiative, les partis politiques membres du Comité étant, a priori, d’accord. Mais une telle initiative ne peut marcher que si elle est concrètement organisée à la base en liaison avec les mairies. Les comités locaux d’Attac peuvent jouer un rôle dans ce processus et ce de deux façons. D’abord en prenant l’initiative, là où cela n’a pas été encore fait, de constituer un large rassemblement unitaire, puis en prennant contact avec les maires pour discuter avec eux de cette initiative.

La période des vacances n’est pas très favorable pour commencer à préparer une telle campagne. Mais, au vu des échéances, tout risque de se jouer au mois de septembre. Il s’agit donc d’anticiper au maximum ce que l’on peut faire dès maintenant. Le comité national va discuter dans les jours qui viennent d’un matériel qui sera mis à disposition de ceux qui le souhaite et vous serez tenus régulièrement au courant des initiatives prises. Vous trouverez ci-joint le communiqué du Comité national.
Des exemplaires du matériel 4 pages co-écrit par Attac, Aitec et Copernic sont encore disponibles au siège.

Attac France,
Montreuil, le 2 juillet 2009

02.07.2009

Les tribunaux, un espoir face à la détresse des mal-logés

LA CROIX - Les tribunaux administratifs examinent les recours déposés par les personnes mal logées dans le cadre de la loi sur le droit au logement opposable. Reportage à Versailles

Deux bancs de bois de chaque côté de la porte d’entrée du tribunal administratif de Versailles (Yvelines). Leur dossier sous le bras, ils attendent leur tour pour passer devant le juge. Aline navigue du greffe au banc, cachant mal son stress et craignant par-dessus tout de rater l’heure de l’audience. Comme les trois autres personnes qui comparaissent ce matin, elle a déposé un recours devant le tribunal pour demander son relogement en vertu de la loi sur le droit au logement opposable (Dalo) du 5 mars 2007. Et, comme chacun, elle attend beaucoup du tribunal.

Avant d’entrer dans la salle d’audience, Aline raconte son histoire : son travail d’hôtesse de l’air de la compagnie Air Lib, ses vingt-sept ans d’ancienneté et son licenciement en 2003. Puis la mort de son fils à 27 ans, qui la fait quitter son logement à Longjumeau (Essonne), et des souvenirs devenus trop douloureux, qui marquent le début de la galère. La greffière l’appelle. Aline se retrouve face au juge. Ce dernier récapitule sa situation, puis lui demande si elle veut ajouter quelque chose ou apporter de nouvelles informations. L’audience se transforme en un échange entre plaignant et juge.

Aline se lève et commence : « Depuis 2006, je suis hébergée à droite, à gauche, et je fais des demandes de logement, sans réponse. » Elle détaille ses démarches, raconte sa honte de devoir dormir chez sa fille où il ne faut pas réveiller les enfants. « Vous ne pouvez pas imaginer ma joie quand j’ai reçu une proposition pour un F2 en avril dernier. Mais le lendemain, il n’était plus disponible ! lâche-t-elle, amère. C’est fatigant monsieur le Juge, je suis seule, je m’en peux plus, je veux juste un toit. » Le président prend des notes, demande des compléments. Il explique ensuite que la préfecture a pris des dispositions pour lui faire une proposition de relogement. Aline dit qu’elle a compris, qu’elle continue son combat, mais qu’elle est très fatiguée.

« Une injonction au préfet, c’est tout » « Les gens s’attendent à ce qu’on leur donne des clés d’un appartement en venant au tribunal, mais c’est au préfet de leur désigner un logement. Notre rôle est d’adresser une injonction au préfet, c’est tout », commente Brigitte Phémolant, également juge au tribunal de Versailles. Elle confie voir beaucoup de familles d’origine étrangère, des femmes seules avec enfants et des individus fragilisés par des accidents de la vie.

Ces personnes, dont le relogement a été jugé prioritaire par les commissions de médiation installées dans chaque département, et qui n’ont pas reçu de proposition de logement dans les six mois, peuvent déposer un recours devant le tribunal administratif depuis le 1er décembre 2008. Elles demandent alors à l’État d’ordonner au préfet de leur attribuer un logement. Le tribunal peut préciser la surface du logement en fonction de la taille de la famille. Il peut aussi prononcer une astreinte, qui devra être versée par l’État à un fonds régional d’aménagement urbain destiné à financer la construction de logements.

Le parcours du combattant n'est pas terminé

Même après une proposition de relogement, le parcours du combattant n’est pas pour autant terminé. Rachelle et son mari, un jeune couple d’origine haïtienne avec un petit garçon de 2 ans et demi, se sont vu proposer un F3 de 53 m² de l’office HLM des Hauts-de-Seine à Asnières. « Il y avait un nuage de mouches en bas de l’escalier et l’appartement était dans un état déplorable, se révolte la jeune femme. J’aurais dû prendre des photos pour vous montrer, monsieur le Juge. » Celui-ci demeure silencieux.

« Même si l’appartement ne nous plaît pas, on le prend, car nous en avons besoin », reprend, à bout de nerfs, Rachelle. Puis, elle explose et explique d’un trait que le couple ferait tout pour fuir le 40 m² « humide, froid, au quatrième étage sans ascenseur et avec des souris et des cafards » qu’il loue actuellement, pour montrer sa bonne volonté et ne pas prendre le risque de se voir retirer la priorité de relogement.

Rachelle explique aussi avoir constitué son dossier seule, en regardant sur Internet, parce qu’elle n’a pas les moyens de se payer un avocat. Depuis leur visite de l’appartement fin mai, ils attendent la fin des travaux pour enfin signer le bail. Une signature dont la date a déjà été repoussée deux fois, prolongeant leur séjour dans un appartement qu’ils ne supportent plus. Rachelle sort épuisée et exaspérée de sa première devant un tribunal. Mais elle est décidée : « Je veux juste que notre fils puisse vivre tranquille. » Estelle MAUSSION

La CPAM condamnée pour discrimination syndicale

NOUVELOBS.COM | La Caisse primaire de Metz a refusé d'assurer pendant toute sa vie professionnelle un délégué CGT, le privant de tout avancement autre que celui assuré de manière conventionnelle.

La Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) de Metz a été condamnée aux prud'hommes pour n'avoir pas assuré pendant plus de 30 ans le déroulement de carrière de l'un des employés syndiqué à la CGT, a-t-on appris mercredi 1er juillet auprès de ce syndicat.
Organisme de droit privé exerçant une mission de service public, la CPAM messine devra verser 40.000 euros à Gérard Walck, 62 ans, un délégué CGT qu'elle a refusé de noter pendant toute sa vie professionnelle, le privant ainsi de tout avancement autre que celui assuré de manière conventionnelle, a-t-on précisé de même source.
Pour former sa décision, le conseil des prud'hommes a souligné qu'entre 1999 et 2005, le syndicaliste avait demandé à plusieurs reprises à sa direction de revoir sa situation, mais en vain.
Contacté par l'AFP, le directeur-adjoint de la CPAM, Laurent Magnien, n'a pas souhaité faire savoir si sa caisse ferait appel de la décision des prud'hommes.
"En 1977, j'avais été mis au placard en raison de mon engagement syndical. Je n'en suis jamais ressorti", a déclaré le syndicaliste, aujourd'hui retraité. "Cette décision aura une portée générale pour tous ceux qui sont victimes de discrimination syndicale dans le déroulement de leur carrière, notamment dans les organismes sociaux", a-t-il ajouté.

Une condamnation qui "devrait faire jurisprudence"

En 2006, l'inspecteur du travail avait déjà dressé un procès-verbal à l'encontre de la CPAM pour mesures discriminatoires. Puis, en novembre 2008, la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité (Halde), saisie par Gérard Falck, avait épinglé la caisse.
La CPAM avait fait valoir que la qualité de permanent syndical de l'intéressé le plaçait dans une situation d'exonération d'activité professionnelle rendant impossible pour sa hiérarchie de porter une quelconque appréciation sur son travail, et avait assimilé le temps de permanence syndicale à une "absence".
Se fondant sur un arrêt de la Cour de cassation, la Halde avait au contraire estimé qu'"un employeur ne pouvait (...) pas prendre en compte les absences d'un salarié liées à ses activités syndicales pour arrêter ses décisions en ce qui concerne notamment (...) l'avancement et la rémunération".
Selon l'avocat de la CGT, Me Ralph Blindauer, "la décision devrait faire jurisprudence pour les 170 cas de discrimination syndicale recensés par la CGT et en suspens dans l'ensemble des organismes sociaux" du pays.
(nouvelobs.com, avec AFP)

Politique Sociale: Usage abusif des rustines

A.Le pneu est hors d’usage ? Vite une rustine !
Le gouvernement français, le FILLON NEUF (encore plus neuf), est plus que jamais sur le pont des réformes du système des retraites, du trou de la Sécurité Sociale, de la remise au travail d’une population feignasse, du Revenu de Solidarité Active…

« Droit dans mes bottes ! », c’est la devise commune de tous les super Premiers Ministres « énarchisants », ceux qui promeuvent l’anarchie : http://fr.wiktionary.org/wiki/anarchisant

Le propos est de démontrer (par quelques exemples) que c’est bien plus que l’anarchie qu’ils sont en train de promouvoir, c’est l’accident majeur !

Car, tout le monde le sait, quand un pneu est hors d’usage, il est dangereux de l’utiliser davantage en collant une rustine, même solide, sur son enveloppe interne. En plus, l’usage des rustines est très coûteux : perte de temps, dépenses de main d’œuvre... En matière de politique sociale, c’est encore plus coûteux, financièrement, humainement et socialement.

B. « Protections Sociales » : à réformer !

LOYERS TROP CHERS ?

L'immobilier dérape depuis toujours et, dans son ombre, ce sont les loyers et les remboursements d’emprunts immobiliers qui dérapent.

Les solutions françaises? Les Aides au Logement ont coûté 7,4 MD€ en 2007 au sein d’un budget Famille de 46,2 MD€ dont 12,8 MD€ pour la petite enfance! Mais il faut y ajouter d’autres Aides au Logement intégrées dans les Prestations de Lutte contre la Précarité, gérées par les Caisses d’Allocations Familiales : 6,7 MD€ au sein d’un ensemble de prestations d’un peu moins de 20 MD€ en 2007. Total des Aides au Logement pour compenser le prix insensé des loyers, des maisons et des terrains à construire : 14 MD€. Comme si cela ne suffisait pas, les propriétaires bénéficient d’une ANIL (Agence Nationale) et des ADIL (Agences Départementales pour l’Information sur le Logement) qui savent défendre leurs intérêts en puisant dans les budgets sociaux.

La bonne solution? Il faut combattre la spéculation immobilière (très facile) : cela coûterait moins cher en frais administratifs, et les citoyens ne perdraient ni leur dignité (demande d'aumône) ni leur liberté (inquisition de plus en plus perfide des CAF). Mieux, les caisses publiques seraient mieux garnies car, dans ce cas précis, c’est l’Etat qui comble la quasi totalité des déficits.

LA SUITE SUR ALTER EUROPA http://www.alter-europa.com/fr/actualite/actualites-alter...

Le groupe de discution : ALTER-EUROPA vous invite à consulter GRATUITEMENT les discussions et les réflexions, mises en ligne sans aucune condition d'inscription...
VOIR : http://groups.google.fr/group/alter-europa/

01.07.2009

Strasbourg - Solidarité : pas de vacances pour les associations caritatives et été meurtrier pour les sans-abri

Merci au journal l'ALSACE (article ci-dessous) de continuer à s'intéresser aux sans-abris, mais l'article n'est qu'un bout du drame qui se joue, encore cette année.

Bravo à ces associations qui, enfin, témoignent à leur tour de l'abandon estival que subissent les plus démunis. Mais la situation est bien plus dramatique.

Des "négociations" sont en cours avec la ville, il est plus facile au maire de décider de développer des activités estivales pour les strasbourgeois qui ont "soufferts" pendant l'otan, que de décider sans négociations que ceux qui ont faim doivent manger, que ceux qui ont froid ou chaud doivent avoir un toit ... Il suffit de se souvenir du précédent hiver qui leur a proposé une chaise pour ne pas crever de froid, du jamais vu en France.

Nous avons dénoncé, il y à 2 semaines, dans le silence assourdissant la fermeture de structures d'hébergement, faute de moyens pour payer des remplaçants. D'autres vont fonctionner au ralenti, et feront appel à des bénévoles pour les mêmes raisons.

Parmi ces structures qui mettront la clef sous la porte, une structure médicalisée. Un sans-abri malade l'été, ne vaut plus grand chose, alors huit, vous imaginez ? On ne sait pas si ces personnes très malades sont "casées" quelque part.

Nous manquons d'accueil de jour, d'accueil d'urgence

Depuis 3 ans nous le disons, en vain. Il s'agit de lieux d'accueil, ouverts la journée, où des travailleurs sociaux professionnels reçoivent les personnes en grande précarité et sans résidence stable.
Les accueils d'urgence sont des lieux pouvant recevoir des personnes en situation d'urgence, pour une première aide, recherche de logement temporaire ou orientation vers les structures adaptées.
Chacun est reçu par un professionnel, travailleur social, ou animateur. Voilà le "problème" pour les politiques de tous bords "un professionnel, ça coûte cher", face à cela, la vie d'hommes ... Pour preuve la Ville est très active à confier des personnes sans-abri à une bande d'incompétents arrogants et dangereux.

L'intérêt pour les personnes reçues en accueil de jour, est de "poser son sac", faire quelques soins d'hygiène, bénéficier d'un petit déjeuner, parfois mise à disposition de journaux, photocopieur, téléphone pour un usage professionnel, sans oublier des activités de dessin ou de peinture, et aussi bénéficier d'un accueil social : être écouté, être informé sur ses droits, faire les premières démarches administratives, et être orienté vers d'autres structures.
Certaines de ces associations sont agréées pour recevoir les déclarations d'élection de domicile.

Nous avons toujours plus de personnes sans-abri, des jeunes, des travailleurs pauvres, des chômeurs, des retraités, des étudiants et bien-sûr des réfugiés, nous manquons aussi de maraudes (professionnelles) ... Mais en dehors de petits projets de 10 à 15 places, le problème n'est pas prêt d'être réglé. Mais que fait le service social ? Va t-il anticipé l'hiver prochain ?

• PLANNING DE RESTAURATION DES SANS-ABRIS CET ÉTÉ (POUR 450 PERSONNES MINIMUM)

Restos du coeur de 8 h à 10 h aux remparts du Lundi au Vendredi

Restos du coeur de 12 h à 14 h aux remparts le Lundi - Mercredi - Vendredi et Samedi

CAHM Fritz Kiener Tous les jours de 9 h 30 à 12 h 30 puis de 13 h 30 à 16 h 30

Caritas de 8 h 30 à 10 h Lundi, Mardi, Jeudi

• FEMMES DE PAROLE - FERMÉ DU 13/07 AU 16/08 INCLUS

• CLUB DES JEUNES L'ÉTAGE - FERMÉ DU 01/08 AU 07/09 INCLUS

• LES 7 PAINS - FERMÉ DU 12/07 AU 02/08 INCLU

Et Vac'Assos doit négocier pour un stationnement de plus ... Criminel est le mot qui nous vient à l'esprit.

• L'ALSACE - Le collectif strasbourgeois Vac’Assocs, qui regroupe plusieurs associations caritatives locales, revêt ses habits d’été. En plus de proposer des plats chauds aux sans-abri en hiver, les bénévoles mettent les bouchées doubles pour offrir aussi des repas pendant la saison estivale.

C’est l’histoire d’une entraide de tous les jours. Le mot d’ordre : « Un été sans faim ». Depuis six ans, Vac’Assocs assure des distributions alimentaires quatre fois par semaine dans les rues de Strasbourg, au mois d’août. La nouveauté cette année, c’est la préparation de repas en juillet.
« Depuis Pâques, on note une augmentation des demandes. Cela a peut-être été le déclic pour mutualiser nos efforts et proposer aussi des plats cuisinés en juillet », explique Sophie Fauroux, présidente de l’association. Et tous mettent la main à la pâte. Qu’ils soient d’Emmaüs, du Secours populaire ou des Restos du cœur, les bénévoles répondent présents. « On a moins de mal à trouver des bénévoles en été car les demandes sont plus ponctuelles, ça rassure. Et puis ça occupe ceux qui ne partent pas en vacances. »

«L’été, un cap difficile à franchir»

Contrairement aux idées reçues, l’été n’est pas une période moins rude que l’hiver. Les personnes à la rue perdent leurs points de repère habituels avec la fermeture des structures d’accueil. « C’est très dur pour eux, ils l’interprètent comme un abandon et le moral s’en ressent », se désole Suzanne Sattler, présidente des Restos du Cœur dans le Bas-Rhin.
Alors qu’en hiver, il existe des moyens pour se réchauffer, difficile de se rafraîchir quand le thermomètre monte à plus de 30 degrés. Et la faim, elle, ne prend pas de vacances. « La plupart des décès et des maladies sont constatés en automne. Ce qui montre bien que l’été est un cap difficile à franchir. »
De nouveaux bénéficiaires estivaux viennent grossir les rangs des habitués. « C’est en été qu’il y a le plus de mouvement avec des personnes qui viennent de l’Est ou certaines qui font juste une halte à Strasbourg avant de continuer leur route vers le Sud. »
Pour l’instant, seuls trois déjeuners seront assurés en juillet*. L’objectif est d’arriver à proposer une offre constante tout au long de l’année, pour qu’on n’ait plus le droit d’avoir faim, selon le célèbre hymne des Restos du Cœur.

Textes : Julie Koch

*Les repas seront distribués à midi les 11, 18 et 25 juillet à la Fringale, rue du Rempart à Strasbourg.

Les seuils de l'usure au 1er juillet 2009

Basés sur les taux effectifs moyens pratiqués par les établissements de crédit au cours du 2e trimestre 2009, les seuils de l'usure applicables à compter du 1er juillet 2009 viennent d'être publiés : 7,01 % pour un prêt immobilier à taux fixe (taux effectif moyen : 5,26 %), 7,03 % pour un prêt immobilier à taux variable (taux effectif moyen : 5,27 %) et 7,03 % pour un prêt relais (taux effectif moyen : 5,27 %), 9,43 % pour un prêt à la consommation supérieur à 1 524 € (taux effectif moyen : 7,07 %), 20,63 % pour un revolving ou un découvert (taux effectif moyen : 15,47 %) et 21,59 % pour un prêt à la consommation inférieur à 1 524 € (taux effectif moyen : 16,19 %).

RETRAITE ET ÉPARGNE RETRAITE

Réforme des retraites: la ronde des frères Sarkozy

Médiapart - Article Laurent MAUDUIT

Alors qu'elle est l'un des pivots du système français des retraites par répartition, la Caisse des dépôts et consignations (CDC) prépare la création d'une société commune avec sa filiale, la CNP, et le groupe Mederic, dont le délégué général est Guillaume Sarkozy, frère du chef de l'Etat. Mediapart s'est procuré le document estampillé «confidentiel» qui détaille le projet. Celui-ci table sur un déclin de la couverture offerte par les systèmes par répartition au profit des systèmes par capitalisation, individuels ou d'entreprise.
Rapport confidentiel sur l'épargne retraite et la baisse programmée des pensions
Ce rapport confidentiel (diffusé par Médiapart) circule actuellement au Sénat. Les 10 premières pages notamment sont édifiantes sur la baisse programmée des pensions versions aux retraités d'ici 2020 et la formidable opportunité que cela représente pour le développement de l'épargne retraite (NB : En 2020, chaque année, les épargnants devraient consentir un effort de 40 Mds€ à 110 Mds€ pour espérer maintenir  leur niveau de vie après la retraite)
• envoyé par le "collectif Pas touche au Livret A"

30.06.2009

STRASBOURG : Prochaine réunion de Justice et Libertés

Mercredi 01 juillet 2009- 20H

CARDEK- Place des Orphelins- STRASBOURG

La réunion portera sur l'Etat de droit en France.

L’architecture écologique du Vorarlberg : un modèle social, économique et culturel

Posté par David Naulin - CDURABLE.COM

Le Vorarlberg, petit Land à la pointe occidentale de l’Autriche, est actuellement l’exemple le plus convaincant de la mise en pratique d’un développement écoresponsable à l’échelle d’un territoire européen. Cette expérience, stimulante pour tous les professionnels, montre qu’il est possible de construire, pour un budget raisonnable, des bâtiments écologiques et énergétiquement efficaces sans ostentation. Mais au-delà de cette architecture du quotidien, simple et fonctionnelle, qui suscite l’admiration, c’est un nouveau modèle de société qui se développe depuis les années 1960 dans le Vorarlberg.

Situé l’ouest de lAutriche, le Vorarlberg est un modèle de développement durable. Cette région impose depuis le 1er janvier 2007, que tous les bâtiments neufs réalisés par des maîtres d’ouvrage publics doivent être obligatoirement construits selon le standard "maison passive" ! Quelques extraits de l’annonce qui a accompagnée la décision : Monsieur Rein, directeur du conseil au logement : "Nous devons prendre le problème à la racine. C’est la seule solution pour assurer une sécurité à long terme de la construction à usage social. Le standard "maison passive" est à ce titre la meilleure solution". Monsieur Günter Lang de L’IG Passivhaus Österreich ajoute sans fioritures : "Chauffer, n’est rien d’autre qu’une adaptation constante aux erreurs de construction".

Mieux que de longs discours, je vous à invite à visualiser les deux vidéos ci-dessous pour découvrir les particularités exemplaires des projets menés au Vorarlberg. Un modèle à suivre...

LIRE LA SUITE ET VOIR LES VIDÉOS

le prochain cercle de silence de Strasbourg se tiendra le 30 juin 2009, de 18 à 19 heures, Place Kléber

Bonjour à tous et toutes,

Le prochain cercle de silence de Strasbourg qui se tiendra le 30 juin 2009, de 18 à 19 heures, Place Kléber, sera dédié aux avocats qui dénoncent la restriction des droits de recours effectifs des étrangers en situation irrégulière et les menaces pesant sur ceux qui leur apportent leur aide.

"Nous, avocats, acteurs en première ligne de la défense des étrangers, nous nous interrogeons aujourd’hui : quels droits restent-ils aux étrangers ?

La tendance de ces dernières années a été de restreindre au maximum les droits accordés à cette population déjà fragilisée par la précarité de sa situation. Les réformes législatives successives n’ont eu de cesse de limiter les cas de régularisation de séjour. La mise en place de l’Obligation de Quitter le Territoire Français a réduit les délais de recours et a institué un contentieux complexe qui rompt l’égalité de traitement entre les étrangers et les autres requérants en droit administratif.

Cette rupture d’égalité risque d’être accentuée dans la mesure où il est envisagé de créer une juridiction spéciale qui ne traiterait que du droit des étrangers. La politique actuelle isole davantage les étrangers en tentant de faire le vide autour d’eux.

La CIMADE, qui leur apporte un soutien psychologique et juridique, lorsqu’ils sont placés en rétention, risque de disparaître et d’être remplacée par des associations fantoches. Seule la mobilisation des associations et de leurs avocats a permis, pour l’instant, le maintien de la CIMADE dans les centres de rétention, le juge saisi de leur recours considérant que l’attribution des marchés par le Ministère, ne respectait pas le droit des étrangers d’avoir accès à un recours effectif tel que prévu par la loi.

La mobilisation de tous doit se poursuivre pour empêcher par exemple que le gouvernement ne décide de faire disparaître de la loi ce droit au recours effectif pour les étrangers en rétention administrative.

Les aidants sont poursuivis ou inquiétés par la justice. Le GISTI fait l’objet d’une campagne de discrédit. Le climat de suspicion générale, la diabolisation de ceux qui oeuvrent pour faire respecter les droits humains des personnes en situation irrégulière a pu conduire à ce qu’une consœur du Barreau de Nice voit une plainte déposée contre elle pour diffamation pour des propos tenus au cours d’une plaidoirie où elle a osé comparer les méthodes de la Préfecture avec celles de la Gestapo. Il est indispensable de continuer à dénoncer les dérives de cette politique de lutte contre l’immigration qui s’assimile à une chasse aux sorcières où les aidants deviennent des criminels.

Nous plaidons pour que cesse cette dérive législative et populiste qui détruit des vies sous le prétexte de satisfaire des objectifs chiffrés" Syndicat des Avocats de France – Section Strasbourg – Présidente : Maître Nohra BOUKARA

Il y un an, à l'initiative de Médecins du Monde Alsace et de Parole Sans Frontière, le corps médical avait rejoint le cercle de silence pour dénoncer la banalisation de la violence faite aux étrangers démunis de papiers en déplorant "l'approche comptable des expulsions du territoire créant une véritable ambiance de chasse à l'homme et des pratiques inhumaines sans aucune prise compte des situations individuelles. La peur et l'insécurité envahissent la vie quotidienne de familles entières éberluées de subir dans le pays où elles comptaient trouver refuge la violence des pays qu'elles ont fuis".

Force est de constater que de nombreux professionnels voient leur pratique mise à mal par une politique mortifiante, voire mortifère, à l'égard des personnes démunies de papiers qui demandent leur aide.

Comme chaque mois, nous appelons tous ceux d'entre nous qui refusent que ces tragédies quotidiennes s'exercent en notre nom à nous rejoindre mardi 30 avril 2009, de 18 à 19 heures, Place Kléber.

Merci de bien vouloir diffuser dans vos réseaux et de venir avec vos amis et les amis de vos amis.

cercledesilence.strasbourg@gmail.com

29.06.2009

Photos commando CGT expulsion Bourse du travail

Photos du commando CGT qui expulsa violemment les Sans Papiers de la Bourse du travail de la rue Charlot le 24 juin dernier.

Photos transmises par la CSP75 à diffuser largement.
on peut les voir et télécharger  sur :

http://resistons.lautre.net/spip.php?article419

Com LDH - Hénin-Beaumont : 100% contre Le Pen

138, rue Marcadet 75018 PARIS - e-mail : ldh@ldh-france.org

TEL : (33) 01 56 55 51 00 - FAX : (33) 01 42 55 51 21

COMMUNIQUÉ

Paris, le 29 juin 2009

Hénin-Beaumont : 100% contre Le Pen

Sept ans après le séisme du 21 avril 2002, 14 ans après Vitrolles, Toulon, Orange et Marignane, la réplique d'Hénin-Beaumont a le goût amer du déjà-vu. Image affligeante du politique, ajout d'une division suicidaire au dégoût devant la corruption : nous ne pouvons pas assister à ce spectacle mortifère en détournant les yeux. Au lendemain d'un premier tour catastrophique, la LDH appelle solennellement à l'unité républicaine contre l'extrême-droite, sans délais ni prétextes. La responsabilité de chacune des deux listes qui peuvent fusionner est à la hauteur de l'enjeu. Relancer l'extrême-droite en pleine crise sociale serait la pire des fautes morales et politiques. Il est encore temps de ne pas la commettre.


1 % à compter du 1er juillet pour les allocations chômage

Les allocations de près d'1,9 million de chômeurs indemnisés par l'assurance chômage seront revalorisées de 1 % au 1er juillet.

Patronat et syndicats en ont décidé lors d'un conseil d'administration de l'Unedic qui s'est déroulé hier. Quelques centimes pour les chômeurs, c'est lamentable !

28.06.2009

Les associations de travailleurs sociaux interpellent N. Sarkozy

Passerelle-eje - L'Association nationale des assistants de services sociaux (ANAS), France économie sociale et familiale (FESF), la Fédération nationale des éducateurs de jeunes enfants (FNEJE) et l'Organisation nationale des éducateurs spécialisés (ONES) ont interpellé le président de la République, jeudi 25 juin, pour lui demander la reconnaissance au niveau licence des formations en travail social. Voici la lettre :

Monsieur le Président de la République,
Nous venons aujourd’hui soumettre à votre haute considération notre demande de débloquer et d’accélérer le processus menant, conformément au cadre européen, à la reconnaissance au niveau Bachelor (L) des professions du travail social.
Nos diplômes nécessitent trois années pleines de formation après le baccalauréat. Leurs niveaux respectifs ont à plusieurs reprises été relevés car les professionnels qualifiés
interviennent dans des domaines sensibles nécessitant la mise en œuvre de compétences fortes conjuguant savoir faire, savoir être et savoir théorique.
Or, La France se trouve être l’un des derniers pays européens où ne subsiste qu’une reconnaissance « bac+2 » pour ces formations et où les exigences européennes du Processus de Bologne ne sont pas encore appliquées aux formations en travail social.

Cette anomalie a des conséquences directes et graves.

  • La sous-évaluation génère le sentiment d’une forme de mépris envers nos professions. La mise à niveau que nous attendons constituerait un acte positif : une véritable reconnaissance de l’utilité et de l’importance de nos qualifications et compétences.
  • Elle limite les possibilités d’évolution en termes de carrières ou d’études. Dépasser cette situation renforcerait la motivation des professionnels, lesquels ne se sentiraient plus dans une « impasse professionnelle ».
  • Alors que les besoins sont importants, notamment en raison des départs de retraite, et des politiques sociales actuelles, elle renforce la baisse de l’attractivité de ces filières. Cette reconnaissance serait un signal positif pour celles et ceux qui souhaitent s’y engager.
  • Cette situation isole les professionnels et notre pays de l’Europe. Permettre de transposer un niveau d’études et de pouvoir exercer dans un autre pays sont des enjeux importants de cette réforme.

Aujourd’hui, le cadre européen vise à la convergence des systèmes de formation supérieure. Le Processus de Bologne entrera en vigueur en 2010. Les critères de Dublin, précisant les niveaux de compétences validant une formation et une profession au niveau Licence, s’appliqueront à partir de 2012. Nous soutenons que nos diplômes et professions sont conformes à ce niveau et nous pouvons dès à présent l’argumenter.
Deux possibilités s’offrent à la France. Attendre 2012 et adopter au dernier moment une reconnaissance d’ores et déjà légitime. Ou avancer dès aujourd’hui.

Monsieur le Président, vous avez fait avancer le dossier de la reconnaissance européenne des professions paramédicales à leur juste niveau d’études. Nous vous demandons la même initiative volontaire pour les professions de l’aide et du soutien en travail social. Vous avez ainsi l’occasion de permettre que se produise un événement que les professionnels attendent et revendiquent depuis des dizaines d’années.

Restant à votre disposition et espérant un engagement fort de votre part, nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de nos respectueuses salutations.

Pour :
Madame MISLIN, Présidente de la FNEJE
Madame GRESSER, Présidente de France ESF
Monsieur VAUCHEZ, Président de l’ONES
Madame LEGLISE, Présidente de l’ANAS

senat et icade

Proposition de résolution tendant à la constitution d'une commission d'enquête sur la société Icade et sur les conditions de la cession de son parc locatif

Texte de Mme Nicole BORVO COHEN-SEAT et plusieurs de ses collègues, déposé au Sénat le 23 juin 2009

Lire le dossier ( http://www.senat.fr/dossierleg/ppr08-478.html

 

senat et gens du voyage

Proposition de loi relative aux obligations de l'État en matière d'aires d'accueil des gens du voyage

Texte de M. Hervé MAUREY, déposé au Sénat le 17 juin 2009

Lire le dossier ( http://www.senat.fr/dossierleg/ppl08-474.html

Près d’une personne sur six souffre de la faim en 2009

'1,02 milliard', tel est le nouveau chiffre de la faim dans le monde.

Ce triste record fait suite à un précédent de 963 millions en décembre 2008.

Depuis le milieu des années quatre-vingt-dix, la courbe descendante du nombre de personnes souffrant de la faim s’est inversée quasiment dans toutes les régions, à l’exception de l’Amérique latine et des Caraïbes.
(NDLR AD cHOIX POLITIQUES VENEZUELLA BOLIVIE CUBA...)

Mais les crises, alimentaire et énergétique, qu’a connues le monde durant la période 2006-2008, associées à la crise économique actuelle, ont vu les prix des aliments et de l’énergie augmenter très fortement quand les revenus commençaient à chuter.

En conséquence, fin 2008, dans les pays en développement, les prix des denrées alimentaires étaient encore 24 % supérieurs à ceux de 2006 et 33 % par rapport à 2005.

Or, dans ces pays, crise économique oblige, la forte réduction des fonds envoyés par les migrants a causé une chute des revenus des ménages, tandis que le niveau de l’aide internationale s’est fortement réduit…

Selon la FAO, les premières victimes de cette situation sont les pauvres des zones urbaines.

On pourrait ainsi assister au retour de plusieurs millions d’entre eux vers les zones rurales, aggravant plus encore la situation des campagnes.

En effet, les victimes de la faim et de la pauvreté sont paradoxalement des petits agriculteurs, pour l’essentiel.

Aujourd’hui, selon les projections de la FAO, la conjoncture est telle que le nombre des victimes de la faim devrait encore augmenter d’environ 11 % d’ici la fin de l’année.

Face à la gravité de la situation, comme à l’accoutumée, Jacques Diouf, le directeur général de l’organisation, a lancé un nouvel appel aux dons et à l’action, estimant que 'Les investissements dans l’agriculture doivent être largement augmentés car, pour la majorité des pays pauvres, la bonne santé de ce secteur est fondamentale pour surmonter la pauvreté et la faim, et constitue aussi une condition préalable à la croissance économique générale'.

Pascal Farcy

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La CEN - http://la-cen.org

Plutôt CAFards que CAFteurs, Lettre ouverte des CAFards aux agents de la CAF

Nous ne voulons ni être contrôlés ni gérés
Nous voulons plus d’argent

Lettre ouverte des CAFards aux agents de la CAF

Il y a plusieurs semaines, nous sommes allés collectivement à la CAF de Rosny pour tenter de régler certains dossiers bloqués depuis des semaines, voire des mois, et pour lesquels les allocataires concernés n’arrivaient à obtenir aucune réponse. Trois vigiles étaient sur place pour contenir la colère des allocataires face à des files d’attente toujours plus longues, face aux dysfonctionnements de la CAF, face aux trop-perçus... Signe des temps, on préfère investir dans le maintien de l’ordre plutôt que de payer trois agents de la CAF supplémentaires. On préfère réprimer. Mais combien de temps cela tiendra-t-il ? Combien de vigiles faudra-t-il pour contenir une colère qui ne peut que s’accroître avec la crise actuelle ? C’est vrai qu’il y a toujours moyen d’appeler la police. Ce que la directrice de la CAF n’a pas hésité à faire - appeler la police tout de suite sans prendre le temps de discuter avec nous. Symptôme d’une peur panique que l’institution soit débordée par les allocataires.

Pour certains d’entre-nous, les allocations de la CAF sont nos seuls revenus. Les supprimer, c’est nous priver de l’argent nécessaire pour manger et pour payer nos loyers. Pour d’autres, il constitue un complément de revenu indispensable pour finir le mois. Ce constat fait, il nous est impossible de rester les bras ballants en attendant que l’argent tombe ou pas. Nous voulons avoir prise sur les décisions qui nous concernent - contester une décision, exiger des explications, rétablir des droits, etc. Nous voulons agir contre cette politique qui nous suspecte systématiquement de fraude pour mieux nous radier. Mais c’est quoi un fraudeur ? Quelqu’un qui se débrouille avec le RMI pour pouvoir vivre ? Comment pensez-vous que l’on vit avec 400 euros par mois ? On file des milliards aux banques, des millions aux patrons et on supprime les miettes aux pauvres. C’est quoi un fraudeur ?

Comme les salariés s’organisent au sein de leurs entreprises pour défendre leurs revenus, nous nous organisons au sein de la CAF pour défendre les nôtres. Défendre nos revenus, c’est s’organiser collectivement. À plusieurs, on a moins peur. À plusieurs, on comprend mieux. Si l’un n’a pas compris, a quelques soucis avec le langage administratif, un autre peut traduire. À plusieurs, on partage nos expériences, nos situations. On fait en sorte que le savoir ne soit pas d’un seul côté du guichet. Si vous omettez - par oubli, par fatigue, par énervement, par zèle, par consignes venues d’en haut, d’évoquer telle ou telle possibilité de régler le dossier d’un allocataire le plus en sa faveur, nous sommes là pour vous le rappeler. À plusieurs, on rétablit un peu d’égalité entre les deux côtés du guichet.

Pourquoi vous écrire ? Nous ne voulons ni être gérés ni contrôlés et nous voulons plus d’argent. Nous sommes venus vous le dire, arracher ce que nous pourrons, mais aussi discuter avec vous de votre travail et de nos situations. Vous nous dites que ce n’est pas de votre faute. Mais, c’est à vous que nous sommes confrontés chaque jour. C’est vous qui nous traquez, nous radiez, et parfois même nous balancez à la police si nous sommes sans-papiers. Vous dites que vous n’avez pas de moyens, qu’il vous faut plus de temps et plus d’effectifs. Si ce temps et ces effectifs servent à faire tourner la machine pour qu’elle nous écrase plus efficacement, alors nous n’en voulons pas. Pour autant, certains agents ne nous considèrent pas comme des parasites, tentent de se battre contre l’uniforme du flic en civil qu’on veut leur mettre sur le dos, nous reçoivent au mieux, tentent de régler nos dossiers le plus favorablement, nous donnent les explications et les informations qui nous concernent, et voudraient bien qu’aucun de nous ne reparte sans un sou. C’est à eux que nous voulons nous adresser, voir si nous pouvons avoir des intérêts communs, pour discuter de ce que c’est qu’être agent de la CAF, ce que c’est qu’être un allocataire en sursis, et peut-être agir ensemble pour enrayer cette machine. Si possible en l’absence de la police... Promis, nous on les appellera pas.

Plutôt chômeurs que contrôleurs

Plutôt CAFards que CAFteurs

Extrait du journal des CAFards, collectif de précaires de la Clinique occupée à Montreuil

http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4548

Rdv les premiers et troisièmes mardi du mois à la Clinique (http://laclinique.over-blog), batiment occupé au 42 bd de Chanzy à Montreuil, face au marché (M° Croix de Chavaux)

Prochaine réunion des CAFards, Mardi 30 juin de 16h à 18h à la Clinique occupeé

cafardsdemontreuil@gmail.com

27.06.2009

Investissement locatif : les plaintes se multiplient

La Tribune.fr - Des promoteurs sont soupçonnés d'avoir vendu des logements inlouables.

Le miroir aux alouettes des ventes immobilières en défiscalisation est définitivement brisé. Sept ans de malheur. Ou plutôt neuf, car c'est la durée pendant laquelle il faut garder en location les logements achetés en loi Robien, en cause dans la plupart des dossiers arrivant devant les tribunaux.

Programmes construits dans des villes à faible demande locative, loyers prévisionnels trop optimistes, exagération de l'avantage fiscal : les plaintes contre les promoteurs spécialisés dans l'investissement locatif se multiplient. "Depuis deux ans, nous avons fait des recours judiciaires pour près de 70 particuliers, témoigne Me Nicolas Lecoq-Vallon, avocat à Paris. Dans la plupart des cas, les investissements proposés ont été destructeurs d'épargne". Akerys, Quiétude, Transmontage résidences, font partie des promoteurs poursuivis par le cabinet qui réclame dans la majorité des cas la nullité de la vente, pour "tromperie dans la présentation du projet", "vice de consentement" ou encore "fictivité de la rentabilité affichée".

Akerys, qui a commercialisé 5.500 logements en 2008, est à présent poursuivi devant la justice pour "tromperie" par l'UFC Que Choisir. Pour sa défense, il répond avoir avancé 2,5 millions d'euros à ses clients éprouvant des difficultés à rembourser leur prêt, faute de locataire. Mais selon un expert, "dès mars 2008, le groupe avait déboursé 6 millions, ce qui montre qu'il a connu plus de litiges qu'il ne le dit". François Jouven, Pdg d'Akerys, répond que les 2,5 millions correspondent à des avances pour vacance locative, et non à des fonds versés au titre de la carence.

Le promoteur toulousain Omnium Finance fait, quant à lui, l'objet d'une instruction pénale. Il est soupçonné d'avoir antidaté ou post-daté des baux de location. Partie civile dans cette affaire, le Gan a vu d'après nos informations à partir de l'automne 2007 une explosion des sinistres que lui demandait d'indemniser Omnium Finance. Des particuliers ont, par ailleurs, déposé plainte contre Omnium Finance au parquet de Toulouse pour avoir acheté des logements loués moins chers que promis, quand ils ne sont pas vides.

Sophie Sanchez, avec Alexandre Phalippou

Cumul de l'allocation de formation et de l'indemnisation du chômage partiel : détails et limites

En février 2009, les partenaires sociaux et l'Etat décidaient de consacrer 362 millions d'euros pour financer des actions de formation pour la qualification et la requalification des salariés et demandeurs d'emploi les plus en difficulté.

Sur ce budget, prélevé sur les ressources du Fonds unique de péréquation pour 200 millions d'euros, le reste étant apporté par l'Etat, 54 millions d'euros sont réservés à la formation des salariés en chômage partiel. Les salariés qui, tout en restant liés à leur employeur par un contrat de travail, subissent une perte de salaire imputable, soit à la fermeture temporaire de leur établissement, soit à la réduction de l'horaire habituel de travail, bénéficient ainsi d'une allocation spécifique de chômage partiel à la charge de l'Etat.

Par ailleurs, quand ils suivent une formation dispensée en dehors de leur temps de travail et destinée à développer leurs compétences, les salariés se voient verser, par leur entreprise, une allocation de formation, dont le montant est égal à 50% de la rémunération nette de référence du salarié.

Le décret n°2009-763 du 22 juin 2009, publié au Journal officiel du 24 juin, précise les modalités du cumul entre cette allocation de formation et l'indemnisation du chômage partiel. Il précise ainsi que si cette allocation de formation est versée durant une période où le salarié bénéficie de l'allocation de chômage partiel, le cumul des deux allocations ne "peut avoir pour effet de porter la rémunération nette du salarié à un niveau supérieur à celle dont il aurait bénéficié s'il n'avait pas relevé, durant cette période, des dispositions prévues en cas de chômage partiel".

Au-delà des budgets, réservés par l'Etat et les partenaires sociaux pour la formation des salariés en chômage partiel, il ne faut pas oublier les efforts des régions en la matière. La région Alsace a ainsi débloqué un million d'euros pour financer la formation des salariés en chômage partiel les moins qualifiés. La région Poitou-Charentes a pour sa part créer la "Garantie régionale de ressources emploi formation" (GRREF) pour soutenir les efforts de formation des entreprises et favoriser la qualification des salariés dont l'emploi est menacé par la situation économique.

Emilie Zapalski - publié le 26 juin 2009 - LOCALTIS INFO

Suivez l'actualité de l'action de sensibilisation et de mobilisation de la Fondation Abbé Pierre menée durant l'été 2009 aux festivals des Vieilles Charrues, Rock en Seine et Solidays.

Jour après jour, toute l'actualité à chaud, vue par ceux qui font vivre ces événements.

Je manifeste le blog http://jemanifeste.org/space/blog-festivals-2009

L’ANIL réédite ses dépliants grand public

Vu l’ensemble des nouveautés législatives et réglementaires, l’ANIL a réédité avec les ADIL deux séries de plaquettes grand public:
-une série de 9 dépliants traitant des relations entre propriétaires et locataire (« louer un logement », « un bail écrit pour quoi faire ? », « entretien, charges et réparations », « le loyer », « la fin du bail », ...),
-une série de 4 dépliants sur les impayés de loyers.
Voir
www.anil.org

26.06.2009

Strasbourg : POUR UN ÉTÉ SANS FAIM ...

VAC’ASSOCS…

Considérant le nombre croissant des personnes à la rue, Vac’Assocs et les Restos du cœur s’associent pour préparer des déjeuners les samedis 11, 18 et 25 juillet 2009. Ils seront cuisinés en commun et servis à la Fringale (Remparts).

RECHERCHE DES BENEVOLES :
Depuis 5 ans, Vac’Assocs s’est donné pour but d’offrir aux personnes en grande précarité un vrai repas, 4 fois par semaine, durant le mois d’août. Cette association utilise le bus d’Abribus pour transporter et distribuer les repas. La distribution a lieu à deux endroits du centre ville.

Quand ?

Du 1er au 30 août 2009, les mardis, jeudis, samedis et dimanches.

Comment ?
Cuisine de 14h30 à 18h, au Centre Socioculturel de la Meinau.
Distribution + vaisselle : de 18h30 à 23h, rue des Clarisses, puis place de la Bourse.

Contact :
Association Vac’Assocs
Maison des associations – 1a, place des Orphelins 67000 Strasbourg – Port. 06 24 50 85 48
Courriel : pourunetesansfaim@yahoo.fr

Réunion pour tous les bénévoles le samedi 27 juin à 11h au Centre Socioculturel de la Meinau (1 rue de Bourgogne 67100 Strasbourg).
Sur notre site internet, vous trouverez la fiche inscription pour les bénévoles, dans la rubrique « Actualités »

Cette initiative est soutenue par : Abribus, Armée du Salut, Aumônerie de Rue, Banque Alimentaire du Bas-Rhin, Caritas, Entraide le Relais, Emmaüs, Médecins du Monde, Point Solidarité SNCF, Secours Populaire, Les 7 Pains, Équipe Médico-sociale de Rue de la Ville de Strasbourg, Vilaje,

3 JOURS DE RAPPORT-DECRET-AMENDEMENT, SI AVEC CES QUELQUES LECTURES QUE NOUS VOUS PROPOSONS VOUS NE VOULEZ PAS VOIR OU LE GOUVERNEMENT NOUS ENTRAINE ...

•AMENDEMENT LOI ESTROSI

• ARRETE CALCUL CHARGES AL

• ARRETE LISTE LABO POUR PLOMB

• DECRET 1%

• DECRET PNRQD

• DECRET RSA INFORMATIQUE

• DECRET RSA

DECRET SUSPENSION ALLIANCE 1 %

• DISCOURS HORTEFEUX SUR ANRU

IMPRIME AL

LOI ESTROSI 2

RAPPORT COLLECTIVITES TERRITORIALES

ET CAETERA ET CAETERA ...

Un guide pour les soutiens aux sans papiers

La Fédération Entraide Protestante, la FNARS, la Cimade, le Secours Catholique et Emmaus ont publié une petite brochure intitulée:
"Accueil des sans papiers et interventions policières, Que dois-je-faire?" à l'usage des bénévoles ou salariés d'association.

Vous pouvez télécharger cette brochure sur le lien

http://www.patrice-leclerc.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1538:un-guide-pour-les-soutiens-aux-sans-papiers&catid=132:billet&Itemid=154

La maison relais gérée par l’Adoma à Belfort existe depuis bientôt un an. Un concept appelé à se développer dans la Cité du Lion.

« Je me plais ici, c’est chez moi ». Dominique, 46 ans, sourit. Il explique qu’il a vécu à Delle, avant, et aussi à Bavilliers, pendant deux ans, au centre Pierre-Engel. Maintenant il a « son » appartement : un meublé aux murs blancs au dernier étage de la maison relais, impasse Pershing. L’établissement, géré par l’Adoma (ex-Sonacotra) a ouvert ses portes il y a presque un an, en juillet 2008. Le concept est né en 2002 en France avant d’être élevé au rang de priorité nationale l’an dernier. L’idée : proposer à des personnes désocialisées des logements sans limitation de durée dans des structures de taille réduite avec des espaces communs.

Les résidents ont leur appartement et ils s’acquittent d’un loyer — modéré — mais ils sont épaulés, au quotidien, par des salariés qui travaillent in situ.

« Nous nous situons entre la résidence sociale et l’appartement autonome », explique Patrick Bertin-Denys, le responsable de la maison relais Adoma.

L’établissement compte onze logements et deux salariés présents au quotidien, du lundi au samedi, durant la journée. Ils forment un socle, un repère. Une sorte de béquille. Leur mission : créer un lien social, via des animations et des activités et « structurer » le quotidien des résidents. Ces derniers, en effet, doivent souvent (ré) apprendre les gestes de base de la vie de tous les jours : gérer un budget, faire des courses, accomplir des démarches administratives, s’alimenter correctement, ou, tout simplement composer avec les autres.

Tisser des liens

L’apprentissage des contraintes, c’est d’ailleurs ce qu’évoque spontanément Gérard, 45 ans, qui vit au sein de la maison relais depuis environ six mois : « On ne fait pas tout ce qu’on veut », dit-il, un brin hésitant. C’est-à-dire ? « Eh bien, il ne faut pas faire trop de bruit la nuit… » Traduction : éviter d’écouter la musique trop fort à 3 h du matin.

« Nous les accompagnons mais nous sommes des logeurs avant tout », insiste Patrick Bertin-Denys. Pas question, donc, de se substituer aux acteurs du champ social. Au contraire : « Nous essayons de solliciter le plus possible les services existants. Notre mission n’est pas de répondre à toutes les problématiques sociales qui se posent à nos résidents. Nous avons besoin que de travailler en partenariat. » À Belfort, en outre, la grande majorité des locataires fait l’objet d’un suivi médical psychiatrique. D’où la nécessité d’entretenir des liens très étroits avec le centre Pierre-Engel de Bavilliers : une infirmière et une assistance sociale viennent régulièrement au sein de la maison relais, pour suivre les résidents ou leur donner leur traitement, parfois lourd.

Quel est le profil des autres habitants ? L’un d’eux, explique Patrick Bertin-Denys est arrivé au sein de la structure dans le cadre de la loi Dalo (loi sur le droit au logement opposable) ; un autre, retraité, a derrière lui un parcours de locataire un peu compliqué qui lui interdit l’accès à un logement social « classique ». Bref, des hommes — essentiellement — et des femmes, âgés de 25 à 75 ans, qui vivent sous le même toit mais avec des cheminements et des besoins parfois très différents. Une « mixité » renforcée par la présence de locataires qui n’ont rien à voir avec le dispositif : ils habitaient déjà dans ce bâtiment avant que celui-ci ne soit racheté par l’Adoma.

Comment se passe la cohabitation ? Plutôt bien, d’après Patrick Bertin-Denys : « Chacun vit chez soi. Nous ne sommes pas dans un foyer. Et puis nous essayons de tisser des liens entre les résidents en organisant, par exemple, des petits-déjeuners en commun. » La structure, quoi qu’il en soit, est très demandée. « Les besoins existent », résume Patrick Bertin-Denys. À terme la société Adoma souhaiterait d’ailleurs augmenter le nombre de places disponibles (lire ci-contre). Une nécessité, également, sur le plan financier.

Céline Mazeau pour L'ALSACE

Hier, de 15 h à 16 h 30, un groupe de militants du DAL de Lille a investi les abords de la chambre des huissiers de justice

Le Droit au logement fête son nouveau ministre en assiègeant les huissiers

jeudi 25.06.2009, 04:52 - La Voix du Nord

Une vingtaine de militants de l'association lilloise Droit au logement ont tenté de pénétrer, hier à 15 h, dans la chambre régionale des huissiers de justice, à Lille. Une façon, pour le DAL, de saluer l'arrivée d'un nouveau ministre du Logement

Christine Boutin n'est peut-être plus au gouvernement. Peu en importe visiblement aux associations de solidarité. « Elle s'était engagée sur un moratoire concernant les expulsions, souligne Philippe Deltombe, du DAL du Nord. Si Christine Boutin n'est plus ministre du Logement, un autre nous est apparu. » Et pour cause, le nouveau secrétaire d'État au Logement se nomme... Benoît Apparu. L'action d'hier n'a pas été des plus simples. Les protestataires voulaient occuper la chambre des huissiers. Cependant, le personnel de cette dernière a eu le réflexe de bloquer la porte. Les manifestants ont alors garni la façade d'autocollants, avant de quitter les lieux. • L. B.

24.06.2009

Le logement est il vraiment une préoccupation pour le gouvernement et tous les politiques ?

Plus de ministre donc, mais un simple secrétairiat d’Etat pour Benoist Apparu, jeune ump ambitieux, auprès de Jean-Louis Borloo !.

son blog avec quedalle sur le logement : http://www.benoistapparu.com/

Manifestement, le logement n'est pas une priorité du gouvernement. Le mépris, clairement affiché, pour la question de l'immobilier ne peut nous surprendre alors que le nombre de morts dans la rue a explosé cet hiver ...


Fiesta au Port du Rhin le 03 !

http://mail.google.com/mail/?ui=2&ik=75a1b324c7&view=att&th=1221086f2f438797&attid=0.1&disp=inline&zw

23.06.2009

Faciliter le transfert de prêts pour favoriser la mobilité résidentielle

Étude ANIL - Encourager l’accession sans nuire à la mobilité des ménages suppose d’éliminer tout ce qui vient faire obstacle ou rendre coûteux le fait de vendre un logement pour en acheter un autre. Faciliter le transfert de prêt va dans ce sens. Cette nouvelle étude  analyse l’intérêt économique des  transferts et les conditions juridiques dans lesquelles ils peuvent s’effectuer, en fonction notamment du type de garantie utilisé, hypothèque ou caution.

>>> Téléchargez l'Démarre le téléchargement du fichierétude au format pdf (6 p. - taille: 66 ko).

Le sur-loyer, l’échec de la rotation dans le parc HLM

Le buzz immobilier
L’écart de loyer entre le secteur locatif public et le secteur privé ”fidélise” les habitants des logements sociaux, au grand dam des pouvoirs publics ! Malgré le surloyer appliqué aux locataires les plus aisés, la rotation des HLM est faible. Les loyers privés sont si élevés que malgré un surloyer qui leur est appliqué par les organismes de gestion, cherchant à pousser dehors ceux dont les revenus ont augmenté depuis leur entrée dans les lieux, les locataires préfèrent… rester.

À 14 H les donqui de sancho panza en rendez-vous à la cus ! Les projets "discount" ont le vent en poupe ! Voici que les donqui de sancho veulent parquer les sans-abris dans des wagons ! Sans accompagnement bien sûr ...

700 000 emplois détruits en 2009 (INSEE)

Manifestation pour dépolluer un ancien site alsacien de Quebecor World

Samedi, une centaine de riverains de l'ancienne imprimerie Didier Quebecor de Strasbourg, fermée en 2006, ont manifesté devant les locaux, afin de manifester leur inquiétude.

Les visages barrés d'un masque respiratoire blanc, ils souhaitaient attirer l'attention des autorités sur le risque supposé de pollution, engendré par de l'amiante présente dans le bâtiment admnistratif de l'imprimerie ouvert à tous les vents, et dont les fibres s'échapperaient aux alentours.
Suivis par la Drire selon un protocole de surveillance spécifique, les locaux de cette ancienne imprimerie auraient fait l'objet d'une proposition de rachat en vue de réaliser un projet immobilier. Un projet qui serait actuellement à l'étude par les services municipaux.

Antoine Gaillard © www.Graphiline.com

Le Medef évoque ses «secrets de maison» aux prud'hommes

Les avocats de Laurence Parisot et de Jacques Creyssel, ex-DG du Medef, se sont violemment opposés lundi.

L'audience qui a opposé lundi aux prud'hommes Laurence Parisot et Jacques Creyssel a tourné au procès de… Étienne Guéna ! La première est assignée pour licenciement abusif par le second (qui fut pendant longtemps directeur général du Medef), mais c'est finalement le nom du troisième qui n'a cessé de revenir dans la bouche des protagonistes.

En substance, la patronne des patrons reproche à Jacques Creyssel d'avoir commis une «faute grave» en couvrant les agissements d'Étienne Guéna. Ce dernier, ex-directeur adjoint du Medef et «M. Logement» de l'organisation - licencié peu après Creyssel qui était son supérieur hiérarchique - a pendant des années fait la pluie et le beau temps au sein du 1 % logement. Allant jusqu'à créer, en 2007, l'Association entreprises et logement (AEL) destinée à favoriser la promotion des actions des entreprises en matière de 1 % logement. En soit, cette association financée à hauteur de 2 millions d'euros par an par l'UESL (l'organisme paritaire gérant le 1 % logement) n'avait rien d'illégal. Mais Étienne Guéna a franchi la ligne rouge en poussant l'adhésion d'AEL au Medef, alors que seules des fédérations ou des Medef territoriaux ont le droit d'être adhérents.

Et la faute de Jacques Creyssel, selon les avocats du Medef, aurait été d'appuyer cette adhésion, allant même jusqu'à tromper les membres des différents comités chargés de statuer sur cette candidature qui n'y auraient vu que du feu. À la sortie de l'audience, le camp de Laurence Parisot n'en démordait pas : «Plusieurs instances exécutives du Medef ont été abusées (…). Si Laurence Parisot n'avait pas eu un doute, le dossier aujourd'hui ne serait pas aux prud'hommes mais au pénal pour détournement de fonds publics.»

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22.06.2009

L'AFP, clé de voûte du système d'information en France, est menacée de changement de statut à brève échéance (projet de loi susceptible d'être présenté prochainement pour une adoption au Parlement en fin d'année)

L'AFP, clé de voûte du système d'information en France, est menacée de changement de statut à brève échéance (projet de loi susceptible d'être présenté prochainement pour une adoption au Parlement en fin d'année)
Aujourd'hui, de par son statut, indépendante des pouvoirs "économique, idéologique et politique", elle pourrait passer sous le contrôle de capitaux privés.
Elle a fait l'objet des attaques les plus vives et les plus indignes de représentants de l'UMP (Lefebvre et Goasguen notamment mettant en cause son impartialité et appelant à sa privatisation immédiate)
Comment soutenir, dès aujourd'hui,
les salariés de l'AFP ?
En signant sans attendre leur pétition
pour la survie et l'indépendance de l'AFP

Texte de la pétition (http://www.sos-afp.org)

Cette pétition sera remise demain à Christine Albanel, ministre de la Culture

A ce jour, 15 000 signatures ont été rassemblées mais seulement une dizaine d'organisations figurent parmi les organisations signataires

Quelques clics prenant quelques secondes, venant d'organisations syndicales et associatives,

permettraient de présenter, demain, à la ministre une pétition plus étoffée.

NB : l'introduction de la CDC au capital de l'AFP est sérieusement envisagée. Des contacts sont déjà en cours avec des syndicalistes de l'AFP. Une rencontre avec l'intersyndicale pourrait être programmée prochainement...

Loïc DAGUZAN
TEL : 01 42 92 32 52

Pour la survie et l'indépendance de l'AFP : assemblée générale du personnel suivie d'un rassemblement au Ministère de la Culture le mardi 23 juin de 14 à 17 heures --

Partout en France, et également à travers le monde, des citoyens de plus en plus nombreux s'inquiètent de l'avenir des médias en France.
Mainmise du pouvoir sur le service public de l'audiovisuel, fragilisation des entreprises de presse indépendantes, mise en cause du statut des journalistes et de leurs droits d'auteur, pressions sur les salaires et les conditions du travail : les raisons de se mobiliser ne manquent pas.

Au coeur du paysage médiatique français, l'Agence France-Presse occupe une place à part. Source d'informations indispensables pour les médias tout comme pour l'Etat, l'AFP fait également partie de la poignée de grandes agences de presse mondiales, travaillant en six langues et entretenant un réseau de bureaux et de correspondants dans 165 pays.

Aujourd'hui, l'indépendance de notre Agence est menacée par un projet de modification de son statut, garanti par une loi de 1957.

Le PDG de l'Agence vient de confirmer devant le Comité d'entreprise qu'il entend poursuivre son projet de transformer l'AFP en "société nationale à capitaux publics".

Il s'agirait en fait d'une société anonyme, qui pourrait ouvrir la voie à une privatisation en bonne et due forme après une étatisation tout aussi peu souhaitable.

Pour protester contre ce projet, plus de 15 000 personnes ont signé à ce jour la pétition intersyndicale "pour la survie et l'indépendance de l'Agence France-Presse" (http://www.sos-afp.org - texte ci-dessous).

La liste des signataires (voir ci-dessous) comprend de nombreux noms prestigieux, mais également des milliers de citoyens de partout en France et dans le monde.

L'intersyndicale a décidé de souligner l'opposition grandissante que provoque ce projet à l'intérieur de l'entreprise comme à l'extérieur, en livrant aux principaux organes gouvernementaux la liste des 15 200 signatures à ce jour.

Pour ce faire, les syndicats appellent : à une Assemblée Générale du personnel le mardi 23 juin à 14h00 et à une grève de 14h à 17h afin de participer à un rassemblement de remise de signatures au ministère de la Culture.

Ce rassemblement aura lieu à 15 heures devant le ministère, Place Colette (Paris 1er).

L'intersyndicale de l'AFP a également pris rendez-vous pour remettre la liste des signataires à l'Assemblée Nationale et au Sénat.
Suite à ces initiatives, la pétition continuera.

- Texte de la pétition (http://www.sos-afp.org) :

"Nous soussignés, citoyens, salariés de l'Agence France-Presse et organisations attachés au pluralisme et au droit à une information complète et objective, affirmons notre soutien à l'indépendance structurelle de l'AFP.
"Depuis plus de cinquante ans, son statut ne l'a pas empêchée de devenir l'une des trois grandes agences de presse mondiales, présente sur les cinq continents et travaillant dans six langues.
"Nous refusons toute modification qui aurait pour effet soit de transformer l'AFP en agence gouvernementale, soit de la livrer en totalité ou en partie à des entreprises privées quelles qu'elles soient et sous quelque forme que ce soit.
"Nous exigeons que l?agence conserve sa particularité, sa capacité à remplir sa mission d?intérêt général et son indépendance structurelle. 
Par conséquent, nous nous opposons à toute modification qui dénaturerait son statut, inscrit dans la loi de 1957."

Parmi les 15.200 premiers signataires, on relève les noms de grands résistants ou grandes figures morales comme le dernier survivant du CNR, Robert Chambeiron, le co-auteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme Stéphane Hessel, Raymond Aubrac, Théo Klein, Rony Brauman, Xavier Emmanuelli, Axel Kahn, les philosophes Noam Chomsky et Edgar Morin, les écrivains Philippe Sollers, Edouard Glissant, Ramon Chao, les journalistes Hervé Bourges, Michèle Cotta, Edwy Plenel, Jean-Leclerc du Sablon, Bernard Poulet, Jean-François Kahn, Henri  Alleg, Jean Lacouture, Philippe Mudry, une centaine de parlementaires,  huit présidents de conseil régionaux, onze de conseils généraux,  quelque 500 élus locaux dont des dizaines de la majorité, une  trentaine d'anciens ministres, gaullistes comme Philippe Dechartre,  Jean Charbonnel, socialistes comme Jacques Delors, commmunistes comme  Jack Ralite, écologistes comme Corinne Lepage; les dirigeants  politiques Martine Aubry (PS), Marie-Georges Buffet (PCF), François Bayrou (MoDem), Cécile Duflot (Les Verts) Jean-Pierre Chevènement  (MRC), Olivier Besancenot (NPA), Nicolas Dupont-Aignan (Debout la  République); des maires de grandes villes (Bertrand Delanoë à Paris,  Daniel Delaveau à Rennes...), des dirigeants syndicalistes comme  Bernard Thibault (CGT), François Chérèque (CFDT), Jean-Claude Mailly  (FO), Jacques Voisin (CFTC), des comédiens et artistes comme Vincent  Lindon, Mylène Demongeot, Michael Lonsdale, Pierre Arditi, Pierre  Etaix, Rufus, Dominique Blanc, Abbas Kiarostami, les géographes Yves  Lacoste et Béatrice Giblin.

Au total, il y a environ 2.500 journalistes (presse écrite et  audiovisuelle), 1.500 étudiants de toutes disciplines, quelque 400  chercheurs et universitaires, 1.300 enseignants du primaire ou  secondaire, 100 éducateurs, notamment sportifs, une centaine de  sportifs ou anciens sportifs dont certains de très haut niveau (Yohann  Diniz, André Boniface, Raymond Poulidor...).

Mais il y a aussi environ 300 cadres d'entreprise, 400 employés ou  ouvriers, plus de 2.000 retraités et des milliers de citoyens attachés  à l'indépendance de l'AFP, et vigilants pour l'indépendance de la  presse en général.

Syndicats CGT, SNJ, CFDT, FO et SUD de l'AFP - le lundi 22 juin 2009

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Pétition pour l'indépendance et la survie de l'AFP - http://www.sos-afp.org/
Petition for the independence and survival of the AFP news agency -
mailto:contact@sos-afp.org

Nuit des écoles le mardi 23 à Koenigshoffen

• PARENTS D'ÉLÈVES, SOUTENEZ CETTE INITIATIVE

Mardi 23 juin, à partir de 16h30 : à l’école des Romains, route des Romains, Strasbourg-Koenigshoffen.

Au programme :

À partir de 16h30, entrée en matière avec « la pêche aux « réformes » » et le « chamboul’tout de notre ministre de l’Education »

Vers 17h, goûter forum sur l’école. Merci d’apporter des gâteaux, de la boisson sans alcool à partager.

Vers 18h, informations sur les « réformes » à l’école primaire.

Vers 18h30 repas partagé avec barbecue halal offert par la FCPE pour poursuivre de manière informelle la discussion. Merci d’apporter de quoi à accompagner le barbecue (une salade, chips...) ou un dessert.

Des jeux seront mis en place pour les enfants.



Et en bonus, une brève parue dans les DNA du 20 juin:

La tenue de « Nuits des écoles » à Strasbourg ne serait pas du goût de l’inspection de l’éducation nationale, qui ferait pression pour que les organisateurs n’aient pas accès aux locaux. Ces rendez-vous conviviaux et revendicatifs, à l’initiative des parents d’élèves, servent à communiquer au sujet des programmes et des réformes du primaire, et plus largement de l’avenir de l’école publique. La Ville de Strasbourg a tranché en autorisant l’accès aux locaux (elle le limite simplement jusqu’à 23 h pour des raisons de sécurité). Une Nuit a eu lieu hier soir à l’école Sainte-Madeleine et une autre se tiendra mardi 23 juin à partir de 16 h 30 à l’école des Romains à Koenigshoffen.

Collectif Sauvons l'Ecole Pour Tous
Courriel: septstrasbourg@free.fr
Site: http://sept.strasbourg.free.fr

Attribution de logements : contestation de la procédure devant les commissions de médiation

Lundi 22 juin 2009, le Conseil d’Etat examine les recours de la Fédération Droit au Logement et de l’association des familles victimes du saturnisme (AFVS) visant à annuler la disposition "d)" de l’annexe de l’arrêté du 19 décembre 2007 du ministre du Logement et de la ville pris pour l’application de l’article R.* 441-14 du code de la construction et de l’habitation. Les associations demandent d’enjoindre, en cas d’annulation de la disposition litigieuse, aux commissions de médiation à notifier et à motiver leurs décisions. L’article en cause dispose que la commission se prononce sur le caractère prioritaire de la demande et sur l’urgence qu’il y a à attribuer au demandeur un logement ou à l’accueillir dans une structure d’hébergement, en tenant compte notamment des démarches précédemment effectuées.
© Diagora Press 2009

21.06.2009

Strasbourg : réunion publique autour de la taxe sur les logements vacants, et naissance de "l'observatoire du logement"

Sur les 10500 logements du privé vacants, 1870 sont repérés comme pouvant faire l'objet de la taxe.

Ce chiffre s'explique par le champ d'application qui exige que les logements soient vacants depuis 5 ans au moins, et qu'ils aient un minimum de confort (eau, salle de bain, etc.)...

Le produit représente environ 622.000 euros. Les modalités techniques à mettre en place seront proposées lors du conseil municipal du 14 septembre prochain, pour une mise en place en janvier 2010.

Cette taxe existe dans une douzaine de villes, mais aucun bilan n'existe pour le moment. Néanmoins il semble qu'elle incite des propriétaires à remettre leur bien sur le marché, à le voir se valoriser, et surtout maintenu dans sa valeur. Encore faut-il les convaincre et les rassurer sur le conventionnement ...

D'autres dispositifs existent qui aideront les propriétaires à remettre sur le marché des appartements qui pour le moment se dégradent, ou sont utilisés à d'autres fonctions (stockage, etc). Les gros bailleurs utilisent toutes ces pssibilités, la Ville souhaite que les petits propriétaires en soient mieux informés, et puissent également y avoir recours.

Pour Philippe Bies même si les résultats peuvent sembler "dérisoires" à certains, lorsque des gens sont sans logement, il n'est pas question de rester les bras ballants, ni de laisser des logements vacants.

Rappel nous est fait que l'objectif fixé dans le PLH est de "produire" 250 logements / an en aquisition amélioration, à côté de la construction de 1 000 logements neufs et de 250 logements en accession sociale : le total fait 1 500 logements / an.

Un des objectifs de Philippe Bies revient à chacune de ces opérations : ramener du logement très social au coeur de strasbourg. Notre ville nous accueille enfin à nouveau, après tant d'années de chasse aux pauvres !

Cette mixité sociale mise à toutes les sauces, va prendre sens, devenir réalité, sous l'impulsion de l'adjoint au maire en charge du logement. Pour preuve, Philippe Bies n'a pas occulté l'hébergement, et des associations auront des appartements situés en centre ville, et en proche périphérie, d'ici quelques mois, avant l'hiver. La problématique de l'hébergement ne serait plus le parent pauvre du logement ? À suivre ...

Bref, pour que cela fonctionne il est nécessaire de mutualiser tous les moyens, toutes les compétences.

Domicoop, la seule AIVS (Agence immobilière à vocation sociale) qui existe, a été laissée pour compte par l'ancienne municipalité. La Ville, Philippe Bies, doit encore réfléchir à lui donner les moyens d'enfin se lancer, d'être suffisament armée pour remplir son rôle.

Bref, cet atelier logement proposé par le parti des Verts de Strasbourg, qui est dans l'éxécutif, a enfin trouvé tout son sens. Il nous propose une réflexion autour des actions menées par la Ville, et la possibilité de lui communiquer nos avis.

En somme cet atelier vient enfin de trouver son identité : L'Observatoire du logement, une sorte de "Conseil Consultatif".

20.06.2009

Le décret "anti-cagoule" officiellement publié

L'interdiction de dissimuler volontairement son visage lors d'une manifestation publique a été officialisée, samedi 20 juin, avec la publication d'un décret du premier ministre au Journal officiel. Le texte punit d'une amende maximale de 1 500 euros "le fait pour une personne, au sein ou aux abords immédiats d'une manifestation sur la voie publique, de dissimuler volontairement son visage afin de ne pas être identifiée dans des circonstances faisant craindre des atteintes à l'ordre public".

Ce document, aussi connu sous le nom de "décret anti-cagoule", prévoit une amende de 3 000 euros en cas de récidive. Il ajoute que des exceptions sont prévues, notamment pour les "manifestations conformes aux usages locaux ou lorsque la dissimulation du visage est justifiée par un motif légitime".

"MESURE GROTESQUE"

Au moment de son annonce, plusieurs syndicats de police avaient émis des doutes sur l'application réelle de cette mesure. "Il sera quasiment impossible d'aller chercher les gens cagoulés au cœur d'une manifestation", rappelait au Monde.fr Fabrice Ribeiro, secrétaire général adjoint du syndicat d'officiers Synergie. Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue de droits de l'homme, dénonçait, pour sa part, "une mesure grotesque qui va créer plus de problèmes qu'elle n'en résoudra".

L'idée derrière ce décret émane du ministère de l'intérieur. Après les débordements en marge du sommet de l'OTAN à Strasbourg, en avril, Michèle Alliot-Marie avait annoncé son intention d'étudier l'interdiction de masquer son visage lors des manifestations. Mme Alliot-Marie avait ensuite transmis un décret à Matignon.

La publication du décret intervient alors que la proposition de loi du député UMP Christian Estrosi, pour créer notamment un délit de "participation à une bande violente" aggravé en cas de dissimulation du visage, a été adopté le 10 juin par la commission des lois. La proposition de loi doit être examinée par les députés à partir de mardi. LE MONDE

Hébergement des sans-abri : vers un "schéma national de la refondation"

Christine Boutin a lancé, le 18 juin, l'élaboration d'un "schéma national de la refondation" de la politique d'hébergement des personnes sans abri. La ministre du Logement a fait cette annonce à l'occasion de la remise des conclusions du groupe de travail présidé par le préfet Alain Régnier, délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées.

Les conclusions de ce groupe, mis en place le 5 mai dernier, sont sans appel :

"le système de prise en charge tel qu'il a été mis en place dans les années 90 est à bout de souffle". Elles recoupent d'ailleurs celles du rapport de Julien Damon sur "Les politiques de prise en charge des sans-abri dans l'Union européenne", remis le 8 avril dernier.

Le schéma national de la refondation fixera donc les grands lignes d'une nouvelle politique d'hébergement des personnes sans abri pour les trois prochaines années. Son élaboration sera assurée par un comité de pilotage national, avec une participation étroite des associations et animé par le délégué général pour l'hébergement et l'accès au logement des personnes sans abri ou mal logées et le directeur général de l'action sociale, en liaison avec le directeur général de l'aménagement, du logement et de la nature.

Ce comité de pilotage est déjà doté de sa feuille de route, qui lui fixe cinq objectifs :

- mettre en place des systèmes d'observation, d'information et d'évaluation des résultats,

- simplifier le système d'offre d'hébergement, en passant par la construction d'un référentiel de prestations et de services pour parvenir notamment à une architecture plus simple et plus lisible du dispositif,

- réformer le mode de prise en charge des personnes à la rue (rationalisation et mutualisation des moyens de l'urgence) et construire des parcours gradués et individualisés en cherchant à donner aux personnes un référent social unique,

- adopter une démarche de planification territoriale de l'offre comme celle qui existe dans le domaine sanitaire,

- placer le dispositif d'hébergement dans une logique d'accès au logement, qu'il soit ordinaire ou adapté. Le comité de pilotage doit entamer ses travaux dans les tout prochains jours et proposer le schéma national de la refondation au mois de septembre. A cette occasion, il devra également désigner "six ou sept territoires d'expérimentation", sur lesquels serait testée l'élaboration d'un plan d'action concerté. Celui-ci devrait impliquer fortement les collectivités territoriales, reprenant ainsi les conclusions du rapport Damon et celles du dernier rapport du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées. Jean-Noël Escudié / PCA
publié le 19 juin 2009 - localtis info

 

19.06.2009

Angers : les squatteurs du "49.3" ont un mois pour quitter les lieux

Le délibéré a été rendu cet après-midi. Le tribunal d'instance d'Angers ordonne l'expulsion des occupants du squat situé rue du Maréchal Juin, dans le quartier de la Roseraie. Les squatteurs ont un mois pour quitter les lieux. Le petit immeuble, qui appartient à la Soclova, avait été investi à la fin du mois de mai, et baptisé le « 49.3 ». Une occupation illégale qui faisait suite à l’évacuation, en avril, du « 48 », un précédent squat situé au 48, rue Lionnaise. Jusqu'à aujourd'hui, une trentaine de personnes passait régulièrement la nuit au 49.3, dont essentiellement des demandeurs d’asile.

chasse aux sorcières à la caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche

COMMUNIQUE DE PRESSE de la CGT Caisse d’Epargne

La caisse d’Epargne Loire Drôme Ardèche est actuellement le théâtre d’une bien médiocre représentation dont la mise en scène est assurée par la Dame de Fer de la direction des Ressources Humaines.

En effet une véritable chasse aux sorcières est actuellement en cours dans cette caisse, le Président du Directoire ayant même déclaré, lors d’une réunion, que ses salariés étaient « génétiquement incapables de s’adapter… ». Diable, appeler la sélection génétique au secours pour justifier les incapacités de l’encadrement supérieur à faire fonctionner la boutique : fallait le faire… et ils l’ont fait ! Par ailleurs, sous l’impulsion de l’apprenti Dictateur sus-cité, un « dégraissage » de 70 personnes est programmé dans les prochains mois.

D’ores et déjà les hostilités ont démarré sous la houlette de la redoutable responsable DRH. Deux employés de l’agence d’Aubenas, dans l’Ardèche, ont été convoqués à un entretien préalable à une sanction disciplinaire « pouvant donner lieu à un licenciement », selon la formule consacrée. Que reproche-t-on à ces deux salariés ? Essentiellement de n’avoir pas voulu se livrer au petit jeu malsain de la vente forcée en respectant la déontologie (et par conséquent les clients) qui devrait selon l’AMF (Autorité des Marchés Financiers), être observée dans le monde bancaire.

Enfin, la situation confine à l’ubuesque, quand l’un des deux salariés convoqués se voit reprocher « une trop grande liberté d’esprit… » (sic). Cela pourrait être risible si le salarié en question n’écopait pas de la sanction suprême : une procédure de licenciement.

Par ses méthodes la Direction de cette caisse locale a réussi à instaurer un climat délétère, mélange de peurs larvées et de stupéfaction. Reste à savoir si, dorénavant, les salariés de l’entreprise ne devront pas subir une lobotomie afin de conserver leur emploi… Drôle d’époque !!!

Contact : Jean-Paul KRIEF   DSN CGT 06 81 18 35 55

18.06.2009

Du baron Haussmann à M. Nicolas Sarkozy : Logement social, une pénurie entretenue

Avec la fin de la trêve hivernale des expulsions, le 15 mars, la question du logement est revenue au cœur du débat public. Face à ceux qui réclament une intervention de l’Etat pour garantir ce bien de première nécessité, les conservateurs d’hier et d’aujourd’hui préfèrent laisser jouer le marché. Locataires aidés ou petits propriétaires endettés ? De la Restauration au récent projet de loi de la ministre du logement, Mme Christine Boutin, c’est la tension qui structure l’histoire de l’habitat social en France.

Par Olivier Vilain

« Rendre possible l’accès à la propriété pour tous », notamment par le développement du crédit hypothécaire. C’est la réponse proposée, en septembre 2006, par M. Nicolas Sarkozy, à une crise du logement qui est loin de se résumer aux cent cinquante mille sans-logis complaisamment filmés chaque hiver. Loyers et traites représentent près de 25 % de la dépense des ménages, contre 12,5 % à la fin des années 1980. Un couple de salariés modestes avec deux enfants, gagnant chacun 1 500 euros par mois, doit dépenser près d’un quart de ses revenus pour se loger dans le parc social et jusqu’au double dans le parc privé (1). «  Le discours dominant identifie la crise du logement à la baisse des prix de l’immobilier. Il n’y a rien de plus faux : la vraie crise a lieu lorsque les prix sont à la hausse  », grince un fonctionnaire du ministère du logement. Sous une forme ou une autre (exiguïté, logement indécent, divers impayés...) dix millions cent mille Français en 2008, contre neuf millions trois cent mille en 2007, sont touchés.

Cette situation ne résulte pas de la simple confrontation entre l’offre et la demande. Comme le soulignait le sociologue Pierre Bourdieu, « l’Etat contribue de manière déterminante à faire le marché immobilier, notamment à travers le contrôle qu’il exerce sur le marché du sol et les formes de l’aide qu’il apporte à l’achat ou à la location (2)  ». Or les pouvoirs publics ont laissé s’effondrer la production d’habitations, générant une pénurie évaluée à un million de logements, dont quatre cent mille pour la seule Ile-de-France. Il y sort de terre rarement plus de quarante mille constructions par an depuis 1992, soit autant qu’en Bretagne, une région pourtant quatre fois moins peuplée. En outre, les démolitions de logements sociaux ne cessent de se multiplier, aggravant encore le déséquilibre.

Vent de fronde contre les « proprios »

Déjà, sous la Restauration, des brochures dénonçaient : « Les propriétaires traitent les habitants d’une ville peuplée comme les accapareurs de grains traitent des assiégés réduits à la famine (3) !  » Plus tard, Friedrich Engels analysait la pénurie chronique frappant Londres, Paris, Berlin ou Vienne : « Ce qu’on entend de nos jours par crise du logement, c’est l’aggravation (...) des mauvaises conditions d’habitation des travailleurs par suite [de leur] brusque afflux (...) vers les grandes villes ; c’est une énorme augmentation des loyers ; un entassement encore accru de locataires (...) et pour quelques-uns l’impossibilité de trouver même à se loger. Et si cette crise (...) fait tant parler d’elle, c’est (...) qu’elle atteint également la petite bourgeoisie (4). »

La construction repose alors sur les particuliers. Le propriétaire d’un terrain empruntait auprès d’un notaire de quoi construire une maison, ajouter une pièce, surélever un immeuble. A partir du milieu du XIXe siècle, les sociétés de promotion immobilières font leur apparition et drainent l’épargne des banques. Cet afflux de capitaux fait exploser le prix des terrains des quartiers populaires, les réservant à la construction des très chics logements haussmanniens.

Autour des années 1880, la production de logements chute, accentuant la pénurie et la hausse des prix. Ainsi se révèle, selon le sociologue Christian Topalov, une «  inadéquation structurelle entre la production et le pouvoir d’achat » des ouvriers et des artisans (5). La révolte gronde contre les « proprios » décrits comme « des usuriers, des concussionnaires, des agioteurs, d’infatigables agents d’oppression (6)  » et caricaturés sous les traits de « Monsieur Vautour »

Lors de la première guerre mondiale, l’Union confédérale des locataires, dont les militants sont adeptes du syndicalisme révolutionnaire, impose le quasi-blocage des loyers. Ballon d’oxygène pour les familles, la mesure ne favorise ni la reprise de la construction ni l’entretien du parc existant. Après les destructions engendrées par la seconde guerre mondiale, et alors que le parc de logements doit augmenter d’un tiers, la IVe République tente de redonner aux capitaux privés le « goût de la pierre » : les augmentations de loyer sont à nouveau autorisées en contrepartie de la mise en place d’une allocation-logement pour les familles. Mais la spéculation s’en mêle. Les coûts dérapent, en particulier ceux du foncier : la relance avorte.

Il faut attendre les années 1950 pour qu’un consensus s’établisse sur la nécessité de mettre sur pied des circuits de financement public capables de subventionner directement la construction. En effet, les capitaux publics, prêtés à des taux plus bas que les capitaux privés et pour une durée supérieure, permettent de diminuer et de mutualiser les coûts. Ce système d’« aides à la pierre » fonctionne grâce aux prêts de la Banque de France et aux subventions du Trésor.

Une autre source de financement bon marché naît dans la foulée : le prélèvement de 1 % de la masse salariale des entreprises de plus de dix salariés. Enfin, le système est complété, d’un côté, par le Crédit foncier qui accorde des prêts à taux préférentiel aux accédants à la propriété ; et, de l’autre, par la Caisse des dépôts et consignations qui, grâce au livret A des Caisses d’épargne, accorde des prêts plus intéressants encore aux organismes d’habitation à loyer modéré (HLM), et devient le principal promoteur immobilier au travers de l’une de ses filiales, la Société centrale immobilière (SCIC). L’effort consenti est considérable. Le pic est atteint en 1973 avec cinq cent cinquante-six mille logements neufs. Le parc augmente de moitié entre 1953 et 1975. Sur les huit millions d’habitations sorties de terre, note l’historienne Sabine Effosse, près de 80 % ont bénéficié d’une aide publique (7).

A partir de 1972, la légitimité de l’intervention de l’Etat est ouvertement contestée par un groupe de hauts fonctionnaires (8). Le plus influent d’entre eux se nomme Valéry Giscard d’Estaing. Secrétaire d’Etat aux finances en 1959, ministre de l’économie de 1962 à 1966, puis de 1969 à 1974, il s’emploie à restaurer les «  mécanismes “naturels” du marché (9) ». En rationnant notamment les « aides à la pierre » et en retirant au Crédit foncier le monopole des prêts à l’accession à la propriété, il organise le transfert du financement de la construction de logements entre les mains des banques privées.

Devenu président de la République en 1974, M. Giscard d’Estaing confie à Raymond Barre une commission de réforme des « aides à la pierre », accusées de grever le budget de l’Etat. Deux proches du président, M. Pierre Richard (le futur dirigeant de Dexia qui sera contraint à la démission en septembre 2008) et le rapporteur général de la commission, l’inspecteur des finances Antoine Jeancourt-Galignani, appellent à la suppression de ces dernières. Séduit, M. Jacques Barrot, secrétaire d’Etat au logement (1974-1978), estimera que « la construction de logements, leur localisation, leur (...) qualité eussent alors été déterminées par le jeu du marché : c’était donc une solution libérale, la plus libérale qui fût (10) ». L’augmentation des coûts à la charge des ménages aurait été trop brutale pour que cette logique soit concrètement mise en œuvre, mais le processus est entamé. M. Barrot opte en 1977 pour un « retour progressif à la liberté des loyers  », accédant ainsi à une vieille revendication de l’Union nationale de la propriété immobilière (UNPI). Pour le secrétaire d’Etat, il faut donc ne « pas supprimer les aides à la pierre, mais les alléger. Et compenser cette réduction par la création de l’aide personnalisée au logement » (APL), à destination des salariés les plus pauvres, le temps que leur niveau de vie augmente.

Las, le chômage se développe, la construction plonge et le coût du logement s’envole. La réforme oblige les organismes HLM à augmenter fortement leurs loyers et à diminuer leurs investissements.

Le système d’intervention publique va progressivement favoriser davantage le propriétaire privé. Le financement public du logement social deviendra plus cher durant les années 1980 et 1990. Parallèlement, à partir de 1986, la loi autorise les propriétaires à aligner leurs loyers sur les prix les plus élevés à chaque renouvellement de bail. Le bilan est lourd : « Sur les trente dernières années, le loyer des locataires (...) les moins riches (...) a augmenté plus rapidement que celui des [autres], estime en 2005 l’économiste Gabrielle Fack. Entre 50 % et 80 % des allocations-logement perçues par ces ménages auraient été absorbées par les augmentations de loyer  (11).  » L’APL subventionne donc en réalité les propriétaires. Depuis 2002, ces derniers voient se multiplier les exonérations fiscales dans l’investissement locatif, avec les dispositifs de Robien et Borloo (12), et à destination des sociétés foncières cotées en Bourse, dont la principale, Gecina, était jusqu’à récemment dirigée par… M. Jeancourt-Galignani. Ces dernières ont pu vendre leur parc de logements à la découpe, sans payer d’impôt sur les bénéfices, à condition d’assurer un fort dividende et de payer une petite compensation fiscale pour solde de tout compte.

« Jamais les familles n’ont consacré d’efforts financiers aussi importants pour se loger et, à l’opposé, l’effort financier de l’Etat n’a jamais été aussi réduit  », constate la Confédération nationale du logement (CNL) (13). L’effort public représente moins de 2 % des richesses produites, taux qui d’ailleurs ne cesse de diminuer. Par comparaison, la proportion était double sous la IVe République, et Pierre Mendès France prévenait déjà en 1968 : «  Vouloir résoudre la crise du logement en faisant passer celui-ci dans la catégorie des “biens rentables”, c’est préconiser des solutions de la Belle Epoque. » Pour ce responsable politique, la solution exigeait des investissements élevés et donc la fin de la limitation de la contribution de l’Etat ; il s’agissait aussi de « porter atteinte aux profits spéculatifs (14)  ».

Casser les HLM, chasser les habitants

Jamais ces derniers n’ont été aussi élevés. La propriété foncière et immobilière constituait, en 2005, la moitié du patrimoine national, soit 5 500 milliards d’euros (15). Sur ce total, 3 000 milliards étaient directement issus de la spéculation foncière.

Depuis les années 1970, le logement n’est plus un enjeu du débat politique alors que le secteur représente 23 % de l’économie nationale. Ce n’est pas la dernière campagne présidentielle qui démentira ce constat. Les deux principaux partis — l’Union pour un mouvement populaire (UMP) et le Parti socialiste — se sont bornés à promettre la construction de cent vingt mille logements sociaux par an, pendant cinq ans, c’est-à-dire la moitié des besoins reconnus par la commission logement d’Attac, la Ligue des droits de l’homme ou la CNL. Plus grave, au nom de la « mixité sociale », les deux partis s’accordaient sur la nécessité de casser les HLM, ce qui implique généralement de repousser leurs habitants plus loin encore des centres-villes.

Le candidat Sarkozy ajoutait la promesse de la propriété pour tous, devant un PS qui n’a jamais combattu la politique néolibérale du logement. « J’ai vainement tenté de convaincre Lionel Jospin que, au nom de la justice sociale, la gauche devait se pré-occuper autant du logement que des 35 heures », s’est dédouanée la dernière ministre du logement de la gauche plurielle, Mme Marie-Noëlle Lienemann, lors d’une rencontre avec des socialistes de Massy (Essonne), fin 2005. Elle a également confié aux militants silencieux : « Vous savez comment cela se passe. En France, rien ne bouge tant que les classes moyennes ne sont pas touchées ! »

Olivier Vilain

Successeur potentiel de Chérèque, Laurent Berger à la direction de la CFDT

AFP - De Thierry MASURE

PARIS (AFP) — La CFDT poursuit le renouvellement et le rajeunissement de son équipe de direction avec l'entrée à la commission exécutive (CE) de Laurent Berger, 40 ans, successeur potentiel de François Chérèque.

L'accession au gouvernement de la CFDT de ce Breton proche de M. Chérèque, jusqu'ici patron de l'Union régionale des Pays de la Loire, a été votée à l'unanimité par le Bureau national, mercredi.

Conseiller en insertion professionnelle, un métier qu'il n'a exercé que brièvement, M. Berger y succéde à Jacky Bontems, 57 ans, tandis que Marcel Grignard, 58 ans, cumulera les responsabilités de la politique revendicative et de secrétaire général adjoint, ce qui en fait le numéro deux de la CFDT.

Avec la promotion de M. Berger, la direction restreinte de huit membres (dont trois femmes) qui entoure François Chérèque comptera désormais autant de quadragénaires que de quinquagénaires. Cela sans attendre le congrès prévu à la mi-2010, échéance traditionnelle des remaniements de la direction.

Sur proposition de François Chérèque, Laurent Berger a d'ailleurs été chargé par le Bureau national, outre du secteur PME, de préparer le congrès de Tours. Un rôle stratégique alors que la CFDT peine à se remettre de son feu vert à la réforme des retraites de 2003.

Après quatre années de baisse des effectifs, elle a vu le nombre de ses adhérents (814.636) se redresser légèrement en 2007 et en 2008.

Les familiers de la CFDT prêtent à François Chérèque l'intention de faire de Laurent Berger son successeur.

M. Chérèque sera candidat à un troisième mandat de secrétaire général au prochain congrès mais, affirme un ancien dirigeant de la confédération, "ne finira pas son mandat". "En interne, Berger est présenté comme le successeur potentiel de Chérèque, il rentre pour devenir secrétaire général", ajoute-t-il.

Marié et père de trois enfants, Laurent Berger fait la quasi-unanimité à la CFDT. Entré au Bureau national en 2003, il avait été le mieux élu des membres de cette instance.

Son entrée à la direction symbolise aussi une inflexion de la CFDT, vers "un syndicalisme de proximité, tourné vers les salariés et moins institutionnel", selon des proches de la CFDT. "On passe d'un syndicalisme plus technocratique à un syndicalisme plus militant", ajoutent-ils tout en relativisant, François Chérèque étant, par son parcours et son tempérament, "un militant".

Un rapport préconisant "un rééquilibrage" en ce sens a d'ailleurs été présenté au Conseil national réuni de mardi à jeudi, ajoute-t-on de mêmes sources.

La promotion de Laurent Berger est aussi une confirmation de l'importance de la Jeunesse ouvrière chrétienne (JOC) comme vivier de recrutement de la CFDT. Il a en effet été secrétaire général de l'association de 1991 à 1994.

Conseiller à cette époque d'une entreprise d'insertion, Laurent Berger était devenu permanent de la CFDT à l'union locale de Saint-Nazaire en 1996.

Le projet de loi réformant le crédit à la consommation a été adopté au Sénat

LES ECHOS

Le Sénat a adopté hier, en première lecture, le projet de loi qui transpose en droit français la directive européenne du 23 avril 2008 encadrant la distribution et la publicité des crédits à la consommation - notamment pour éviter les dérives du crédit renouvelable (ou « revolving ») et renforçant l'information des consommateurs. Le texte a été adopté par 199 voix contre 139 voix. La majorité UMP, l'Union centriste et le RDSE (en majorité radicaux de gauche) ont voté pour, tandis que l'opposition CRC-SPG (communistes et Parti de gauche) et le PS ont voté contre. Nicole Bricq (PS) a regretté qu'il y ait « si peu d'avancées sur le surendettement ». Le projet de loi de la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, doit encore être examiné par l'Assemblée nationale, puis soumis à une deuxième lecture des deux chambres.

de plus en plus de jeunes de moins de 25 ans dans les rues de strasbourg. Je ne sais pas pour vous, mais nous ça nous préoccupe ...

Cour des comptes : les rapports sur les associations caritatives

Les membres de la Cour des comptes ont mené des "vérifications ciblées" auprès de quatre associations caritatives faisant appel à la "générosité publique" --Les Restaurants du coeur, Sidaction, Perce-Neige et France-Alzheimer-- qui avaient déjà été contrôlées par l'institution entre 2000 et 2006. La Cour s'est dite "globalement satisfaite" de la gestion des associations caritatives,

Consultez :

Le rapport sur Sidaction
Le rapport sur Les Restaurants du coeur
Le rapport sur France Alzheimer
Le rapport sur Perce-Neige

16.06.2009

APPEL DES APPELS 67 : texte de l'intervention des orthophonistes- journée du 06/06

http://appeldesappels67.blogspot.com/2009/06/nous-orthophonistes-qui-avons-repondu.html

STRASBOURG, 789 ALSACE : CONFÉRENCE À L'ESTES LE 16 JUIN

Conférence de Serge Ebersold

Reconfiguration de l'intervention sociale :

assujettissement des savoirs et disqualification professionnelle.

« Les nouveaux modes d'intervention sociale dépossèdent les professionnels de toute capacité d'expertise en les soumettant, entre autres, à la logique du projet et à la rationalité de la compétence. En résulte un assujettissement des savoirs qui subordonne par exemple l'action à une injonction d’autolégitimation, aux fluctuations des rationalités financières, aux contingences organisationnelles, aux temporalités du court terme. C'est assujettissement des savoirs n'est pas uniquement source d'incertitude, mais porte en soi une disqualification professionnelle qui peut être source d'enfermement dans soi. »

À l'ESTES, mardi 16 juin à 19:00h

Strasbourg : PLU

15.06.2009

LDH STRASBOURG : LE LOGEMENT ET LA RUE

Cycle de conférences - ateliers 2008/2009

"Le logement et la rue "

Faisons preuve d'intelligence collective


ATTENTION : CHANGEMENT D'HORAIRE !

La ligue des Droits de l'Homme - Strasbourg

Sous le patronage de M. Terry Davis, Secrétaire Général du Conseil de l’Europe
Avec le parrainage de M. Albert Jacquard


vous invite

le vendredi 26 juin 2009 de 18h45 à 20h45 (conférence)
Au Collège Doctoral Européen
46 Boulevard de la Victoire - 67000 STRASBOURG
et
le samedi 27 juin de 9h30 à 13h (atelier)
1 rue de la Course - Strasbourg

à la conférence-atelier N° 9 du cycle avec

M. Patrick Henry
Médecin, alcoologue, victimologue,
chargé de la mission de lutte contre la grande exclusion à la RATP depuis 1992

Entrée libre
Merci de diffuser largement

En savoir plus : www.ldh-strasbourg.org

Nous écrire : logementetrue@ldh-strasbourg.org

Télécharger l'affiche

Télécharger l'invitation

Pour retrouver tout ce qui concerne :

Les conférences N°1 à 8 cliquer ici

Les atelier N°1 à 8 cliquer ici

Les équipes projets N°1 à 8 : cliquer ici

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La santé et la rue

La vie à la rue fragilise le corps soumis à rude épreuve mais aussi le mental des sans abris. Comment vivre exclusivement le présent, occupé à temps plein à sa simple survie?

En 1984, au centre d'hébergement de la Maison de Nanterre, Patrick Henry crée une consultation médicale unique en Europe où dix mille hommes et
femmes de Paris en grande précarité trouvent un accueil médical et une écoute. De cette riche expérience humaine, Patrick Henry et Marie-Pierre
Borde ont tiré un livre "La vie pour rien" édité chez Robert Laffont en 1999.

Dix ans plus tard, la question des conséquences de la vie à la rue sur la santé pour les SDF et les mal-logés reste d'une brûlante actualité.
Ainsi, une étude de mars 2009 réalisée par Médecins du Monde et l'Assistance Publique Hôpitaux de Marseille montre que :
- la moyenne d’âge de décès des sans-abri est de 41 ans pour les femmes et de 56 ans pour les hommes (l’espérance de vie en France pour un homme est de 77 ans et pour une femme de 84 ans selon l’Insee);
- les personnes présentant des problèmes de santé mentale (addictions et pathologies psychiatriques) ont une espérance de vie encore plus basse : 37
ans;
- les pathologies digestives (20,5 %) et pulmonaires (16 %) sont les principales causes d’hospitalisation ou de décès. Le stade d’évolution de la
maladie, très avancé, témoigne d’une absence de suivi régulier ou d’intervention à temps;
- 15 %: c’est le taux de suicide chez les SDF, soit sept fois plus qu’en prison.

Le 26 juin, lors de la conférence XXX, Patrick Henry nous fera part de son analyse actuelle des conséquences sur la santé de la vie à la rue en tant
que médecin engagé auprès de cette population.
Sources :
M. Patrick Henry, Médecin, alcoologue, victimologue, chargé de la mission de lutte contre la grande exclusion à la RATP depuis 1992).

Bibliographie :

- La vie pour rien, Patrick Henry et Marie-Pierre Borde, 1999, Robert Laffont.
- Bouche de chaleur, Patrick Henry, 1998,  Anne Carrière.
Accompagnateur compétent de l'atelier du 27 juin : M. Syamak Agha Babaei, médecin urgentiste et conseiller municipal à Strasbourg

Strasbourg : un été meurtrier pour les sans-abri

Des terrains pour tous ;
des bungalows, des logements pour tous ;

c'est mal barré !

En ce moment :
• des structures d'hébergement vont fermer cet été faute de budget pour des remplacements ;
• rue des foulons, à l'unanimité le conseil municipal (du 25) s'est acharné à parler des contenants (chalets) et a insisté lourdement sur un projet "innovant et inédit" (point 17). Seule Mme Zuber a tenté de parler de professionnalisme ...
Pour 30 personnes UN SEUL TS et 6 surveillants, exactement ce que le gouvernement apprécie : pas cher !
Personne à la ville n'a défendu le contenu ... Qui ignore encore ce qui se passe ? violence, alcool et +, cris, bagarres ...

La préfecture a de quoi se réjouir : la voilà débarrassée un temps de ces gens dont personne ne veut, en dehors de ceux qui font leur beurre sur la misère.

Les sancho-panza ne s'y trompent pas, le "projet discount" ça marche, ils ont déjà proposé un projet identique sur le "contenu", où seul le "contenant" change, après les chalets, des wagons !


l'hébergement d'urgence, s'est vu signifié que dorénavant les déficits, qui jusque là étaient comblés par la solidarité d'état, ne seraient plus acceptés. L'urgence "coûte" trop cher, "à cause" des travailleurs sociaux. Personne pour dénoncer cela ?


Les logements vacants
En ce moment 3 initiatives, 2 assos et 1 parti travaillent sur cette thématique. Chacun dans son coin.
Un projet assos, consiste à aller vers les propriétaires, à dialoguer avec eux, tout simplement. Nous savons au collectif que ça marche. Une autre assos travaille sur les quartiers, 2 approches qui sont très intéressantes (bénévoles), et qui reçoivent un bon accueil des gens. Le dernier projet ? La guerre des places camarade ... Le désir de pouvoir ...


l'hiver passé des chaises, "c'est la faute à l'état" quel bel "argument" pour laisser faire !
L'hiver prochain, les égouts ?

On se posera la question, lorsque le problème se présentera !
• etc

En conclusion
Les gens, les associations sont en danger... Toutes les associations ? Non, la Fondation d'Auteuil s'installe très confortablement !

Le dialogue est ouvert l'appel des appels est fait pour ça.

Le Conseil d'Etat veut "reconstruire le droit au logement"

Le Conseil d'Etat consacre son rapport annuel 2009 au thème "Droit au logement, droit du logement". Ce rapport, qui doit être publié prochainement à la Documentation française, se fixe comme ambition de "comprendre pourquoi la France ne construit pas assez de logements ou ne les construit pas assez bien, malgré l'amélioration tangible des dernières décennies". A travers ses propositions, le Conseil d'Etat entend "ne pas faire une grande loi de plus, mais reconstruire les droits du et au logement". Pour cela, le rapport procède à une analyse détaillée des politiques du logement, en particulier à travers leurs - nombreuses - traductions juridiques. La construction législative et réglementaire du droit au logement est pourtant relativement récente, puisque sa première apparition remonte à la loi du 22 juin 1982 sur les droits et obligations des locataires, dont l'article 1er indique que "le droit à l'habitat est un droit fondamental". D'autres textes sont ensuite venus préciser le contenu de cette notion, comme la loi du 31 mai 1990 sur la mise en oeuvre du droit au logement, la loi d'orientation du 29 juillet 1998 relative à la lutte contre les exclusions ou la loi du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable.
Malgré la construction de ce corpus juridique, l'accès au logement demeure encore "un parcours du combattant". Le rapport passe en revue les difficultés d'application et les limites de la notion de droit opposable au logement (Dalo), au premier rang desquelles figurent la difficulté d'ajustement entre l'offre et la demande, mais aussi "l'effacement progressif" de l'Etat après la période de la reconstruction, au profit du marché puis, dans un deuxième temps, des collectivités territoriales. Sur ce dernier point, le Conseil d'Etat relève que "la décentralisation entamée en 1982 l'a [NB : l'Etat] en particulier privé de la maîtrise sur l'urbanisme et le foncier. Un malthusianisme local et un éclatement de la gouvernance entre une multitude d'acteurs - ayant l'aptitude à se paralyser mutuellement - en ont résulté".
A partir de ce constat, le Conseil d'Etat formule un ensemble de propositions intéressantes, même si elles n'ont pas toujours l'aspect de refondation ex nihilo revendiqué en introduction. En matière de développement de l'offre, le rapport propose ainsi de "mieux articuler" les documents d'urbanisme (Sdau, POS et PLU) et ceux relatifs à l'habitat (PDH et PLH) et de fixer une obligation de 20% de logement sociaux pour tout programme immobilier de plus de dix logements. Il invite également à revisiter des pans importants du droit du logement. Sur ce point, il estime que les collectivités territoriales devraient davantage utiliser la constitution de réserves foncières, pour laquelle il existe déjà un cadre juridique adapté. Sur la gouvernance, le rapport propose de promouvoir un "partenariat décentralisé" permettant de "favoriser une responsabilisation accrue des collectivités territoriales, en veillant au maintien d'un financement étatique prépondérant". Cette décentralisation devrait se faire principalement au profit des intercommunalités, "sauf en région parisienne où le niveau régional apparaît être le seul pertinent". Le rapport demande par ailleurs à l'Etat de renoncer à ses objectifs annuels de ventes de logements HLM.

Enfin, sur la mise en oeuvre du Dalo, le Conseil d'Etat préconise de développer les outils d'évaluation et d'aide à la décision et d'"investir massivement" dans la connaissance de la demande. Il propose aussi d'abandonner la fixation d'un objectif annuel de production de logements, pour se centrer sur le seul logement social et de fixer un effort budgétaire minimal "autour de 2% du PIB". Au passage, le Conseil d'Etat propose de mettre à jour un certain nombre de notions fondamentales comme celles de sur et de sous-occupation, les indices d'indexation des loyers ou l'indice du coût de la construction.
Dans un communiqué du 10 juin, la ministre du Logement "salue le travail juridique du Conseil d'Etat qui permettra de faire progresser le droit au logement opposable (Dalo) dans notre pays et de faciliter l'accès pour tous à un logement décent". Christine Boutin rappelle néanmoins "que les lois successives ont permis de donner une plus grande efficacité à la politique du logement". Elle considère aussi que "plusieurs problèmes évoqués par le rapport ont déjà trouvé une solution dans la loi qu'elle a défendue au Parlement" : assouplissement des règles d'urbanisme pour construire davantage, mobilité au sein du parc HLM et surloyers, garantie des risques locatifs, meilleure articulation entre le Dalo et la lutte contre l'habitat indigne, prévention des expulsions ou pilotage plus efficace de la politique d'hébergement

Jean-Noël Escudié / PCA - LOCALTIS

 

Aller plus loin sur le web

13.06.2009

MANIF DE CE JOUR À STRASBOURG, VOYEZ L'ALBUM PHOTOS. 1000 PERSONNES, AUCUNE ASSOCIATION !

Formulaire RSA : Un flicage de plus en plus intolérable !

ACTUCHOMAGE - Mercredi, 10 Juin 2009

Choqués, plusieurs de nos lecteurs «ex-RMIstes» nous alertent sur la teneur douteuse du document de six pages à remplir afin de prétendre au Revenu de solidarité active qui, non seulement, fait montre d'un contrôle social hautement intensifié, mais scrute au plus près la solidarité familiale, associative voire amicale dont pourraient bénéficier les allocataires.

=> Voir le formulaire en PDF1521_formulaire_rsa.pdf

Plus que jamais, la situation familiale (célibat ou vie commune, divorce ou séparation, enfants…) et les ressources (tous types de revenus, allocations, indemnités y compris Sécu, pensions, rentes, biens immobiliers, épargne disponible, aides financières de la famille ou autres…) sont passés au crible à travers un questionnaire hyper poussé, limite indiscret qui, par sa précision et sa densité, surpasse de très loin la traditionnelle déclaration aux impôts.

On est en plein dans l'examen du «train de vie» des RMIstes… désormais élargi aux ex-allocataires de l'API et aux «travailleurs pauvres» ! Sans compter que ces informations financières et sociales — qui doivent être réitérées tous les 3 mois afin que la CAF puisse tenir compte au plus près des «variations de ressources» — feront l'objet d'un énorme fichier consultable par un grand nombre d'intervenants parmi les administrations sociales et fiscales. Administrations dont nous ne connaissons ni la qualité ni la diversité exactes, ni l'éventail des usages qu'elles pourraient en faire.

Le RMI était un revenu de droit mais pas le RSA. Au nom des «droits et devoirs» de tous ces «assistés», on monte d'un cran dans l'intrusion dans la vie privée et dans l'atteinte aux libertés individuelles.

Côté logement, la CAF semble plus évasive car elle connaît déjà la situation de ses allocataires, soit parce qu'elle ampute chaque mois leur RSA flambant neuf d'un «forfait logement» (53 € pour une personne seule, 106 € pour une personne seule avec enfant ou un couple sans enfant, etc) s'ils sont logés gratuitement ou bien propriétaires ne remboursant plus d'emprunt, soit parce qu'elle leur verse une APL. Mais avec toutes ces questions particulièrement inquisitoires autour des revenus, il est évident que, par exemple pour le chômeur dont le montant du loyer est supérieur ou égal à ses allocations — ce qui n'est pas rare, hélas —, la CAF n'aura aucune peine à deviner qu'il bénéficie soit de la solidarité familiale, soit qu'il pompe dans ses économies. En pages 4 et 5, il lui est donc demandé de déclarer ses sommes placées (comptes ou livrets d'épargne, etc). Par conséquent, on devine que ce formulaire vise à lever le voile sur le montant et/ou la provenance de ces petits «à-côtés» qui lui permettent de survivre et de ne pas finir à la rue... Subrepticement, par une pression larvée, on tente ainsi de violer le secret bancaire.

Le RSA rétablit… l'obligation alimentaire !

Un détail des plus étranges nous a aussi interpelés. Jusqu'à présent, on parlait de «pension alimentaire» au sujet de parents séparés dans le cadre de la charge des enfants mineurs, ou bien majeurs mais poursuivant leurs études. Or figurez-vous qu'avec le RSA, même les «enfants» de plus de 25 ans — puisqu'il est interdit aux jeunes — et non scolarisés sont concernés !

Voyez en bas de la page 2, dans la rubrique "Vos droits à pension alimentaire". Pour les célibataires vivant seul(e)s, on lit : «Percevez-vous une pension alimentaire ? OUI - NON
Si non, vous êtes susceptible d'engager une action envers vos parents pour obtenir une pension alimentaire. Si vous souhaitez être dispensé de cette démarche, précisez le motif (logé gratuitement par les parents, aide financière versée par eux…)»

Ce questionnaire informe clairement qu'un célibataire très majeur, vivant seul mais n'étant pas en mesure d'assurer sa subsistance, peut engager une action en justice envers ses ascendants (s'ils ne l'aident pas spontanément) afin d'obtenir une pension, comme prévu par la loi. Hormis une «dispense» qu'il doit motiver, le candidat au RSA est-il, effectivement, obligé d'entamer «cette démarche» ? Que signifie le terme «susceptible», ici employé ?

Mieux. Page 3, à "Pensions alimentaires reçues", on demande : «Précisez qui vous verse cette pension (parents, amis, ex-conjoint…)» ! Outre les parents, même les «amis» sont dans le collimateur, dites donc ! Faut-il, eux aussi, les assigner au tribunal ? (On plaisante...)
Toujours à la page 3, à "Aides et secours financiers réguliers", on demande : «Précisez qui vous verse cette aide (parents, amis, ex-conjoint, associations…)». Visiblement, un SDF abonné au Secours Populaire doit aussi le déclarer !

En clair : considérant que, si vous avez quelques sous de côté, si les proches peuvent — doivent ? — vous aider ou si vous êtes secouru régulièrement par les Restos du Cœur, ces compléments viendront en déduction du RSA versé, Martin Hirsch et le gouvernement montrent ainsi leur intention de substituer au maximum la solidarité nationale à toute autre forme de solidarité, privée ou associative.

Pire ! Lentement mais sûrement, on se rapproche du système Hartz IV instauré en Allemagne où tout chômeur recevant un cadeau ou une aide de sa famille, si cela est détecté sur son compte en banque, se voit suspendre son allocation à hauteur du montant perçu (on rappelle que là-bas, la surveillance bancaire des Hartzi est autorisée de longue date et que leur vie privée est totalement mise à nu).

Nous allons, par conséquent et dans un premier temps, saisir la CNIL sur le bien-fondé de ce questionnaire. Puis nous aviserons pour la suite et ne manquerons pas de vous tenir informés.

APNÉE/Actuchomage.org

LE PS DE STRASBOURG EST POUR LES CAMÉRAS DE SURVEILLANCE PARTOUT !

12.06.2009

Maintenir la pression pour obtenir des résultats

Après le 29 janvier, le 19 mars, le 1er mai, 8 syndicats appellent à continuer la mobilisation

Grande manifestation nationale

"Maintenir la pression pour obtenir des résultats :

Le gouvernement doit mettre le social au centre de sa politique économique"

le Samedi 13 juin 2009

départ à 14h30 place de la Bourse (arrivée place Kléber)

cf. tract ci-joint.

11.06.2009

Infos du RÉSEAU 789

Vous trouverez sur votre site  7.8.9 Radio Sociale,  la soirée débat  du Mouvement MP4-Champ Social : "Vers la marchandisation du Social ?". Ont participé à cette soirée Christine Garcette, Michel Chauvière, Joël Henry, Gilles Garnier conseiller général en Seine-Saint-Denis, Pascale Le Néouannic secrétaire nationale de la Gauche.

D'autres sujets sont aussi disponibles... En vrac :


Merci de nous faire parvenir régulièrement vos infos, dates de rencontres pour les diffuser sur le site et le réseau 7.8.9.

Soutenir, informer, diffuser, c'est notre manière à nous de résister.

10.06.2009

LE PARISIEN - Haro sur la vente de 32 000 logements

La vente du patrimoine d’Icade, qui possède 32 000 logements en Ile-de-France, se traduira par une baisse des recettes fiscales pour les villes, qui crient au scandale.

NB : ICADE est une filiale de la Caisse des dépôts

Nathalie Perrier (avec Anne-Laure Abraham) | 08.06.2009, 07h00

C’est un « scandale d’Etat », ose Philippe Laurent, le maire (sans étiquette) de Sceaux (Hauts-de-Seine). Six mois après l’annonce de la vente du patrimoine immobilier d’Icade en Ile-de-France, soit 32 000 logements dont plus de 8 000 en Seine-Saint-Denis*, la colère des élus ne faiblit pas.

Une délégation de l’Association des maires d’Ile-de-France (Amif) composée d’une trentaine d’élus est reçue aujourd’hui par Eric Woerth, le ministre du Budget. Au menu : les conséquences fiscales de cette cession. La plupart de ces appartements devraient en effet perdre leur statut de logements intermédiaires pour devenir des logements sociaux. A ce titre, ils bénéficieront de l’exonération de la taxe foncière sur le bâti foncier pendant quinze, voire vingt-cinq ans, ce qui, inéluctablement, se traduira pour les communes concernées par un manque à gagner.

« Nous touchons 13 millions d’euros de taxe sur le foncier bâti. A eux seuls, les 2 700 logements Icade nous rapportent 1,1 M€. Même si l’Etat compensera pour partie, cette vente se traduira par 600 000 € de recettes en moins par an ! », s’inquiète Marie-Hélène Amiable, maire communiste de Bagneux (Hauts-de-Seine).

« On nous asphyxie ! »

« On nous prive de nos moyens, on nous asphyxie ! » dénonce Marie-Carole Ciuntu, la maire UMP de Sucy-en-Brie, qui a calculé un manque à gagner de 500 000 € par an.

Le plus scandaleux reste, aux yeux de certains élus, le prix de vente des logements. « Icade vend ses 32 000 logements deux milliards neuf cent mille euros. En 2006, avant l’entrée du groupe en Bourse, ses 42 000 logements (NDLR : 10 000 logements ont été vendus depuis) avaient été estimés à un milliard quatre cent vingt mille euros . Autrement dit, il y a une énorme plus-value ! C’est d’autant plus choquant que ces logements ont été construits avec l’argent de l’Etat », dénonce Stéphane Peu, élu à Saint-Denis et président de l’office HLM Plaine Commune Habitat. De fait, les bailleurs privés ne se bousculent pas et la seule offre de reprise émane d’un consortium de bailleurs sociaux conduit par la Société nationale immobilière (SNI), une filiale de la Caisse des dépôts, comme Icade.

A Sceaux, l’office HLM Sceaux Habitat a ainsi proposé de racheter les 700 logements Icade de la commune au prix de 1 600 € le mètre carré. Icade réclame 2 600 € le mètre carré. « Ces logements sont vétustes et nécessitent des travaux importants de réhabilitation. Cela porte le mètre carré à 3 200-3 400 €. Or, aujourd’hui, on sort du logement social neuf au même prix ! », s’insurge Philippe Laurent. Interpellée mardi à l’assemblée par Marie-Hélène Amiable, Christine Boutin, la ministre du Logement, a botté en touche : « Ces logements n’ont jamais été financés grâce à des aides de l’Etat. Il s’agissait de financement de la Caisse des dépôts. » La ministre recevra d’ailleurs la délégation d’élus mercredi après-midi pour aborder les zones d’ombre de ce dossier.


* En Seine-Saint-Denis, Icade possède 2 700 logements à Epinay, 1 469 à Rosny, 649 à Saint-Denis, 620 à Gagny, 601 à Montreuil, 595 à Bondy, 482 à Bobigny, 430 à Tremblay, 343 au Blanc-Mesnil, 150 à Noisy-le-Sec.

09.06.2009

triste nouvelle

Daniel, chauffeur d'ABRIBUS et compagnon d'Emmaüs, est décédé dans la nuit de samedi à dimanche ...

ABCDE 67/MNCP : RÉUNION SPÉCIALE RSA À STRASBOURG

Bonjour,
En pièce jointe, l'invitation pour une réunion d'information  spécifique sur le  R.S.A. qui se tiendra en seconde partie de celle du Groupe de Strasbourg.
Merci de diffuser l'info. Il vous suffit d'un geste : sortir quelques exemplaires sur votre imprimante et afficher cette invitation en bonne place.
rappel : notre site avec le calendrier mensuel des activités: http://abcde67.monsite.orange.fr

Smic. Pas de coup de pouce au 1er juillet

Au 1er juillet, la hausse du smic devrait être limitée au minimum légal. Pour la troisième année de suite, les 3,4 millions de smicards ne profiteront pas d'un coup de pouce.

C'est vendredi, après la publication du dernier indice de l'inflation, que sera connu le montant de la revalorisation du smic au 1erjuillet. Une nouvelle attendue par les 3,4millions de Français rémunérés au salaire minimum. Pas de cadeau à attendre: hier, le groupe d'experts chargé par le gouvernement de se prononcer sur l'évolution du Smic a préconisé une revalorisation limitée au minimum légal. Soit+1,25 à+1,4%. Dans leur rapport, les cinq experts choisis par le gouvernement estiment que «les hausses du smic ont été particulièrement soutenues depuis une quinzaine d'années». Ils jugent que les politiques comme la PPE (prime pour l'emploi) et le RSA (revenu de solidarité active) «apparaissent plus appropriées pour réduire les inégalités de revenus du travail.» Le Smic s'élève depuis juillet2008 à 8,71euros/heure, soit 1.321,02euros brut mensuels (environ 1.037euros net) pour 35heures hebdomadaires.

Toujours plus de smicards

3,4millions de personnes sont payées sur la base du smic horaire, dont 940.000 à temps partiel. Selon l'économiste Eric Heyer, la part croissante des salariés payés au salaire minimum (14,1 % contre seulement 8% environ il y a quinze ans) tient au développement des allégements de cotisations patronales visant les bas salaires, qui encouragent les employeurs à privilégier des embauches à ce niveau-là. Ce sera la troisième année sans coup de pouce, la dernière remontant à juillet2006, un an avant l'élection présidentielle. En 2008, les salariés au smic ont eu un simple rattrapage de l'inflation.

http://www.letelegramme.com/

Appel à la grève et à manifester le 10 juin pour la CCN66

La convention collective 66 est attaquée par les syndicats patronaux!

Tous en grève et en manifestation, pour le retrait de la reforme, contre la rentabilisation du social, pour l'amélioration des conditions de travail et pour une augmentation des salaires !!!

La convention collective 66 est attaquée par les syndicats patronaux, ne laissons aucune place aux bureaucrates, gestionnaires, profiteurs du social, tous en grève et dans la rue le 10 juin 2009 !!!

Les établissement sociaux et médico-sociaux (ESMS) sont malmenés par des financements insuffisants, par une remise en cause et un contrôle permanent des pratiques des professionnels et par un  abandon de la sphère publique. Or, les syndicats de patrons proposent d'entériner cet état de fait et d'inscrire dans le marbre la précarisation des travailleurs, la médiocrité des services envers les usagers et la notion de performance économique dans nos structures.

La nouvelle CC66 ne se cache pas d'accentuer un salariat précaire. Au lieu de favoriser la qualité (du travail) en axant sur la formation pour tous, diplômé-e-s ou non diplômé-e-s; elle vient créer des filières de formations peu qualifiantes et peu rémunérées pour des fonctions qui existent déjà. Selon l'esprit à l'œuvre dans cette réforme de la 66, il ne s'agit pas d' « ouverture », pour les personnes peu ou pas diplômées, mais plutôt d'une façon de réduire le coût salarial.

La réforme de la CC66 a pour but une baisse globale et importante du coût du travail social. Un arsenal de mesures permet à l'employeur de rendre plus précaire et donc plus corvéable le salarié ( période d'essai étendue à deux mois au lieu d'un pour les non cadre, flexibilité dans la répartition des heures de travail hebdomadaires, salaires individualisés au mérite.).

Cette nouvelle convention vient également s'inscrire dans un contexte où le travail social et sanitaire voit son activité contrainte par une commande d'Etat extrêmement pesante, visant la rentabilité et la performance. Les logiques « entreprenariales » investissent largement les établissements à l'heure où les usagers sont de plus en plus précaires, de plus en plus nombreux et où le besoin de nouvelles structures pour de nouvelles problématiques se fait largement sentir. La pression budgétaire constante est déjà une influence négative sur la qualité du travail. Notre secteur connaît une pénurie de moyen flagrant mettant à mal nos pratiques.

La réforme de la CC66 voulue par les patrons donne la part belle à la rentabilité de l'action sociale, sanitaire, éducative.

Nous savons que ces politiques induisent nécessairement une mécanisation de l'action sociale dans son ensemble, une déshumanisation du lien entre travailleur et « usager ». Le professionnel ne sera plus qu'un outil productif, technique, performant.

La Fédération CNT des travailleurs de la santé, du social et des collectivités territoriales appelle tou-te-s les salarié-e-s, étudiant-e-s, formateur-trice-s à la Manifestation nationale et unitaire
le 10 juin 2009 à Paris
RDV à partir de 10h30 à Opéra

EXIGEONS L'AUGMENTATION DES SALAIRES ET LA DIMINUTION DU TEMPS DE TRAVAIL, ANNUALISE A LA SEULE DEMANDE DES TRAVAILLEURS-SE-S

REFUSONS LA PRECARITE ORCHESTREE PAR LES GOUVERNEMENTS ET LES PATRON-NE-S POUR MIEUX NOUS ASSERVIR!

Fait à Paris le 08.06.09

Lire le tract de la CNT FTSS&CT:
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-cc66-10juin09.pdf

08.06.2009

PLH : Lampertheim demande que la copie soit corrigée

Lors du conseil municipal de Lampertheim, les élus ont émis un avis défavorable au Programme local de l'habitat de la CUS.

Les élus après avoir détaillés les différentes actions prévues sur leur commune par le 4e Programme local de l'habitat de la CUS ont émis un avis défavorable ...

Rappel des constats

Le Plan local d'urbanisme (PLU), approuvé en décembre dernier, consacrait l'objectif d'une diversification de l'habitat, notamment dans le centre ancien de Lampertheim;

Le plan de déplacement de la CUS impose que le développement des zones d'habitat soit précédé par celui des transports, avec aussi la création de services et d'équipements pour les nouveaux habitants;

Mais Lampertheim rapelle, qu'aucun moyen financier n'est prévu pour accompagner ces développements dans les communes !

Le conseil municipal a constaté que la densification souhaitée par le PLH est de 300 logements alors que le PLU est axé sur la réalisation de 138 logements.

Les élus ont souligné que la répartition des logements neufs aidés, par type, n'a fait l'objet d'aucune concertation préalable.

Le refus de ces objectifs de production de logements du PLH, est incoutournable, en attendant que chaque opération soit étudiée et que soit déterminée avec précision toutes les catégories de logements qui seront réalisés.

COLLECTIF MOSELLAN DE LUTTE CONTRE LA MISERE

COLLECTIF MOSELLAN DE LUTTE CONTRE LA MISERE

Acat, AC! Metz et Nord de la Lorraine, Clcv Metz-Borny, ATTAC 57, Culture et Loisirs, CGT, DAL57, Gauche alternative et unitaire messine, Médecins du Monde, MJS, MRAP, NPA, PRS, Resf57, Sud.Santé sociaux, Unef, UL CGT Metz

10 rue de Méric
BP 42026
57054 Metz cedex 2

TEL : 03 87 75 81 70 FAX : 03 87 76 38 33
E-MAIL : james.roy.57@gmail.com

Bonjour,

En avril 2006, le collectif avait mené une lutte victorieuse pour empêcher l'expulsion locative d'une famille nombreuse de Woippy St Eloi, malgré un jugement de justice défavorable.

Depuis trois ans, et après de persévérantes interventions tant auprès de l'ancienne municipalité de Metz que de la nouvelle, le collectif a enfin obtenu que l'Opac de Metz accepte, le 27 mai 2009, de régulariser la situation de cette famille par la signature d'un bail. C'était d'ailleurs le souhait de l'occupante depuis toujours.

Le groupe communication :
Robert LAGAL
Denis MACIAZEK
Viviane NETTELER

Association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d'emploi (ABCDE 67) : réunions de Juin

L'Association bas-rhinoise des chômeurs et demandeurs d'emploi (ABCDE), affiliée au Mouvement national des chômeurs et précaires (MNCP), propose plusieurs réunions au mois de juin.

A Illkirch. - Mardi 9 juin, à 18 h 30, au Pôle associatif de l'Illiade, 11 allée François-Mitterrand (sur la droite).


A Strasbourg. - Lundi 15 juin, à 18 h 30, à l'ARES, centre socioculturel de l'Esplanade, 10, rue d'Ankara

(tram Esplanade, lignes C et E).


A Haguenau. - Mercredi 17 juin, à 18 h 30, 6, place Robert-Schuman (derrière la MLC, dans la cour).


A Bischwiller. - Mardi 23 juin, de 14 h à 16 h, au CASF, 7, rue des Casernes.


A Schiltigheim. - Mardi 23 juin, à 18 h 30, au centre socioculturel du Marais, 8 rue de Touraine (tram : Marais ligne B).

ABCDE, 2 rue de Sélestat, 67100 Strasbourg
Téléphone/fax Tél: 03 88 41 14 49
Courriel : abcde67@orange.fr

07.06.2009

Appel des Appels 67 : Participation du Collectif SDF

Relation entre travailleurs sociaux et sans-abri

Entre répression et assistance

Répression

Un discours, souvent incompréhensible, les TS usent d'un langage qui leur appartient mais qui met une barrière entre nous.
La communication est parfois impossible et donc toute proposition est mal perçue. La méfiance s'installe.

Les TS ne tiennent pas compte de la rue, de ce qu'elle exige : la manche et le point de manche de plus en plus dur à garder, chaque démarche qui demande du temps, les va et vient d'un endroit à un autre pour dormir, manger, s'habiller, se laver ...
Certains ont l'air de penser qu'on aime la rue, et qu'il nous plaît d'y rester, parce qu'on refuse certains lieux, parce qu'on rechigne à plier, parce qu'on discute tout. C'est faux.
Personne n'aime la rue, on s'y sent coincé, elle nous prend tout, sauf l'impression d'une certaine liberté, que nous ne trouvons pas dans vos propositions.

Les TS sont trop souvent dans l'interprétation, et veulent à tous prix nous faire entrer dans une case : tox, alcoolo, violent, malade ...

Nos différences, ou nos trop proches ressemblances avec les gens, avec vous-même, sont dérangeantes, car alors rien ne colle à notre "cas".
On a rarement notre mot à dire, et si on exprime un souhait, ou une inquiétude, tout est balayé par des "il n'y à que ça", ou "j'ai eu du mal à trouver, j'ai du me battre pour cette place, vous devez y aller", "y'a qu'à" ...

Comment envoyer de force, une personne dans une structure d'hébergement ?
Qu'est ce qui vous donne le droit de faire de nous ce que vous voulez, de nous forcer la main, parce que vous n'avez rien d'autre en stock.
Quelle loi, vous donne le droit d'agir ainsi ?
Certainement pas les droits de l'homme.

On perd de plus en plus notre droit à agir, à être un acteur de notre vie. J'ai moi, refusé les hébergements de femmes, car si un homme un jour à détruit ma vie, les autres ne sont pas à mes yeux, des prédateurs, et je refuse l'habit de victime.

Tout est imposé, sans explication, comme si on était étranger aux dysfonctionnements du système, incapable de comprendre, ou comme si c'était tabou, ...

L'assistanat
Une autre manière de nous faire culpabiliser, un poids à porter.
Beaucoup d'entre nous aimerait bien parfois être dans l'échange, proposer quelque chose : souvenir d'un ancien métier, une compétence ...
On en a assez de se sentir dans la dette.

L'accompagnement
Ce mot nous plaît. Il nous semble être au plus juste de notre besoin d'aide, plus juste à accepter.
L'accompagnement mis face à l'assistanat qui pèse du poids de la culpabilité.
L'accompagnement sans définition précise parce que moi je suis je et les autres sont aussi des personnes.
L'accompagnement parce qu'il devrait nous laisser la liberté d'être, et vous laisser la liberté de nous accompagner sans pression castratrice.

Ma liberté de voir enfin mes failles, mes faiblesses, mes fragilités, mes impossibilités, et de les accepter, d'y faire face ... Avancer, et vous dire un jour, "salut, ciao, c'était bien nous deux" et moi qui vais vers l'aventure de ma vie, et toi qui accueille une autre personne.

Une idée de l'accompagnement où le temps est un allié pour nous tous.
Cette idée de l'accompagnement ne peut exister si vous ne voyez pas en moi une personne, et si vous n'avez pas conscience de votre responsabilité.
Car chacune de vos décisions est lourde de sens et de conséquences dans ma vie pleine de précarités, pleine d'échecs, ...

L'accompagnement dans l'idée simple de soutenir l'autre, de ne jamais oublier son intérêt, que nous oublions ou que repoussons si souvent, car demain est dur à affronter.

La relation
Certains TS vont être les semeurs de graines, et je veux moi, rendre hommage à mon premier semeur de graines : Jean-Louis GATTO qui, parce qu'il a refusé l'absurde, défendu son métier et nous, a été balayé, renvoyé.

Sans doute est-ce frustrant de nous voir disparaître sans raison évoquée. J'ai, il est vrai, "consommé" plusieurs TS, mais c'est parce que je ne me voyais plus avancer, j'étais au bout de mes confidences.
Il faudra parfois plusieurs rencontres, plusieurs semeurs de graines pour nous donner l'envie, le courage, la volonté, d'affronter le parcours que les associations impose parce que la société l'a programmé, évalué, décidé, calculé, estimé ...  

Nos retards, nos colères, nos questions, nos reculades, rien ne compte plus pour le Travailleur Social, que notre présence.

Ce parcours via les semeurs de graine montre l'espérance de trouver sa place, de regagner le droit à marcher debout. Parce que le TS nous l'explique, et en discute de personne à personne, tout simplement. Il explique ce qu'il va entreprendre, indique les possibles refus, évoque les freins, il parle même d'échec ... Il parle de vie.

La passation
Aucun de nous n'a rencontré le TS qui apporte avec lui, toutes les graines et qui nous accompagne du début à la fin, et parfois au delà.
On passe d'un TS à l'autre, d'une association à l'autre, et il faut toujours recommencer à dire, à raconter, à se dévoiler ...
À quoi servent vos ordinateurs ?
À quoi ça sert de nous mettre dans vos fichiers ?
Puisqu'il n'y à jamais de travail entre les TS d'une association à l'autre, et que les associations ne travaillent pas assez ensemble.

Si un TS a le droit de ne pas supporter une personne sans-abri, pourquoi les sans-abri n'auraient pas le droit de "choisir" leur TS ?

Pourquoi n'y à t-il pas de passation entre vous, entre association, alors que l'enjeu est un homme ?

Chaque association à l'air de protéger sa "recette", ou ses "usagers".
Les associations n'aiment pas qu'un dossier lui échappe, si on la quitte pour une autre, on est grillé.
Les associations ont des listes noires.
Les sans-abri aussi.

Une grande partie de nos souffrances, celle des associations, celle des travailleurs sociaux, disparaîtrait, si on décidait de travailler ensemble.

Solidarité
Le Collectif SDF est solidaire des travailleurs sociaux et des associations; nous sommes dans le même bateau.

C'est pourquoi nous avons dénoncé les chaises du dernier plan hivernal; c'est cela que vous voulez devenir ? gardiens de chaises;

Et avec la loi Dalo, vous risquez de devenir gratte papier, car Mme Boutin semble vouloir l'imposer;

Nous dénonçons la municipalité qui dans son ensemble coloré à défendu jusque dans les ministères un projet qui ne propose qu'1 seul TS pour 30 personnes et 6 surveillants, sans qualification particulière, sinon celle de savoir surveiller les personnes et leurs biens;
un 2e projet du même type est déjà en négociation;

Nous avons dénoncé il y a quelques mois de cela, les refus de RMI et les ruptures de RMI ;

Nous dénonçons tous les dysfonctionnements, toutes les absurdités ...
Aujourd'hui nous considérons l'Appel des Appels comme le lieu où nous pourrons ENSEMBLE questionner, nous questionner, interpeller et imaginer des actions.

Le Collectif SDF Alsace, remercie sincèrement le Collectif 789-Alsace, Nathalie, Christine, Robert et Rudi, vous êtes de belles rencontres.

Merci Jean-Charles de ta présence à nos côtés depuis plus de 2 ans;

Merci à Jean-Claude Meyer, toujours présent sur tous les combats, merci pour cette FEUILLE DE CHOU toujours un bon moment à lire et de magnifiques photos;

merci à tous les travailleurs sociaux, aux associations, aux ORTHOPHONISTES (formidables), aux médecins, à l'urgentiste, aux avocats, magistrats, ... et bien sûr merci aux "intellos" :)

et merci à L'APPEL DES APPELS 67 ...

05.06.2009

APPEL DES APPELS 67 Journée "RESISTANCES"

APPEL DES APPELS 67

Qu'est-ce qui ne va pas dans  les secteurs du soin et de la santé, de l’éducation, du social et de la solidaritédes libertés publiques et de la justice, de l’information et de la culture ?

Pour répondre à ces questions, informer ceux qui savent pas encore, réunir ceux qui ne veulent pas rester passifs et tout accepter sans réagir mais aussi  réfléchir ensemble aux modalités d'actions envisageables, la coordination locale de l'Appel des appels*, organise le

samedi 6 juin 2009 de 10h à 17h

une

Journée "RESISTANCES"

à la Salle Blanche de la Librairie Kléber à Strasbourg

Relayant ainsi l'Appel lancé fin 2008 par une équipe de professionnels du soin, du travail social, de la justice, de l’éducation, de la recherche, de l’information, de la culture et de tous les secteurs dédiés au bien public constituée en collectif national pour résister à la destruction volontaire et systématique de tout ce qui tisse le lien social , la coordination locale de l'Appel des appels donnera ce jour là la parole à des représentants locaux de ces secteurs en souffrance.

Les intervenants,  eux-mêmes  signataires d'une ou de plusieurs de ces pétitions qui circulent depuis  plusieurs mois et qui disent la colère ou la révolte de tant de nos concitoyens, témoigneront de ce qui se passe dans notre région. Ces prises de paroles alterneront avec des exposés proposant des analyses et des commentaires de la situation ainsi que des exemples d'actions de résistances mises en œuvre ou pouvant être envisagées localement.

* Pour lire l'Appel des appels et le signer, prendre connaissance de sa charte, des informations et des messages des différentes coordinations locales et participer au forum: appeldesappels.org

Programme

9h15 Accueil

9h45  Pourquoi résister ?  Quelques  rappels…Claude Schauder (Appel des  Appels, etc.)

A quoi résister ? La novlangue Roland PfefferKorn (Appel des Appels, etc.)

10h15 Résistances dans le social : table ronde coordonnée  par 789 Alsace  avec Robert Volgringer (directeur de service éducatif), Rudi Wagner (directeur de service de prévention spécialisée), Bertrand Piret (La nuit sécuritaire), Monique Maitte (Collectif SDF Alsace), Nathalie Gillmann (assistante sociale) et Christine Nicoulaud (éducatrice spécialisée).

11h00  Résistances dans la santé : table ronde coordonnée  par  Vincent Berthou et Claude Schauder, avec Catherine Jung (Migrations Santé Alsace), Isabelle Galland (Association des Psychologues  freudiens), Marie Algrain (témoignages d'orthophonistes) et  un médecin des hôpitaux.

12h00 Débats

12h30 Pause repas

13h30   A quoi résister ? Chiffrage et évaluation: Serge Lesourd (Appel des Appels etc.)

13h50  Résistances dans la Justice  pour les libertés: table ronde coordonnée par Josiane Bigot (Syndicat de la magistrature, Appel des appels etc,) et François Giordani (Syndicat de la magistrature, Appel des appels etc,) avec un représentant du Syndicat des Avocats de France, de la Ligue des droits de l’Homme et de Pas de zéro de conduite et d’ RESF

14h35   Résistances dans l’éducation : table ronde coordonnée par Serge Lesourd avec un représentant de l’Appel de Strasbourg, de Gaby Kaiser-Weber (Sauvons les Rased), un étudiant  en lutte  et un représentant de Sauvons l’école.

15h20  Résistances dans la culture et l’information : table ronde coordonnée  par Richard Sancho

16h00 Comment continuer? Discussion générale sur les formes possibles de résistances, de circulations des informations et  de coordination des actions.

17h00 Fin de la journée

À qui s’adresser pour bénéficier du RSA ?

Les allocataires du RMI ou de l’API n’ont aucune démarche à accomplir, le versement du RSA prenant automatiquement la suite des anciennes prestations. Les "travailleurs pauvres", eux, sont invités à se manifester auprès de leur CAF ou de leur caisse de MSA, du conseil général ou du CCAS.

Le site de la CAF (cliquer sur "Test RSA" sur la page d’accueil) met à leur disposition un simulateur pour estimer le montant de leur RSA (ne pas indiquer les aides au logement, le calculateur déduit directement le forfait).

Le calcul du RSA s’effectue à partir de la moyenne de vos ressources des trois mois précédant votre demande. Ensuite, chaque trimestre, vous recevez une déclaration de revenus à compléter pour réactualiser votre profil et redéfinir le montant de l’aide.

Il est conseillé aux bénéficiaires du RSA de signaler à la CAF tout changement de revenus ou de situation familiale. Ils éviteront ainsi de devoir ultérieurement rembourser un trop-perçu.